Kutaa tikilluaritsi Beerman blog













Kilimandjaro et parcs tanzaniens

11/11/2010 11:34
2.900 lectures
La découverte en profondeur des trésors de l'Afrique de l'Est : les hauts sommets et les parcs animaliers.
Le Kilimandjaro, toit de l'Afrique avec ses 5 892 mètres, fraîchement mesurés, volcan datant de sept cent cinquante mille ans, est couronné par le Kibo, sommet principal, dont la caldeira, de 2 500 mètres de diamètre, culmine à Uhuru Peak (pic de la Liberté en swahili) et domine le pic Mawenzi (5 149 m) et le Shira (3 962 m).
La voie Machame (populairement Whisky Way !) est la voie des randonneurs aguerris. Les paysages y sont très variés – forêt, canyons volcaniques, paysages minéraux parsemés de séneçons géants –, dominés en permanence par les grands glaciers du versant sud du Kilimandjaro. Au cours de la montée, la vue est saisissante sur le Breach Wall, un mur raide et glacé de près de 1 000 mètres qui rassemble les voies les plus dures du Kili, que nous évitons par une grande traversée horizontale afin d'atteindre les pentes terminales, d'une raideur déjà appréciable, mais qui ne sauraient vous résister...
Puis une visite des deux parcs animaliers tanzaniens les plus célèbres et inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco : Serengeti, aux immensités sans frontière, et Ngorongoro et son fameux cratère. Le premier est une savane infinie, réputé pour ses migrations de gnous et qui abrite le site archéologique d'Olduvai où furent retrouvés les squelettes des premiers hominidés tandis que l'extraordinaire cratère du second est réputé pour la fabuleuse concentration de vie sauvage qu'il a su préserver au fond de cette immense caldeira de presque 20 kilomètres de diamètre.
L'Afrique grandeur nature, telle qu'on l'a rêvée depuis son enfance.

http://www.planetware.com/i/photo/serengeti-national-park-tza122.jpg


Les points forts de ce voyage
• L'ascension par la voie Machame, la plus prisée des sportifs.
• Le safari dans les deux plus beaux parcs de Tanzanie.
• L'hébergement en lodge confortable dans les parcs.
• Un excellent rapport qualité-prix.

http://2.bp.blogspot.com/_vCITSrOBCqo/RlufELyYKXI/AAAAAAAADtw/A1R...

.1- Points de repères
Niveau 6 : En moyenne : marche engagée de 7 à 8 heures par jour hors sentier ou sur terrain accidenté, avec plus de 1 000 mètres de dénivelée positive et/ou 20 kilomètres. Possibilité de passages en altitude.
Trekking : pour plonger en pleine nature pendant plusieurs jours consécutifs. Marches itinérantes en autonomie, loin de toute infrastructure.
Sommets : Sommets prestigieux de 3 000 à 6 000 mètres : un volcan ou un pic glaciaire, des ascensions plus ou moins difficiles au coeur des plus belles montagnes du globe.

1.2 Au jour le jour

J 1/ France - Nairobi
Vol pour la capitale du Kenya, Nairobi. A l'arrivée, accueil, transfert en ville et installation à l'hôtel. Nuit en hôtel.

J 2/ Nairobi - Arusha - Moshi
Accueil par notre représentant local et votre guide pour la présentation du voyage. Transfert entre Nairobi, capitale kenyane, et Arusha, petite ville au pied du Kilimandjaro, via le poste de douane de Namanga, frontière entre Kenya et Tanzanie. Ce seront nos premières rencontres avec les locaux, des Masais venus faire quelques courses sur ce marché improvisé. La route est magnifique entre les deux villes, de belles plaines, des petits sommets et souvent, si le temps est clair, le Kilimandjaro en toile de fond. Arrivée en milieu d'après-midi à l'hôtel et fin de journée libre. Nuit à l'hôtel.
6 h de transfert.

J 3/ Moshi - porte Machame (1 800 m) - Machame Hut (3 050 m)
Transfert en véhicule jusqu'au village de Machame, puis à la porte d'entrée officielle du parc du Kilimandjaro. Quelques papiers à remplir, et nous voilà partis ! Dans une forêt luxuriante et en suivant un sentier bien tracé, il nous faudra l'après-midi en marchant tranquillement pour poser nos sacs devant les deux cabanes en tôle de Machame Hut. Dîner et nuit en camp.
4 à 5 h de marche.

J 4/ Machame Hut - Shira Hut (3 700 m)
Encore une heure dans la forêt moussue où lianes et lichens apportent une touche de virginité à cette végétation inextricable et où seul notre sentier nous permet d'avancer. Au fur et à mesure de notre progression, le paysage se modifie et, plus haut, une autre ambiance nous attend : uapparaissent les premiers séneçons géants, comme autant de sentinelles gardiennes d'un territoire inviolé. Le sentier plus escarpé traverse un paysage fantomatique de laves volcaniques, de grottes, de ruisseaux jusqu'au plateau dominée par le cône sommital du Kilimandjaro. Shira Hut servira de refuge à notre équipe alors que nous installons le campement aux alentours. Dîner et nuit en camp.
5 h de marche.

J 5/ Shira Hut - Barranco Hut (3 950 m)
Poursuite du sentier sur cette aride lande d'altitude. Nous sommes face à la masse imposante du Kibo, avec une vue particulièrement intéressante sur les glaciers nord. Le sentier monte d'abord jusqu'à 4 500 mètres puis, juste en aval de Lava Tower Hut, bifurque et commence à redescendre en direction de la dépression du grand Barranco. Il convient de ne pas presser le pas. Cette étape est relativement courte et importante (comme celle du lendemain) pour parfaire son acclimatation. Dîner et nuit en camp.
6 h de marche.

J 6/ Barranco Hut / vallée Karanga - Barafu Hut (4 550 m)
Nous suivons pendant une partie de la journée le Kibo South Circuit, sorte de sentier en balcon qui contourne, à une altitude de 4 200 mètres environ, les pentes sud du Kili. Depuis notre camp, nous nous dirigeons vers le grand mur du Barranco. De loin, il semble presque impossible de passer, mais un sentier judicieusement placé permet de négocier les quelque 300 mètres de dénivellation de cette face. Nous sommes alors “presque” au pied du Heim et du Kersten Glacier. Un chemin facile et en descente nous conduit jusque dans la petite vallée de Karanga. Pause pour le lunch. Les porteurs et les cuisiniers font le plein sur la dernière source d'altitude. Le sentier remonte ensuite un petit talus avant d'être parfaitement horizontal (4 150 m) jusqu'à la croisée des quatre chemins : à droite, la descente sur Mweka, tout droit, la direction de la voie Marangu, et à gauche, la montée que nous allons suivre et qui mène à Barafu Hut. Dîner et nuit en camp.
6 à 7 h de marche.

J 7/ Barafu Hut - Uhuru Peak (5 892 m) - Mweka Hut (3 100 m)
LE grand jour, celui du sommet. Départ vers minuit par une température glaciale ! La montée est raide, d'abord sur des moutonnements rocheux, puis, progressivement, dans une grande pente de cailloux et de cendres. Le sentier est moins marqué que sur la voie normale. Il convient de bien suivre le rythme lent et les pas du guide. Après 5 heures de montée, nous arrivons enfin au niveau du plateau sommital, à Stella Point, 5 700 mètres. Il reste encore une petite heure pour fouler le toit de l'Afrique. Descente en suivant le même chemin jusqu'à Barafu, puis, toujours en descente, sentier (très) raide jusqu'au replat de Mweka Hut, situé vers 3 100 mètres d'altitude, qui marque la descente sur la voie du même nom. Dîner et nuit en camp.
10 à 12 h de marche.

J 8/ Mweka Hut - porte du parc (1 600 m) - Arusha
Nous suivons toujours le sentier raide en descente qui mène au bout d'une piste plus ou moins carrossable où nous retrouvons les véhicules. Transfert à Arusha. Notre hôtel de très bonne catégorie est situé près du centre-ville et permet un tour dans les nombreuses petites boutiques de souvenirs ou une détente au bord de la superbe piscine.
3 à 4 h de marche.

J 9/ Arusha ou Aishi - Parc de Manyara - Karatu : porte du Ngorongoro
Dans la matinée, transfert pour Manyara. Safaris dans le parc pour l'observation animalière. Pique-nique. En fin de journée, montée à Karatu, la porte du parc du Ngorongoro. Installation en lodge, les hébergements traditionnels et typiques. Dîner et nuit en lodge.

J 10/ cratère du Parc du Ngorongoro - Ndutu : porte du Serengeti
Descente dans le cratère pour l'un des plus beaux safaris que l'on puisse faire en Afrique. Cette immense caldeira, de 15 km de diamètre, abrite l'une des faunes les plus riches du monde : lions, rhinocéros, gazelles, gnous, nombreux oiseaux, zèbres... Pique nique en cours de safari. En fin de journée, sortie du cratère et petite étape pour rejoindre le lac Ndutu, la porte du Serengeti. Installation dans notre lodge en tente de safari (avec lits et salle de bains) ou cottages. Dîner et nuit en lodge.

J 11/ Parc du Serengeti
Dans la matinée, transfert pour le Serengeti et game drives (safaris photo) tout au long de la journée. L'immensité est reine, la lumière souvent unique et la faune abondante. En fin de journée, installation en lodge, les hébergements traditionnels. Dîner et nuit en lodge.

J 12/ Parc du Serengeti
Une mémorable journée dans les grandes plaines du parc du Serengeti. Dîner et nuit en lodge.

J 13/ Serengeti - Olduvaï - Karatu : porte du Ngorongoro
La journée commence avec un arrêt au site paléontologique d'Olduvai à la recherche de nos lointains ancêtres, puis visite d'un village masai authentique. En fin de journée, retour à notre lodge du Ngorongoro, au-dessus des vallons sauvages du village de Karatu. Dîner et nuit en lodge.

J 14/ Ngorongoro - Arusha - Nairobi
Dans la matinée, dernier tour de ville à Arusha, puis retour à Nairobi. Pique-nique en route. Transfert à l'aéroport et vol de retour vers la France. Dîner dans l'avion.
Pour ceux qui ont choisi une extension, continuation de votre voyage vers les sites balnéaires ou les parcs animaliers de Tanzanie ou du Kenya.
5 h de transfert.

J 15/ France
Arrivée en France dans la journée.

http://www.cmontmorency.qc.ca/~mduchesne/B05Kilimandjaro.jpg




Crêtes vosgiennnes

05/06/2010 11:26
449 lectures
Quoi de mieux qu'un bon footing sur les Crêtes vosgiennes pour terminer la semaine.....plutôt que de rester enfermer a mater France-Chine.......:))




Nouveau site perso

17/01/2010 20:55
434 lectures
Ça y est je me lance, j'ai enfin un site perso, ou je peut m'étendre sur mes rando et autres expé, et bien évidement mes photos. Je suis pas un pro niveau informatique c'est pour ca que j'ai pris un créateur de site ultra simple, sans même avoir a explorer le mode HTML, en plus ce créateur de site est gratuit.
http://christophe-baumgart.jimdo.com/s/img/emotionheader.jpg?1263...

Site perso de Beerman


Trek 2009 "La haute route de l'Everest"

07/06/2009 11:54
10.047 lectures
Ça y est , c'est décidé et signé je pars au Népal du 15/10 au 07/11/09 pour un trekking exceptionnel dans les hautes vallées de la région du toit du monde.
Voici le descriptif :

Un programme original pour découvrir l'ensemble du pays sherpa, en parcourant toutes les vallées du Khumbu.
Depuis la capitale Namche Bazar, nous quittons l'itinéraire classique du trek de l'Everest pour emprunter les chemins menant au Tibet, en direction du très haut Nangpa la, au pied du Cho Oyu. Un premier col, le Renjo pass (5340 m), nous fait rejoindre une deuxième vallée importante, celle de Gokyo, avec ses lacs blottis contre la moraine d'un immense glacier. Nous enchaînons par le col glaciaire du Cho La (5420 m) pour descendre, face à l'Ama Dablam, au coeur des hauts sommets de la vallée de l'Everest. Nous allons contempler le géant du monde depuis le Kala Pattar (5550 m), avant d'escalader le troisième col, le Kongma La (5535 m), très proche des immenses faces sud du Nuptse et Lhotse. Nous arrivons dans la dernière vallée, celle de Chukung, près du célèbre sommet de trekking de l'Island peak.
Un circuit qui permet d'aborder toute la diversité de ces régions de montagnes très célèbres, tout en s'éloignant des foules sur des sentiers très peu fréquentés.

http://www.amis-childrenshome.org/documents/everest.jpg

Les points forts de ce voyage
• Une traversée avec trois cols d'envergure à plus de 5000 mètres.
• L'approche du Cho Oyu (8201 m), sixième sommet du monde.
• Une véritable “haute route” de 18 jours pour découvrir l'ensemble du pays sherpa.
• Six nuits dans les lodge-hôtel Yeti Mountain Home.

