Ahmed Kantari sur les traces de Beye

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Par athor
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© sandrine68

Après le Camerounais Eugène Ekobo, le Racing tient sa seconde recrue défensive en la personne du jeune Ahmed Kantari, 20 ans et inconnu du grand public, mais dont le profil n'est pas sans rappeler un certain Habib Beye...

Le chantier de la défense
La descente du Racing en L2 a laissé les recruteurs et Philippe Ginestet devant une mission d'assez grande envergure, à savoir la reconstruction d'une équipe performante, capable de remonter tout de suite en L1. Et tous les secteurs de jeu sont en chantier. Si l'attaque semble parée avec les arrivées de Dimitar Rangelov et de Jérémy Perbet, la défense n'a enregistré que la venue de l'ancien joueur de Créteil, Eugène Ekobo (Lionel Locatelli n'étant pour le moment destiné qu'à la réserve). Point faible de l'équipe la saison dernière, le renforcement de ce secteur de jeu apparaît donc assez vital, d'autant plus que Cédric Kanté, Arthur Boka et Karim Haggui sont sur le départ. C'est donc dans cette optique que le Racing a officialisé l'arrivée du jeune défenseur central de la réserve du PSG, Ahmed Kantari (20 ans, 1,85m pour 78kg), qui a paraphé un contrat de quatre saisons. Portait.

Repéré à 14 ans
Ahmed Kantari voit le jour à Blois un 28 juin 1985. Ses premiers dribbles, il les effectue avec le club local. Il y apprend ce sport qui très vite deviendra une vraie passion. Très doué, il signe à l'âge de 13 ans et demi un contrat avec le club d'Orléans et jouera avec les moins de 15 ans en championnat national au poste de latéral gauche. Sélectionné dans l'équipe de la région Centre à ce poste, il est alors repéré par de nombreux clubs de L1 comme Lens, Toulouse, Auxerre et donc le PSG. Pour ce grand supporter du club parisien, le choix est vite fait. Direction donc Verneuil-sur-Seine et son centre de préformation puis, un an plus tard, le centre de formation de la capitale aux cotés notamment de Rudy Haddad et Boukary Dramé. La formation d'Ahmed se déroule parfaitement, le joueur démontrant une volonté sans faille et de bonnes qualités techniques et physiques, indispensables pour espérer un jour taper à la porte du professionnalisme.

De la CFA au Racing
Mais avant, il reste encore bien des choses à prouver pour prétendre à une place au soleil dans l'équipe première. Place donc à la CFA et à ses joutes disputées. Ahmed Kantari effectue son premier match à ce niveau en 2003, à même pas 18 ans. Il ne jouera qu'une seule rencontre en 2002/03, mais fera plusieurs apparitions sur le banc. Mais dès la saison suivante, il s'impose dans cette équipe, jouant à 17 reprises et devenant un élément indispensable. A un tel point qu'il hérite du brassard de capitaine à tout juste 20 ans. Ses qualités sur le terrain et dans les vestiaires vont conduire les dirigeants du PSG à lui faire signer son premier contrat professionnel d'une durée d'un an plus deux en option, comme le commente l'intéressé : « Si tu signes trois ans et que tu ne joues pas la première année ça ne sert à rien alors qu'en signant un an et que tu ne joues pas, tu peux partir. Et si tu joues la première année, on te prolonge quoi qu'il arrive. »
Mais barré par Yepes, son modèle, et Rozenhal, voire Badiane avec qui il est en concurrence, il passera une nouvelle fois sa saison en CFA, apparaissant de temps à autres sur les bancs de L1, mais sans jamais entrer en jeu. Et le changement d'entraîneur n'était pas là pour arranger les choses. Cette fois, le jeune Marocain doit quitter Paris pour poursuivre sa progression. Les premiers contacts arrivent dès le mois de mai avec un essai jugé assez concluant aux Queen's Park Rangers (League One anglaise), puis des offres du Mans, de Strasbourg, de Lorient ou de Troyes. C'est finalement au Racing que Kantari signe un contrat de quatre ans. A Strasbourg, beaucoup voient en lui, un possible nouveau Habib Beye du fait des similitudes de parcours. Ne reste plus qu'à lui souhaiter la même réussite sous ses nouvelles couleurs ...

Son parcours en sélection
Devenu un pilier de la défense centrale des moins de 18 ans parisiens, Kantari reçoit en 2002 une première convocation chez les jeunes du Maroc, pays d'où sont originaires ses parents, pour participer aux qualifications de la CAN Junior 2003 en tant que titulaire, compétition au cours de laquelle le Maroc atteint les demi-finales. Dès lors, le joueur devient un habitué de ces rendez-vous internationaux, disputant par la suite les matchs qualificatifs pour les JO d'Athènes 2004. Malheureusement pour le jeune Parisien, une blessure l'empêcha de jouer cette compétition. Mais Ahmed sera bien du voyage aux Pays Bas un an plus tard à l'occasion du championnat du monde espoirs. Il jouera le premier match du tournoi (défaite 3-1 contre l'Espagne) mais une blessure récalcitrante au quadriceps le contraindra à assister au reste du tournoi sur la touche. Le Maroc finira 4ème.
Mais la véritable consécration au niveau de la sélection arrivera au moment où Philippe Troussier (qui se nomme désormais Omar Troussier après sa conversion à l'Islam) décide de le convoquer dans sa première liste pour affronter le Cameroun. Kantari honore donc sa première cape au poste de latéral gauche, mais il sait que désormais, il fait partie du choix des sélectionneurs marocains.

Quelle saison au Racing ?
Avec les départs plus que probables de Haggui, Kanté et Boka et éventuellement celui de Devaux, Kantari a toutes les chances de multiplier les apparitions avec les pros du Racing cette saison. Sa polyvalence (il peut jouer au centre comme à gauche) lui servira probablement à pallier les défections de Bellaïd, Ekobo ou Abou tout au long de la saison.

Apparu à l'aise au premier entraînement du Racing, bien aidé par son compatriote Yacine Abdessadki, Ahmed Kantari pourrait bien se révéler comme un des hommes forts de l'effectif de Jean-Pierre Papin.

athor

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