Oh yé, le Racing... !

Remarques amusées, attaques virulentes et autres discussions animées, nos proches ont souvent un avis à exprimer quant à notre passion pour le Racing.

Sujet de nombreuses discussions familiales et débats entre amis, comment votre entourage juge-t-il votre engouement pour le club strasbourgeois ? Les gens comprennent-ils votre ferveur footballistique ?

Partagez votre expérience et vos anecdotes avec la communauté !

  • Dans ma famille, le football c'est identitaire. Faire du football, et s'y intéresser d'une manière générale c'était s'affirmer face à mes parents. Face à ma mère, pour qui le foot et le sport en général n'était qu'une perte de temps vu qu'il n'y comprenait rien et que, n'étant pas né Zidane, j'étais comme elle l'a si bien dit "une chèvre en sport" et que je ne devais pas perdre mon temps, mais me consacrer à mes études pour devenir une sorte de Bachelor dont elle aurait pu être fier...

    Mon père lui m'a donné la passion du Racing en m'amenant au Stade de l'Ill voir Mulhouse - Strasbourg ou en écoutant Stéphane Capron et Eric Sold sur FBA ou en regardant les matchs sur Canal +... Mais étant lui même un grand rugbyman, il n'a jamais soutenu ouvertement ma passion pour le foot, espérant toujours faire de moi le joueur que lui n'avait pu être au rugby. C'est bien simple, quand je demandais un équipement de foot, je devais me le payer, alors qu'au rugby j'avais tout ce que je demandais gracieusement...

    C'est au moment du divorce de mes parents que ma passion pour le Racing s'est renforcée. Mon père, grande gueule, me promettait toujours qu'on irait à la Meinau... Devant les boutades de ma mère et moi-même, il décida finalement de m'emmenez à Strasbourg-Marseille lors de la saison 98/99... Je suis très vite tomber amoureux de la Meinau, de l'ambiance d'un stade de football, et ma passion pour le Racing, et le football en général s'est exponentiellement développée, d'autant que mon père m'emmenait de plus en plus souvent au Racing, pour des raisons qui m'échappaient encore. Pour lui, c'était l'occasion de se sortir de la maison qui devenait invivable à cause du divorce, mais aussi de se rapprocher de moi pour me "récupérer" lors du jugement. Et ça a joué, c'est vrai.. Tandis que ma mère voulait faire de moi un écolier modèle genre Sciences Po (que j'intégrais finalement quelques années plus tard), mon père faisait mine de s'intéresser à moi et à ma passion de l'époque...

    Finalement, tel l'élève, je devais dépasser mon maître et devenir bien plus supporteur du Racing que mon père, qui, malgré son attachement au Racing (lui qui avait assisté aux incidents dans la Meinau lors du limogeage de Gress) cherchait avant tout à la Meinau un match de L1. La rupture devait apparaître plus tard, quand il refusa de m'emmener au Stade de France pour la finale de la Coupe de France et surtout quand il commença à aller à Bonnal...

    Sinon j'ai un cousin avec qui je partage ma passion du Racing, et c'est très pratique lors des dîners de famille où la conversation porte plus sur la gauche/la droite ou les impôts ou tous ces chômeurs qui ne travaillent pas...

    Donc pour conclure, le Racing et ma famille, c'est l'affirmation d'une passion dans un contexte où tout s'y opposait. Au lieu de me rebeller bêtement contre les passions qui m'étaient imposées, j'ai su rester fidèle à mes passions, le Football et le Racing, et ainsi devenir un peu plus moi même en dépassant mes parents.
  • Pour faire simple tout le monde dans mon entourage me traite de "fou"...
    Je dors, je vis , je mange Racing ...D'ailleurs lors de la saison catastrophique de l'an dernier mes collegues m'apelaient en fonction du classement du Racing c'est à dire 18eme, 19 eme ou 20eme...Ma semaine dépendait ( et dépend toujours) en grande partie du résultat du week-end de mon club...

