Morsures de l'Aube

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Par strohteam
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Naufrage en Champagne et Field Goal manqué à la dernière seconde. Récit d'une soirée en tous points frustrante, quelque part entre la Floride, la Cold Wave et François Baroin.

Alors oui, Strasbourg en a pris trois dans l'Aube et je confesse humblement n'avoir vu qu'un quart très haché de la première période, la faute au match Syracuse - Florida State qui s'éternisait un peu sous le soleil de Tallahassee. En même temps, comme visiblement c'était un 0-0 de L1 tout ce qu'il y a de plus pourri, vous ne m'en voudrez pas de commencer par un bref compte-rendu de la rencontre de l'ACC.

Donc, nos valeureux Orange, encore auréolés de leur superbe exploit d'il y a trois semaines face au champion en titre Clemson, se déplaçaient sur les terres de Seminoles en pleine déréliction. Les Floridiens venaient en effet d'enchainer deux défaites consécutives, la dernière étant contre Boston College. Ce qui équivaut à peu près à perdre contre Julien Benneteau quand on s'appelle Martin Cilic.

Il faut le dire tout de go, ça a mal débuté car Eric Dungey s'est blessé juste après avoir lancé une interception. Vous ne savez peut-être pas qui est Eric Dungey, et c'est un tort, car c'est un genre de Dimitri Liénard de l'Upstate New York, le gars sorti de nulle part qui n'en finit plus d'impressionner. Il a même un peu moins de cancoillotte dans le cerveau que le Dim', tout en gardant la même spontanéité un peu déglingo et une précision clinique dans les gestes. Bref, quand il manque tout est dépeuplé, et très vite ça fait 14-0 pour Florida State.

Sauf que, clopin-clopant et strappé de toute part, Dungey revient pour régaler ses receveurs et étriper la défense de Jimbo Fisher. Je vous épargne les détails mais en gros Syracuse remonte progressivement au score, loupe quelques grosses occases mais enchaine les stops en défense et se trouve à portée de fusil de Florida State au début du quatrième quart-temps. Ce qui est totalement inespéré car d'habitude on prend des sacrées valises là-bas.

Entre temps, Christophe Hérelle parvient à nouveau à se faire remarquer lors d'un match contre le Racing, cette fois en se dotant d'un audacieux beanie bleu puis en surjouant un peu dans le sanguinolent sur un pied il est vrai très haut de Nuno Da Costa. L'arbitre applique le règlement et le cap-verdien est exclu, plus pour avoir été en position d'attenter à l'intégrité physique de l'ancien Colmarien que pour une faute réelle.

On en arrive au moment fatidique, 27-24 pour Florida State, moins d'une minute à jouer. Dungey mène un dernier rush brillant pour mettre son kicker en position. Mais Cole Murphy loupe son coup à 42 yards, ce qui était pourtant largement dans ses cordes. Frustration totale et mauvais présage.

Sans transition du côté de Troyes, où visiblement on passe Blue Monday au retour des vestiaires. Ainsi, le rythme binaire et le seul numéro 1 de Hook & Sumner sont en vogue dans la cité chère au mec de Michèle Laroque. Décidément, cette soirée de novembre est parfaitement incongrue.

Toujours est-il que le Racing entame très mal la deuxième période, avec dix minutes au fond du sac. C'est d'abord la défense centrale qui oublie quelque peu Suk, lequel profite aussi d'une sortie à contre-temps de Bingourou Kamara. C'est déjà la deuxième fois cette saison qu'un Coréen complètement paumé dans un club anonyme du centre Est de la France ouvre son compteur but contre nous. Je ne sais pas si on a déjà pris deux buts coréens en une saison mais sans doute pas, et ça n'arrivait certainement pas dans les tréfonds ouatés du National.

Sept minutes plus tard, sur un débordement côté gauche du Racing, Bakary Koné nous gratifie d'une anticipation complètement foireuse et laisse partir Khaoui dans son dos. Le Troyen marque un beau but alors qu'il était passé pas loin de l'expulsion en première période suite à un énervement manifeste. C'est la scoumoune totale chez les fans orango-racinguiens, qui sont déjà sous le grill depuis quatre bonnes heures.

Pour changer le cours de choses, Thierry Laurey - qui avait ressorti l'imper de Dijon - fait entrer en même temps Grimm et Sacko, lesquels auront chacun le mérite de secouer un peu le sequoia, dans leurs styles respectifs. Sacko est actif mais brouillon, tandis que Grimm est plus tranchant. A part ça, Gonçalves essaye de rééditer le coup d'Hérelle en surjouant la compensation sur un pied haut d'un nouvel entrant aubois à l'air presque aussi juvénile que Koziello. Curieusement, ça ne marche pas, à part que le Gonz' est pris en grippe par le - maigre - public troyen pour le reste de la rencontre.

Ensuite, Saadi entre en jeu et met une tête sur la barre avant que Niane n'alourdisse la marque juste après avoir gaufré une super occase. Là, on a très envie de passer de Blue Monday au plus fameux titre de Joy Division. De toute façon, c'est fini.

***

En gros, ce qu'il faut retenir :
- New Order est arrivé jusqu'à Troyes. Donc logiquement dans quelques années ils pourront se faire une petite période shoegazing quand ils seront retournés en L2. Fascinante fenêtre temporelle.
- Dino Babers est en train de vraiment ressusciter cette équipe de Syracuse qui était sous respiration artificielle à la fin de l'ère Shafer. Ce sera trop court cette saison mais reste un an à Dungey donc ça peut faire carrément mal l'année prochaine
- Nuno Da Costa sera suspendu contre Rennes.
- Le Racing reste barragiste et commence à avoir un track-record assez dégueulassasse face à ses supposés adversaires pour le maintien.

strohteam

Commentaires (2)

Flux RSS 2 messages · 1.283 lectures · Premier message par sa3ntiago · Dernier message par matteo

  • Il ne manque plus que le mention de l'escroquerie Nogueira que j'avais un moment cru voir ressusciter et qui au final ne sera pas le messie (apostasie avouée), pour que ce résumé soit parfait ! Bon allez, on a deux semaines pour prendre en main Football Manager 2018, voir si les joueurs qui ont balancé leur homosexualité font grève lorsque le Kop crie des 'enculés' dans le stade et pour ma part comprendre les jeux de mots sur Joy division. L'hiver sera long…
  • Blue Monday est un classique intemporel, passer ce morceau est au contraire la marque d'un goût certain.

    Il fallait que ce soit dit.

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