Un succès anecdotique

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Par athor
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Pour meubler la trêve internationale, le Racing accueillait les Allemands du SV Sandhausen, et en a profité pour réaliser quelques expérimentations. La victoire 1-0 ne restera toutefois pas dans les annales.

C'est encore l'une des caractéristiques des divisions professionnelles, le calendrier est parfois entrecoupé de périodes de quinze jours, où les joueurs internationaux retrouvent leurs sélections, laissant leurs coéquipiers ferrailler dans des matchs amicaux, qui ont alors plus l'allure d'entraînements en condition réelle que de véritables oppositions. Ce fut le cas pour le Racing et Thierry Laurey, privé de Kamara, Saadi, Da Costa et de l'une de ses dernières recrues Bakary Koné. Le coach alsacien comptait bien sur cette rencontre face à Sandhausen, l'un des petits poucets de la 2. Bundesliga, mais auteur d'un début de championnat intéressant (5ème avec 7 points, après 4 journées), pour donner du temps de jeu à ses éléments qui en manquaient, mais également pour tester d'autres associations. Il n'a toutefois pas pu compter sur Benjamin Corgnet, ni sur le petit dernier Dimitri Foulquier, laissé au repos après une petite alerte musculaire.

Dans un stade Saint-Etienne de Seltz plutôt bien garni, et où les bénévoles locaux se sont montrés très efficaces dans l'organisation, le RCS se présente avec une feuille de match sans réelle surprise, les jeunes joueurs se réservant pour le match de National 3 prévu ce dimanche, avec 17 joueurs. En première période, Laurey présente un onze assez mixte, avec une ossature de titulaires habituels et quelques remplaçants, dont Jérémy Blayac, aligné en pointe. Petit bricolage toutefois, avec la présence d'Anthony Gonçalves au poste de latéral droit et de Kenny Lala à gauche :
Equipe


Les Allemands cherchent à imposer leur supériorité physique dès le début de match, avec quelques beaux bébés dans leurs rangs, mais les Strasbourgeois parviennent rapidement à prendre le match à leur compte, avec une utilisation des côtés. Le duo Terrier-Martin s'illustre à plusieurs reprises, comme sur cette déviation astucieuse du second pour le premier, dont la frappe est trop écrasée. Cette relation technique se concrétise à la 19ème minute, lorsque l'ancien Montpelliérain sollicite le une-deux au milieu de terrain pour filer sur le côté gauche et servir Terrier dont la frappe est repoussée par le gardien Schuhen. En embuscade, Jonas Martin reprend le ballon et ouvre la marque. Quelque minutes plus tard, le milieu est tout proche du doublé mais sa belle reprise après un corner mal dégagé finit sur la barre transversale.

De l'autre côté, Ihsan Sacko n'est pas en reste, et se montre à la demi heure de jeu avec une grosse percée côté droit et un service pour Blayac qui tente de lui remettre en force, mais le milieu offensif à la coiffure étrange est trop court. Bien organisé dans son 4-2-3-1, le Racing offre un jeu plutôt agréable, avec du rythme, et ne laisse que des miettes à Sandhausen. Il faut ainsi attendre les dernières secondes avant la pause pour que Haji Wright tente sa chance, mais Oukidja fait front et repousse du visage.

En seconde période, Laurey décide de faire entrer tous ses remplaçants, à l'exception de Bonnefoi, et change de système pour un inédit 3-5-2 :
Equipe


Autant le dire tout de suite, cette organisation fut loin d'être une réussite. Le milieu de terrain n'a jamais vraiment pu construire, la faute à un manque de liant entre ce secteur et l'attaque. Le rythme fut aussi peu rapide que le réseau mobile Orange à Seltz, et très vite, l'équipe s'est contenté de longs ballons pour tenter d'alerter le duo offensif. La seconde période fut donc assez inintéressante, et beaucoup de spectateurs préfèrent alors commenter la présence des nombreuses cigognes survolant le terrain plutôt que les performances des 22 hommes le parcourant. En face, le SV Sandhausen ne semblait pas non plus avoir la volonté de tout faire pour aller chercher l'égalisation, même si la défense très dense du Racing bloquait bien toutes velléités d'approcher la cage d'Oukidja.

Victorieux 1-0, Strasbourg n'a donc pas livré le match de l'année, mais a pu profiter de l'occasion pour tirer quelques enseignements sur son effectif et ses possibilités. Ainsi, les trois milieux offensifs de la première période ont su tirer leur épingle du jeu et ainsi prouver, si cela était encore nécessaire, qu'il faudra bien compter sur eux cette saison. En revanche, le schéma de jeu de la seconde période ne pourra sans doute pas être réédité dans l'immédiat, faute d'automatismes suffisants. Enfin, les habituels remplaçants alignés ce vendredi n'ont pas suffisamment montré de qualités pour faire douter Thierry Laurey lors de ses prochaines compositions d'équipe.

athor

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