Les élections américaines

16/01/2008 04:35
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Cette nuit, mon tyrannique et néanmoins doux mentor, Alexandre Adler, me demande de rédiger au débotté une chronique sur les primaires américaines et particulièrement les primaires républicaines au Michigan.

"Remettez vous de votre indigestion, Maître, et buvez ce qui va suivre comme du petit miel réparateur"
Alors que les résultats du New Hampshire ont remis en selle le briscard Mac Cain, les primaires au Michigan revêtent une importance cruciale dans le camp républicain. Non pas parce que les résultats donneraient un avantage définitif au gagnant, mais parce qu'ils mettraient en avant un outsider sérieux, avant d'aborder le Super Tuesday, ce fameux mardi où pas moins de vingt état vont se prononcer et où Giuliani, un des grands favoris comptent rafler la mise, tel le lièvre de la fable.
C'est en effet le dernier moment où les mavericks peuvent monter d'un cran. Si Bill Richardson, le candidat hispanophone, comme son nom ne l'indique surtout pas, à jetter l'éponge, comme dans un mauvais Rocky, les Fred Thompson, Huckabee et Romney jouent leur dernière carte.

Fred Thompson est un acteur charismatique qui a fait long feu, à côté des vieillards caciques, mais son étoile a rapidement pâlit devant son évidente paresse et légèreté dans le rôle, il devrait se retirer de la course. Le pasteur Huckabee, bassiste de talent, ne se départit jamais de son conseiller spécial Chuck Norris, ploie sous les accusations de laxisme sécuritaire, comme l'illustre cette publicité. Toutefois, les projecteurs devraient se tourner vers Mitt Romney, dont nous avons peu parlé précédemment. Mitt Romney, gouverneur du Massachussetts, est lui même fils de gouverneur, gouverneur ...du Michigan. Comprenez que cet état lui tient particulièrement à coeur, son père étant aussi ancien directeur général de Géneral Motors. Notre ami Mitt est mormon, vous modeste lecteur franchouille l'avait peut-être croisé, oui, vous, dans votre résidence universitaire, car il a prêché trois années dans nos contrées les bienfaits de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Il est très conservateur dans ces choix de sociétés. Si j'insiste, c'est parce que le Michigan est le fief (" I have Michigan in my DNA"), un état qui vit mal les désastres économiques de son industrie automobile. John Mac Cain, le comeback kid, espère sortir gagnant de la confrontation et renforcer de la sorte ses chances (avec les soutiens financiers afférents). Il veut faire du Michigan, le laboratoire du Green Tech., en préparant une reconversion de l'automobile vers les technologies propres du futur, que semble très bien connaître José Bové.

Pour finir, -je sais Ali, j'ai encore débordé (tout ça, c'est écrit)-et faire mon Alexandre Adler de poche, c'es-à-dire faire des pronostics faux, je ferai confiance à Romney que je vois bien perturber le duo annoncé vainqueur, car comme disait Bismarck, on peut tout faire avec les baïonnettes sauf s'asseoir dessus.

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Commentaires (4)

Flux RSS 4 messages · 139 lectures · Premier message par playlikebeckham · Dernier message par almendralejo

  • A noter que Mc Cain tout comme Hillary reprennent avec leur "comeback kid" et "comeback girl" une formule déjà éprouvée par Clinton.

    Et pour le challenger démocrate ce sera quoi ? "Sweet home AlObama" ?
  • Al Obama est un candidat noir et nobelisé de l'écologie.
  • Soutenu par Chuck Norris, Huckabee ne peut que gagner :)
    Plus sérieusement, j'avais lu un article d'un journaliste américain installé en France, qui disait que John McCain avait le plus de chances d'être président, étant très proche de "l'Amérique profonde", qui avait déjà été pour beaucoup dans l'élection de W ...
  • J'ai lu que McCain était plutôt à gauche, pour un républicain.
    Toutefois, le pragmatisme de W.Bush explique les raisons pour lesquelles les américains préfèrent s'intéresser à la personnalité du candidat.

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