A la decouverte de il-vecchio

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Interviews stubistes
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Par oudin
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Le verbe parfois corrosif mais qui fait régulièrement mouche, nous amène à vouloir en savoir un peu plus sur ce nouveau stubiste. Servez vous votre Picon et laissez vous aller pour cette interview aux douces senteurs d'Alsace. Dommage que l'aut' là, ni comprendra rien. Un personnage qu'on vous dit. Un vrai.

1. Sôlut il-vecchio, ärscht question, très classique : wos soll diner pseudo haise ?


Oh verdammi, d'r schriibt uff « Francique » Et merde !
D'r Alt. Naa ! Nix Alt Bier, d'r Alt. Le vieux.


2. On ne sait rien de toi : hesch kind'r ? hesch à màdàm il-vechio ? Wurum bisch so bezitta uff ?


Allô Màdàm la CNIL, d'r oudin stellt m'r ganz bizàrri Frooj. Afin d'éviter à Madame la CNIL de chercher des noises à la Stub, telle dame DNCG en cherche à Jafar, je prends ma carte au parti des pêcheurs à la ligne. En clair, je m'abstiens.



2bis Hop, dis nous en un peu plus. Sei nit è so..



Je m'abstiens de répondre à la question !!!! Verdammi, si tu ne précises pas tout ici !!

Ma matinalitude (en gogolette dans le texte), ben voyez vous M'sieu oudin (agiter les épaules), j'fais partie d'la Germanie qui s'lève tôt. C'est pas que j' gagne plus, mais j'ai l'privilèg' de quitter aussi mon employeur plus tôt.


3. Comment es-tu arrivé sur racingstub.com. On se demande wurum numa jätz ? Tu sembles pourtant être un fan de longue date.


Vor à g'wessi Zit han I d'r KCB, naa, net Kafar Cornecul un Bleed, sonder Kop Ciel et Blanc g'laasà. Dert hàn sie viel vu d' Stub g'redd, dann haw I oj d'Stub gl'aasà. C'est au cours de périgrinations sur le KCB que j'ai lu des évocations de la Stub, qui ont aiguisé ma curiosité. Je vins alors tout d'abord en lecteur, puis quelques jours après une cultissime interview de Jean-Claud Buvette, dit « le pantin », je franchis le pas en m'inscrivant. La période était trouble, chaque nouveau était soupçonné d'être un multipseudo de Hosaschisser, mais je pense avoir très vite écarté ces soupçons.


4. B'ìch gànz näi uff de stub et déjà très célèbre. Comment expliques-tu cette notoriété soudaine ?


Un style perso bien marqué, un humour décalé, un plume taillée chez les fantômes des maîtres d'armes de la manufacture d'armes blanches de Klingenthal, là je fais mon GG (Gross Gosch, Grande Gueule, Gilbert Gress) mais surtout trempée dans le fiel dès lors qu'il est question de l'Attila de Rocherfort-sur-mer, Jafar-le-Magnifique, Jafar der Große, Jafarschloch (celui-ci n'est pas de moi), Amadeus, Wolfgang, Hosaschisser et du sinistre colonel Korneliewszki. Ce n'est pas la plume fine, c'est indigne de la K-démie et du Goncourt, c'est la plume qui taille, larde et tranche !
J'ai été très surpris de découvrir cette notoriété car la Stub' regorge de plumes, de débatteurs et autres Sutbistes sachant argumenter et très au fait de domaines pointus comme le juridique.


5. Tes premières interventions sur le stub furent essentiellement concentrées sur deux topics : « Deutscher Strasbourgthread » et... Jafar Hilali. Un pour te ressourcer, l'autre pour te défouler ?


Le Schwowà Strossburjer Thread, c'est pour répondre à ce sympathiqe hannes-fcn qui ne parle pas le français. Verdammi, un supporter étranger pour un club de National, ça mérite d'être souligné et il convient de l'aider à comprendre cette usine à gaz qu'est le Racing. Au moins, je décharge un peu le Kàter du Norin.

Jafar, ah, mais comme je dis toujours, moi je comprends pas grand-chose au foot, awer d'r Hund, d'r Lumpà-Seg'l, naa, do geht m'r d'r Masser im Sack uff, l'incompétence, l'égo surdimensionné, le mépris et l'absence d'humanité de ce drack Spàtz provoquent une ire noire et me mettent le pourpre au front.



6. Tu as décidé de convertir certains stubistes à l'alsacien. Sogàr de paolo vom Radiostub. Qui est le prochain ? Tu penses que le dialecte peut encore être sauvé ?


Ah, j'ignore qui sera le prochain. C'est paolo qui tente de lire ma prose à la radio. Il y met du coeur et pour un non-dialectophone ce n'est vraiment pas évident. J'ai dès le début émaillé mes interventions d'alsacien. Verdammi, on est sur un forum alsacien, alors qu'on nous laisse nous exprimer comme le bec nous a poussé. Toutefois, dans la plupart des cas, je traduis, mais les traductions sont parfois... édulcorées.

J'éprouve de grandes craintes pour notre dialecte. J'ai eu des camarades aux parents dialectophones ne parlant pas un traître mot. Dès lors qu'il y a un mariage mixte (dialectophone – non dialectophone, fut ce dernier même alsacien pur Riesling), la probabilité de non-transmission du dialecte est très élevée. Cette mort toujours plus rapide de la langue, pardon du dialecte, se retrouve aussi dans d'autres régions à identité forte comme la Bretagne, qui elle jouit de l'immense privilège d'avoir une langue, donc d'une possibilité de transmission écrite.

Verdammi, d'Eltrà se schuld d'rà !!! La faute incombe aux parents!!!

