January 2007



Poison et Allégorie

Pour un petit gars comme moi, Disgrâce est un roman sidérant, car je partage toutes les incompréhensions du héros, Tel Charon, David Lurie est un passeur qui essaie de faire ressuciter les vieux morts (Byron et sa vieille amante) et accompagne les chiens abandonnés à trépas. Il est à la jonction de deux mondes. Un monde blanc crépusculaire "post-Christian, post-historical, post-literate" qui n'a plus que faire de sa culture (les boers sont en voie d'extinction un à un, à l'université, la communication a remplacé la littérature, où le père ne protège plus sa fille du viol), qui ne sait plus se mouvoir sans s'étendre et un monde noir (dans ce livre, conquérant et barbare, stupéfiant et édificateur).

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La première des disgrâces de David Lurie intervient lorsqu'une étudiante qui n'a jamais refusé ses avances (par indécision), les a subies, l'amène à démissionner de son poste pour harcèlement sexuel. Le prédateur sexuel tombe de son pied d'estale.
La deuxième des disgrâces secoue Lurie lorsque retournant à la campagne, à la terre, il ne peut protéger sa fille des agresseurs et qu'au final, celle-ci se retourne vers ceux qui peuvent la prendre sous leur aile protectrice, quelques soient les sacrifices. "There must be some niche in the system for women". Lucy se coupe de son père, il n'est plus de ce monde. Il ne peut même plus sauver l'honneur. Les derniers scènes sont cinglantes, il compose un opéra sur Byron dans un chenil misérable.

La transformation de Paris

27/01/2007 11:58
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"Paris n'est plus une très grande ville. C'est une agréable cité, qui ressemble à un gros bourg paisible. Souvent le soir, traversant le boulevard Saint-Michel ou le Saint-Germain, à l'heure où Londres, New York grondent, j'aperçois un bus ou deux, vides aux trois quarts, trouant la nuit; quelques piétons se hâtent chez eux, comme dit le romancier."

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Disgrâce de J.M Coetzee

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Au Cap, Afrique du Sud, David Lurie, un séduisant universitaire de 52 ans, doit démissionner de son poste car il est convaincu de harcèlement sexuel sur une étudiante avec qui il a eu une aventure. Il part rejoindre sa fille, qui s'occupe d'une ferme dans la province du Cap-Oriental. Alors qu'il tente de renouer avec elle, des événements terrifiants et banaux vont le précipiter dans le cauchemar.

Ce roman qui glaçe et qui sidére, a été récompensé par de nombreux prix, si bien qu'on le tient pour un des classiques de la littérature anglosaxonne contemporaine.
Dans le contexte sud-africain, d'une violence indicible, l'auteur met côte à côte la déchéance d'un être cultivé vers la brutalité et une société civilisée vers la décrépitude.

L'audience d'Alexandre Adler

18/01/2007 18:54
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Hier, à l'écoute d'un nouvel épisode conté par Alexandre Adler, le -il faut-le-dire- Pierre Bellemare des relations internationales, nous suffocâmes d'indignation bien plus que des mamies à proximité de Joey Starr. Dans une ultime provocation, le rondouillard chroniqueur a clamé haut et fort : “Bravo Jacques Chirac!”

Reprenant nos esprits, une question brûle le quidam égaré sur l'autoroute FM : “Pour qui roule Alexandre Adler?" serait-on tenté de demander si on ne prenait le risque de voir un comité contre la discrimination des gros nous tomber dessus.

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Alexandre Adler m'a dit

14/01/2007 20:00
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L'année 2007 n'a pas commencé depuis quinze jours qu'Alexandre Adler, le traducteur en France de The economist, toujours aussi bien informé, chronique à tout va.
Que nous professe-t-il dans le coin de l'oreille sur l'oreiller? (8h15 sur le 88.8, je vous le rappelle)

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Alexandre Adler parle d'Espagne

05/01/2007 13:54
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Nous le claironnons, cette année sera l'année de toutes les frimes. Nul besoin de voitures bien carrossées, un correspondant permanent en Espagne et un autre chargé de marquer à la culotte Monsieur Adler devraient donner du lustre à ce café du commerce international.


Comble de coïncidence, ce matin, à une heure qu'on peut qualifier pour un andalou d'aurores indûes, Alexandre Adler, le Maître Morrissart des relations internationales a évoqué l'Espagne dans sa chronique. Ce qui a permis à nos camareros de se partager le travail.

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