    Et l'année derniere je n'étais pas trop joyeux on va dire ...
    Et souvent c'est les remarques suivantes qui ressortent :

    -Que je dépense autant d'argent pour des bonhommes qui court après un ballon c'est stupide

    - Que je préfère aller voir un match du Racing plutot que d'aller au restaurant ou au ciné c'est déguelasse et donc impossible de construire quelque chose avec la dite-personne...

    -Que y'a pas que le Racing dans ma vie ...

    Etc...

    Donc pour être sincere peu de personnes comprennent mon amour pour ce club parce que pour beaucoup "ce n'est qu'un pauvre club de merde" ...Beaucoup de mes proches sont Supporters de L'OM , PSG ou l'OL parce qu'ils sont (soi-disant) grands mais moi mes premieres larmes c'est pour le Racing que je les ai versé et j'ai grandi avec ce club ...

    Peu de personnes peuvent comprendre pourquoi l'on supporte un club souvent en crise , sans résultats sportifs et qui se bat toujours pour le maintien ...Et moi je dit que c'est justement la que l'on voit les vrais supporters ...Parce que lors des finales remportés par le Racing ces mêmes personnes se disaient Alsaciens , Supporters Strasbourgeois donc ça engendrait des discussions souvent houleuses vu leurs propos et le fait qu'ils tournent aussi rapidement leur veste...

    Je passe souvent pour un supporter qui y comprend rien et qui ne fait pas comme les autres mais en résumé ça me plait de n'avoir qu'un seul club dans le coeur et de passer en conséquence pour un con ...

    Et je reprend une phrase d'un de ces soi-disant grands clubs (pas sur en + qu'elle soit d'eux ) :

    Une femme pour une Nuit , le Racing pour la vie
  • Moi mon entourage m'a beaucoup chambré après la descente en Ligue 2,mais bon il y en a aussi qui se disent supporter du racing quand ils gagnent et quand c'est la défaite toujours le même refrain "c'est des chèvres" (dédicace à mon père lol).De toute façon il ne se passe pas un repas de famille sans une traditionnelle discussion sur le racing donc il y a divers avis sur le sujets.Avec mes potes le sujet se passe de commentaire puisque la majorité suit le mouvement des moutons et supporte Lyon (équipe que je déteste pour sa politique trop commerciale) ils se font toujours un plaisir de me chambrer et je réplique que y a pas de mérite à gagner sans adversaire a sa taille le sujet se terminant souvent ainsi.
  • Etant donné que je suis le racing depuis mon enfance et grâce à mon père qui m'emmenait parfois au stade, ca se passe bien dans ma famille même si ca a tendance à charrier dès que ce n'est pas une victoire ... Mais c'est facile, sans essayer de comprendre!

    Pour le reste, en dehors du contexte familial, ca peut faire doucement rigoler au début mais au bout de quelques échanges ou discussions, on remarque toujours que les gens, en Alsace, suivent le racing, connaissent un minimum de choses dessus et qu'ils ont tous au moins une fois essayé et qu'ils n'attendent que des dits "beaux matchs" contre des "grandes équipes" pour voir le Racing s'illuminer et nous illuminer tous!

    En gros, "oh yé, le Racing...!" mais "le racing quand même"!
  • Ma passion pour la Racing a commencé quand j'ai fréquenté une bande de copains au lycée qui supportait le Racing.
    Avant cela, je m'interessais beaucoup au foot, mais pas à un club en particulier, grâce à mon père. J'ai toujours baigné dans le foot depuis toute jeune, mon père étant un grand amateur de ce sport. On regardais les matchs ensembles, mais je n'y trouvais pas vraiment de plaisir avant la Coupe du Monde 98 où je me suis rendue compte à quel point le foot pouvait me faire vibrer. En l'espace d'un mois, le foot est passé, pour moi, de programme télé plutot ennuyant à une véritable passion. Mais là encore aucun club en particulier ne gagnait mon soutien, étant donné que mon père non plus ne soutient aucun club plus ou moins qu'un autre. Même pas le FC Metz, club de ma région. Ay lycée par contre, tout le monde affiche son soutien à Metz, et dans le reste de ma famille également. Ils ont tous essayé de me ralier à leur cause, supporter les Grenats. Jusqu'au jour où j'ai commencé à fréquenter une bande de copain qui eux, se démarquaient des autres en supportant le club "ennemi" de celui de notre région, le Racing.