1.2 Au jour le jour

J 1/ Paris...
Vol pour Kathmandu.

J 2/ ... Kathmandu
Accueil. Installation à l'hôtel 5 étoiles Yak and Yeti dans le coeur palpitant de la ville. Quelques heures restent disponibles pour une courte visite de la ville. Dîner avec notre guide népalais qui nous accompagne pendant tout le voyage.

J 3/ Kathmandu
Découverte des principaux monuments de la vallée de Kathmandu : Pashupatinath, où se déroulent les crémations, et Bodnath, le plus grand stûpa de la vallée. L'après-midi, visite de Bhaktapur, cité médiévale au charme incontestable. Retour à Kathmandu. Hôtel.
NB : la visite de Kathmandu peut se faire à l'arrivée ou après le retour du trek, en fonction des contraintes locales.

J 4/ Kathmandu - Lukla (2850 m) - Phakding (2660 m)
En début de matinée, décollage de Kathmandu pour Lukla, magnifique vue sur l'Himalaya (vol à vue, qui ne peut s'effectuer que lors de bonnes conditions météorologiques). Organisation des charges avec les porteurs et les sherpas. Début du trek Lukla-Phakding (2660 m). Etape courte et facile. Nuit en lodge.
3 h de marche. M : 100 m. D : 290 m.

J 5/ Phakding - Namche Bazar (3440 m)
Rive droite, rive gauche de la Dudh Kosi, le chemin taillé dans la roche et bordé de cultures monte brusquement jusqu'à Namche Bazar, la capitale du pays sherpa. Nombreux petits commerces, souvenirs tibétains au marché (le samedi). Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
6 h de marche. M : 815 m. D : 35 m.

http://www.sports-sante.com/images/nepal/ville-nepal/namche-bazar...

J 6/ Namche Bazar
Journée de découverte des villages surplombant la capitale du pays sherpa. Montée à travers une petite forêt vers Syangboche. Sur les hauteurs, première découverte de l'Ama Dablam, Everest, Lothse et tout le haut Khumbu. Passage à Khumjung, Khunde. Possibilité de visite de Khumjung Hillary High School et Khunde Hospital : les deux établissements ont été construits à l'initiative de Sir Edmund Hillary. Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
5 à 6 h de marche. Possibilité d'une journée plus tranquille si vous le souhaitez.

J 7/ Namche Bazar - Thame (3820 m)
Quittant Namche, le chemin traverse des forêts de pins et de rhododendrons, et passe par de nombreux petits villages, comme Thame, dominé par une nonnerie. Vous découvrez une faune importante : daims musqués, faisans, tahr... Après avoir traversé le torrent Bhote Koshi, encaissé et bouillonnant, le chemin monte régulièrement jusqu'au village de Thame. Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
4 h de marche. M : 460 m. D : 80 m.

J 8/ Sumdur Ridge (4830 m)
Journée d'acclimatation. Vous gravissez le Sumdur Peak, belvédère sans aucune difficulté technique, au panorama inoubliable vers la secrète frontière tibétaine (profonde vallée du Nangpa La, Pasang Lamu Peak, Cho Oyu à 8201 m) et de très nombreux sommets entre 6 000 et 7 000 mètres. Retour au lodge de Thame. Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
6 h de marche. M : 1010 m. D : 1010 m.

J 9/ Thame - Marulung - Langden (4450 m)
Elévation régulière en rive gauche de la Bhote Khosi, dans des alpages ponctués de petits villages occupés au printemps et en été. Celui de Taranga est légendairement connu pour être le village du yeti ! Faute d'homme des neiges, on y trouve des pommes de terre délicieuses... Lunch à Marulung. Au-dessus de Marulung, la végétation et les habitations se raréfient. En passant par Arye, dernier hameau habité de la vallée, vous partez en direction du Nangpa La (5716 m), trop loin pour être atteint dans la journée. Le col est ouvert aux caravanes de yacks conduits par des marchands tibétains venant commercer dans le Khumbu. Panorama somptueux sur le Cho Oyu (8201 m) et de nombreux sommets entre 6 000 et 7 000 mètres. Retour à Langden. Nuit en lodge.
6 à 7 h de marche. M : 630 m.

J 10/ Langden (4450 m)
Une journée d'acclimatation est nécessaire avant le passage du Renjo Pass le lendemain. Repos ou balade au-dessus du village de Langden, en direction du col frontière du Nangpa La en fonction de la forme de chacun.
2 à 3 h de marche.

J 11/ Langden (4450m) - Renjo Pass (5365 m) - Gokyo (4750 m)
Bien acclimatés, vous pouvez aborder cette longue et belle journée. Depuis le col, la vue sur l'enfilade des plus hauts sommets du monde qui s'étendent vers l'est (Everest, Makalu, Pumori...) est fantastique. La paroi sud du Cho Oyu est toute proche. Descente sur le glacier de Gokyo, qu'il faut traverser avant de rejoindre les berges du lac du même nom. Nuit en lodge.
4 h de marche. M : 950 m. D : 600 m.

http://himalman.files.wordpress.com/2008/05/s2-view-of-gokyo.jpg

J 12/ Gokyo - (Dragnag) Tarnak (4700 m)
Etape courte. Vous prenez le chemin qui conduit au pied du Cho La. Traversée de la langue terminale du glacier Ngozumpa. Nuit en lodge au hameau de (Dragnag) Tarnak, situé au pied du Cho La, que vous traverserez le lendemain matin.
2 h 15 de marche. M : 50 m. D : 140 m.

J 13/ Dragnag - Cho La (5420 m) - Dzongla (4840 m)
Une pente raide avec un sentier mène au col (5 h de montée). Une nouvelle vallée s'ouvre, récompensant votre effort, premières vues sur l'Ama Dablam. Descente facile (court passage sur un glacier sans danger) vers le hameau de Dzongla. Lodge.
6 h 30 de marche. M : 800 m. D : 660 m.
NB : le passage du Cho La ne peut s'entreprendre que par beau temps et sans chute de neige fraîche. Le guide est seul juge des conditions.

J 14/ Dzongla - Lobuche (4910 m)
Marche à flanc de montagne pour une étape courte. Magnifique vue sur la face nord du (Jobo Lhaptshan) Cholatse, Nuptse, Pumori, Everest, Lhotse, Ama Dablam... Installation en lodge (rustique) à Lobuche.
3 h de marche. M : 170 m. D : 100 m.

J 15/ Lobuche - Kala Pattar (5650 m) - Gorakshep (5140 m)
Le chemin longe des vallées d'ablation et franchit les moraines du glacier pour arriver aux maisons de Gorak Shep, au pied du Kala Pattar. Montée régulière jusqu'à ce belvédère somptueux adossé au Pumori. Vue inoubliable sur le col Sud, passage clef de l'ascension de l'Everest et sur la presque totalité de l'itinéraire d'ascension au toit du monde. Retour au lodge de Gorakshep (5140 m).
6 h de marche. M : 750 m. D : 550 m.

J 16/ Gorakshep - camp de base de l'Everest - Lobuche (4910 m)
Nous profitons de la matinée pour gagner le camp de base de l'Everest (5357 m) au pied de la combe Ouest. Nous découvrons ce village de tente, point de départ de l'ascension du plus haut sommet.
Nous descendons ensuite sur le village de Lobuche “camp de base” du Kongma La. Nuit en lodge.
6 h de marche. DM : 160 m. DD : 390 m.

http://www.trektibet.com/images/everest_base_camp_tibet.jpg

J 17/ Lobuche (4910 m) - Kongma La (5535 m) - Chukung (4700 m)
Pour rejoindre les pentes du Kongma La, traversée du glacier du Khumbu. Montée soutenue jusqu'au col, au pied du Nuptse, vue plongeante sur le fleuve de glace et la vallée de l'Everest. Longue descente vers Chukung, dans un cirque exceptionnel, au pied de la mythique face sud du Lhotse, encore inviolée. Nuit en lodge.
8 h de marche. M : 670 m. D : 850 m.

J 18/ Chukung Ri (5550 m)
Journée en fonction de votre forme physique. Un premier belvédère, situé à 5043 mètres, permet d'avoir une belle vue d'ensemble sur les sommets. Les plus courageux peuvent gravir les pentes sommitales. Retour au lodge de Chukung.
Pour le sommet à 5550 mètres : 5 h 30 de marche. M : 820 m. D : 820 m.
Pour le sommet à 5043 mètres : 2 h 30 de marche. M : 320 m. D : 320 m.

J 19/ Chukung (4700 m) - Dingpoche - Pangboche (3980 m)
Belle descente dans la vallée du Khumbu, s'enroulant sous les faces de l'Ama Dablam. Vous retrouvez l'habitat permanent et l'activité agricole au village de Dingpoche, puis progressivement les forêts. Arrêt à Pangboche, au pied de l'Ama Dablam. Nuit en lodge.
4 h 30 de marche. D : 750 m.

J 20/ Pangboche - Namche Bazar (3440 m)
Descente rapide dans une belle forêt. Passerelle à Phunki, avant une lente remontée, puis un sentier-balcon aboutissant à Namche Bazar. Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
4 h 30 de marche. M : 360 m. D : 780 m.

J 21/ Namche - Phakding - Lukla (2800 m)
Vous connaissez déjà le chemin pour l'avoir emprunté à la montée. Généralement, on fête la réussite du trek avec nos amis sherpas. Nuit en lodge au Yeti Mountain Home.
7 h de marche. M : 325 m. D : 915 m.

J 22/ Vol Lukla - Kathmandu
Heure de décollage soumise aux aléas de la météorologie ; attente possible dans le petit aéroport. Transfert à l'hôtel à Kathmandu et après-midi libre.

J 23/ Kathmandu...
Selon les horaires de vol, transfert le matin ou l'après-midi à l'aéroport et vol pour la France. Dans le cas d'horaires tardifs, matinée libre à Kathmandu. Dans le cas d'horaires matinaux, arrivée le soir du J 23 à Paris.

J 24/ ... Paris
Arrivée à Paris.

http://www.echaillon.com/images/sejours/Nepal-temple.jpg





Trek en Patagonie "FITZ, TORRE ET PAINE "

25/09/2008 20:00
489 lectures
Voici le descriptif de mon prochain trek du mois de novembre 2008


Au sud du sud, la magie est dans l'instant, unique lorsque l'éclat du soleil enflamme la prodigieuse épure de roc lancée vers le ciel encore noir : Cerro Torre.
Au sud du sud, la magie est dans le vent qui prend son élan tout autour du monde pour venir frapper sans les soumettre les imprenables tours de la forteresse de granit. Le vent que l'on écoute s'acharner depuis l'abri chaleureux d'un bois de lengas : tours du Paine.
Au sud du sud, la magie est en toutes choses ("son cosas patagónicas"), qui fait que celui qui une fois est venu ne peut plus échapper à son destin : il lui faudra revenir.
http://www.allibert-trekking.com/Iconographie/38/H_ico_url_117258...

1.2 Au jour le jour

J 1/ Paris...
Départ de Paris en principe en fin de journée. Nuit à bord.

J 2/ ... Buenos Aires
Arrivée dans la matinée, transfert au centre-ville, installation à l'hôtel. Après-midi libre pour visiter cette belle capitale. Buenos Aires est une mégalopole fourmillante très intéressante : les rues commerçantes autour de l'axe de la Florida, la place de Mai, le musée des Beaux-Arts, le quartier San Telmo, la Boca et le Caminito, le cimetière de la Recoleta...

Parc national Los Glaciares

J 3/ Buenos Aires-El Calafate
3 heures d'avion environ jusqu'à El Calafate. Le véhicule qui nous servira pour tous les transferts en Patagonie est là. Logement en hôtel à El Calafate et fin d'après midi libre.

J 4/ El Calafate - El Chaltén - Pliegue Tumbado
4 heures de piste entre El Calafate et El Chaltén, village-point de départ pour le parc national Los Glaciares, le massif du Fitz Roy et le Cerro Torre. Installation dans un campement pour deux nuits. Balade dans l'après-midi jusqu'au Pliegue Tumbado avec une magnifique vue sur les faces sud du Cerro Torre et du Fitz Roy;
3 h de marche. M = D = 300 m.
J 5/ El Chaltén - Laguna Torre - El Chaltén
Nous quittons le village de El Chaltén pour monter en direction de la laguna (lac) Torre et du mirador Torre d'où nous avons une très belle perspective sur le Fitz Roy et le Cerro Torre. Poursuite jusqu'au mirador Maestri d'où nous approchons le Cerro Torre, certainement l'aiguille de granit la plus élancée et la plus célèbre du monde. Enfin, redescente à El Chaltén (même camp que la veille).
6 h de marche. M = D = 450 m.

