Et si... ?

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Par conan
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La renaissance de Pontus Farnerud © Karim Chergui

Hier soir au Stadium, le Racing a sans doute réalisé l'une des parties les plus accomplies de sa saison en championnat. Et si tout espoir n'était pas encore perdu?

Imaginez qu'un ermite, retiré du monde au cours des dix derniers mois, ait assisté à ce Toulouse-Racing. Imaginez que cette personne, qui ignorait tout du classement du championnat et prenne connaissance après le match du fait que le Racing se trouve à 10 points du premier relégable avec seulement à son actif 2 victoires sur 26 rencontres. Il est clair que l'ermite n'en croirait pas un mot et rirait aux larmes à l'énoncé d'une telle réalité...

Car pour la première fois de la saison, face à une équipe de Toulouse pourtant en bonne forme qui n'avait perdu aucun de ses 6 derniers matchs, le Racing est parvenu à reproduire en championnat ce dont on l'avait vu capable en Coupe de l'UEFA. Au delà de l'excellente affaire sur le plan comptable (Ajaccio et Troyes ont dans le même temps chuté chez eux) l'équipe strasbourgeoise y a mit la manière, et même par moments a impressionné par son courage, la qualité de son collectif et la fougue de certaines de ses individualités. Il semble clair que ni l'entraîneur Jacky Duguépéroux, ni les joueurs, ni les supporters (ils étaient encore une quarantaine d'UB90, dont certains étaient déjà en Bulgarie trois jours auparavant, à encourager le Racing au Stadium) sont décidés à abdiquer. Dans ces conditions, comment ne pas vouloir croire encore à l'incroyable miracle : Et si le Racing parvenait à se maintenir à la fin de cette saison ?

Comme transfiguré, le Racing décida de prendre le match à bras le corps. Amara Diané, une fois encore intenable, donna le tournis à la défense Toulousaine. Kevin Gameiro multiplia les appels de balles et était à surveiller comme le lait sur le feu. Et que dire de la prestation de Pontus Farnerud ? On a enfin retrouvé le joueur merveilleux de la saison 2003/2004. Au départ de tous les bons coups, c'est lui qui ouvre le score dès la 6e minute d'une frappe déviée par Diané pourtant au sol. Premier coup de pouce de la chance, concept dont on avait oublié toute notion du coté de Strasbourg. Pourtant, le score de 1-0 était loin d'être usurpé et le Racing gâcha comme à plaisir plusieurs occasions de faire le break, à l'image d'Amara Diané, auteur d'actions de folie mais trop fébrile lors du dernier geste. Pontus Farnerud, quand à lui, fut à deux doigts de doubler la mise sur une inspiration géniale, une frappe lobbée qui s'écrasa sur la transversale.

Et Toulouse dans tout cela ? Pas grand, chose, les violets étaient dominés, et il y avait toujours un Nicolas Puydebois ou un Guillaume Lacour pour s'opposer avec autorité à leur rares occasions dangereuses. La pause fut sifflée sur une impression contrastée. Le Racing avait rendu une très belle copie, mais n'allait-il pas regretter ses nombreuses occasions ratées ?

La deuxième période débuta sur un semblant de réaction des Toulousains, rien de bien effrayant mais de quoi une nouvelle fois faire planer le spectre de l'égalisation stupide dont est traditionnellement coutumier le Racing. Pourtant la chance sourit pour la deuxième fois aux Alsaciens. Sur une énième charge, Amara Diané grilla magnifiquement la défense toulousaine et se présenta seul face au gardien. Lors de sa tentative de frappe, son pied rata complètement le ballon et Diané, dans une envolée burlesque, se retrouva les fesses dans le gazon. Mais à vitesse normale, il sembla à l'arbitre qu'il y avait une grossière faute du défenseur toulousain ! Monsieur Bré siffla le penalty le plus inexistant qui soit et Yacine Abdesadki ne se fit pas prier pour effectuer un pied de nez à ses anciens coéquipiers en le transformant.

Procédant par contres, le Racing fut à plusieurs reprises en position de marquer un troisième but. Mais les remplacements (Deroff et Alex Farnerud à la place respectivement des très vaillants Edgar Loué et Kevin Gameiro absolument cuits physiquement) déstabilisèrent un peu le très bel équilibre de l'effectif strasbourgeois. C'est d'ailleurs dans ce contexte que survint le but de Moreira, donnant lieu à un dernier 1/4 d'heure pénible et étouffant, au cours de laquelle les supporters ont cru que le vilain mistigri avait finalement trouvé la route du Stadium. Dans les arrêts de jeu, Jean Christophe Devaux sauva un ballon très chaud, mais la défense strasbourgeoise n'a finalement pas rompu.

Les Bleus ont donc été les auteurs d'une très belle prestation. Troyes et Ajaccio ont dans le même temps perdu chez eux. En cas de victoire à la Meinau face à Troyes la semaine prochaine, Strasbourg ne serait plus qu'à 4 points du premier non relégable. 4 points en 10 matchs, l'écart ne parait pas insurmontable, surtout si le Racing montre en ces occasions la même motivation et la même qualité de jeu.

Et si le miracle se produisait ?

conan

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