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RCS France

4.8 / 5 (95 notes)
Année de création
1906
Site officiel
rcstrasbourgalsace.fr
Stade
Stade de la Meinau
Ville
Strasbourg

De 1990 à 1997 : le Racing a retrouvé un certain rang

Daniel Hechter est finalement remplacé par un industriel alsacien, Jacky Kientz. Après avoir échoué deux années de suite, de peu, en barrage d'accession en première division, le Racing décide de rappeler Gilbert Gress de son exil suisse. Comme par le passé, les résultats sont immédiats à l'image d'un cuisant 6-0 à la Meinau face à Nice qui célèbre le retour de l'idole à la Meinau. Le Racing se basait alors sur un effectif de qualité. Si le prometteur Youri Djorkaeff avait quitté le club en 1991, de jeunes espoirs du football français tels que Frank Leboeuf, Marc Keller, José Cobos, Martin Djetou ou encore Sylvain Sansone côtoyaient les expérimentés Yvon Pouliquen, Jacky Paillard, Didier Monczuck, Stephen Keshi et l'emblématique capitaine de l'équipe nationale de Tchécoslovaquie, Yvan Hasek. Le passage au Racing de ce joueur d’une immense classe est toutefois gâché par de graves blessures. Suite à une lutte intense avec Bordeaux, le RCS remonte en 1992 en première division après un match de barrage face au Stade Rennais remporté 4 à 1 au Stade le Meinau. Ce match joué devant 40 000 spectateurs reste un moment hors du temps, une joie intense ayant touchée l'ensemble de la ville. Qui a aujourd’hui oublié ce but venu d'ailleurs de Keshi qui, d'une frappe monumentale de 40 mètres, propulsa le Racing en D1 dans la liesse générale ?

Gilbert Gress dirigera pendant 2 ans le Racing Club de Strasbourg en première division avec des résultats encourageants pour un promu. Toutefois, après le départ de Jean Wendling et l'arrivée de Roland Weller à la présidence du club, Gilbert Gress est contraint au départ. Il s'exile alors une nouvelle fois en Suisse, au Xamax de Neuchâtel, avant de reprendre, en 1998, la sélection nationale suisse.

Roland Weller, P.D.G. de l'Alsacienne de restauration, fait appel à Daniel Jeandupeux alors entraîneur au Stade Malherbe de Caen pour s'occuper de l'équipe professionnelle de Strasbourg. Le recrutement est ambitieux avec des renforts de qualité de Sauzée, Gravelaine, Vencel et de Mostovoï, le Tsar. Le début de saison est remarquable (3ème en novembre 1994) mais les relations entre certains joueurs et l'entraîneur se dégradent, obligeant ainsi le président Weller à licencier Daniel Jeandupeux et à le remplacer par un fidèle du club, Jacky Duguépéroux. Ce dernier fut notamment le capitaine de l'équipe championne de France en 1979. Si le club rentre désormais dans le rang en championnat, c'est avec son nouvel entraîneur que l'équipe finira la saison par un parcours remarquable en Coupe de France en éliminant Bordeaux et Metz lors de parties dantesques. Le Racing disputera en mai 1995 sa 5ème finale de Coupe de France face au Paris Saint-Germain. Malheureusement, face à un bon PSG, le Racing s'incline 1 à 0 sur un but du parisien Paul Le Guen. Le RCS se qualifiera néanmoins pour la Coupe Intertoto. Après un brillant parcours dans cette coupe, le club gagne le droit de participer à la Coupe de l'UEFA. où il se débarrasse en 32ème de finale des Hongrois du Ujpest Budapest avant de tomber avec les honneurs en 16ème de finale face au géant italien le Milan AC.

Le reste de cette saison 1995-96 est bien terne, très loin en tous cas des promesses affichées et des espoirs que pouvait nous procurer un tel effectif de qualité comprenant notamment un véritable génie du football en la personne de Mostovoï et deux nouveaux internationaux français: Frank Leboeuf et Marc Keller. Ces strasbourgeois portèrent ensemble le maillot frappé du coq lors des dernières minutes du match France-Israël en novembre 1995. Deux Racingmen dans le onze de France, voilà des années que nous n'avions plus vu cela! Ces deux dernières saisons laissèrent tout de même un goût amer et l'impression que cette bien belle équipe strasbourgeoise fut bien loin d'avoir tout donné...

Lors de l'intersaison, un profond remaniement a lieu au sein de l'effectif. Des cadres de l 'équipe comme Frank Leboeuf, Marc Keller, Franck Sauzée ou Alexander Mostovoï quittent le club. Cette nouvelle équipe, toujours entraînée par Jacky Duguépéroux, est très critiquée à l'aube de la saison qui s’annonce pour la faiblesse présumée de son recrutement. Néanmoins, malgré des débuts laborieux, le club réalisera sa plus belle saison depuis le titre de champion de 1979. Il fera en effet la course en tête pendant la majeure partie de la saison, étant notamment 3éme à la mi Mars après une victoire au Vélodrome face à l'OM. L'équipe finira la saison en roue libre, en ayant bien pris soin de s'assurer une place en coupe d'Europe de l'UEFA. en s'imposant face aux Girondins de Bordeaux en finale de la Coupe de la Ligue lors d'une interminable séance de tirs aux buts. Stephane Collet offrit l'immense bonheur de cette victoire à toute une région sevrée de titres depuis 1979.

La saison 96-97 fut celle d'un tandem d'attaque infernal, Nouma-Zitelli. Ce fut la révélation de deux purs talents issus du centre de formation, Ismaël et Dacourt. Ce fut également l'avènement de Vencel, devenu progressivement le chouchou de la Meinau. De biens beaux souvenirs...

Mais cette année 1997 est également marquée par une révolution à la tête du club. En effet, le 21 février 1997, le club strasbourgeois est vendu par la Ville de Strasbourg au Groupe IMG - France représenté par l'ancien numéro 1 français de tennis, Patrick Proisy. Le projet IMG - Mac Cormack a été préféré au projet Eurodirect Marketing / Saatchi and Saatchi, mené par Pierre Rapin mais surtout au projet de Roland Weller, président du club à cette époque.