J6 / El Chaltén - Camp Poincenot - Laguna de los Tres - Piedra del Fraile
Montée vers le camp Poincenot au pied du Fitz Roy, puis, si le temps le permet, aller-retour jusqu'à la laguna de los Tres. Randonnée pour rejoindre Piedra del Fraile. Installation dans ce camp pour trois nuits.
Sans l'aller-retour à la laguna de los Tres : 6 h de marche. M = 450 m, D = 200 m.
Avec la laguna de los Tres : 8 h de marche. M = 850 m, D = 600 m.

J 7/ Piedra del Fraile-pont río Eléctrico-El Calafate
Possibilité de faire une dernière balade avant le retour, puis marche le long du río Eléctrico afin de rejoindre notre véhicule. Récupération des bagages à l'hostería El Pilar, d'où nous avons une dernière belle perspective sur le massif du Fitz Roy... et en route pour 3 h de piste. Logement dans le même hôtel que le J 3.
2 h de marche.

Le glacier Perito Moreno

J 8/ El Calafate-Perito Moreno-El Calafate
Excursion au glacier Perito Moreno, une des merveilles de la Planète. Tous les émissaires de la grande calotte glaciaire de Patagonie sont gigantesques, longs de 15 à 50 kilomètres, larges de 3 à 8 kilomètres ; leurs fronts sont hauts de 40 à 80 m au-dessus du niveau de l'eau, car tous se jettent dans l'eau, les uns dans les canaux de l'archipel de la Patagonie chilienne, les autres dans les lacs immenses de la Patagonie argentine. Leurs fronts se déplacent de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres par an, se brisant en permanence en blocs de glace lentement évacués par le courant.
Le glacier Perito Moreno se distingue de ses voisins par un phénomène extraordinaire : son avancée au travers du lac Argentin finit par couper le lac en deux, isolant une branche à l'amont, faisant monter le niveau de l'eau de plusieurs dizaines de mètres jusqu'à ce que l'érosion et la pression de l'eau sur la glace rompent le front du glacier, vidant le barrage en un flux prodigieux. L'équilibre rétabli, le glacier reprend son avance et le cycle se poursuit sur deux à quatre années environ, jusqu'à la rupture suivante. La dernière rupture s'est produite en mars 2006. Possibilité d'excursion en bateau (non incluse dans le prix, 25 dollars américains à régler sur place) jusqu'au pied des tours de glace. Deuxième nuit à El Calafate.

Parc national des Tours du Paine (Chili)

J 9/ El Calafate-Puerto Natales
Transfert en minibus entre El Calafate et la petite ville de Puerto Natales, un petit port à l'abri des tempêtes du Pacifique,situé au bout du fjord de l'ultime Espérance ! Nuit dans une petite pension sympathique.
5 h de route (+ le temps de passer les postes-frontières).

J 10/ Puerto Natales - porte du parc - camp de Pehoe
Transfert de 2 h 30 pour arriver devant la porte du parc. Premières visions de ce parc grandiose et de ses lacs au bleu profond. Balade de deux heures à la découverte de la faune et de la flore locales, nombreux guanacos, oiseaux (caranchos et condors), renards, etc... En fin d'après midi transfert à Pudeto et traversée (une demi heure) en catamaran jusqu'au camp de Pehoe en plein coeur du parc. Installation pour trois nuits. .

J 11/ Camp de Pehoe - Valle del Francés - camp de Pehoe
Aller-retour, long et sportif, jusqu'à la vallée du Français. Un immense amphithéâtre de parois de granit (parmi les plus grandes verticales du monde, 1000 m et plus). Le chemin est long, mais au bout... la récompense est à la hauteur des efforts : inoubliable ! Campement.
8 h de marche.
J 12/ Camp de Pehoe - glacier Grey - camp de Pehoe
Aller-retour jusqu'au glacier Grey, énorme émissaire des immenses champs de glace du Hielo Continental qui s'écoule dans l'immense lac Grey. C'est somptueux, comme le glacier Moreno, mais beaucoup plus sauvage, loin du tourisme motorisé. Campement.
7 à 8 h de marche.
NB : L'ordre de réalisation des deux étapes ci-dessus peut être inversé en fonction de la météo.

J 13/ Camp de Pehoe - lac Pehoe - camp de la laguna Azul
Après le démontage du camp, matinée libre pour une balade en aller-retour sur les bords du lac Pehoe, à la découverte des magnifiques vues sur la vallée du Français et les eaux turquoises du lac. A la mi-journée, nous reprenons le même bateau que le J 15 pour le retour sur Pudeto. Balade à la spectaculaire chute de Salto Grande et le long du chemin mirador de los Cuernos del Paine, certainement l'une des plus belles vues du parc. En fin d'après-midi transfert au camp de laguna Azul (le lac bleu), qui offre sans aucun doute la plus belle vue sur les trois tours du Paine. Installation dans ce magnifique lieu pour deux nuits.

J 14/ Lago de las Torres del Paine
Un court transfert nous permet de rejoindre l'estancia de las Torres, point de départ pour la randonnée aller-retour au lac des tours du Paine. Longue... mais ô combien superbe étape ! Il faut compter 7 h si l'on va jusqu'au lac, l'un des très grands sites que vous offre ce voyage. Retour en fin de journée à notre campement de Laguna Azul.

J 15/ Laguna Azul - Calafate
Après le petit déjeuner et un dernier regard sur les tours du Paine, retour sur l'Argentine et El Calafate via le poste de frontière de Cerro Castillo. En milieu d'après midi arrivée à l'hôtel, installation et temps libre pour les derniers achats.
5 à 6 h de route.

J 16/ El Calafate - Buenos Aires
En fin de matinée vol pour Buenos Aires et continuation pour Paris, nuit dans l'avion

J 17/ ... Paris
Arrivée à Paris en principe en milieu de journée.

http://www.linternaute.com/voyager/amerique-du-sud/photo/la-patag...

Allibert , Montagnes et déserts

Ascension de l'Antofalla, sommet Est à 6353m d'altitude .

04/05/2008 18:19
1.624 lectures
2 Décembre 2007 désert d'Atacama , Argentine
Ascension de l'Antofalla, sommet Est à 6353m d'altitude .

S 25°33,236'
W 067°55,014'

Ca y est, c'est le grand jour, on est dimanche, il est 7h ,on va prendre le petit déjeuner dans la tente commodore.On est a notre camp de base, au pied du volcan, on est a plus de 4700 m d'altitude. La veille j'était en petite forme, persuadé que la grippe me guettait. Mais un remède au Dolirhume a fait disparaître tout ça , bonne nouvelle pour moi. On mange bien ce matin, faut nous bourrer de vitamines, la journée sera longue et très exigeante.
On prépare nos sacs de la journée, des fruits sec, beaucoup d'eau, et une couche de Gore-Tex au cas ou le vent, notre principal ennemi, ne se lève.

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/atacama-2007-car...

Il est 8h nous embarquons dans nos Land Rover direction le plus haut possible. On roule environ une demi heure, on passe dans des endroits ou j'aurais jamais cru qu'un 4/4 aurait pu passer, c'est du costaud un Land. La pente se fais de plus en plus raide, les moteurs toussotent, le manque d'oxygène se fait aussi ressentir pour eux. Ca y est on arrive plus a avancer, on se gare , direction vers le bas pour pouvoir démarrer avec la pente.
On est arrivé 5236m avec nos Land, impressionnant...mais il nous reste plus de 1100m de dénivelé jusqu'au sommet, ça risque d'être long....très long..

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On règle les sangles de nos sacs, on vérifie notre matériel, on regarde vers le sommet qu'on devine plus haut, et il est temps de partir a l'assaut de ce géant, qui n'a été gravi qu'une demi douzaine de fois depuis le début de l'ère moderne....En route pour l'histoire...

On est parti, la pente est forte, mais régulière. Le vent ,étrangement manque a l'appel, ça peut être un sacré avantage pour nous. Je suis étonnement en forme, mes jambes répondent parfaitement, niveau respiration ça va, je pars sur un rythme ultra lent, mais régulier, j'essaye de m'arrêter le moins souvent. Mais déjà Jean nous quitte, il est malade depuis quelques jours, ne se faisait guère d'illusion pour le sommet, mais voulait quand même essayer, tout a son honneur .
On continue notre progression, lente mais efficace, je suis bien placé, pas trop loin d'Henry, ce qui est un bon signe pour moi. On avale les 300 premiers mètres de dénivelé en 1h20, ce qui est excellent .Le groupe est très étendu, on décide de faire plusieurs groupe, avec dans chacun un de nos guides. Je suis dans le premier avec Henry, Gilles, Nicolas, Sébastien et Jacques le frère jumeau de Jean, qui a du redescendre au voitures.
On mange un peu, des fruits secs et beaucoup d'eau, c'est l'idéal pour l'effort. L'altitude se fait ressentir de plus en plus, mais grâce au exercices de respirations que m'a appris Claudio, notre docteur, je gère très bien ma respiration.

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On repart , je regarde de plus en plus mon GPS, pour y voir qu'on vient de dépasser les 5909m du Galan, notre ascension d'entraînement. Je marche a présent dans l'inconnu, tout est nouveau et inédit a présent.
La pente se raidit de plus en plus, le sol est dur, mais par endroit les scories rendent l'ascension éprouvante. Je bois de plus en plus, malgré l'air qui se rafraîchit, le ciel se couvre au loin, c'est pas bon tout ça..

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Je commence a perdre du terrain, les sportifs sont tous devant, j'ai un coup de mou. Je m'assoit quelques minutes pour manger quelques fruits secs et surtout bien boire. Je consulte mon GPS et m'aperçoit que je frôle les 6000m, ça me remet d'aplomb et les forces me reviennent. Je distingue les autres loin devant, mais je suis encore loin du sommet. Derrière moi , Jacques s'accroche et continue sa progression tant bien que mal, les autres sont très loin derrière, je ne les vois même pas, Claudio le docteur n'est pas dans un bon jour, contrairement a son ascension du Galan, ou il est arrivé le premier au sommet
Ca y est pour la première fois de ma vie je suis au dessus des 6000m ,ça me remplit de joie et me persuade d'arriver au sommet, il ne reste « que » 350m....
Mais ça devient dur, les jambes répondent toujours étonnement bien, mais le souffle c'est une autre histoire. Je m'accroche, et continue ma lente progression dans ce décor lunaire, 6040m, 6050m, 6060m....je compte les mètres qui me séparent du sommet.. je m'arrête toute les cinq minute pour essayer de reprendre un soupçon de souffle, loin d'être évident.

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Cette fois je suis seul, je vois plus les autres devant, et très loin derrière je vois Jacques toujours la et qui marche toujours et encore. Je dépasse les 6100m c'est de plus en plus dur de récupérer, plein de choses me passe par la tête, je pense a ma famille, a mes amis, eux qui se demandent ou je suis a l'heure actuelle....personne n'imagine que je suis a 6200m en pleine ascension d'un 6300m alors qu'a l'origine on aurait du faire qu'un « petit » 6100m...
Mine de rien je suis passé les 6200m, mais c'est long.....je fais 3 pas, je dois me reposer deux ou trois minutes, et ainsi de suite. Mais je lâche rien, je veux y arriver, coûte que coûte, je sais que je suis près d'un exploit qui restera gravé a jamais en moi . J'arrive maintenant a un col, le même col ou Henry a battu le record du monde en altitude en moto a 6243m, avec la moto de Françoise, notre cuisinière alsacienne de l'expédition. Savoir que la moto la plus haute du monde est alsacienne me remet du baume au coeur, et je me remet a monter.
Mais ça se corse, les scories refont leur apparitions, ça devient pénible a marcher, on fait deux pas, on redescend d'un.....mais je m'accroche, je suis tout seul, mais je continue....

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J'aperçois tout en haut des bâtons qui me font signe et voit que c'est Sébastien qui m'encourage et m'indique le chemin a suivre. Je continue ma lente grimpée, je veux boire un peu, mais je constate que mon camel bag est gelé...j'ai encore de l'eau mais dans mon sac, et défaire le sac, le poser par terre, prendre la gourde, me relever, c'est trop d'effort...tant pis je boirais peut être après..
Je suis a bout de force ca fait plus d'une heure que je suis dans cette partie très pentue, je ne suis qu'a 6280m....je commence a perdre un peu le moral....je repense a tous ceux que j'aime, il faut que je réussisse , pour leur raconter, je me doit de gravir ce volcan, après tout il ne me reste plus que 70m..c'est rien....

