Retour sur quelques joueurs...

30/12/2005 09:28
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Retrouver les parcours de quelques joueurs qui ont fait le bonheur du Racing (plus ou moins) et de l'équipe de France dans les années 50-60.
En bonus, un petit jeu...
On commence par le petit jeu ! Il suffit de retrouver ces 5 joueurs (Wendling, Muller, Kaelbel, Remetter, Jonquet) sur cette photo de l'équipe de France 1959 (eh oui, 4 Alsaciens à cette époque en sélection !!)

http://www.racingstub.com/blogs/j/jeanclaude/photos/france-1959-6...


Jean Wendling
Cet arrière droit, rapide, doué d'une bonne technique et d'une bonne vision du jeu, débute le football à Schiltigheim avant de rejoindre le Racing en 1951. En 1957, le Racing descend en D2, il rejoint alors Toulouse, club du milieu de tableau en D1. En 1959, Reims le recrute pour succéder à Simon Zimny. Reims est alors le club phare en France et Wendling s'impose rapidement comme un joueur essentiel du club au côté des défenseurs légendaires rémois, Jonquet, Siatka et Rodzik.

Une opération subie en 1963 et le déclin du Stade de Reims, qui descend en D2 en 1964, marquent la fin de sa carrière.

Il débute sa carrière internationale en 1959, au moment même où l'équipe de France, après une 3e place acquise au Mondial 1958, est en déclin. La désillusion lors du premier championnat d'Europe organisé en 1960 en France et la qualification manquée pour le Mondial 1962 sont les seuls échecs de sa carrière de joueur.

A la fin de sa carrière, il travaille plusieurs années pour une entreprise d'articles de sport montée par Kopa et d'anciens Rémois. Dans les années 90, il revient au Racing et occupe successivement les postes de manager, président (1992-1994) et président du conseil de surveillance (1999).

Lucien Muller
Il débute sa carrière professionnelle à Strasbourg mais à l'issue de la saison 1956-57 le Racing est relégué en D2. Il connaît alors la même trajectoire que son coéquipier Jean Wendling : ensemble, ils rejoignent Toulouse, y passent deux saisons avant d'être recrutés par le Stade de Reims.
L'équipe rémoise est impressionnante et regroupe les plus grands joueurs français de l'époque, Jonquet, Fontaine, Kopa, Piantoni et Vincent entre autres. Lucien Muller remporte deux championnats de France en 1960 et 1962. Muller joue en relayeur au milieu de terrain et alimente le trio offensif rémois composé de Vincent et Fontaine, auteurs de 109 buts cette saison-là !
En 1962, Muller rejoint le mythique Real Madrid des Di Stéfano, Puskas et Gento. Il gagne trois Liga successivement en 1963, 64 et 65. Le Real et son attaque dévastatrice dominent l'Espagne. Sur la scène européenne, les Espagnols, qui sortent d'une finale perdue face au Benfica Lisbonne d'Eusebio, se font éliminer sans gloire au 1er tour face à Anderlecht en 1963. En 1964, Muller, titulaire indiscutable, et le Real retrouvent la finale, mais les attaquants madrilènes sont muselés par le catenaccio de l'Inter Milan et doivent laisser la victoire aux Italiens.
En 1965, il rejoint l'ennemi, le FC Barcelone. Pendant les 3 saisons qu'il y passe, le Barça s'adjuge les places d'honneur derrière les 2 clubs madrilènes. Muller remporte néanmoins deux trophée, une coupe des Villes de Foire en 1966 et une coupe du Roi gagnée 1-0 face au Réal en 1968. 119 matches et 3 buts plus tard, Muller quitte le Barça et finit sa carrière à Reims, dans l'anonymat de la D2.

Avec l'équipe de France, son parcours est moins chanceux. Il est sélectionné pour la première fois le 11 octobre 1959 contre la Bulgarie, en remplacement de son coéquipier Piantoni.
Lors du premier championnat d'Europe en 1960, il joue la demi-finale face à la Yougoslavie : Kopa étant forfait, il prend le rôle de meneur de jeu. Au Parc des Princes, la France mène 4-2 à 15 minutes de la fin, avant d'encaisser 3 buts en 3 minutes pour laisser filer la finale.
Le deuxième échec a lieu en décembre 1961 lorsque la France perd le matche d'appui face à la Bulgarie et manque ainsi le Mondial 1962.
En 1964, Muller joue son dernier matche en Bleu lors du ¼ de finale aller du championnat d'Europe. Il participe toutefois au Mondial 1966 en tant que remplaçant.