    Petit à petit, j'ai commencé à apprécier ce club, que je connaissais mal. Tous les samedis soirs nous étions soit devant Canal + soit avec FBA pour suivre assidument la lutte pour le maintien du Racing. Quelle ne fut pas ma peine quand je me rendue compte que le Racing n'arrivait pas à se maintenir, mais quelle ne fut pas joie devant mon poste de télévision, quand j'ai vu Chilavert mettre le dernier tir au but à Amiens, synonyme de victoire en Coupe de France. Je me promenais fièrement au lycée, malgré la relégation, et faisant mine de ne pas entendre les railleries de tous les supporters du FC Metz.

    Par la suite, j'ai emménagé à Strasbourg pour mes études, et j'ai vu mon premier match du Racing à la Meinau, je suis immédiatement tombée sous le charme de cette ambiance si spéciale dans un stade, surtout le stade de votre équipe. Dans ma famille, ça semble logique à présent pour tout le monde que je sois supportrice de ce club, le club de la ville où je vis, ou j'aime vivre. C'est devenu aussi une manière de m'identifier à cette ville par rapport à ma famille qui me considerais toujours comme une fille du coin alors que moi je me sens strasbourgeoise à présent.
    C'est pourquoi j'attend aussi avec impatience chaque année le derby contre les Messins, pour chambrer gentillement les supporters de Metz de mon entourage. Et surtout aller au stade avec certains d'entre eux, et voir le Racing gagner et leurs visages se fermer à côté de moi.

    Le dernier derby que j'ai vu avec mon père et des amis de la famille supporters de Metz, fut le match de la saison 2004/2005, victoire 3-1. Et c'est aussi ce jour là que j'ai découvert, que même si mon père me disait toujours qu'il n'avait pas de préférence pour un club en particulier, a soutenu le FC Metz pendant tout le match. Et depuis, c'est pareil en L2, je dois toujours faire face aux commentaires de mon père quand je rentre qui me dit que le Racing contrairement à Metz, ne joue pas bien, a du mal à conforter sa 3e place etc. Mais je reste quoi qu'il arrive et avant tout supportrice du Racing.
  • De par mon éloignement et ma tronche de basque, les premières réactions, quand il y en a (mais ce n'est pas un sujet que j'aborde tout les jours non plus) sont d'abord d'incompréhensions.
    Pour simplifier, je parle rapidement de "région de coeur", et comme le coeur a ses raisons que la raison ignore...

    En fait, il y a 2 types de réactions.
    Celle des non-footeux d'abord, qui du coup m'appelle parfois "l'Alsacien", ce qui est sympa, et précise que c'est une très belle région, ce qui est vrai.

    Celle des footeux ensuite, qui sont rares, mais qui existaient du temps ou je tapais encore dans la balle régulièrement (j'suis pas trop vieux, hein, j'ai plus l'temps :) ). Là c'était plus moqueur. "Mouarf, Strasbourg" "C'est un club ça?", bref, que des gentillesses argumentées, mais ça n'allait pas plus loin. Pas bien méchant, surtout quand on considère que j'étais sapé Racing de la tête au pied sur le terrain (ben oui, faut bien amortir les passages à la boutique...). Mais ça ne pouvait pas aller bien loin dans une région sinistré footballistiquement parlant où les gars étaient sapés PSG ou OM. A 900 bornes de l'un et 700 de l'autre... même pas un maillot de Toulouse (150 bornes), très rarement un de Bordeaux (250 bornes).
    Au moins j'étais original, et plus identitaire. Allez Racing ;)
  • Dans ma famille on est pas très foot, (c'est le moins que l'on puisse dire!), j'ai donc découvert les joies de la Meinau en 1995 avec le mari de ma cousine. J'ai tout de suite attrapé le virus au grand désespoir de mon père...

    Mon père qui d'ailleurs n'est pas vraiment contre le football ou le Racing mais plutôt contre tout l'argent qu'il brasse, et force est de constater qu'il n'a pas tout à fait tord...