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Mais le temps se gâte, il neige même sur les sommets au loin, le rythme de mes pas devient lent, très lent....Encore un petit effort et je passe cette crête qui ne doit pas être loin du sommet....il faut que j'y arrive, je n'ai pas le droit de flancher si près du but.
Mais la il n'y a personne, je regarde mon GPS, il me dit 6320m , il m'en manque encore, on sont mes amis....je suis près de craquer quand je les voit au loin , après un faux plat et une dernière grimpée...ils me font signes, j'entend vaguement des encouragements. Mais j'en peu plus, les larmes me viennent, je suis a bout....il me reste 30m de dénivelé, mais 500m linéaire a faire....Y'a plus d'air, les exercices de respirations ne me servent plus, je respire comme un cheval, il me faut le maximum d'air pour y arriver, j'ouvre toutes mes sangles de mon sac, ouvre ma veste, il me faut de l'air....
Le sommet est la bas, mes amis m'attendent, je dois y aller. Je rassemble le peu de force qu'il me reste et continue , je titube, mes jambes ne répondent plus trop...je passe la première bosse et tombe comme un ivrogne, je suis en larme, je pleure comme un gamin, pas parce que je n'y arrive plus, mais parce que maintenant je sais que je vais y arriver. J'ai besoin de cinq bonnes minutes pour me remettre de ces émotions, je me relève et avales les derniers mètres qui me séparent du sommet. Mes amis m'accueillent au somment avec un Hip Hip Hourra qui me remplit de fierté. Ils ne pensaient jamais que j'arriverai au sommet en solitaire comme je l'ai fait, je les ai bluffé sur ce coup.
Cette fois j'y suis, j'y suis arrivé, après 5h58 de montée j'arrive a 6353m d'altitude

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/atacama-2007-car...

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Quelle fierté, je me sent le maître du monde, on domine tout le désert. Même si le mauvais temps arrive, je n'arrive pas a croire que je suis la haut. le spectacle est incroyable, il y a même des ruines Incas, tout simplement hallucinant.
Henry sort alors le petit tuperware en plastique qu'il avait abrité sous les rochers, lors de sa premier fois sur ce volcan qu'il a déflorer, et constate que personne n'est venu s'inscrire après les 6 premiers nom de la liste. On est donc la deuxième équipe a avoir gravi l'Antofalla, moi je suis le premier alsacien au sommet, et le 12 homme de l'histoire moderne, ça me sidère.
Je n'arrive toujours pas a parler, a cause de ma respiration, mais mes amis me congratulent et insistent pour que je pose avec mon écharpe du Racing Club de Strasbourg, cette photo va devenir mythique . Apres une dernière série de photos de groupe, il faut se résoudre a redescendre, le temps devient très mauvais la haut.

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/atacama-2007-car...

Quelle sensations, quelle fierté d'être parvenu malgré tout la haut, j'ai dépassé mes propres limites, je suis allé au bout, je ne pensai pas pouvoir faire un exploit pareil.....
Même aujourd'hui j'ai du mal a réaliser que je suis monter sur un 6353m, avec mes chaussures de marche, mais surtout avec la volonté...
On dit souvent qu'avec la volonté on déplace les montagnes, la je l'ai grimpée....

Merci a Henry sans qui rien n'aurait été faisable, a Gilles, a Nicolas, a Sébastien et a Ariel, a tout cette chouette équipe de marcheurs qui on gravi le sommet Est de l'Antofalla le 2 décembre 2007, merci les gars...
Et une pensée pour les autres qui n'ont pas atteint le sommet mais qui sont arrivé a 6243m, bravo a tous, les amis , le champagne du soir a été mérité pour tout le monde.

Merci...

http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/hp051-3353d_thumb.jpg

Expédition à 6000 mètres dans l'Atacama

14/09/2007 22:20
1.111 lectures
Exploration de la Puna d'Atacama et Ascension du Vallecito, à 6150 mètres
Pays : Argentine
Région : Désert d'Atacama
Esprit : Voyage d'exploration
Départ le : 19 Novembre 2007
Retour le : 9 Décembre 2007

Terre Oubliée entre toutes, la Puna de l'Atacama argentin est un lieu comme il en existe peu sur la planète. Composée d'innombrables volcans, de lacs aux couleurs hallucinantes et de salars grandioses, elle fait aujourd'hui partie des derniers trésors de la planète. Un trésor encore très bien gardé dont nous vous livrons ici les secrets.

L'Homme cède sa place à une faune omniprésente malgré la rigueur du climat et les conditions de vie si difficiles à une telle altitude.

http://www.terres-oubliees.com/terresoubliees/documents/destinati...

Le voyage que nous vous proposons ici est une véritable exploration de cette région hors normes. Grâce à nos 4x4 parfaitement adaptés au terrain, nous allons partir au coeur de la Cordillère pour vivre une expérience exceptionnelle : tenter l'ascension d'un volcan de plus de 6000 mètres, perdu quelque part au beau milieu de l'Atacama. Un volcan qui, à notre connaissance, n'aurait été gravi que 5 ou 6 fois dans le passé. Car s'il ne comporte pas de difficulté technique, ce volcan n'en est pas moins très difficile d'accès.

Auparavant, de nombreuses randonnées sont autant d'occasions de s'émerveiller et de s'acclimater à l'altitude...

Durée : 21 jours
Voyage itinérant en 4x4
Randonnées sans portage
Ascension de deux volcans dont l'un à 6000 m
Niveau : Modéré à Soutenu
Nuits en hôtel et sous tente

http://www.terres-oubliees.com/terresoubliees/documents/destinati...

Points forts :
L'Atacama argentin est aujourd'hui la seule partie de la région épargnée par le tourisme. Loin des sentiers classiques de l'Atacama chilien et des pistes non moins tracées du Sud Lipez, nous vous offrons ici le privilège de pénétrer un monde à part, en avant première. Un monde où les paysages sont à l'image de cette région : époustouflants ! Une vraie Terre Oubliée que nous sommes fiers de pouvoir vous proposer dans d'excellentes conditions.

Henri, français et ancien ingénieur dans l'automobile, est de ceux qui détiennent les clés de ce trésor. Il est même celui qui connaît sans doute le mieux aujourd'hui cette partie du monde, pour l'avoir explorée depuis plus de 20 ans et pour l'explorer encore, dès qu'il en a l'occasion, avec ses amis. C'est avec lui que nous avons imaginé cette exploration, et c'est avec ses véhicules, des Land Rover équipés par ses soins et parfaitement adaptés au terrain, que nous partirons explorer la Cordillère. Il fait partie des très rares personnes à avoir gravi ce fameux volcan Vallecito (5 ou 6 à ce jour), et son expérience est un atout certain pour la réussite de l'expédition.

http://www.terres-oubliees.com/terresoubliees/documents/destinati...

Cette région des Andes abonde de sommets et de volcans dont beaucoup atteignent et dépassent les 6000 mètres. Afin d'aborder l'ascension dans les meilleures conditions possibles, nous effectuons au préalable une autre ascension -facile-, celle du volcan Galan à près de 5900 mètres d'altitude. Jour après jour, la montée en altitude est programmée pour une parfaite acclimatation à l'altitude.

Comme dans le voyage de 16 jours les hébergements ont tous été rigoureusement choisis pour leur situation ou leur accueil. Nous passons en tout 8 nuits sous la tente pour pénétrer des zones presque totalement inexplorées. Les rencontres ne sont pas absentes puisque nous irons rendre visite à une école du bout du monde, où élèves et enseignants partagent leur quotidien pendant plusieurs semaines avant de pouvoir rentrer chez eux !

Dans un souci de sécurité et de sérénité, et vu l'isolement de la zone de l'exploration, nous avons choisi de partir de France un téléphone satellite qui servira uniquement en cas de problème grave, ainsi qu'un caisson hyperbare et de l'oxygène.

Ce voyage est d'autant plus exceptionnel que les ascensions sont facultatives. En effet, l'approche du volcan se fait en 4x4 et l'ascension s'effectue sur une seule journée. Quant aux autres randonnées, elles sont également facultatives bien qu'il serait dommage de passer à côté ! C'est donc l'occasion pour les moins ambitieux de vivre là une expérience hors du commun, sans pour autant avoir une condition physique extraordinaire.

Quant au tarif que nous vous proposons, il comprend absolument tout, y compris le vin à table du premier au dernier jour !

Un petit conseil : doublez votre stock habituel de pellicules ou de carte mémoire...

Groupe de 6 à 10 participants

Une occasion unique d'effectuer l'ascension d'un 6000 !

http://www.terres-oubliees.com/terresoubliees/documents/destinati...

terres oubliés


Cannibal Corpse a la nouvelle star allemande

03/06/2007 11:29
369 lectures
Voici un concurent hallucinant dans l'emmission Nouvelle Star version Allemande. Il chante du Cannibal Corpse!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A voir la tete des jury, il ne gagnera probablement pas...

Impossible d'afficher la vidéo Youtube I4t6f5NbcpQ via l'API



J'aurais bien aimé voir ce genre de gars chez Marianne James et cie....pas sur qu'il l'auraient pris a la rigolade.


Un Noël rock n' roll avec Beerman

24/12/2006 13:59
422 lectures
Quelques morceaux de Noël revisité par le Trans Siberian Orchestra,side projet des membres de l'excellent groupe americain Savatage.
Le trans siberian est un groupe méconnu en France mais qui a un succés enorme aux états unis ou il multiplie les tournée en ces periodes de fetes.

Faith Noel


Christmas Canon Rock


An Angel Came Down



Joyeux Noel a toushttp://blogsimages.skynet.be/images/002/906/976_65405c08f373cc5ff...


Au fait vous aimez mon sapin???
http://slivki.tritiumnet.org/Pictures/Beer_Christmas.jpeg

Halloween par Helloween

05/11/2006 17:49
352 lectures
En ces temps d'Hallowenn.....

Un des premiers clips d'un groupe culte de metal

En 1988 Helloween ,un groupe allemand fait son trou dans le monde du heavy metal et sort ses premiers clip dont Halloween,chanson a rallonge,qui les différenciait des autres groupes de metal "traditionnel.



Impossible d'afficher la vidéo Youtube ZSEbqEs3khU via l'API



Savage pumpkins play rock'n roll..........

Road trip au pays du Long Nuage Blanc

10/08/2006 20:09
936 lectures
Voici un petit descriptif de mes prochaine 3 semaines
http://www.ginini.com/nz/maps/newzealand.gif

14/08/2006 au 16/08/2006 • Vol Paris - Hong Kong
Envol de Paris en fin d'après-midi, première nuit à bord de l'avion.
Arrivée prévue à Hong Kong à la mi-journée. Plaque tournante commerciale au carrefour de l'Extrême-Orient et de l'Occident, la baie de Hong Kong porte en elle tout un monde de magie et de mysticisme. Mêlant 150 ans d'influence coloniale à 6 000 ans de traditions chinoises, la ville n'a cessé de fasciner de nombreuses générations de voyageurs. Dans les quartiers animés, de jour comme de nuit, les gratte-ciel géants de verre et d'acier côtoient les échoppes les plus étonnantes de la rue des serpents, de la rue des herboristes, du marché des antiquaires... ou encore, du marché de jade. A Hong Kong, ne manquez pas - à la nuit tombante - la vue unique qu'offre le Pic Victoria sur la voie lactée. Bienvenue à Hong Kong, port de lumière, porte de l'Asie .



16/08/2006 au 18/08/2006 • Vol Hong-Kong - Auckland
Départ de Hong Kong en début de soirée, dîner et nuit dans l'avion, arrivée sur Auckland dans la matinée. Imaginez une ville moderne, deux ports avec des milliers de bateaux, un grand pont traversant la baie, des îles magnifiques au large... Le tout situé sur deux immenses baies du Pacifique Sud, dominées par de nombreux cônes volcaniques... Vous êtes à Auckland, la cité des voiles !




18/08/2006 au 20/08/2006 • Auckland - Rotorua (235 km)
Départ pour Rotorua : volcans enneigés, sites géothermiques, chaînes montagneuses, points de vue uniques... Deux journées Grandeur Nature ! Rotorua est la zone où l'activité volcanique est l'une des plus fortes au monde!

http://www.hobbitontours.com/images/fp-hobbiton.jpg


20/08/2006 • Rotorua - Wellington (460 km)
Départ pour le sud de l'île à travers de fabuleux décors de montagne. Vous passerez par Taupo, pour admirer le plus grand lac de Nouvelle-Zélande avant de traverser le Parc National Tongariro où s'élèvent trois hauts volcans en activité. Arrivée à Wellington, la capitale du pays, une ville portuaire splendide et calme, encadrée de montagnes abruptes.