Et qu'on arrête de nous ressasser les francisations forcées de l'entre-deux guerres et de l'après 2e guerre. Elles firent du tort, énormément de tort, reddà wis esch chic, mais plus maintenant. Que celles et ceux qui ont la chance d'avoir pu l'apprendre le transmettent à leurs enfants et que les Alsaciens qui n'ont pas eu cette chance fasse l'effort de l'apprendre. J'irai plus loin en m'adressant aux « étrangers » (gens de l'Intérieur et immigrés), en apprenant, si si c'est possible, notre langue vous manifestez votre attachement à notre région et votre ardent désir d'intégration. Verdammi, en tant qu'Üslander je fais aussi des efforts pour parler le schwob (langue de Goethe) dans mon pays d'accueil !!!!


7. Est ce qu'on a une chance de te croiser un jour à la Meinau ? A la Fédé ? Oder òm bar von de Lanterne ?


J'habite à une distance certaine et suis plutôt solitaire, donc peu de chances.


8. Hesch à Woch fer de Jafar rùs schmisse : Comment tu t'y prendrais ?


Unkrüt verreckt nie, (la mauvaise herbe ne crève jamais), donc il faut faire preuve d'une extrême ... force de conviction.

Je prends l'avion pour Palerme. Une fois sur place, l'aéroport étant fort bien situé, j'évite de rentrer dans cette ville, longe la côte, cette côte de roche friable et rouge, puis j'entre dans la montagne, monte vers San Cipirello et une fois passé, c'est la magnifique route tout en virages, bordée de mimosas qui serpente entre les champs encore verts, les prés fleuris, émaillée de ci de là de fontaines, se dispersant en quelques embranchements mystérieux vers des fermes isolées, pour dévoiler au détour d'un virage les amandiers sur les contreforts de Corleone, bourgade de 12.000 habitants à flanc de coteau. Calmement, je laisse le véhicule à l'entrée, place Falcone et Borsellino devant la caserne des carabiniers pour m'enfoncer à pied dans ces ruelles sombres étroites et très raides. Va donc savoir qui on peut y rencontrer.

N'ayant pas le sou, je propose de se payer sur la bête. Combien faut-il au Racing ? Disons 50 millions, pour nous le gros lot, pour un musicien de rue des siècles de chapeau et autres récipients, mais un vulgaire pourboire pour Mozart. Des gens bien intentionnés proposeraient donc à Hosaschisser de me céder le Racing pour un euro en ajoutant 50 millions dans la corbeille, prix de sa tranquillité. Pour leur peine, ces « missionnaires » prendraient encore 10% de la somme à notre ami en lui conseillant de ne plus jamais faire parler de lui s'il veut conserver sa tranquilité.

Sinon, autre méthode, j'envoie un commado le capturer, on le transfère à Guantanamo dans une cellule spéciale et on lui passe du Huguette Dreikaus et du Roger Siffer à fond, 24h/24, avec une pause quotidienne d'une heure où il entendrait les voix pures et claires de la chorale du QVNO chanter des chants « le glorifiant », que dis-je, « le déifiant ». Toutes les 24h on lui proposerait de lâcher le Racing en contrepartie d'une pilue de cyanure. 5 jours devraient suffire.

On peut aussi le capturer et l'emmener sous bonne garde, le genre gros bras en nombre, dans le QVNO contre Rodez pour l'y attacher. Il aurait la possibilité de tout abandonner et de ressortir toujours sous très bonne garde dès le coup de sifflet final ou de conserver le club en demeurant attaché tout en contemplant le départ de cette « bonne garde ».



9. Tu as le bras long mon cher, kann'ch sofìel litt, tu pourrais-tu pas trouver quelques investisseurs fer de Racing wider auf d'Fìess ze stelle ?

Illusions ! Illusions ! Ich bin à àrmer Dollà un kann kè Mansch. J'ignore d'où proviennent ces idées. Rumeurs infondées. Je suis assez loin et ne connais personne.

Je trouve d'ailleurs qu'il y a un énorme malentendu dans ce monde des SASP. Il est question d'actionnaires et d'investisseurs, ce qui présuppose un retour sur investissement. Or, de bénéfices, les clubs n'en font aucun, ils sont tous dans le rouge et les clubs prétendus riches, MU, Barça, Real et autres souffrent d'un endettement héllènique (colossal). Le jour où les banquiers diront «'s langt jetzt », je ne te dis pas la cata. Le foot actuel fait appel à des investisseurs devant se comporter en mécènes. L'hiatus est flagrant, mais je laisse à Don Platoche de la panse(*) le soin de lancer une réflexion sur le sujet.

Ah ich hab' g'rad min Àrm g'massà, ungfahr àchtzig Centimèt'r.
Naaaa !!! D'r Àrm, Mesdames ne craignez rien, ou ne rêvez pas, c'est selon.


10. Allez, vends nous un peu d'espoir, pour les stubistes déprimés... Tu iras au Mont Saint Odile, comme tu le suggères ?


Vendre ? Vendre ? Hoplà d'aggor ! On va vendre du Luft, de l'illusion. Mais wàrt' à Mol. Hàn ehr ebbs z'm bezàhla ??? Montrez moi d'abord la couleur de votre argent.
Le pélerinage au Mont-Ste-Odile était une idée pour emballer ce sketch de Christian Hahn. L'idée en tant que telle, ma foi (du charbonnier), est gentillette, mais « soyons sérieux » comme dirait Schilles, laissons ces pélerinages aux Marseillais.


11. s'Lätschte, wie emmer, wer ich dè nachscht dròn ?


Lille-Roubaix-Tourcroing, c'est bien un triangle, non ?

(*) elle n'est pas de moi.

oudin

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