Les (ex) Strasbourgeois à la Coupe du Monde

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Ljuboja débute aujourd'hui © Karim Chergui

Au cours de cette Coupe du Monde, les supporters strasbourgeois auront un oeil attentif sur les parcours de Danijel Ljuboja, Arthur Boka et Karim Haggui : un point sur les chances de leurs équipes respectives.

La Serbie-Monténégro
En finissant première de sa poule de qualification devant l'Espagne et la Belgique, tout en restant invaincue, la Serbie-Monténégro entame la compétition avec beaucoup d'ambition. Formée de joueurs expérimentés comme Kezman, Stankovic, Milosevic et de jeunes restés au pays, l'équipe des Plavi (les Bleus) s'appuie d'abord sur une solide défense (un seul but encaissé en phase de qualification) dont les leaders sont Mladen Krstajic de Schalke 04 et Nemanja Vidic de Manchester United (le « Jaap Stam serbe » étant cependant suspendu pour le premier match).
A l'avant, les slaves peuvent toujours compter sur la remarquable technique de leurs attaquants : si Kezman et Milosevic semblent être incontournables, Danijel Ljuboja aura probablement un rôle important à jouer (15 sélections, 1 but) tout comme Nikola Zigic (2,02 m et 90 kg), aperçu à la Meinau en décembre dernier (RCS-Belgrade) et à qui plusieurs experts prédisent d'être l'une des révélations de la compétition.
A noter aussi la présence dans le groupe de Vladimir Stojkovic (gardien qui vient de signer à Nantes) et Dusan Basta, le grand blond jouant au poste d'arrière droit, buteur face à Strasbourg en Coupe UEFA.

Visiblement soudé autour d'un même objectif (aller au moins en quarts de finale), la seule ombre au tableau est le récent référendum qui a démontré la volonté d'indépendance des Monténégrins. Cette Coupe du Monde est donc la dernière compétition où les joueurs défendront les couleurs de la Serbie-Monténégro : à partir des éliminatoires de l'Euro 2008, la Serbie et le Monténégro s'aligneront séparément.
Une énième « déchirure » pas très bien comprise par certains joueurs, dont le capitaine Savo Milosevic : « Après ce qui s'est passé au référendum, j'annonce que je dédierais mes buts inscrits au Mondial uniquement au peuple serbe. Je ne suis pas content de ce choix, je croyais vraiment à un peuple soudé et unique ».
Une situation qui pourrait peut-être entraînée un surplus de motivation dont ils auront bien besoin face à leurs trois adversaires du « groupe de la mort », les Pays-Bas, l'Argentine et la Côte d'Ivoire.

La Côte d'Ivoire
Miraculés de la poule de qualification aux dépens du Cameroun (qualifiés à la dernière minute), les Ivoiriens disputent la première Coupe du Monde de l'histoire de leur pays. Emmenée par le Français Henri Michel - qui en est à sa quatrième participation en tant que sélectionneur après la France en 1986, le Cameroun en 1994 et le Maroc en 1998 - la Côte d'Ivoire est arrivée en Allemagne avec l'ambition de gagner la compétition, rien de moins.
Mais ce samedi soir, leur première confrontation face à l'un des favoris de la Coupe du Monde les a ramenés sur terre (défaite contre l'Argentine 2-1, but de Drogba). Arthur Boka étant d'ailleurs à créditer d'un bon match à son poste d'arrière gauche.
Inexpérimentée et moins bien organisée que les Sud-Américains, la Côte d'Ivoire concède donc une défaite qui la met dans une situation délicate avant d'affronter les deux autres équipes du groupe.
Deux rencontres qu'il faudra sans doute remporter pour permettre à cette génération évoluant et progressant ensemble depuis de nombreuses années de poursuivre au second tour de la compétition.

