Eté froid - Morne saison


Le championnat National

06/08/2010 14:54
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La saison reprend au plus haut niveau pour tous les supporters, au plus haut niveau? pas pour tout le monde. Les supporters strasbourgeois vont goûter au folklore du monde semi-amateur. Cette année, le championnat de 3ème division sera inédit avec des nouvelles têtes, des poids lourds et de fortunes diverses et variées. Trois wagons semblent se détacher.

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Resterez-vous fidèle si le Racing tombe en National?

04/11/2009 15:23
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http://www.renatosoy.com/images/galeria/18/renatosoy.com_0592.jpgDans ma famille, on peut dire qu'on a la poisse. J'ai cinq frères et chez nous, la fidélité à un club est une quasi-obligation morale. On se moque de ceux qui changent de clubs comme d'écharpes. Pour tout un tas de raisons que je pourrais expliquer plus tard, j'ai choisi Strasbourg après pas mal d'années d'errance, dans lesquelles je me définissais plutôt comme un observateur partisan. Lens, St Étienne, Nantes, Paris sont les équipes que l'on suit et dont on se moque, parce qu'ils occupent de malheureuses façons le devant de la scène. On devient fier de supporter à travers les avanies nos clubs souffreteux. Le club tombera en national, je continuerai de le supporter. D'ailleurs, tout va très vite. J'ai en mémoire Lille qui en 1998 était dans notre position. Ce ne sont pas les hommes de passage qui coule le Racing, ils coulent leur racing (le Racing de Proisy, le Racing de Ginestet).

Comme un hiver qui va durer. Voyage sur les bords du krimmeri

08/08/2009 14:26
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Cher Kevin,

J'imagine déjà les froncements de tes sourcils moqueurs qui me questionnent sur les résultats plus que décevants de mon équipe.

Pour le peu que le streaming put me laisser voir du match contre Châteauroux (fort peu, mais suffisamment pour être décapité), je peux te fournir quelques explications, quelques tentatives de supputations, car je suis bien loin, tu le sais, de l'agitation interne. Sache que mon impatience de voir la saison commencer est déjà douchée, la saison s'annonce bien triste, c'est un long hiver qui vient. Il n'est pas impossible que la préparation fut si lourde qu'elle pesa dans les jambes. A voir la défense dépassée sur le second but, à voir les passes lamentablement ratées, on peut se dire que les joueurs sont empruntés et manquent de jus. Mais, c'est une autre hypothèse qui me vient malheureusement à l'esprit, les joueurs sont en cabale contre l'entraîneur. Sur le second but, une banale contre-attaque de cinq contre deux, alors que Sikimic se troue, Fanchone revient sur l'attaquant... en trottinant. Il y a des signes qui ne mentent pas. Bezzaz a tout raté, j'ai vu un florilège de passes faciles ratées, je ne suis pas sûr d'avoir vu cela de ma vie en match professionnel . Le manque d'imagination semblait être un malin plaisir à forcer les mêmes portes et à s'y taper la tête. Je le sais il m'est arrivé de le faire dans ma petite carrière. On appliquait le schéma de l'entraîneur d'une façon si manichéenne que ce la ne pouvait qu'échouer et on persévérait. Contre l'entraîneur. Dans ces cas, kéké, que faire?

Dans l'attente d'une réponse et d'une solution miracle, veille à l'expression de mes sentiments les plus déglingués,
D'Almendralejo

Lettre à mon ami Kevin

25/07/2009 17:51
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Monsieur L.,

Je profite de ce mail pour vous donner des nouvelles du Racing.
L'entraîneur Gress a réussi sa première mission qui était de réduire son groupe afin de ne s'entourer que de joueurs disposant de l'esprit commando qu'il attend pour jouer la montée. Cependant, le groupe est très amoindri, il ne reste plus personne. La cellule recrutement ne parvient pas à faire venir des joueurs et lors des matchs amicaux, des joueurs inconnus ou unijambistes viennent en essai, ce qui empêchent une préparation sereine et des automatismes de se mettre en place. Il n'y a pas d'attaquant. Le club devra se résoudre à viser le milieu de tableau. Je te livre deux citations de Gilbert : En ce qui concerne l'ailier, Guy Feutchine abattra cet après-midi sa dernière carte. L'international camerounais mis à l'essai depuis le début de semaine veut croire en sa chance. « Le Racing a besoin d'un ailier, le Cameroun aussi », martèle celui qui entend disputer la prochaine Coupe du monde. « S'il joue comme Garrincha, pourquoi pas », conclut Gress. et "Quant à Guy-Armand Feutchine, vu l'espace d'une mi-temps sur l'aile droite, il prolongera l'essai jusqu'à samedi et le match contre Karlsruhe à Haguenau (18h) parce qu'il « réside actuellement en Alsace » et qu'il n'a « rien d'autre à faire en ce moment », aux dires de Gress. Toutefois, l'entraîneur est bouffi d'orgueil et fera tout pour accomplir des miracles au sein de ce club qu'il aime tant.

