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RCS France

4.8 / 5 (95 notes)
Année de création
1906
Site officiel
rcstrasbourgalsace.fr
Stade
Stade de la Meinau
Ville
Strasbourg

De 2003 à 2006 : l'espoir encore déçu

La reconquête semble constituer le mot d'ordre de la nouvelle équipe en place, menée par le tandem Egon Gindorf Marc Keller. Reconquête d'une identité avec le retour du maillot sobre bleu roy et surtout par l'accord entre le Racing Football et l'Omnisport qui permet à nouveau la dénomination "Racing Club de Strasbourg". Antoine Kombouaré, tout jeune entraîneur, semble déterminé à vouloir imposer un style de jeu agréable et offensif. Fort d'une première partie de saison encourageante et de recrues de qualités telles que Richard Dutruel, Mamadou Niang ou Pontus Farnerud, le Racing semble reparti sur de bonnes bases. Le sommet est atteint en octobre avec une formidable victoire 4-1 sur l’Olympique de Marseille. Malheureusement, le soufflé tombe bien vite et le Racing, affaibli par le départ au mercato de sa perle offensive Danjiel Ljuboja, sombre inexorablement dans les bas fonds du classement. Le maintien en L1 est acquis au forceps, grâce à l’efficacité d’Ulrich Le Pen et surtout les parades décisives de Richard Dutruel. L’ancien gardien de Barcelone doit malheureusement prendre une retraite prématurée en raison de graves problèmes de dos.

La saison 2004/2005 reprend dans la continuité de la saison précédente et c’est une équipe pleine de doute qui pointe dans la zone des reléguables a l’issue du premier tiers de l’exercice. Visiblement, le courant ne passe plus entre Antoine Kombouaré et son groupe. L’entraîneur Kanak est remercié à l’issue d’une nouvelle défaite à la Meinau face à Nantes. Jacky Duguépéroux est rappelé au poste d’entraîneur, presque 7 ans après sa mise au placard par Patrick Proisy… Et le miracle a lieu ! Le Racing, auteur d’une très brillante fin de saison, anime le championnat de France, se sauve et termine finalement à une honorable 11e place. Le triangle Alexander Farnerud - Mamadou Niang - Mickaël Pagis sème la terreur sur le front de l’attaque. Au milieu, le jeune malien Sidi Keita se révèle brillamment, malgré une polémique et une très lourde suspension suite à une grosse faute qui blesse un joueur lyonnais. En défense, l’international Tunisien Karim Haggui impressionne par sa sérénité et dans les buts, Stéphane Cassard est en état de grâce.

Cerise sur le gâteau, l’aventure en Coupe de la Ligue. Troyes, Lille, Clermont-Ferrand, et Saint-Etienne sont successivement éliminés, Alexander Farnerud réussissant la performance de marquer lors de chacune de ces rencontres... Au stade de France, c’est le Stade Malherbe de Caen qui s’oppose au Racing au cours d’une finale très ouverte et intéressante à suivre. Mamadou Niang ouvre le score mais les Normands égalisent dans la foulée. Finalement, c’est le défenseur Jean-Christophe Devaux qui grâce à un coup franc d’une puissance inouïe, offre la Coupe de la Ligue à Strasbourg, la deuxième pour Jacky Duguépéroux qui savoure cette revanche sur le destin, mais se montre étonnamment prophétique en affirmant que le Racing n’a jamais su gérer correctement une grande victoire...

Pourtant, tous les voyants semblent au vert au cours du mois de mai 2005 : Le Racing est européen et le public est conquis par ce renouveau. Malheureusement, comme souvent dans l’histoire du club, les batailles en coulisses vont littéralement saborder le club. Philippe Ginestet, qui devait prendre la présidence du club se brouille avec Marc Keller et se voit contraint de se retirer devant la menace de ce dernier de démissionner. Sur le plan du recrutement, le pallier n’est pas franchi par manque d’audace et seuls des joueurs de seconde zone signent. Mamadou Niang est transféré à l’Olympique de Marseille et Mickaël Pagis est conservé dans l’effectif contre son gré.

La saison en championnat est tout simplement catastrophique. Il faut attendre la 18e journée pour voir la première victoire des bleus qui passent toute la saison parmi les reléguables. Seul éclair dans la grisaille, le très bon parcours en coupe UEFA avec pour point d’orgue la victoire sur le terrain de Bâle et un nul obtenu au stade Olympique face à la Roma de Totti. Le Racing se hisse finalement jusqu’en 8e de finale de la compétition. En coulisse, c’est toujours la grande confusion. Alain Afflelou doit prendre la présidence, mais c’est finalement Philippe Ginestet qui, à la surprise générale, remporte le morceau lors de la trêve hivernale.

Pour l’année de son centenaire, le Racing doit jouer en Ligue 2. Les cadres dirigeants ont largement été renouvelés. Jacky Duguépéroux est remplacé par le légendaire buteur Jean Pierre Papin. Marc Keller quitte le club pour l’AS Monaco. Enfin, le recrutement est basé sur des jeunes joueurs venus des divisions inférieures.