    A cette époque j'allais à quelques matchs à la Meinau (on m'y emmenait serait plus approprié) et je suivais les matchs à l'extérieur chez mon cousin par alliance grâce à Canalsat.
    Evidemment les piques fusaient après une défaite quand il fallait rentrer à la maison, mais il m'aurait fallu bien plus que ça pour laisser tomber.

    Le pire moment était certainement le lycée, (les 3/4 de la classe supportaient l'Om et nous étions deux supporters Strasbourgeois), autant dire qu'on entendait des critiques tous les jours, ce qui n'empêchait en rien d'arborer fièrement l'écharpe du Racing en cas de victoire le week-end précédent avec un sourire très fier!

    Les avis sont un peu plus compréhensif depuis que je suis entré dans la vie active, les collègues s'intéressent aux résultats, demandent les résumés du match et se tiennent informés des nouveautés. Il est certain que certains seront toujours là pour critiquer, comme lorsque je sui revenu du déplacement à la Roma : " Autant de kilomètres et deux jours de congés pour voir un match nul..." Alors que le résultat était plus qu'honorable ! (Passe décisive de Gmamdia, c'est dire!)

    J'entends encore souvent aujourd'hui des phrases du genre :" Comment peux-tu les supporter, ils perdent tout le temps", preuve que c'est rentré dans les moeurs et que ces personnes n'ont aucune idée du classement actuel ou du nombre de défaites!


    Finalement, mon père, par dépit et car il a remarqué que je ne changerais plus, m'accueille d'un "ils ont perdu combien?"(taquin) lors des soirs de matchs, alors qu'il s'est lui-même tenu au courant de l'évolution du score à la radio. Peut-être la graine du supporter qui commence à germer en lui !
  • Mon père étant lui-même un grand fan du racing, les membres de ma famille comprennent mon amour du racing. Mes grands parents, lecteur fidèle des DNA, ont toujours une remarque à faire. Quelque fois après une défaite mon grand père me lance « pourquoi t'encourages cette bande de klampins (expression favorite de mon grand père) ils ont encore mal joués » Il dit cela comme s'il avait vu le match ce qui a le don de m'exaspérer, mais bon je pense aussi qu'il dit ça pour m'énerver.


    Mes amis les plus proche ont tous été un jour à la meinau et ils aiment aussi le racing donc à chaque recréation, on discute passionnément autour du dernier march, de celui qui vient, ...

    Les remarques les plus acerbes viennent de mes professeurs, en effet ils connaissent ma passion pour le racing (en hiver je viens avec l'écharpe et j'ai souvent le maillots). Le samedi après la défaite à Metz ma prof de français a eu le bon goût de me dire « ho ben ils n'ont pas faits très fort hier soir », pas la peine de préciser que ça m'a encore plus énerver que je ne l'étais déjà ...
  • Trop facile cette question du patron :D.

    J'imagine que 90% des témoignages vont se ressembler, et pour faire comme quasi tout le monde, voici les avis avisés que j'entends toutes les semaines...

    En cas de victoire: "Ah t'as vu le Racing il a gagné!" ajouté d'un "J'espère qu'ils vont pas descendre (ou "j'espère qu'ils vont monter" selon la division ou officie le club tant adoré de tous les Alsaciens)

    En cas de nul: Si c'est à domicile, ce nul est toujours associé à une défaite dans l'esprit des gens, et ce, quel que soit l'adversaire, et surtout sans avoir vu le match, à peine un p'tit bout de résumé sur FR3 (si si!) ou lu les commentaires journalistiquements sportifs dans les DéèN!
    Nul à l'extérieur: Si le nul est obtenu chez un des premiers de la classe "Yo mais ils auraient pû gagner hein!); chez n'importe quel autre adversaire "Pff c'est des nuls ceux là" (le Racing bien-entendu)

    En cas de (rare :p) défaite: Les témoignages pleins de compassion... "Oh mais c'est pas normal, c'est l'arbitre qui à déconné" ou les véridiques "Mais si Tum (au hasard...) l'avais mise on aurait gagné!" ou les gars qui ne doivent certainement pas avoir voix au chapitre à la maison, et qui se défoule sur tout ce qui bouge... "C'est des cons, moi je les ferai courir, ils sont payés à rien foutre!", ou on me sort les bonnes vieilles vannes à 2frs "Mais ça te fais pas chier de dépenser ta tune pour les voir perdre?" et pour ceux qui "savent"... "Ouais mais y'a toujours pire, y'en a qui se déplacent en plus pour les voir perdre, ceux là ils ont rien d'autre dans leur vie ".