21/08/2006 au 23/08/2006 • Wellington - Nelson (traversée en bateau 3h + 100 km)
Traversée du détroit de Cook jusqu'à Picton. Le nord de l'île de Jade dispose de nombreux atouts : un climat ensoleillé, une côte sauvage et variée, une gastronomie et des vins de qualité... Vous y trouverez aussi le Parc National d'Abel Tasman, l'un des plus beaux de Nouvelle-Zélande, avec ses plages de sable doré...




23/08/2006 • Nelson - Greymouth (330 km)
Aujourd'hui, la route est superbe, elle longe les étroites gorges de Buller avant de rejoindre Westport où vous pourrez aller à la rencontre d'une colonie de phoques ! Ne manquez pas de visiter les formations rocheuses de Punakaiki, avant d'arriver à Greymouth aux portes d'une région où abondent forêts tropicales, lacs et rivières...




24/08/2006 • Greymouth - Fox Glacier (200 km)
Départ matinal en direction d'Hokitika, capitale de la “pierre verte” puis continuation à travers les routes de montagnes pour vous rendre aux glaciers Franz Josef ou Fox. Nous vous conseillons de partir en randonnée jusqu'à la base du glacier, à la découverte de forêts peuplées d'oiseaux.

http://www.foxguides.co.nz/assets/gallery/image-1.jpg

25/08/2006 • Fox Glacier - Wanaka (265 km)
Consacrez cette journée à la découverte de la forêt tropicale et ses nombreuses chutes d'eau. Poursuivez ensuite vers Wanaka, paradis des amateurs de grand air et de nature, seule voie d'accès au Parc du Mont Aspiring. Au programme : baignades, randonnées, croisière...


26/08/2006 • Wanaka - Te Anau (275 km)
En route pour l'extrême sud de l'île ! Vous longerez le lac de Wakatipu avant d'arriver à Kingston, la ville du train à vapeur. Dans l'après-midi, nous vous recommandons les fascinantes grottes calcaires de Te Anau, illuminées par des milliers de vers luisants...


27/08/2006 au 29/08/2006 • Te Anau - Milford Sound - Queenstown (410 km)
Départ matinal pour admirer le Parc National du Fiordland. Il vous faudra plus de 2 heures pour rejoindre Milford Sound mais la route vaut vraiment le voyage ! Continuation vers Queenstown, la ville de l'extrême, qui bénéficie de l'un des cadres les plus spectaculaires au monde...


29/08/2006 • Queenstown - Mount Cook - Twizel (330 km)
Rejoignez la région des hautes montagnes. Le Mont Cook avec ses 3 754 mètres reste le plus haut sommet de cette partie du monde. Plusieurs pistes bien tracées et soigneusement balisées s'adressent à des marcheurs sans expérience et ont essentiellement pour but la découverte de la végétation, des oiseaux du parc et des points de vue à couper le souffle.


30/08/2006 au 1/09/2006 • Twizel - Christchurch (285 km)
Découvrez Christchurch, la ville la plus anglaise du pays avec sa cathédrale, ses bâtiments typiques, ses nombreux bars et cafés.


1/09/2006 • Christchurch. Départ
Route vers l'aéroport ce matin et remise de votre véhicule de location avant de prendre votre envol pour la France (via Hong Kong). Dîner et nuit à bord de l'avion.



2/09/2006 • Arrivée à Paris tôt ce matin, la tête pleine de rêves...

Barentsburg, goulag Russe en Europe...

16/04/2006 09:51
2.688 lectures
Spitzberg :
glaciale cohabitation

Entre Russie et Norvège, la zone habitée la plus septentrionale de la planète témoigne encore de la vieille coupure Est-Ouest
http://www.russia.no/regional/svalbard/svalbard-map-2.gif
De notre envoyé spécial

Accrochée au flanc d'un fjord, Barentsburg semble surgie de l'ancienne URSS. Un imposant buste de Lénine trône sur la place centrale. Sur les murs de la ville, des fresques promettent au prolétariat un avenir radieux. Et, pour couronner le tout, une centrale thermique crache une fumée noirâtre qui stagne dans le ciel cristallin de cette lugubre cité de HLM. Pourtant, malgré les apparences, cette localité minière où vivent 800 Russes et Ukrainiens se situe en Norvège. Et plus précisément dans le Spitzberg, île principale du Svalbard, cet archipel du Grand Nord presque aussi vaste que l'Irlande. A moins de 1000 kilomètres du pôle, il possède la particularité d'être le lieu habité le plus septentrional de la planète : 3 000 habitants, majoritairement norvégiens, cohabitent avec 6 000 ours blancs sur ce territoire montagneux où la nuit polaire s'éternise trois mois et demi durant à partir du 1er novembre.
http://home.online.no/~okleven/Bilder/barentsb.JPG
Barentsburg la russe n'est pas, loin s'en faut, la seule originalité du Spitzberg, dont le statut politique constitue en soi une curiosité. Il faut remonter au traité de Versailles, en 1919, pour trouver les origines de cette étrange cohabitation russo-norvégienne au nord du 78e parallèle. A l'époque, le jeune Etat norvégien (devenu indépendant de la Suède en 1905) revendique la souveraineté sur le Spitzberg. Cette terre sauvage n'est alors qu'un no man's land sans statut où un riche aventurier américain, Longyear, s'est depuis peu lancé dans l'extraction du charbon. Coup de chance pour la Norvège : les Russes, très occupés par leur révolution, sont absents de Versailles. « Ils furent pourtant, dès la fin du XVIIe siècle, sous l'impulsion du tsar Pierre le Grand, les premiers à fréquenter régulièrement l'archipel pour y chasser l'ours, le renne et le renard », rappelle l'historien et membre du gouvernement local Per Kyrre Reymert.
Les absents ayant toujours tort, le royaume norvégien obtient gain de cause. Cependant, deux clauses du traité du Svalbard, signé en 1920, prévoient l'internationalisation et la démilitarisation de ce territoire d'outre-mer. En clair, la Norvège reçoit la souveraineté. Mais les nations signataires, dont la France, peuvent, sous certaines conditions, en extraire du minerai ou y mener des recherches scientifiques. Par ailleurs, toute activité militaire y est proscrite. Dès 1932, l'Union soviétique réaffirme son intérêt pour le Spitzberg. Et implante une colonie à Barentsburg, à 40 kilomètres de la « capitale » norvégienne Longyearbyen, également vouée à l'extraction du charbon. Arrive la guerre froide : le Spitzberg devient un enjeu géostratégique. Sa situation idéale, à quelques encablures de l'océan Arctique, où se rassemblent la plupart des sous-marins nucléaires des deux blocs, permet, par exemple, grâce à des stations de radars secrètes, de surveiller les submersibles russes en provenance de Mourmansk, leur port d'attache.
Aujourd'hui, quinze ans après l'éclatement de l'empire soviétique, Barentsburg- en déclin et en proie à la mafia - et Longyearbyen - dont la prospérité est visible à l'oeil nu -résument les destinées diamétralement opposées de deux mondes. Côté norvégien, pas moins de quatre restaurants, deux hôtels de luxe, une discothèque, une piscine, un supermarché (approvisionné en vins fins et en fruits tropicaux), un bureau de poste, une banque, un musée et un journal local concourent à l'animation de la « capitale », qui compte aussi une université internationale en pleine expansion. Créée voilà une décennie, l'université du Svalbard accueille 250 étudiants en climatologie, géophysique, géologie ou technologie, dont le cursus commence... par deux journées d'initiation aux techniques d'autodéfense contre les ours, principal danger hors des zones habitées ! Enfin, la présence de tour-opérateurs témoigne de la vitalité touristique du Spitzberg, relié au continent par 14 vols hebdomadaires en été et 5 en hiver. « Ici, nous ne manquons de rien », résume le gouverneur, Odd Olsen Ingero, qui se rend une fois par semaine à Barentsburg en hélicoptère afin d'y réaffirmer symboliquement la souveraineté norvégienne.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/barents5-8b611_t...
A seulement deux heures de scooter des neiges à travers la montagne et le blizzard, la cité russe se situe pourtant à des années-lumière de Longyearbyen. Aux mains d'une clique mafieuse, la mine de Barentsburg est loin d'être gérée selon le modèle social Scandinave. « Les mineurs sont essentiellement recrutés en Ukraine, où 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, raconte le militant humanitaire norvégien Gustav Halsvik, réputé être le meilleur connaisseur de Barentsburg, où il va régulièrement. La compagnie charbonnière russe Trust Arktikugol leur promet le paradis, mais les mineurs ne signent leur contrat qu'une fois arrivés sur place. Ils découvrent alors que le salaire promis a été divisé par trois. » Les mécontents sont cyniquement invités à repartir chez eux. Mais avec quel argent ? Le billet de bateau pour Mourmansk est au-dessus de leurs moyens. « En fait, il s'agit de contrats d'esclavage ! Ici, les gens vivaient mieux au temps du communisme », s'indigne Halsvik, qui a, par deux fois, reçu des menaces de mort.
Au fond de la mine russe, les conditions de sécurité sont déplorables. En 1997, un coup de grisou a fait 24 morts. Le traumatisme fut d'autant plus grand qu'il survint un an après le crash d'un Tupolev qui fit 144 victimes.

"Les mineurs découvrent en arrivant que le salaire promis a été divisé par trois"

En ville, la situation sanitaire est tout aussi affligeante. Le lait, le savon, le papier hygiénique sont des denrées rares, voire introuvables. Dans l'unique magasin de détail, géré par la direction de la mine, le choix se limite à moins d'une dizaine de produits différents. En définitive, seule l'action de quelques ONG norvégiennes rend le quotidien des habitants supportable. Ce sont elles qui ont permis la réouverture de l'école primaire (40 élèves), fermée pendant deux ans. Régulièrement, les ONG organisent aussi des collectes de vêtements chauds et de nourriture. Mais cette charité n'est pas toujours bien ordonnée. Ainsi, l'année dernière, 47 000 couronnes (8 500 euros) et des aliments devaient être distribués aux élèves de l'école de Barentsburg. Arrivés sur place, les responsables norvégiens eurent la surprise de constater que les dirigeants russes n'avaient même pas prévenu la population de l'existence de ladite opération caritative... La distribution fut annulée in extremis et reportée sine die.
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Pour arrondir ses fins de mois, la direction de Trust Arktikugol peut en tout cas compter sur la manne touristique. La plupart des 35 000 visiteurs qui se rendent chaque année au Spitzberg, via des tour-opérateurs norvégiens, désirent en effet connaître Barentsburg, cet insolite musée vivant du postcommunisme. Une taxe de 6 euros par touriste est exigée. Cela va sans dire : le produit de cet impôt n'est pas investi localement mais empoché par quelques privilégiés. cette rente de situation ne durera peut-être pas éternellement. Les réserves de charbon de Barentsburg touchent à leur fin et seront épuisées d'ici à dix ans. En théorie, les Russes - déjà trois fois moins nombreux qu'au temps du communisme - pourraient alors avoir disparu du paysage. Mais en pratique c'est une autre histoire. Déjà un nouveau site d'extraction minière est envisagé, à 20 kilomètres de Barentsburg. La difficulté est que ce projet suppose un investissement considérable pour une rentabilité nulle. Complication supplémentaire : la Norvège a promulgué en 2001 une loi sur l'environnement destinée à faire du Spitzberg un sanctuaire écologique... et à freiner tout projet de développement mal maîtrisé. Sans le dire ouvertement, les Norvégiens trouvent le voisinage russe quelque peu encombrant. En guerre larvée pour les ressources de l'Arctique, la Russie et la Norvège, respectivement 2e et 3e exportateurs de pétrole mondiaux, se disputent d'ailleurs depuis trente ans les eaux territoriales de la mer de Barents.
http://www.racingstub.com/blogs/b/beerman/photos/barents4-d7279_t...
Très poissonneuses, elles sont également supposées fabuleusement riches en hydrocarbures. Or maintenir une présence significative au Spitzberg est indispensable aux Russes pour faire valoir leurs prétentions sur les mers alentour. Réaliste, le gouverneur norvégien semble d'ores et déjà exclure l'éventualité d'un retrait russe. Avec un art consommé de la litote, il avance même : « Leur départ serait une très grande perte pour le Spitzberg. » Qu'en termes diplomatiques ces choses-là sont dites...

Axel Gyldén

Rencontre avec l'ours polaire....