Dès les années 70, il se reconvertit comme entraîneur, tout d'abord en Espagne. Il est notamment le seul Français à avoir entraîné le Barça (1978-1979), même s'il est renvoyé en cours de saison. Il connaît enfin le succès à Monaco, avec qui il gagne la coupe de France 1985.

Raymond Kaelbel
Solide défenseur très combatif, Raymond Kaelbel peut s'enorgueillir d'être l'Alsacien le plus capé en en équipe de France (35 sélections). Il était reconnu à son époque comme étant l'un des meilleurs défenseurs de la planète.

Après plusieurs saisons au Racing, il rejoint Monaco, alors jeune club dans l'élite du football français. Comme capitaine, il contribue à écrire les premières lettres de noblesse du club monégasque, tout d'abord une coupe de France en 1960 puis un champion l'année suivante. En 1962, il rejoint Reims qui manque de peu d'accrocher un nouveau titre. Mais le Stade est en déclin et est relégué en D2 en 1964.

Pour son retour en Alsace en 1964, Kaelbel connaît deux années glorieuses du Racing : 1964-65 tout d'abord et le beau parcours en coupe d'Europe, puis la victoire en coupe de France en 1966 face à des Nantais tout juste sacrés champions de France.
Avec l'équipe de France, il a participé aux coupes du Monde 1954 et 1958, lors de laquelle la France se classe 3e.

Dans les années 80, comme entraîneur, il s'illustre à la tête des Pierrots Vauban qu'il mène par deux fois au titre de champion de D3, en 1981 et 1982.
Aujourd'hui, Raymond Kaelbel est toujours proche du Racing puisqu'il est membre du Conseil d'Administration.

François Remetter
François Remetter a été formé au Racing. Il n'était pas destiné à être gardien de but : il fut longtemps attaquant dans les équipes de jeunes du Racing mais servait de gardien lors des quelques entraînements qu'il fit avec le groupe pro. Émile Veinante le lance alors gardien de l'équipe réserve.
On ne lui laissa pas la chance de rejoindre le groupe pro et il fut rapidement transféré à Thillot. Il gagna la coupe du Monde militaire en 1947 et fut régulièrement sélectionné en équipe de France amateurs.
E. Veinante, alors entraîneur de Metz, le recruta en 1950. Il connut ses premières sélections avec le club lorrain. En 1958, alors qu'il évoluait en D2 avec Bordeaux, il fut tout de même sélectionné pour la coupe du Monde, au cours de laquelle il joua deux matches. Ce n'est finalement qu'en équipe de France qu'il connaît des succès.
Il revint au Racing, son club formateur, au début des années 60, avant de finir sa carrière à Limoges en D2 puis à Vauban en D3.

Robert Jonquet
Robert Jonquet, défenseur central de grande classe, est une figure emblématique du Stade de Reims et de l'équipe de France. Devenu international très tôt, il participe à l'ascension des Rémois vers l'élite du football français et européen. A l'issue d'une carrière brillante, à Reims puis au Racing, il s'est forgé un palmarès impressionnant, 5 fois champion de France, 2 coupes de France et 2 finales de la Coupe des Clubs Champions.
En 1951, il écoeure les Anglais lors d'un nul historique des Français en terres anglaises, ce qui lui vaut le surnom de « Héros de Highbury ». Il participe aussi aux coupes du Monde 1954 puis 1958 comme capitaine, au cours de laquelle la France termine 3e : en demi-finale, face au Brésil de Pelé, il se fracture le péroné dans un choc avec Vava au cours de la première demi-heure. A cette époque, les remplaçants sont interdits, il finit alors le matche sur l'aile gauche. Beaucoup pensent que sans sa blessure, l'équipe de France aurait opposé une bien meilleure résistance, voire espérer la qualification pour la finale. Sa carrière en équipe de France s'achève sur l'échec en demi-finale du premier championnat d'Europe organisé en France.
A l'issue de la saison 1959-1960, ponctuée par un titre de champion, il est transféré au Racing. Il termine sa carrière comme entraîneur, d'abord au Racing puis à Reims et Rumilly. Sans succès dans son nouveau rôle, il quitte le monde du football pour devenir représentant en bouchons de champagne.

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