    Remarques souvent entendues... directement et très souvent indirectement (langue de putes rules!) "Et l'autre il claque tout son argent la dedans"; "Mais t'as qu'a demander qu'ils virent tout de suite ton salaire au Racing, tu te feras moins chier"; "Et tu paies pour regarder jouer ces brêles?!"; "Yo mais même moi je l'aurai mis!"; "Pff moi ça fait longtemps que j'y mets plus les pieds, s'ils veulent que je vienne ils ont qu'a me payer"

    Les questions que j'adore sont celles ou on me demande "Mais pourquoi ils ont pas gagné?" sinon les éternels, "C'est à quelle heure le match?"; "C'est combien le ticket?"; genre... ben je supporte le Racing donc je suis le bureau de renseignement local et je sais tout du pourquoi et du comment.

    Ce que tout le monde peut remarquer c'est que comme souvent le Racing c'est "Ils ont perdu" et "On a gagné", histoire de pas se sentir concerné par les défaites et se vanter des victoires...

    Ce qui est sûr, c'est que quoi qu'en disent les gens. Le Racing, c'est une institution en Alsace, on l'adore ou on le "déteste" mais il ne laisse personne indifférent.

    Un avis noyé parmis les autres et qui lui ressembleront, forcément..!


    Je laisse le mot de la fin à ma chère Grand Maman: "Tu vas sur le Racing ce soir?"
  • Je vais répondre un peu à côté de la question, mais personnellement cela fait longtemps que je ne préoccupe plus de ce que pense mon entourage concernant ma passion du Racing.

    Les remarques acerbes peuvent exister de temps en temps, mais je sens quand même que quelque part on admire ma fidélité et mon engagement à soutenir mon club au-delà des résultats.

    Certains me prennent peut-être pour un con, pensant que soutenir un club de foot est quelque chose de peu valorisant, mais j'ai ma foi pour moi et ça me suffit. Le reste me n'intéresse pas trop...!
  • C'est assez simple à exprimer mais le Racing, c'est toute ma vie ! C'est par contre plus difficile à comprendre pour certaines personnes.

    Voilà, comme beaucoup de stubistes, le Racing fait un peu, beaucoup même, parti de moi !
    C'est un peu le plaisir et la motivation de la semaine ! Quand on sait qu'il y a match le samedi, vendredi (on peux d'ailleurs faire tous les jours de la semaine cette saison), la semaine a tout de suite une autre allure. Et que dire quand ça se joue à la Meinau ! Là, ça devient carrément de l'excitation !

    La famille proche comprend assez bien cet engouement, puisqu'il me suit depuis tout petit, et chaque jour un peu plus. Quotidiennement sur Internet, dans ma collection d'objets sur le Racing,... Les amis me comprennent également.
    En ce qui concerne les autres connaissances, c'est déjà plus tendu ! Ce sont les sales remarques le lundi matin, l'an dernier sur la descente, chaque fois plus dur, chaque fois plus moqueur ! Cette année, c'est sur la manière que les gens critiquent ; ce serait bizarre que l'Homme ne critique plus, soit dit en passant !
    Des moqueries sur le port du maillot de notre club en sport, « il supporte le Racing, haha » et blablabla, j'en passe et des meilleures. Des réactions puériles de jeunes lycéens. Heureusement, cette année, dans le supérieur, ça va mieux. Même si ce sont les personnes de l'intérieur de la France qui chambre maintenant ! Mais ça reste bon enfant ! Et puis sinon, il suffit juste de rappeler aux Marseillais qu'il n'ont plus tenu de trophée (un plateau de la Coupe à Toto, ça ne compte pas) depuis 1993, à d'autres villes, qu'ils n'ont jamais gagné le titre de Champion de France ou que la dernière fois qu'ils ont vu la Coupe d'Europe, c'était en noir et blanc sur cassette vidéo !
    Un bon nombre de ces amoureux du foot (pas du Racing) sont même près à prendre l'abonnement en cas de montée, donc c'est de bonne guerre.

