Sentiment d'antichambre dans un café d'Aix


War Games en cravate

04/06/2007 15:55
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La guerre économique trouve des applications concrètes dans les QG des grandes entreprises. Une des dernières modes sont les War Rooms, où on s'amenage des bureaux pour simuler en mode guerrier le théâtre des opérations.

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La querelle du voile

28/05/2007 20:20
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Vous vous demandez si le voile, le foulard islamique ou la burqa sont des symboles d'oppression des femmes ou simplement l'expression de la foi, vous vous questionnez pour savoir si lorsque le régime iranien se durcit, il exige plus d'étoffe près des visages des femmes, il vous arrive aussi de vous interroger sur les conquêtes des féministes aux côtés de la servitude volontaire, vous vous demandez ce qui est plus moderne du string ou de la burqa, si ces doutes vous assaillent, vous déconcentrent, vous découragent, selon certains, vous êtes racistes.

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L'image de la famille dans la publicité

25/05/2007 09:57
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La publicité offre les meilleures indices des aspirations de notre société, bien plus que le cinéma ou les discours politiques. Dans des formats courts, les situations de promotion d'un produit doivent créer l'empathie, puis, l'adhésion. C'est pourquoi les marketeurs, appuyés par les sociologues, dessinent les contours de la famille idéalisée par les gens, par vous et moi. Eh oui, vous ne le savez pas mais eux le savent.

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Jean-Pierre Papin, entraîneur

Hier, j'ai lu avec délectation un entretien avec un entraîneur qui revient méritoirement sur le devant de la scène: Alain Perrin. Beaucoup de choses sensées ont retenu mon attention, dont une qui m'a littéralement transporté de joie, je vous la livre en pâture :
"Ensuite, j'ai tenté d'appliquer mon credo, ce en quoi je crois sur le plan du jeu: la maîtrise technique et collective du ballon, des principes technico-tactiques plutôt que fondés simplement sur des qualités mentales d'agressivité ou des qualités physiques d'engagement".
C'est là synthétisé avec plus de métier ce que je voulais illustrer il y a quelques mois.

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Le business-plan de la Jeunesse : les jeunes pousses

15/05/2007 16:56
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Il y a un an, je me lamentais avec le choeur de la Meinau sur la fuite de Ricardo Faty, que je soupçonnais de vénalité, d'ingratitude et de légerété. Avions-nous raison? Faty a joué quelques matchs avec le vice-champion d'Italie, acquérant une expérience que le Racing de Papin ne lui aurait sans doute pas offert. De surcroît, la vente de Gaëtan Krebs doit nous faire réviser notre jugement sur le business-plan de carrière des jeunes talents issus de la formation strasbourgeoise.

Le centre de formation du RCS commence à se faire un nom. La coupe Gambardella de 2006 et la présence répétée de nos jeunes dans les sélections nationales laissent augurer de belles soirées à la Meinau. M.Schneiderlin en est le symbole, puisque malgré son jeune âge, il est convoité assez sûrement. Toutefois, obombrons d'un voile floue notre optimisme.

La politique actuelle du club invite peu les jeunes dans la n-ième reconstruction. Au début de saison, Carlier, que je trouve crédible, a été prêté à Gueugnon, G.Kreb, que François Keller avait encensé dans les DNA, envoyé en troisième division allemande, comme Schneider, Mouloungui devait poser ses valises à Odense, sont envoyés ailleurs, pourtant, ils connaissaient la maison, mais la direction a préféré parié sur d'autres jeunes talents comme J.Perbet, L.N'diaye, Kantari ou M'bodji. R.Gasmi, Gameiro, Mathlouthi, Vergerolle ou Q.Othon ont eu leur chance, il est vrai. Mais c'est une forme de pression qu'exerce les jeunes talents qui veulent du temps de jeu, et qui menace de partir a contrario. Scheiderlin a rouspété, puis a joué contre Metz.

La vente de Krebs est une déception car il était programmé pour le Racing.