Formés pour la plupart à l'Académie d'Abidjan de Jean Marc Guillou (Aruna Dindane, Kolo Touré, Didier Zokora, Artur Boka, Blaise Kouassi, etc.), c'est là qu'ils ont appris la rigueur européenne, comme le rappelle Kolo Touré : « nous devons beaucoup au centre de formation. La plupart des joueurs de l'équipe évoluent maintenant dans les grands championnats. Nous sommes désormais plus disciplinés. »
Et même si c'est encore insuffisant face aux plus grandes nations mondiales, la Côte d'Ivoire n'a probablement pas encore dit son dernier mot.
Et ce n'est pas les médias qui vont s'en plaindre, eux qui depuis longtemps ont décidé de faire de la Côte d'Ivoire la réédition du Sénégal de 2002. Cette équipe composée pour moitié de joueurs évoluant dans l'Hexagone sera, si tout va bien, "l'équipe de la France" et ce d'autant plus si l'Equipe de France doit quitter rapidement l'Allemagne.
Et en cas d'échec ivoirien, les médias pourront toujours espérer se retourner vers la Tunisie, solution de rechange idéale pour garder les lecteurs et téléspectateurs éveillés entre deux annonces publicitaires.

La Tunisie
Adversaire potentiel de la France en 8ème de finale, la Tunisie dispute sa quatrième Coupe du Monde. Victorieux à une seule reprise pour le moment (contre le Mexique en 1978, la première victoire d'une nation africaine en Coupe du Monde), les Aigles de Carthage ont les moyens d'accéder pour la première fois de leur histoire au second tour de la compétition. Derrière l'Espagne, favori logique du groupe, la Tunisie devrait pouvoir lutter avec l'Ukraine pour la seconde place qualificative, l'Arabie Saoudite paraissant plus limitée.
C'est d'ailleurs cette équipe que la Tunisie affrontera pour son premier match, le 14 juin à Munich. Une rencontre capitale pour les hommes emmenés par Roger Lemerre, lui qui a probablement à coeur d'effacer les mauvais souvenirs de la Corée en 2002.

Entouré de joueurs expérimentés tels que le capitaine Hatem Trabelsi (Ajax Amsterdam), Radhi Jaidi (Bolton Wanderers) mais aussi David Jemmali - qui, à 31 ans, vient finalement d'accepter de porter les couleurs tunisiennes - Karim Haggui s'apprête à disputer sa quatrième compétition internationale, après les CAN 2004, 2006 et les JO 2004.
Haggui retrouve également dans le groupe Karim Essediri, l'ancien joueur de Tromsø que le Racing a affronté en coupe UEFA (et qui vient de signer à Rosenborg).
A noter enfin la présence dans le groupe d'Ali Boumnijel qui, à 40 ans, pourrait devenir le cinquième joueur le plus âgé à disputer un match de Coupe du Monde.

Gros point noir cependant, la blessure du Lensois Issam Jomaa, remplacé par l'attaquant de Bastia Chaouki Ben Saada. L'ancien international français des moins de 17 ans (champion du Monde en 2001), qui a finalement opté pour la sélection tunisienne, a rejoint le groupe en Allemagne au moment où une autre mauvaise nouvelle tombait : la sortie sur blessure de Santos lors du dernier match de préparation.
Or de la forme de leur meilleur buteur (18 buts en 28 sélections) dépend beaucoup le parcours des Tunisiens dans la compétition. Son éventuel forfait serait donc des plus malvenu, d'autant qu'on ne voit pas quel attaquant Roger Lemerre pourrait appeler en renfort.
Non, on ne voit pas.

Le programme :
Samedi 10 juin (21h) Argentine-Côte d'Ivoire : 2-1
Dimanche 11 juin (15h) Serbie Monténégro-Pays Bas
Mercredi 14 juin (18h) Tunisie-Arabie Saoudite
Vendredi 16 juin (15h) Argentine-Serbie Monténégro et (18h) Pays Bas-Côte d'Ivoire
Lundi 19 juin (21h) Espagne-Tunisie
Mercredi 21 juin (21h) Côte d'Ivoire-Serbie Monténégro et Pays Bas-Argentine
Vendredi 23 juin (16h) Ukraine-Tunisie

filipe

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