Bien à toi,
d'Almendralejo

Gilbert Gress

30/06/2009 16:06
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L'arrivée de Gilbert Gress au poste d'entraîneur est une véritable curiosité. L'homme à poigne, qui a fait les beaux jours du club il y a longtemps, très longtemps, pimente ses entretiens d'exemples surannés, d'un autre monde. Je vais suivre avec intérêt son parcours d'autant plus que l'homme est ambitieux. Néanmoins, je me demande si son âge lui permettra de souffler dans les bronches de notre jeune génération.Aura-t-il la santé, comme on dit de par chez moi? Guy Roux avait abandonné. Au pire des cas, on finira la saison avec Pascal Janin pour des résultats plus qu'incertains.



Le business-plan de la Jeunesse : les jeunes pousses

15/05/2007 16:56
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Il y a un an, je me lamentais avec le choeur de la Meinau sur la fuite de Ricardo Faty, que je soupçonnais de vénalité, d'ingratitude et de légerété. Avions-nous raison? Faty a joué quelques matchs avec le vice-champion d'Italie, acquérant une expérience que le Racing de Papin ne lui aurait sans doute pas offert. De surcroît, la vente de Gaëtan Krebs doit nous faire réviser notre jugement sur le business-plan de carrière des jeunes talents issus de la formation strasbourgeoise.

Le centre de formation du RCS commence à se faire un nom. La coupe Gambardella de 2006 et la présence répétée de nos jeunes dans les sélections nationales laissent augurer de belles soirées à la Meinau. M.Schneiderlin en est le symbole, puisque malgré son jeune âge, il est convoité assez sûrement. Toutefois, obombrons d'un voile floue notre optimisme.

La politique actuelle du club invite peu les jeunes dans la n-ième reconstruction. Au début de saison, Carlier, que je trouve crédible, a été prêté à Gueugnon, G.Kreb, que François Keller avait encensé dans les DNA, envoyé en troisième division allemande, comme Schneider, Mouloungui devait poser ses valises à Odense, sont envoyés ailleurs, pourtant, ils connaissaient la maison, mais la direction a préféré parié sur d'autres jeunes talents comme J.Perbet, L.N'diaye, Kantari ou M'bodji. R.Gasmi, Gameiro, Mathlouthi, Vergerolle ou Q.Othon ont eu leur chance, il est vrai. Mais c'est une forme de pression qu'exerce les jeunes talents qui veulent du temps de jeu, et qui menace de partir a contrario. Scheiderlin a rouspété, puis a joué contre Metz.

La vente de Krebs est une déception car il était programmé pour le Racing.

Un entraîneur et un président doivent jouer aux équilibristes. Donner du temps de jeu aux jeunes prometteurs, qui gagnent en expérience mais se garder de les exposer aux yeux prédateurs des clubs plus huppés, comme ce fut le cas pour Sidi Yaya Keita et Ricardo Faty. Ginestet et Papin ont fait des transferts qui n'ont pas toujours été couronné de succès, Gargarov, achat et prêt de Rangelov, Yachir, Ekobo puis m'bodji. Reconnaissons que l'urgence de la remontée a conduit à ce volontarisme désordonné et qu'il sera temps en L1 pour Papin et son staff d'imposer sa griffe, qui sera de combiner l'expérience des talents confirmés et l'enthousiasme des jeunes pousses attachées à l'identité du Racing.

Le Racing est partagé entre sa tradition de grand argentier et son avenir de club formateur. C'est cette transition à laquelle nous assistons et gageons qu'elle se passe dans de bonnes conditions.


Le business Plan de la jeunesse II

02/05/2006 09:52
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Le probable départ de Ricardo Faty (20 ans) vers l'AS Rome reste en travers de la gorge de Philippe Ginestet. «C'est lamentable, car nous ne sommes pas protégés à ce niveau. En effet, si le joueur n'a pas le droit de signer son premier contrat pro en France ailleurs qu'à Strasbourg, rien ne l'empêche de partir pour l'étranger. Le centre de formation nous coûte 4 millions d'€ par an et nous allons percevoir 90 000 € par année de formation (soit 4 saisons). Si la législation n'évolue pas, le pillage continuera et cela signifiera la fin des centres de formation. Mais il est aussi dommage que ces jeunes joueurs n'aient pas la reconnaissance du ventre envers leur club formateur et qu'ils réclament déjà des salaires de joueurs pros confirmés...»
source DNA


Duguépéroux vs Baup (la montée en épingle)

17/03/2006 20:15
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La défaite bâloise consommée, l'entraîneur strasbourgeois, Jacky duguépéroux a lancé l'assaut d'une guerilla verbale tout aussi violente qu'inattendue contre ses adversaires du weekend prochain. Les stéphanois dont on connaît l'ardeur belliqueuse ne se sont pas faits prier pour envenimer une situation que la presse, soucieuse de ne jamais dire la vérité, a obnubilé. C'est triste mais notre chronique ne pouvait pas taire cette lente et sûre déflagration.