Un entraîneur et un président doivent jouer aux équilibristes. Donner du temps de jeu aux jeunes prometteurs, qui gagnent en expérience mais se garder de les exposer aux yeux prédateurs des clubs plus huppés, comme ce fut le cas pour Sidi Yaya Keita et Ricardo Faty. Ginestet et Papin ont fait des transferts qui n'ont pas toujours été couronné de succès, Gargarov, achat et prêt de Rangelov, Yachir, Ekobo puis m'bodji. Reconnaissons que l'urgence de la remontée a conduit à ce volontarisme désordonné et qu'il sera temps en L1 pour Papin et son staff d'imposer sa griffe, qui sera de combiner l'expérience des talents confirmés et l'enthousiasme des jeunes pousses attachées à l'identité du Racing.

Le Racing est partagé entre sa tradition de grand argentier et son avenir de club formateur. C'est cette transition à laquelle nous assistons et gageons qu'elle se passe dans de bonnes conditions.


Zinneke

12/05/2007 07:46
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Un point de culture bruxelloise, dans la foulée d'un précédent samedi.

Un zinneke est un chien perdu sans collier, qui ne paye pas de mine, n'est pas de race ni de chasse, mais bien de rue, secoué par les puces, qui n'aboie plus, crache ses chiquots, claudique sur trois pattes, et qui devient malgré tout le toutou, le chienchien à sa mémère ou sa mémé. Carlin bâtard, corniaud bigleux, clébard ménaut, amoure et vairon, sans pedigree, le zinneke était tout juste bon à jeter dans la Senne, qui se disait alors, Zinne, d'où le surnom de zinne-ke.

L'amicale des anciens amis de Kevin

11/05/2007 08:45
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Il ya quelques mois, j'avais ouvert une amicale de téléspectateurs fort plaisante, trouvais-je, où avec mon ami Kevin, nous devisions sur les programmes télédiffusés d ela veille, en général du foot, en général des matchs survendus que nous rabaissions à de plus étiques proportions. Cette amicale a fait long feu de tout bois. Mon compagnon occupe désormais des fonctions professionnelles très élevées que je me garderais de dévoikler, car vous me regarderiez alors avec une délictueuse concupiscence. J'aimai la manière dont ce mauavais coucheur houspillait T.Gilardi, qu'il avait d'ailleurs rencontré personnellement dans un face-à-face mémorable où le remplaçant de T. Roland portait ses mains au-dessous de la ceinture. Mais dorénavant, cet ami se meut dans des sphères sis stratosphèriques que le seul Gilardi qu'il croise est italien, joue au MAC et nie. C'est pourquoi, il ne passe plus apr la peine de me saluer. Il y a quelques mois, je dois dire, un Strasbourg-Brest arait valu de longues discussions, anecdotes, bruites de couloirs, railleries, quolibets. Là silence radio, même pas un Télégramme. J'ai également découvert que K. avait semé d'anciens compagnons avec qu'il a paratgé sa couche, son pot de Nutella, sa saxo et les plats mijotés par sa douce mère. mais, moi, je ne lui garde aucune rancune, je l'aime. for ever. Je vais donc mettre sur pied une amicale des anciens amis de Kevin, en compagnie de tous ceux qui eurent affaire (ou pas) avec l'ancien stoppeur de G....... et nouvelle tête pensante ( sans nous) de l'...A.

Les deux minutes du fils de Laurent Fabius

10/05/2007 12:30
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Nous avons reçu dans notre boîte une elttre scellé de Paris. Le fils de Laurent Fabius a rédigé dans un style incompréhensible par nous une missive ayant vocation à agrémenter ce stub. Cette façon singulière de stubber nous le devons à un être non moins singulier. Ce fameux style a nécessité de longues heures de lectures et de décryptages et quelques retranscriptions utiles pour la compréhension du plus grand nombre. Le fils de Laurent Fabius a décidé de prendre le traway pour la première fois de sa vie et de nous le narrer par les narines.
ce soir là, il s'est directement rendu derrière le conducteur pour lui souffler près de son oreille populeux l'adresse des Fabius. le pilote de l'engin (trente tonnes) s'est retourné à demi-interloqué, à demi-étonné, à demi-sardonique, mais pas moins que le jeune fils de Laurent Fabius qui a crié : "Attention! ilo faut regarder la route, jeune fou". Apeuré, il s'est blotti contre son majordome-conseiller. lorsque els contrôleurs ont eu le bizarre réflexe de lui demander un ticket, le fils de Laurent Fabius a d'abord répondu qu'il n'en avait pas car il n'était pas une machine à distribuer (sic), puis il s'est repris en affirmant qu'"eu égard aux services rendues au pays par sa famille, c'était plutôt à la France de lui remettre un billet". Se rappelant à son devoir populaire, il a demandé comment on faisait pour acheter un ticket. ce qu'il a fait, mais dans des proportions étonnantes, puisqu'il en a acheté mille.