26/03/2006 15:50
427 lectures
Extrait du journal de bord de ma randonnée au Spitzberg en aout 2004 par mon guide Pascal Lacanal

Rencontres
avec des ours
Journal du Spitsberg – Pascal Lacanal

Vendredi 27 août
12 heures – Au quatrième jour, sous le pic de Kolberget qui domine le site à l'abandon de Grumantbyen, nous avançons sous un crachin ordinaire.
Toute la matinée, nous avons suivi l'ancien chemin de fer qui desservait le port minier d'exportation sur la Colesbukta, la baie du charbon. L'itinéraire suit le trait de côte et une galerie de bois protège toute une section de la voie sous un fort escarpement menaçant. Au début, il est plaisant de se faufiler dans ce couloir de madriers mais à sauter d'une traverse sur l'autre le jeu devient vite fastidieux. Parfois les ouvrages sont avachis et il faut se courber ou bien s'écarter pour pénétrer à nouveau dans le boyau en clair obscur ; une autre fois encore, c'est un pont qui n'enjambe plus un ravin, alors on descend, on remonte et on entre à nouveau sous la voûte. Le travail du gel a déformé celui des hommes, ainsi le ballast a gonflé, s'est déplacé ou s'est effondré ; les rails gondolent, divaguent inutiles. Un outil oublié, des isolateurs de porcelaine blanche sur une ligne téléphonique coupée, des boulons rouillés, un wagonnet basculé, on cherche les fantômes. Nous sortons au jour sur une terrasse assez large où la voie peut enfin circuler sans protection. Sur une plateforme de briques gagnée par la végétation, un lit en fer se détache sur fond de mer. La maison a sans doute été récupérée, par contre le couchage n'en valait plus la peine. Et toujours nous cahotons, traverse après traverse. Enfin nous pensons apercevoir Grumantbyen quand la falaise se redresse et vient barrer la vue. A présent, c'est un percement en béton dans lequel il faudrait se glisser. Avec mes bottes, je m'avance dans l'eau qui occupe la base du tunnel. A quelques pas, une vieille neige dure obstrue totalement le passage. A l'extérieur, Olivier tente un contournement à flanc de montagne, or il revient déjà, la pente est trop forte. Il nous a donc fallu grimper de face sur ces éboulis mêlés de terre, aussi relevés qu'une échelle. Pour la première fois depuis le départ, Christophe accuse le coup.
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12 heures 20 - A presque deux cent mètres d'altitude je cherche mon chemin dans une brume qui s'épaissit au fur et à mesure de l'ascension. Puis, la pente s'adoucit et j'essaie de lire dans les lichens épais un vague piétinement de la végétation, une ombre de sentier. Nous atteignons un petit replat et tout d'un coup me vient au nez cette odeur unique et inoubliable. Aucun doute, l'effluve est puissant, la preuve certaine d'une urine d'ours toute fraîche. Le groupe se resserre, Frédéric rappelle son père à l'ordre : « Allez Papa, déconne pas ! » mais Jacques le rabroue, il en a vu d'autres. Pluie ou pas, je déshabille Carabine de sa housse. Nous n'y voyons pas à cinquante mètres et je n'aurai peut-être pas beaucoup de temps pour envoyer la première sommation.

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Bientôt nous trouvons le profond vallon qui relie l'ancienne station minière de Grummant aux terrains d'exploitation situés vers le col qu'il me faut trouver. En perdant le moins de hauteur possible, nous nous dirigeons d'abord vers le cours d'eau. Avant de rejoindre celui-ci, dans un creux du versant, abrités du vent, nous mettons en route le brûleur pour une soupe chaude salutaire. Il pleut.
Nous reprenons la montée. Il est 14 heures et nous avons pénétré dans ce plafond nuageux si ordinaire au Spitsberg. Pas trop d'inquiétude. Nous sommes maintenant contraints de souvent marcher dans le torrent pour ne pas nous écarter du vallon. Soudain, Frédéric nous arrête. Un bruit ! Bruit de pierres. Des pas dans les pierres. Ça vient de ces éboulis noirs, or nous n'avons pas trente mètres de visibilité. J'appelle, mais le coton des nuées étouffe ma voix. Je n'ai encore jamais vu de renne dans des moraines sans végétation. Alors...
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Merci a mon guide Pascal ainsi qu'a mes amis Jacques,Frédéric et Olivier.

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Randonnée Groenland 2005

22/03/2006 19:42
342 lectures
Pour les amateurs du grand Nord cliquez ici
Le recit de mon trekking groenlandais par mes amis du Jura.
Merci a Annie et au Bruno ainsi qu'a un guide exceptionel le Stéphane, et aussi notre ami belge Pierre .

Helloween,biographie d'un groupe culte

09/02/2006 20:05
655 lectures
http://musica.hispavista.com/imagenes/3271e.jpg]
De 1979 à 1983

http://www.treasurechest.de/gallery/albums/Pumpkins/Keeper_Of_The...]
L'histoire d'Helloween débute en 1979 avec 2 guitaristes, Kai Hansen et Piet Sielck, qui jouaient à l'époque dans un groupe nommé Gentry. Après de nombreux changements de line-up, ils décident de se renommer Ironfist lorsque le batteur Ingo Schwichtenberg et le bassiste Markus Grosskoph les rejoignent. Piet les quitte pour une raison inconnue et devient leur ingénieur du son, ainsi que celui de Blind Guardian, Grave Digger, Gamma Ray et de son propre groupe : Iron Savior. Arrive enfin Michael Weikath, quittant son ancien groupe Powerfool.
C'est à partir de ce moment que la bande prend le nom d'Helloween.

1984

Le groupe enregistre 2 titres pour une compilation appelée "Death Metal" (Noise Records). Le premier s'intitule "Oernst For Life", écrit par Weikath, et le deuxième est une première version plus lente et plus lourde de "Metal Invaders" qui paraîtra plus tard en album.
http://www.noiserecords.com/noiseimg/helloween/pho10.jpg

1985
http://www.noiserecords.com/noiseimg/helloween/kiske_line_up.jpg
Le groupe enregistre son premier album intitulé sobrement "Helloween", également connu sous le nom de "Mini LP". Il contient 5 titres. Durant la même année, ils enregistrent leur premier "vrai" album : "Walls Of Jericho".
http://www.metal-observer.com/covers/cov3100.jpg
En 1986 paraît l'EP "Judas", qui contient bien sûr cette chanson, ainsi que quelques titres en live. Kai commence d'ailleurs à rencontrer quelques difficultés à jouer et chanter en même temps, et le groupe commence à chercher un chanteur après la tournée.

1986 - 1987

http://www.andheavymetalforall.com.br/and.artista.jan03.jpg
Après avoir auditioné Ralf Scheepers de Tyran Pace, ils tombent finalement sur un impressionnant chanteur issu d'un groupe local appelé I'll Prophecy : Michael Kiske.
Le groupe désire enregistrer un double album, mais leur maison de disque (toujours Noise Records) refuse, donc ils sortent l'album "Keeper Of The Seven Keys, part. 1". Cet album leur fournit un succès mondial, et l'excellent classement obtenu dans les charts américains et dans d'autres pays leur vaut les louanges de plusieurs magasines. Il a eu un tel impact que le groupe fût invité au MTV's Headbanger's Ball Tour aux Etats-Unis en première partie de Armored Saint et Grim Reaper.
http://www.metal-observer.com/covers/cov1164.jpg

1988

Helloween profite de ce succès auprès des fans pour enregistrer leur album le plus connu aujourd'hui : "Keeper Of The Seven Keys, part. 2". Celui-ci accomplit l'exploit de rencontrer encore plus de succès dans le monde, et reste le plus vendu du groupe (il se vend encore bien aujourd'hui !).
Grâce aux excellentes ventes aux Etats-Unis, MTV ré-invite le groupe à la tournée Headbanger's Ball. Helloween joue avec les grands groupes de Trash Exodus et Anthrax.
Après la tournée européenne de "Keeper 2", Kai Hansen quitte le groupe en décembre et est remplacé par Roland Grapow qui finit la tournée avec le reste de la bande.
http://www.metal-observer.com/covers/cov1520.jpg


1989

Profitant de la tournée Headbanger's Ball, Helloween enregistre un album live intitulé "Live In The UK" en Europe, "Keepers Live" au Japon et "I Want Out Live" aux Etats-Unis. Il contient les lives enregistrés avec Kai pendant les différents shows donnés en Europe en 1988.
http://www.musiq.pl/images/35/Helloween_Live_in_the_U.K..jpg

1990 - 1991

Le groupe se fâche avec sa maison de disque Noise Records, et rompt son contrat avec eux, puis signent chez EMI. La dispute entre Helloween et Noise records provient d'un différent à propos de l'argent. Le groupe pense que la maison de disque leur en cache. Une série de procès s'en suit pendant un an avant que, finalement, Helloween les perde. Non seulement il doivent payer des dommages et intérêts à Noise records, mais ils n'ont également pas le droit de sortir d'album autre part qu'en Europe et au Japon !
Après plusieurs rumeurs de séparations en 1991, ils enregistrent "Pink Bubbles Go Ape". "Pink Bubbles" est très mal accueilli par les médias et par les fans, et des disputes commencent à éclater entre les membres du groupe. Helloween a investit beaucoup d'argent dans la création de cet album, qui ne s'est pas vendu comme il l'espérait.


1993

Helloween enregistre ce que la plupart appellent leur plus mauvais album : "Chameleon". Celui-ci est encore plus mal accueilli que "Pink Bubbles Go Ape", ce qui n'arrange pas l'ambiance au sein du groupe. Ingo tombe malade pendant cette période et est remplacée sur la tournée par Richie Abdel Nabi.

1994
http://www2.france-jeunes.net/aimgs/18830-8-.img
Helloween signe avec Castle Communication et engage en nouveau chanteur, Andi Deris, qui vient d'un des groupes que Weikath aime beaucoup, Pink Cream 69. Uli Kush, de Gamma Ray arrive derrière la batterie.
"Master Of The Rings" est enregistré et obtient enfin de très bonnes critiques, ce qui n'est pas un hasard car c'est le premier album à ré-emprunter la même direction musicale que pendant la période "Keeper", ce qui plaît aux fans et aux médias. L'album ressort un an après aux Etats-Unis le jour de la fête d'Halloween avec un disque bonus contenant toutes les faces B du disque original.

1996

Profitant du succès de "Master Of The Rings", Helloween enregistre le très épique "The Time Of The Oath", qui revient aux racines musicales du groupe, et qui fera désormais partie de leurs plus grands albums.
http://www.musiq.pl/images/35/Helloween_Time_of_the_Oath.jpg
Mais au milieu de ces bonnes nouvelles surgit une tragédie : Ingo Schwichtenberg, leur précédent batteur, se suicide en se jettant sous un train. Ce tragique évènement choque profondément les membres du groupe, ansi que les fans.
Malgré tout sort l'album live "High Live".
Le précédent chanteur du groupe, "Michael Kiske" enregistre son premier album solo, "Instant Clarity" et reçoit plusieurs prix de la part de divers magasines.
http://www2.france-jeunes.net/aimgs/18830-2-.img

1997

Roland Grapow sort sont premier album solo appelé "The Four Seasons Of Life", duquel est tiré le single "I Remember" et dont Ralf Scheepers est l'invité sur une chanson.
Andi Deris sort lui aussi son propre album, "Come In From The Rain", avec les singles "1000 Years Away" et "Goodbye Jenny", cette dernière étant un hommage à sa Grand-Mère.


1998

Un coffret nommé "The Pumpkin Box" sort, celui-ci contenant sur 3 CD les meilleurs chansons issues de la période 1985 à 1993, et contenant un quatrième disque d'interviews.
Puis sort le nouvel album du groupe en mars, "Better Than Raw".
http://www.musiq.pl/images/35/Helloween_Better_Than_Raw.jpg


1999

Roland Grapow commence cette nouvelle année en sortant un nouvel album solo, "Kaleidoscope". S'en suit une tournée triomphale en Europe et au Brésil.
Peu après, Markus Grosskopf sort également son projet solo, "Shockmachine", avec Uli à la batterie.
Uli, qui, lui aussi, sort son album solo (décidément !), "Catch The Rainbow", un hommage au groupe Rainbow contenant leurs meilleurs titres joués par les meilleurs musiciens de la scène Metal allemande.
Michael Kiske sort son deuxième album intitulé "Readiness To Sacrifice".
Helloween enregistre un album de reprises de leurs chansons favorites des années 60,70 et 80, "Metal Jukebox".
Enfin, Andi Deris sort son deuxième album solo nommé "Done With Mirrors".


2000

Helloween finit d'enregistrer "The Dark Ride", qui sort le 30 octobre en Europe, quelques semaines après le Japon.
Une tournée très appréciée s'en suit, malgré les propos d'Uli envers cet album, qu'il considère comme très mauvais.
Après le dernier concert de la tournée, Roland Grapow et Uli Kush quittent le groupe. Un best-of, "Treasurechest", sort.

De 2001 à 2003
http://www2.france-jeunes.net/aimgs/18830-3-.img
Helloween annonce que Mark Cross, du groupe Metalium arrive pour remplacer Uli, mais Mark ne reste pas longtemps, car atteint d'une mono-nucléose, il est remplacé par Stefan Schwarzmann.
Sascha Gerstner, de Freedom Call est appelé pour remplacer Roland Grapow, puis le groupe sort "Rabbit Don't Come Easy", très bien classé dans la plupart des pays et très bien accueilli par les critiques.

