L'Etat contre l'entreprise



Le concessionnaire de Vézéronce

15/01/2008 16:37
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Dans le village, la nouvelle fait grand bruit. Nicolas Bruni, le vendeur de voiture, a épousé à la sauvette une jeunette qu'il avait rencontré au moulin-du-champ, la discothèque la moins éloignée de sa concession. Le tintamarre qui a précédé les noces, bruits de klaxons, autoradios à plein volume et rigolades sur la terrasse du « gibees » n'a pas laissé la nouvelle longtemps inaperçue dans les alentours. Les voisins ont été seulement surpris de voir que c'est avec miss Elégance Terres froides 2003 que Bruni fait désormais couple. Il y avait Georges Bouche, son sourire benêt et ses santiags, Lionel Cadaffon, vêtu de son gilet trop grand et des copains à eux, éberlués et ravis que cette histoire-là, « c'est du terrible ». Le chanteur du dernier bal a donné une interprétation des succès d'Elvis. La soirée s'est terminée à épuiser les disques du karaoké debout sur les tables, pendant que le gentil organisateur soudoyait les gendarmes pour laisser chacun, quoiqu' éméché, rentrer en véhicule tout terrain, chez lui, à travers les champs.

Le patron n'y est plus

19/10/2007 02:11
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La France va fermer était une sitcom qui a disparu sans bruit, peut-être est-ce la saga de l'accompagnateur qui lui fait de l'ombre, toujours est-il que les scénaristes essoufflés proposent laborieusement une nouvelle mouture de la sitcom qui vous réconciliera avec l'entreprise, avec le futur et avec les patrons (j'espère sinon vous ferez des scénaristes chômeurs).
Ce n'est que l'introduction.

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Le travailleur de demain

17/08/2007 00:45
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Un magazine américain livre une série de reportage pour décrire les mutations du travailleur. Comme on a un faible pour la futurologie - et surtout comment on perçoit le futur à partir d'une époque-, on vous livre en pâture un résumé tiré des Echos. L'oeil sociologique pompe un article des Echos qui synthétise des articles anglophones d'un magazine américain, car en ce qui concerne les blogs, la parcellisation du travail joue à plein pendant l'été des années 2000.

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L'entreprise et la société unies par un contrat social implicite

18/03/2007 06:45
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Problèmes économiques a republié un article de Ian Davis, le directeur général du groupe Mc Kinsey & Company. Celui-ci pose la question du rapport de l'entreprise et de la société. Selon lui, l'entreprise doit voir plus loin que la création de valeur pour l'actionnaire. Les problèmes sociétaux, les pressions sociales interagissent en profondeur sur les priorités comptables de gestion. D'après I.Davis, en effet, "les grandes firmes doivent élaborer leur stratégie en accordant aux questions de société une place qui reflète davantage leur importance économique réelle". Les dirigeants rompus au management des risques savent que l'entreprise qui ignore l'opinion publique devient plus vulnérable aux attaques. en somme, l'entreprise et la société ne sont pas deux entités qui se développent l'un sans l'autre.

L'entreprise a intérêt à s'impliquer dans le domaine sociétal d'une part. Comme les pressions sociales sont souvent le signe de besoins ou de préférences non satisfaits (par exemple, des voitures moins polluantes ou des produits allégés), l'entreprise peut tirer avantage d'avoir su identifier ces besoins et d'y répondre avant ses concurrents.
La société alimente le contexte stratégique de l'entreprise, qui doit en conséquence analyser les priorités et intérêts des parties prenantesou forces émergentes. Lorsque Coca-Cola aligne à pleine page le lancement de son produit avec "zéro sucres", elle affirme qu'elle lutte contre le fléau que l'obésité, le diabète, que par ce code de bonne conduite, les valeurs morales de santé publique et de bien-être de la marque rejoignent les préoccupations de la société. Désormais, l'entreprise ne peut plus se permettre de n'aligner que des bons bilans pour les actionnaires, mais que la création de valeur symbolique passe par la défnition d'une mission de service universelle. C'est ainsi que l'entreprise prouve qu'elle remplit ses devoirs vis-à-vis de la société.








l'Air du Temps (sur des brèves de l'an 2020)

09/03/2006 00:58
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Citation:
se regarder dans les yeux/ c'était comme faire l'amour à deux/", Ph.Katerine, "1978" (année 2006)



En 2020, une étrange pollution aura densifié l'air. Certains prétendront que le virtuel prend forme et qu'il sort de sa réserve, d'autres penseront qu'ils avaient raison d'être inquiet sur les techniques pas très au point de biodépollution atmosphérique.
Il s'agirait en fait d'une surcharge due à l'électricité qui affole l'équilibre moléculaire, des réseaux qui quadrillent l'atmosphère de leurs ondes de transmission. Aucune entreprise ne s'était associée, chacune croyant en sa technologie, si bien que l'air en était saturé. C'est à peine un brouillard auquel on s'habitue très bien, "quelque chose d'indescriptible, quelque chose d'invisible mais qui a de l'épaisseur". Cependant, les conséquences seront très importantes, la vitesse du son sera modifiée selon un mode de calcul aléatoire. La réception des mails ne sera plus instantanée, les coups de fil n'aboutiront pas toujours et pire, les paroles de votre vis-à-vis pourraient ne vous parvenir que quelques minutes après qu'elles aient été prononcées. Un nouveau média se mettra en travers de l'homme et du temps. Ironique revanche sur ce qu'internet nous avait offert une vingtaine d'années plus tôt.
Pour n'être pas poursuivi par des voix, l'homme, de façon tout à fait allégorique, se retirera dans sa bulle et réduira sa communication au minimum. Il renforcera la solitude que les temps modernes lui avait prodigué, le matériel comme seule compagnie. Ce curieux déréglement aura mené l'homme à la solitude et à la patience.
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