Voyage en Espagne

05/05/2007 08:20
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"Dans la grande sacrisitie, voisine de la petite, on remarque Christ en croix, de Domenico Theotocopuli*, dit el greco, peintre extravagant et singulier, dont on prendrait les tableaux pour des esquisses du Titien, si une certaine affectation des formes aigües et strapassées ne les faisait bientôt reconnaître. Pour donner à sa peinture l'apparence d'être faite avec une grande fierté de touche, il jette çà et là des coups de brosse d'une pétulance et d'une brutalité incroyables, des lueurs minces et acérées qui traversent les ombres comme des lames de sabre : tout cela n'empêche pas le Greco d'être un grand peintre; les bons ouvrages de sa seconde manière ressemblent beaucoup aux tableaux romantiques d'Eugène Delacroix."

Théophile Gautier, Voyage en Espagne, folio classique, p.69

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Les deux minutes du fils de Laurent Fabius

04/05/2007 07:25
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Laurent Fabius s'est récemment découvert une vocation de porte-parole du peuple, des sans-grades, des métallos brimés par la mondialisation diabolique, c'est une correction tardive que ne fera pas son descendant. Laurent Fabius a un fils, ce qui fait ici, la première et la dernière de ses similitudes avec le peuple., car tout de gauche qu'il est, il a une vie de famille. Afin de se rapprocher de ce-dit peuple ou alors pour préparer les prochaines élections présidentielles, son dévoué fiston propose ses services au stublog d'Almendralejo. Pour compenser la douloureuse perte d'AccompagnaMan dont nous sommes inconsolables et lui aussi paraît-il, le fils de Laurent Fabius veut stubber. Stubber avec nous, petit peuple de supporters du Racing. Il y avait les deux minutes du peuple, ponctuellement, il y aura les deux minutes du fils de Laurent Fabius.

Il est de notoriété publique que le fils de Laurent Fabius se rend chaque matin dans son université parisienne en taxi, lui assurant une méconnaissance totale ou abyssale (regrettable en tous les cas) des transports en commun. Et bien, le fils de Laurent Fabius s'engage à combler cette lacune stupide pour un homme de gauche, car un conseiller-majordome lui a certifié que l'usager, comme le cheminot vociférant, comme l'enseignant débraillé est bien un "membre de l'électorat populaire".

Il est de notoriété publique que le fils de Laurent Fabius, coiffé de son crâne déjà chauve et de ses 17 ans tout mouillé, a déjà terminé la re-révision des huit disciplines du concours à l'ENA ("aïe ié") et a entamé la lecture des Rougon-Marquartpour le restituer sous forme de petits bristols les grandes lignes à son cher père. De ce fait, il s'est passionné, contre vents et marées et la désapprobation des Fabius, pour l'univers zolien dans lequel il aimerait descendre de quelques marches comme l'enfant intrigué pousse la porte de la cave et ne va pas plus loin que les trois marches qui conduisent à l'obscurité (c'est moi qui rajoute).

Désormais, le fils de Laurent Fabius va payer ses courses, aller au bar et aux leçons d'équitation et crier son amour du peuple en stubbant.

Remerciements

02/05/2007 23:59
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Je vous remercie humblement, vous tous qui avez souhaité un joyeux anniversaire au patron de ce stublog. Il vous convie tous, vous et vos écharpes du Racing à sa soirée d'anniversaire qu'il organise avec son copain David beckham. Vu qu'ils sont nés la même date et que David a une maison un peu plus grande (et qu'ils sont copains), cela se passera probablement chez lui à une date indéterminée, en un lieu indéterminé (Madrid? Los angeles? Bruxelles?). Toutefois, pouvez-vous souhaiter tout aussi caniculairement un bon anniversaire à David par l'intermédiaire de son amie intime, [login=playlikebeckham ] qui lui transmettra?