2004 - 2005

Helloween rentre en studio pour enregistrer le successeur de "Rabbit" (qui devrait s'intituler "Keeper Of The Seven Keys - The Legacy" et sortir en octobre 2005) avec un nouveau batteur, Dani Löble.
http://www2.france-jeunes.net/aimgs/18830-5-.img


Vallée de Munster

29/01/2006 20:19
4.987 lectures
http://www.la-vallee-de-munster.com/Images/Onglet/Carte.jpg

Légendes et contes de la vallée de Munster

MITTLACH La légende du Carrosse d'or

La légende raconte « qu'au fond du lac Altenweier, situé sur les hauteurs de Mittlach, repose un carrosse d'or. Certaines nuits de pleine lune, il apparaît à la surface de l'eau. Il est possible de l'en extraire et de s'en emparer à condition d'être trois frères très unis et, surtout, aucune parole ne doit être prononcée pendant l'opération. Un jour, trois frères essayèrent d'arracher le chariot à la vase et aux eaux du lac. En plein effort et alors que le carrosse était presque sorti de l'eau, l'un d'eux s'écria : « so jetz hammer na fast a hussa ! » (« nous y sommes presque ! »). Mais cela en était déjà trop et les flots engloutirent à nouveau le carrosse et emportèrent les trois frères. Depuis, certains soirs, on peut entendre des pleurs et des gémissements venus des profondeurs du lac. Certaines personnes de la vallée affirment avoir vu ce carrosse d'or sortir de l'eau, mais plus personne n'a cherché à s'emparer du fameux trésor »

Le Carrosse d'or, qui a été construit en 1996 pour une fête à Griesbach- au-Val, est exposé depuis à la fête de Mittlach. Une légende s'y rattache.

METZERAL Chapelle Emma

L'église de l'Emm ,ou chapelle Emma, est une belle église en grès rose située à la sortie de Metzeral. Elle est réservée au culte catholique des paroisses de Metzeral et de Sondernach. Détruite durant la première guerre mondiale, elle a été reconstruite en style roman. C'est une église votive élevée à la mémoire des soldats tombés de 1915 à 1918, ce que rappelle une inscription gravée dans la pierre au-dessus de l'entrée principale: «À nos vaillants soldats - L'Alsace reconnaissante».
Une première église fut construite à cet endroit par les habitants de Sondernach en 1450 à l'emplacement d'un ermitage que la princesse Emma, prétendue nièce de Charlemagne, fonda au début du IX° siècle en souvenir de son fiancé, le chevalier Roland, mort à Ronceveaux.
Ici la légende et l'histoire se mêlent intimement. Il existe d'ailleurs plusieurs légendes sur cette chapelle Emma. Charlemagne vint à plusieurs reprises chasser dans ses propriétés du Val Saint-Grégoirequi à l'époque était à peine habité.
Un jour alors qu'il poursuivait un sanglier dans le secteur de Metzeral, Emma qui assistait aussi à la chasse s'était éloignée de la troupe pour suivre les traces du sanglier blessé. Elle le trouva bientôt; l'animal, fou de douleur, la vit et la chargea. Elle lui lança son javelot, mais ne put l'abattre. Dans sa fuite, elle eut le réflexe de se mettre à l'abri derrière un sapin et le sanglier vint encastrer ses défenses dans l'écorce de l'arbre. La meute, accourue sur ces faits, l'acheva. Charlemagne, en reconnaissance de ce miracle, où sa nièce eut la vie sauve, fit construire à cet endroit une chapelle.
Une autre légende veut qu'au cours d'une chasse Emma fut surprise par un ours blessé qui allait la terrasser, lorsque soudain, apparut un cavalier venant, bride abattue, et suivi de sa meute. Il sauta de son cheval et plongea son coutelas dans le coeur de l'animal. Ce courageux chasseur n'était autre que le chevalier Roland, son cousin. Les deux jeunes gens s'éprirent et se fiancèrent en grande pompe par la suite.
Mais, Charlemagne partit bientôt avec sa troupe combattre les Basques en Espagne. Lors de sa retraite, Roland mourut en héros, le 15 août 778, au val de Ronceveaux.
À son retour à Aix la Chapelle, l'empereur rencontra Emma qui recherchait Roland dans sa suite. Charlemagne, visiblement embarrassé, lui annonça la mort de son fiancé et voulut lui donner comme époux son propre fils Louis, l'héritier du trône. Emma refusa et ne se consola jamais; elle mourut pieusement après avoir fait ériger un ermitage sur la colline de l'Emm.
Paul Stinzi6) cite une autre légende: Charlemagne, à la mort de son frère Carloman, en 771, a écarté ses deux enfants, encore en bas âge, pour se faire reconnaître comme successeur et réunir entre ses mains, la totalité des territoires de son père, Pépin le Bref.
Ces deux enfants, Robert et Emma, se réfugièrent dans le couvent de Munster.
Un jour, Emma trouva près de sa maison, un chevalier blessé. Elle le soigna. Lorqu'il fut guéri, il se fit connaître: c'était Roland, le neveu de l'empereur. Emma et Roland se fiancèrent bientôt. Mais, Roland dut quitter sa bien aimée pour suivre Charlemagne qui combattait les Saxons. De longs mois passèrent; Emma qui attendait le retour de son fiancé apprit la nouvelle de sa mort. Elle passa des journées entières, rêvant sous le noisetier où elle découvrit jadis Roland blessé; et bientôt, elle mourut de chagrin. Au printemps, Roland, que l'on croyait mort, revint chercher sa fiancée. Robert le conduisit à la tombe, sous le noisetier, où était enterrée Emma. Roland construisit à cet endroit une chapelle l'Emmskapelle.
Les soirs de pleine lune, les deux fiancés se rencontrent près de la chapelle. Le poète munsterien Jean Bresch l'a admirablement chanté dans un de ses poèmes de ses «Vogensenklänge» poème traduit ainsi par Mme E. Roehrich:
Là-haut, dans le vallon,
S'élève blanche et grise,
Sur un vert mamelon
L'humble petite église.


Et quand la lune éclaire
Les hauts sommets neigeux
La Fecht à l'onde claire
Les lacs silencieux,


Derrière les maisons
Pâle, triste et charmante
Glisse sur les gazons&
Du preux Roland l'amante.


Celle qui tant l'aima,
Revient sur la chapelle,
Et sa fidèle Emma
Toujours, toujours l'appelle.


Elle attend son retour
Elle soupire, pleure
Et chante tour à tour
Jusqu'à sa dernière heure.


Et l'on entend là-bas
Dans le fond des bois sombres,
Un écho de combats...
On voit glisser des ombres...


Roland poursuit encore
Une lutte inégale
Sonne Olifant, son cor
Brandit sa Durandal.


Et le héros sans peur,
Que nul ne vient défendre
Presse ici sur son coeur
La belle Emma au coeur tendre.


Alors disant adieu
A la femme qu'il aime
Le preux adresse à Dieu
Sa prière suprême


Et, du Hohneck glacé
À la Fecht sinueuse
Des frissons ont passé
Sur la terre anxieuse.

La vallée du Kolben, près de Metzeral

«Cette contrée était anciennement le refuge d'animaux sauvages, de sangliers, de loups et même d'ours. Le dernier individu de cette espèce fut tué au Kolben en 1740 par un chasseur intrépide de Metzeral, nommé Gassen-Wold. J'ai causé avec des personnes âgées qui prétendaient avoir vu, au Kolben, le long des torrents, des roues mues par les eaux et faisant un bruit continuel. C'était là le moyen de tenir éloignées des chaumes ces bêtes féroces, toujours à la recherche d'une proie facile.»

(écrit par Jean Bresch en 1871)

Le Hohneck
Montagne objet de nombreuses légendes.

La nuit, les sorcières viendraient y faire leur cuisine dans les cuvettes naturelles.

Il y a aussi la légende dite du tombeau du Géant.

Quand Dieu créa le monde, ce géant l'aida et créa plus particulièrement la vallée de Munster. Usant de sa force prodigieuse, il libéra une masse d'eau qui nettoya les déblais qui se trouvaient là et libéra ainsi l'espace qui constitue la vallée de Munster. Puis, le géant, épuisé, s'endormit. Attention à ne pas le réveiller: il pourrait, dans sa colère, remettre les déblais en place, faisant disparaître la vallée de Munster.



Photos anciennes du fond de la vallée

Sondernach,le village ou j'ai passé ma jeunesse
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/personnageetcostumes/yv...
Le restaurant de ma grand mere
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/restaurant/bato11.jpg
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/restaurant/bato06.jpg
Apres la premiere guerre mondiale
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/village/yvosonyvonne17.jpg
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/village/yvosonyvonne16.jpg
http://sondernach.free.fr/photosanciennes/village/gander06.jpg

Metzeral ,la ou j'habite depuis 22 ans
http://www.notrefamille.com/v2/services-villes-villages/photos-me...

source sondernach.com

Paul-Emile Victor

27/01/2006 10:23
1.133 lectures
L'explorateur des extrêmes

Sans Paul-Emile Victor, il n'y aurait pas d'expéditions françaises dans les régions polaireshttp://www.paulemilevictor.fr/images/selection_stephane/1108566928.jpg
Et la France n'aurait sans doute pas sa base antarctique, Dumont-d'Urville, permanente depuis 1956.

Jusqu'en 1934, pourtant, rien sauf peut-être des rêves d'enfant et d'adolescent ne destinait Paul- Emile Victor à consacrer la plus grande partie de sa vie aux terres polaires.

Né à Genève le 28 juin 1907, Paul-Emile Victor passe d'abord plusieurs années à l'Ecole centrale de Lyon, décroche une licence es sciences et des certificats de licence de lettres.

« Monté» à Paris, il suit les cours de l'Institut d'ethnologie, en particulier ceux de Marcel Mauss. Son souhait d'alors était d'aller étudier les Polynésiens.

Mais, en 1934, surgit l'occasion exceptionnelle de se rendre... au Groenland.

Le commandant Jean-Baptiste Charcot, au faîte de sa gloire, accepte de prendre sur le "Pourquoi- Pas?"
http://www.paulemilevictor.fr/images/photos/1110465972.jpg
Paul-Emile Victor, le docteur Robert Gessain, Michel Ferez et Fred Matter, et de les déposer sur la côte est du Groenland pour les y reprendre l'année suivante.
http://www.paulemilevictor.fr/images/photos/1110375158.jpg
Paul-Emile Victor a toujours eu le don de saisir les occasions.

Il part donc pour Angmagssalik (aujourd'hui Ammassalik) avec ses trois «copains».
Le quatuor monte son camp de base hivernal à Tassiussak, petit centre
admistratif et commercial de la région d'Angmagssalik. Pendant cette premiere année de séjour, PEV commence les études ethnographiques de cette communauté esquimaude qui a vécu pratiquement isolée sur la côte est du Groenland jusqu'en 1884.

Accompagné de Robert Gessain, de Michel Ferez et de l'archéologue-sculpteur-romancier danois Eigil Knuth (spécialiste de la préhistoire du nord du Groenland), Paul-Emile Victor revient au Groenland en 1936, mais cette fois sur la côte ouest.
http://www.paulemilevictor.fr/images/photos/1107711516.jpg
Les quatre hommes réussissent la traversée de la grande île d'ouest en est par voie terrestre. Partant de Christianshaab à la mi-mai, arrivant à Angmagssalik au début de juillet, après avoir parcouru à pied 800 kilomètres, accompagnés de traîneaux à chiens.

A l'issue de cette expédition, Paul-Emile Victor reste seul à Kangerlussuaq (à quelque 150 kilomètres à vol d'oiseau de Tassiussak). Pendant quatorze mois, il vit dans une famille groenlandaise, Esquimau parmi les Esquimaux.

Là, il continue son travail d'ethnologue avec un soin et une compétence extraordinaires.
l travaille, notamment, sur les techniques corporelles et les jeux, dont il décompose les mouvements grâce à son exceptionnel don de dessinateur.

Il a parfaitement appris le dialecte groenlandais local et il enregistre les chants esquimaux dont il transcrit les paroles phonétiquement. Il tient son journal, met par écrit toutes ses observations.
http://www.paulemilevictor.fr/images/dessins/1110469051.jpg
Un extraverti
Ces archives, dont une partie a été perdue, ont été triées pour publication en 1987 par Paul-Emile Victor, qui y a mis une ardeur de jeune homme, avec l'aide de Joëlle Robert-Lamblin, spécialiste du Groenland au Musée de l'homme (aujourd'hui directrice de recherche au CNRS).

