On a revu... RCS - PSG

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Après-match
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Par kitl
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© chilavert

Compte-rendu télévisuel quelques jours après le fantastique exploit strasbourgeois.

A vrai dire, j'ai découvert la fonction replay de mon téléviseur il y a peu. Quelques instants de chargement, et on retrouve le duo David Berger - Franck Sauzée en différé de la Meinau. Assez marrant de regarder un match dont on connaît le scénario mais dont de nombreux éléments ont pu échapper en live depuis la tribune. Sans parler des ralentis.

Pour les compos, voir la fiche du match. Notons que le Racing se paye le luxe d'aligner trois véritables attaquants, qui auront toutefois une mission essentiellement défensive. En face, le PSG se présente avec cinq joueurs offensifs : Pastore, Draxler, Neymar, Di Maria et Mbappé.

Première période



Le début de match n'est pas des plus intenses. Paris confisque le ballon, les quelques fois que Strasbourg contrôle le cuir, il tente de le faire circuler, de manière à se ménager quelques instants de répit.
Première tentative parisienne sur un coup-franc à 35 mètres de Daniel Alves, à côté.

Arrivent deux "incidents" : d'abord une semelle de Bahoken sur Kimpembe puis un duel viril mais correct entre Martin et Di Maria. L'Argentin reste au sol, le souffle coupé, mais le ton est donné. L'arbitre est déjà sollicité mais ne sort pas encore de carton, à bon escient vu la nature bénigne de ces contacts.

Le onze aligné par Thierry Laurey se présente en bloc bas, très discipliné, mais la facilité technique du PSG lui permet de trouver quelques intervalles. En attaque, le RCS est fidèle à ses schémas de projection rapide.
Ainsi, Nuno Da Costa sème Berchiche mais glisse. De l'autre côté, Seka sert Terrier d'un bel extérieur du pied. Cela continue avec une récupération haute d'Aholou sur Pastore, arrêté de façon irrégulière par Rabiot. Sur le coup-franc, Dimitri Liénard dépose le ballon sur la tête de Da Costa, 1-0 !
Au ralenti, on observe le marquage déficient de Rabiot, tandis que Pastore couvre le buteur.

Le Paris Saint-Germain réagit assez rapidement. 17ème minute, d'une passe laser, Javier Pastore transperce le verrou alsacien mais la talonnade de Mbappé est bloquée par Kamara. Dans la foulée, Da Costa perd un ballon dangereux, Draxler file au but et manque le cadre de très peu. Un instant de déconcentration, quelques enchaînements et on imagine l'ampleur de la tâche qui attend le Racing.

La mainmise parisienne le dispute à la solidité alsacienne. Intelligemment, dès la perte du ballon, Strasbourg effectue des petites fautes destinées à casser les contre-attaques et à se replacer. Liénard et Martin viennent sans arrêt en "aide" défensive, pour parler comme au basket.

Le coulissage est réglé au millimètre, David Berger s'amuse à compter les minutes pendant lesquelles le PSG est mené au score. Le plan fonctionne, le RCS s'offre même une phase de confort entre la 20ème et la 35ème : il n'y a pas un tir parisien sur la période.

La fin de mi-temps sera difficile :
- 39ème : délicieux ballon de Neymar vers Di Maria. La recrue vedette de l'été 2015 manque largement la cible, il est vrai de son mauvais pied droit.
- 41ème : série de passes trop rapides pour l'arrière-garde, Di Maria est à nouveau décalé mais bute sur Kamara.
- 42ème : Da Costa perd à nouveau ses appuis, la défense est moins en place. Neymar envoie Rabiot en profondeur côté gauche, centre et reprise instantanée de Kylian Mbappé. 1-1, aboutissement presque inéluctable d'un temps fort parisien.

D'un point de vue arbitral, le match est très bien tenu par M. Buquet, qui adresse un premier avertissement un peu sévère au latéral gauche visiteur. Dernier frisson lorsqu'une action Mbappé-Pastore s'achève sur un poteau du meneur de jeu. Un Racing suffoquant atteint la pause sur la marque d'un but partout mais le plan de jeu est respecté et le scénario, irréel durant une demi-heure, est encore ouvert.

Seconde période



Le PSG démarre tambour battant : petit-filet de Pastore, avant que Mbappé n'exploite mal le déséquilibre causé par une chevauchée fantastique d'Ernest Seka. Strasbourg manque quelques coups, à l'image de ce 3 contre 2 gâché par un Da Costa décidément guère heureux dans ses choix.

La Meinau s'embrase ensuite lorsque Martin Terrier prend involontairement le pied de Pastore en plein visage. Le Racing s'offre deux minutes de break. On retrouve le Nordiste au duel avec Draxler : l'arbitrage perd en lisibilité et le match souffre d'une nouvelle interruption, le temps d'un dialogue Laurey-Buquet.

62ème minute, étrangement seul, Di Maria manque à nouveau de spontanéité. Nouveau temps mort, Mbappé ayant rencontre le coude de Kenny Lala. Suit une série de corners, David Berger et Olivier Tallaron concluent à la "panique" strasbourgeoise. Il est vrai que le RCS est de plus en plus acculé devant son but.

Le dernier corner ne donne rien. Dégagement de Bingourou Kamara, Da Costa prend le meilleur sur Draxler et Bahoken est le plus prompt. La Meinau se lève comme un seul homme au moment où le numéro 19 propulse le ballon au fond des filets, 2-1 c'est inimaginable !

Dans la foulée, Mbappé puis Kimpembe sont à deux doigts d'égaliser. Il reste 25 minutes à souffrir en mode hérisson, mais jamais le bloc strasbourgeois n'a dévié de sa mission : à la 78ème minute, nous sommes toujours à zéro tir cadré en seconde mi-temps côté PSG.

Entretemps, le jeu est à nouveau interrompu durant cinq bonnes minutes, le temps d'ausculter Kamara. Alexandre Oukidja le remplace et réalise une excellent prise de balle sur corner. Dégagements, sauvetages à la desperado à l'image de Mangane devant Lo Celso, le jeu est de plus en plus dépouillé, se résumant à de longs ballons vers les trois de devant.

Les deux entraîneurs injectent un peu de sang frais pour des dernières minutes aux allures de siège. Le jeu se déroule dans les trente derniers mètres strasbourgeois. Alors qu'Oukidja capte une frappe de Kimpembe, l'annonce du temps additionnel passe presque inaperçue : nous aurons droit à neuf minutes de rab ! Même les commentateurs sont stupéfaits, mais à tête reposée ce décompte des arrêts de jeu ne semble pas aussi saugrenu qu'en direct.

Toujours est-il que le match bascule dans le surréaliste : Dimitri Liénard continue à jouer alors que tout le monde est arrêté, puis se permet une succession de roulades suite à une charge de Neymar !
On joue la 90ème + 8 : Edinson Cavani, introuvable jusque-là, dévie de la tête une reprise de Rabiot, mais Oukidja est à la parade. Sur le corner, Kimpembe, encore lui, reprend juste au-dessus. Ouf !

M. Buquet fait encore un peu durer le suspense, jusqu'à la 100ème minute. Arrive la récompense de l'abnégation strasbourgeoise ! La Meinau est aux anges et prend le temps de communier avec ses héros.
Les réactions pleuvent, on rend hommage à l'organisation et à la tactique du RCS, sans manquer de mettre le vaincu du soir au centre du débat. Peu importe ! Au-delà de ces trois points venus du ciel, le Racing Club de Strasbourg a retrouvé ce samedi 2 décembre 2017 une place de choix à la table des clubs qui comptent.

kitl

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