Duguépéroux: « Désormais, nous allons nous consacrer à 200% au championnat. Nous disputerons une finale d'UEFA, ce dimanche à Saint-Etienne. La qualification, c'est au match aller que nous la perdons et surtout lors de la première période à Bâle. » (Site officiel)

Elie Baup: "J'ai appris que Strasbourg jouait une finale de coupe de l'Uefa contre nous. Je serais fier d'apporter un titre de plus à ce club mythique, même si Strasbourg est une redoutable équipe qui peut compter sur un gardien ex-lyonnais, club que j'admire fondamentalement." La gazette des petits verts

Jusque là, tranquille.

Duguépéroux:2h31" si Monsieur Baup croit qu'il a déjà gagné la coupe de l'Uefa, je lui conseille de manger sa casquette, parce que son chaudron, mes joueurs vont le refroidir.C'est pas parce qu'il a 35000 chômeurs qui gueulent comme des boeufs que nous allons nous décourager pour si peu, surtout que je verrais mieux St étienne à notre place." le racingstub.com

Elie Baup:2h35 "Au match aller, Strasbourg m'avait fait de la peine, on avait été mauvais et on les avait battu sans forcer. Je dirais à mes joueurs de le prendre comme un match de coupe de france, cette équipe a le niveau de Lyon-duchère. Je demanderais à diawara de porter le maillot de Strasbourg et quand Kante lui fera une passe, il enlévera le maillot car en dessous, il y a aura celui des Verts et il marquera. Encore une fois, on les aura bien eu ces nigauds." Journal intime de Mme Baup, citée par St étienne-match

Duguépéroux:3h08 "L'identité de st étienne? Je rigole doucement. Les meilleurs ne rêvent que de jouer à Lyon, l'autre moitié supportent marseille. Les seuls qui fêtent St étienne, ce sont ceux qui sont nés un 26 décembre." (chez nino, avec lenain)

Sablé: 5h12 "St Etienne joue la finale de la coupe de l'Uefa? Je croyais qu'il avait été éliminé en coupe intertoto."
non, ce n'est qu'un subterfuge de la part de duguépéroux pour faire croire à son équipe et à des supporters naifs qu'il y a encore un but outre la relégation". (les verts.fr)


A suivre...

Le souvenir du match aller

05/03/2006 11:49
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Le stade rennais s'était déplacé à la Meinau et j'étais à cette époque contraint par mon petit job au Mc Donald's de l'Esplanade. Je servais, je m'en souviens, de rares clients pendant que là-bas, les feux et la clameur accompagneraient le spectacle. Je m'étais résigné à ne plus pouvoir assister aux matchs du Racing, parce que les heures où je m'étudierais pas seraient occupées ici. Par chance, deux semaines uaparavant, du fiat que j'avais excédé les trente-cinq heures de travail dans la semaine, chassé du fast-food, je courus vers le stade pour voir la défaite des nôtres contre Toulouse - dès lors cette résignation était donc atténuée. Je me souviens aussi qu'il me tardait d'apprendre le résultat.
Les clients, rebutés par la foule au Mc Donald's en face du stade, allaient affluer, une fois le coup de sifflet donné, la voiture en marche, le pont d'Ankara au-dessus du bras du Rhin franchi. Pour nos effectifs, c'était un "rush" inattendu. Les pères et les fils, l'écharpe autour du cou, se pressaient à commander et à repartir. Malgré l'affluence, je demandais le score. Le type était dépité, 0-1, sur une grossière erreur du gardien, j'eus le droit à une description. Des plus jeunes aux plus mûrs, le peine était de mise et ils finissaient leur soirée médiocre dans un fast-food sale en enviant peut-être celui, qui derrière sa caisse, n' a pas perdu sa soirée et eu en une phrase l'essentiel et la totalité de leur mauvais souvenir.

la dernière "dernière chance"

26/02/2006 01:55
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Comme mal dit ici, selon les mauvais conseils de J.Giraudoux, la guerre de troyes aura bien lieu et c'est demain. Enième match de l'année, énième dernière chance, l'excitation nous saisit, car s'annonce peut-être la résurrection tant de fois avortée du Racing où ta flamme battue aux quatre vents n'aura jamais cessée de briller. La mystique de la Meinau consiste à entretenir la foi en la victoire alors qu'elle ne fait que trop rarement son apparition.

A mesure que notre équipe ratait ses échéances cruciales, chacun laissait aux bookmakers masos et au journaliste qui veut faire son malin à moindre coùt ("je vous l'avez dit") le pari du maintien. Après la semaine à deux points, nous nous demandions ce qui nous pousserait au stade. L'équipe, en manque de confiance, allait pousser sa désintégration sous le dissolvant de son manque d'ambition.
Puis la victoire à Toulouse, avec la manière, la solidarité et la réussite. Notre championnat ne laisse pas libre cours au série, hormis Lyon et Bordeaux, tout le monde peut battre tout le monde. Strasbourg n'a jamais été surclassé, si bien que l'objectif des huit victoires en douze matchs n'est pas inenvisageable. Par le biais d'une dynamique de confiance et d'un appétit dévastateur, le racing va peut-être sauver sa saison. La petite flamme deviendrait un feu d'artifice, je suis impatient d'y être.


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