    Le plus important après tout, c'est que la passion reste intact, que la flamme reste toujours allumé ! Et Dieu sait que bon nombre de personnes ont déjà essayé de l'éteindre en soufflant dessus, en y jetant de l'eau, des gouttelettes ou des tornades, ... mais ceci ne la rend que plus résistante!
    Je crois même que cela rend plus fort et surtout accentue encore la joie lors d'une victoire importante et de la prochaine montée...

    Aux repas de famille, ce sont surtout les arguments de défense qui sont à mettre à mon actif ! Quoi qu'il se passe, je défends mon Racing devant les autres qui ose lui dire du mal ! Ce sont pourtant tous des amoureux du Racing, seulement un peu plus quand ça tourne bien !
    C'est comme une partie des Alsaciens (un tiers on va dire) : la flamme n'est pas éteinte, mais elle ne brûle plus vraiment comme elle a déjà brûlé ! Mais à la prochaine étincelle, ce sera reparti...

    Pour résumé, le Racing, une passion qui fait parler mais la plus belle des passions ! Et c'est bien là l'essentiel...

    Racing chéri, pour toi, je serai toujours là...
  • Finalement, je pense que pas mal de choses ont basculé ce soir de mars 1996. Les souvenirs deviennent de plus en plus vagues bien sur. Mais ce soir là, j'ai pleuré pour la première fois devant un poste de télévision. J'avais 12 ans.

    Toute la famille était réunis pour ce quart de finale, le son était au plus fort pour le papy qui entendait mal. Trois ans après avoir découvert les travées de la Meinau, je partageais en famille cette épopée en Coupe de France. Le papy était le seul à supporter le Racing depuis toujours. Des années et des années qu'il s'égosillait et criait dans tous les sens en écoutant Radio France Alsace. Et pour une fois, son Racing passait à la télé. Les téléspectateurs d'un soir ne sont pas dans la tête d'un gamin de douze ans. Et quand le Racing ouvre la marque, quelquechose se passe dans sa tête. Son équipe prend l'avantage et file vers la demie finale. Mais quand l'adversaire marque, et que les télésupporters retournent leur veste, le gamin est triste. Parce que c'est un peu ça le Racing, beaucoup ne l'aiment que dans les grands soirs. Mais pas le gamin de douze ans. Lui, il l'aime ce Racing, tout le temps, et il n'aime pas qu'on lui crache dessus. Quand Mostovoï, le héros des vignettes Panini, remet les deux équipes dans l'impasse d'éventuelles prolongations, le gamin se venge, et il le savait bien de toute façon que son équipe ne pouvait pas perdre. Mais le gamin ne sait pas que le pire est à venir. Presque tous ont déserté le poste, sauf le gamin, et le papy. Dimanche ou pas, école le lendemain ou pas, la prolongation sera suivie. Quand on aime, on ne dort pas. N'en déplaise aux parents. Mais les nîmois ont décidé d'installer le cauchemar dans la tête du gamin. Lui qui n'a jamais vu son équipe perdre, n'imagine pas un tel scénario. Et quand les joueurs rentrent aux vestiaires, ce n'est plus soutenable. Ce sont les gentils qui gagnent normalement, et pourtant, les méchants crocodiles l'ont emporté. De crocodile, ce seront également les larmes qui suivront, parce que le Racing n'est pas invincible. Et restera cette phrase approximative du papy qui abandonne aussi : "Alles amateur !". Une taloche de la mère plus tard, parce qu'on est un homme et qu'on ne se rabaisse pas comme cela. Mais maman, c'est humain après tout, ça montre qu'on ressent encore quelquechose. Et ce serait quand même dommage, à douze ans, de devoir lutter contre ses émotions, les hommes le font assez, mais çà, le gamin ne le sait pas encore. Bien des années après, le gamin n'a plus pleuré, il est resté digne. Parait que tu es devenu un homme mon fils...
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