La réponse européenne à 300

15/04/2007 07:15
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300, le film qui a divisé la Meinau, avait été un film européen fait par des américains, autant dire comme Tolstoï, "une réponse donnée à un sourd à une question qu'il n'a jamais posée". La sous-culture des Ricains ("Ah, si les ricains n'étaient pas là", Michel Sardou) puise dans les comics et autres babioles mercatiques. Si des européens avaient pris en main la narration de la bataille des Thermopyles, certainement que Bruegel ne leur auraient pas été inconnus.

Accompagnateur le dirait mieux que quiconque, il faut faire la guerre au cinéma américain.


http://www.racingstub.com/blogs/a/almendralejo/photos/brueghel-e6...

Le suicide Saül, Bruegel

Dans la sacoche II

14/04/2007 22:50
278 lectures
J'ai abandonné Thérèse Delpech au bout de cent trente pages. L'ensauvagement n'était pas terrible, hormis une citation de C.Jung que j'aurais pu utiliser dans un mémoire que j'ai baclé il y a trois ou quatre ans, je n'y ai rien trouvé, je perdais mon temps. Je pourrais le donner à Julien C., s'il m'en fait la demande. Je me suis vite plongé dans Histoire d'un Allemand qui m'a immédiatement ravi. J'essaierais de livrer ici des citations. Cela se lit agréablement et même bien dans le tram, malgré la moiteur belge.

J'ai parcouru hier la revue Commentaires, dont je suis la branche officieuse au sein d'un Think Tank dijonnais. Dès que je revois NV, je lui fais part de mes arguments, ça devrait le calmer. Accompagnaman devrait être intéressé, tout comme des dernières livraisons de ma cuisine.

Dans la cuisine de ma colocation, en plus de l'abonnement de Têtu, dont j'ai parcouru quelques pages, il y a aussi les six derniers Monde Diplomatique. J'essaierais de livrer quelques impressions selon ma plus mauvaise foi possible. Je suis très inquiet, je vais finir par être ouvert d'esprit.

Dieu, faites que ce ne soit pas possible.

Beauté finale

13/04/2007 15:03
253 lectures
Il y a quelques mois, un projet de loi en Espagne tentait de contraindre les mannequins à un suivi médical, parce qu'on commencait à s'émouvoir des sacs d'os qui défilait sous les projecteurs. Haussement d'épaules et de squelettes un peu partout.

J'avais voulu en parler, j'étais resté sans voix.

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Le Professeur Bondo

07/04/2007 09:15
224 lectures
Le professeur Bondo, dont le père était un grand maître du spiritisme est un scientifique danois de renom, spécialiste de l'hépato-sarcôme, une maladie du foie extrêmement rare. Au rigets hospitalen, ce n'est qu'une fois tous les dix ans qu'un patient décèdent de cette maladie. Lorsque la famille de Zakariasen refuse le don d'organe, Le Pr. Bondo est désespéré qu'un foie aussi malade lui soit ôté pour des raisons légales. Il décide donc de se faire greffer le foie malade quelques minutes avant de reprendre le sien, avec le concours de ces collègues au nom du progrès de la science. L'opération tourne mal et Bondo doit garder en lui la maladie.

http://www.revistafantastique.com/images/Kingdom/kingdomf5.jpg

Bondo apprend aussi aux internes à chérir les cadavres selon un amour mystique pour la recherche. Il ne sera pas très content lorsque Mosgaard aura tranché et maquillé une tête à la morgue pour faire croire que par amour, il offrirait sa tête à sa bien-aimée, la responsable du laboratoire d'étude du sommeil.

Quitter Paris

06/04/2007 11:56
318 lectures
Paris, 2000. Pendant qu'une nuée de personnes détendues courent les quais en rollers profitant de la lumière du jour et des chaussées restreintes, une plus large majorité, innombrable, grouille dans ses souterrains, noircis et suffocants. Des milliers de fourmis, rituellement, font tourner la machine, pour qu'une poignée puisse se griser d'être dans un lieu incontournable, "la plus belle ville du monde".