CivilPhoque0 Une partie des remarquables dessins rapportés du Groenland ont été exposés avec grand succès au Musée de l'homme en 1988, et les notes ont été publiées en 1989 dans un superbe livre très illustré : La Civilisation du phoque.
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Après son retour en France, Paul-Emile Victor va deux fois étudier sur place les Lapons. Et la guerre survient. Démobilisé de la marine après l'armistice de 1940, Paul-Emile Victor quitte la France quatre mois plus tard, séjourne au Maroc puis en Martinique dans le cadre de missions ethnographiques et arrive aux Etats-Unis en juillet 1941.

En 1942, il s'engage dans l'US Air Force, qui, très vite, met à profit les connaissances arctiques de sa nouvelle recrue.
Il met au point les manuels techniques et les matériels nécessaires pour le Grand Nord,
entraîne les escadrilles de secours pour l'Alaska, le Labrador et le Groenland, et finit par commander l'escadrille de recherche et de sauvetage basée à Nome (Alaska).http://www.paulemilevictor.fr/images/documents/1107713436.jpg
Démobilisé en 1946 et bénéficiant de la double nationalité, il crée en 1947 les Expéditions polaires françaises (missions Paul-Emile Victor), grâce, notamment, à ses dons fabuleux pour ce qu'on appelle aujourd'hui les relations publiques.

Paul-Emile Victor est un extraverti.
Il aime plaire. Il aime convaincre.
Il sait être passionnant et il est un conférencier hors pair.

Il maîtrise parfaitement la photo, le cinéma, la radio puis la télévision.
Ces dons l'aideront beaucoup pour, pendant plus de trente ans, trouver l'argent nécessaire aux Expéditions polaires françaises (EPF).

Très indépendant, rétif à tout système organisé, il aime le provisoire:

les EPF auront d'abord leur siège dans son appartement personnel, à Paris, puis, à partir de 1951, dans une sorte de baraquement de l'avenue du Maréchal-Fayolle où elles sont toujours, même si au début de 1992 elles se sont fondues dans le nouvel Institut Français pour la Recherche et la Technologie Polaires (IFRTP) - Expéditions Paul-Emile Victor (rebaptisé Institut Paul-Emile-Victor (IPEV) en 2002)
DÉNICHEUR DE SUBVENTIONS

Paul-Emile Victor a sûrement créé les EPF pour renouer avec sa jeunesse. Il veut retourner au Groenland, mais en utilisant les techniques qu'il a apprises chez les Américains.

Il aime en effet l'innovation et, sans s'être jamais pris pour un scientifique, il a compris
très tôt l'intérêt que présente l'étude scientifique de la calotte glaciaire du Groenland.

Ainsi les premières expéditions qu'il y dirige sont-elles glaciologiques, motorisées et aidées par un support aérien.

Après le Grand Nord, il était logique que vînt le Grand Sud.
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Les EPF organisent les premières expéditions en terre Adélie, d'autant plus que l'approche de l'Année géophysique internationale 1957-1958 pousse à la création d'une base permanente en terre Adélie.

Avec le développement de leurs activités, les EPF grossissent.

Même si elles restent d'une taille modeste, cela ne plaît pas forcément à l'artisan sentimental que Paul-Emile Victor est toujours dans le fond de son coeur.
Mais il laisse toute liberté d'action à l'équipe dont il s'est entouré et qui gère réellement les EPF, tant à Paris que sur le terrain.

Il assume cependant la responsabilité de cette action et continue à jouer à la perfection le rôle dont il raffole de porte-drapeau et de dénicheur de subventions.
En 1976 sonne la retraite. Paul-Emile Victor peut enfin vivre son rêve d'adolescent: il habite le plus souvent possible sur une petite île du lagon de Bora Bora (Polynésie française).
Il y écrit. Il y dessine.

Il est le sage auquel les Français se font un devoir d'aller rendre visite à domicile.

Mais il sait revenir à Paris pour reprendre sa sébile de solliciteur pour les campagnes polaires:
par exemple, en 1987, lorsqu'il faut trouver les crédits à un très important programme européen multiannuel de glaciologie qui doit étudier la glace du Groenland.

Au début de 1988, il est frappé par un accident vasculaire cérébral à Bora Bora et est ramené d'urgence à Paris.

Toujours plein d'énergie, il récupère en grande partie l'usage du côté que l'accident avait paralysé, et il se battra encore pour obtenir la création de l'Institut polaire.

En décembre 1991, sa maison de Bora Bora est gravement endommagée par un cyclone tropical, comme celles de nombreux habitants de l'île.

Paul-Emile Victor s'éteint à Bora Bora le 7 mars 1995 à l'âge de 87 ans. Son corps est immergé en haute mer le 13 mars depuis le croiseur Dumont-d'Urville.

Source www.centrepev.com

Arktika

20/01/2006 20:03
1.784 lectures
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Trois étés et trois hivers pour traverser, en kayak et en traîneau, le continent eurasien du Cap Nord au Détroit de Béring. C'est le nouveau défi qu'a décidé de relever Gilles Elkaim.

Mais ce n'est pas pour l'exploit sportif que Gilles s'est engagé, en solitaire, dans cette aventure hors du commun. Son ambition, est de revivre les grandes migrations des peuples de l'Arctique sibérien. Ce long cheminement est, pour lui, la seule façon de retrouver des valeurs plus essentielles de la vie, en devenant un nomade parmi les nomades, partageant, tout simplement, la survie au quotidien des peuples du Grand Nord. La pêche, la chasse, les voyages à travers la toundra où il faut vivre avec le froid, le blizzard, l'isolement.

Pour son demi-tour du Monde de 10 000 km au Nord du Cercle Polaire, Gilles recherchera la compagnie des hommes : ces nombreuses minorités, souvent oubliées de l'Arctique : Saami de Kola, Nenets de Yamal, Dolganes et Nganassanes de Taïmir, Evenks, Evènes et Youkhaguirs de Yakoutie, Tchouktches et Yuit de Tchoukotka. Tous luttent, aujourd'hui, pour préserver leur Terre et leur identité. Pas de problème de langue entre eux : Gilles, marié à une Sibérienne, parle le russe.

La majorité de l'itinéraire se situant en zone frontalière strictement réglementée, le défi s'avère autant administratif que sportif. Fidèle à une certaine éthique de voyage, la logistique de l'expédition se limitera au simple échange de matériel été-hiver. Les quelques localités et campements de nomades situés sur le trajet assureront le ravitaillement, chasse et pêche occasionnelles complétant les vivres. Les rennes attelés au traîneau seront utilisés à l'intérieur des terres, la traction humaine prenant le relais lors des traversées de bras de mer gelés et sur la banquise.

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Si le théâtre de l'aventure prend place au bout du monde, l'idée de Gilles n'en reste pas moins de développer les échanges culturels et de sensibiliser le public à la préservation de l'environnement. La survie de notre terre n'est-elle pas entre les mains de chacun d'entre nous ?


L'expédition
Etape 1 - Lakselv-Mezen
(Norvège , Russie) mai à septembre 2000: Lakselv-Mezen, 2100 km

Kayak de mer
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DEROULEMENT

Norvège
25 mai: Paris - Oslo - Lakselv (longitude du Cap Nord) en avion : préparatifs et tournage
28 mai : Lakselv - Kirkenès en kayak de mer, 500km en semi- autonomie. Deux portages à travers les terres à l'aide d'un chariot pliant
15 juin: Kirkenès - frontière Norvège - Russie à pied, 17 km.

Péninsule de Kola, Mer Blanche
15 juin: Rencontre à la frontière avec l'équipe de soutien logistique, formalités administratives.
15 juin au 30 juin: Frontière - Nickel - Olienigorsk à pied, 300 km
30 juin au 5 Juillet : Olienigorsk - kandalaksha en kayak, 150 km, par les lacs Imandra et la rivière Niva.
5 Juillet à fin Août : Kandalaksha - Arkhangelsk, 700 km en kayak
Septembre : Arkhangelsk - Mezen par les fleuves Svedvina, Pinega et Kouloï en kayak, 450 km

DIFFICULTES

-Brouillards fréquents en mer Blanche
-Traversée Kiem-Solovienky: 40 km (7h) et Ile Solovky-continent: 30 km.
-Passage de la base militaire de Severodvinsk (près d'arkhangelsk)
-Remontée des rivières Svedvina et Pinega
-Descente du fleuve Kouloï, solitude dans la taïga
-Très fortes marées en baie de Mezen.


Etape 2 - Mezen-Norilsk
Novembre 2000 à Mai 2001 : Mezen- Labytnangy (Salekhard): 2000 km


Petite Toundra, Grande Toundra, Péninsule Yugorsky, Monts Oural
Ski et traîneau
Ski, Traîneau à rennes, Traîneau à chiens
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DISTANCES
Mezen – Nies : 100 km
Nies – Oma : 100 km
Oma – Piocha : 150 km
Piocha – Kotkino : 250 km
Kotkino – Narian Mar : 150 km
Narian Mar – Varandeï : 250 km
Varandeï – Karataïka : 150 km
Karataïka - Amderma : 250 km
Amderma - Kara : 150 km
Kara – Vorkuta : 200 km
Vorkuta – Salekhard : 250 km

Total: 2000 km

DEROULEMENT

Novembre: Mezen – Nies à ski

Décembre: Hivernage dans un campement Nenets de la Péninsule de Kanin
Apprentissage des techniques de conduite d'un traîneau à rennes.

Janvier: Oma – Kotkino en traîneau à rennes

Février - mars: Kotkino-Varandeï à ski

Avril - mi mai: Varandeï – Vorkuta en traîneau à chiens

Mai: Vorkuta – Labytnangy (Salekhard) à pied et chiens bâtés

Juin: rencontre avec les médias et les autorités locales. Rédaction d'articles

DIFFICULTES

-Fréquents blizzards, froid extrême.
-Ours polaires.
-Autonomie de l'ordre de trois semaines à un mois.
-Apprentissage de la conduite d'un traîneau à rennes.
-Dressage de chiens locaux sibériens.
-Marche printanière à travers les Monts Oural.

Etape 3 - Norilsk-Kosisty
Juillet –Août 2001 : Labytnangy (Salekhard) – Nida : 400 km

Fleuve et Baie de l'Ob
Kayak
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DEROULEMENT

Mi-Juillet - mi-Août : Labynangy – Nida 400 km
Descente de l'Ob et sortie de l'estuaire du fleuve.
Rencontre avec le peuple Khanty

Septembre – Octobre :
Démarches administratives et logistiques. Rencontre avec les médias. Conférences

DIFFICULTES

Moustiques et mouches noires
Marécages de l'embouchure de l'Ob
Vents dominants du nord-est
Navigation difficile en Baie de l'Ob

Etape 4 - Kosisty-Tchersky
Novembre 2001 à Mai 2002 : Nida – Tiksi 3400 km

Baie de l'Ob, Péninsule de Guidansk, Fleuve Ienisseï, Péninsule de Taïmir, Yakoutie
Ski et traîneau
Traîneau à chiens

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DISTANCES

Nida – Antipayuta : 400 km
Antipayuta – Doudinka : 800 km
Doudinka – Norilsk : 100 km
Norilsk – Volochanka : 450 km
Volochanka - Khatanga : 450 km
Khatanga – Ust Olienok : 800 km
Ust Olienok – Tiksi : 400 km

Total: 3400 km

DEROULEMENT

Novembre – mi-Décembre: Nida – Antipayuta à ski

Décembre – mai: Antipayuta – Tiksi en traîneau à chiens

DIFFICULTES

Traversée de la Péninsule de Guidansk.
Longues distances sans ravitaillement
Froid extrême, fréquents blizzards

Etape 5 - Tchersky-Pevek
Juillet – août 2002 : Tiksi-Kazache : 600 km

Mer de Laptev

Kayak
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Rencontre avec le peuple Evène

DIFFICULTES

-Vents permanents.
-Glaces dérivantes.

Etape 6 - Pevek-Uelen
Octobre 2002 à Juin 2003 : Kazache – Ouelen : 3000 km
Yakoutie, Tchoukotka
Traîneau à chiens

Rencontre avec le peuple Tchouktche et Yuit
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Kazache – Tumat : 200 km
Tumat – Tchokourdakh : 400 km
Tchokourdakh – Kolymskoye : 600 km
MKolymskoye – Tchersky : 100 km
Tchersky – Ambarachik : 150 km
Ambarachik – Ayon : 300 km
Ayon – Pevek : 150 km
Pevek – Bilingo : 250 km
Bilingo – Mys Schmidta : 250 km
Mys Schmidta – Vankarem : 200 km
Vankarem – Enourmino : 250 km
Enourmino – Uelen : 150 km

Total : 3000 km

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