Ne nous-sommes pas demandés : pourquoi ces sacrifices, pourquoi ces privilèges?

Des files moscovites attendent la visite d'un appartement hors de prix, des métros bondés comme à Tokyo vous amènent au métro suivant, les places de parking sont hors la loi et pour vos études, vous devez avoir le budget d'un cadre moyen.

Fucking Paris.





Lumière et confusion : Place à ...

28/03/2007 11:36
227 lectures
Une des fiertés de notre club est la présence du lumineux alexandre Adler parmi nous. Il y a certes longtemps que nous n'eûmes de ces nouvelles pour nous éclairer de son rayonnement tendre sur la dureté des relations internationales,des secrets d'alcôve. Alors faisons lui place nette ces prochains jours dans les justes proportions de son volume cubique.

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Heidelberg

27/03/2007 11:00
825 lectures
Une délégation de turcs moustachus apprécient le panorama, des étudiants polonais sortent leur drapeau malgré la défaite de leur équipe de handball, une étudiante quitte furtivement sa chambre universitaire pour aller chercher du pain pour la soirée et une jeune fille attend impatiente le retour de son confident dans un café de la rue centrale, non loin d'elle, on devine une maîtresse desespérée que son amant ne veut plus voir au détriment de sa femme et de ses enfants et des rameurs terminent leurs efforts sur le Neckar, alors que sur le pont au-dessus d'eux, on profite d'une fin d'après-midi ensoleillée pour faire son jogging sur les rives étroites. La rue s'anime devant les magasins, on entend des répétitions orchestrales, la nuit tombe, on rentre chez soi, c'en est fini d'Heidelberg un dimanche après-midi.

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A rebours

23/03/2007 14:28
284 lectures
Je suis allé voir un film américain au marketing tapageur, 300. Mais ce n'est pas tant la science marketing des agences de communication virale qui m'ont vautré dans le velours mou d'une salle au décor kitsch (dans les bras d'Accompagnateur), non, non, c'est l'indignation trépignante et quasi-hystérique de la presse.

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L'entreprise et la société unies par un contrat social implicite

18/03/2007 06:45
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Problèmes économiques a republié un article de Ian Davis, le directeur général du groupe Mc Kinsey & Company. Celui-ci pose la question du rapport de l'entreprise et de la société. Selon lui, l'entreprise doit voir plus loin que la création de valeur pour l'actionnaire. Les problèmes sociétaux, les pressions sociales interagissent en profondeur sur les priorités comptables de gestion. D'après I.Davis, en effet, "les grandes firmes doivent élaborer leur stratégie en accordant aux questions de société une place qui reflète davantage leur importance économique réelle". Les dirigeants rompus au management des risques savent que l'entreprise qui ignore l'opinion publique devient plus vulnérable aux attaques. en somme, l'entreprise et la société ne sont pas deux entités qui se développent l'un sans l'autre.

L'entreprise a intérêt à s'impliquer dans le domaine sociétal d'une part. Comme les pressions sociales sont souvent le signe de besoins ou de préférences non satisfaits (par exemple, des voitures moins polluantes ou des produits allégés), l'entreprise peut tirer avantage d'avoir su identifier ces besoins et d'y répondre avant ses concurrents.
La société alimente le contexte stratégique de l'entreprise, qui doit en conséquence analyser les priorités et intérêts des parties prenantesou forces émergentes. Lorsque Coca-Cola aligne à pleine page le lancement de son produit avec "zéro sucres", elle affirme qu'elle lutte contre le fléau que l'obésité, le diabète, que par ce code de bonne conduite, les valeurs morales de santé publique et de bien-être de la marque rejoignent les préoccupations de la société. Désormais, l'entreprise ne peut plus se permettre de n'aligner que des bons bilans pour les actionnaires, mais que la création de valeur symbolique passe par la défnition d'une mission de service universelle. C'est ainsi que l'entreprise prouve qu'elle remplit ses devoirs vis-à-vis de la société.