Les Coupes du Monde des Racingmen

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JPP, double buteur au Mexique en 1986

17 Coupes du Monde de disputées à ce jour et parmi tous les joueurs qui en ont fait la légende, 44 sont passés par le Racing. Retour sur le parcours de ces mondialistes.

Uruguay 1930 : les pionniers
Par un froid glacial et quelques flocons de neige, la France affronte le Mexique : Lucien Laurent ouvre la marque à la 19ème minute d'une reprise de volée et devient le premier buteur de l'histoire de la Coupe du Monde (victoire 4-1).
Deux jours plus tard, Laurent est à nouveau aligné face à l'Argentine. Menés 1-0, les Bleus dominent et se procurent plusieurs occasions. Sur l'une d'elle l'arbitre brésilien siffle inexplicablement la fin du match avec six minutes d'avance. Après de longues palabres, le match reprend sans que les Bleus ne parviennent à revenir au score, malgré une frappe sur la barre.
Pour passer le premier tour, la France doit alors absolument battre son troisième adversaire : le Chili. Le sélectionneur effectue plusieurs changements et titularise Emile Veinante au poste d'avant-centre, mais ce 3ème match en six jours amène l'élimination de la France (0-1).

Italie 1934 : face à la Wunderteam
Les matchs étant à élimination directe, la France doit absolument battre son adversaire pour espérer poursuivre la compétition. Problème, c'est l'Autriche que les Bleus affrontent à Turin, soit la meilleure équipe européenne du moment.
L'entraîneur anglais de l'équipe de France exhorte Jacques Mairesse, Fritz Keller, Emile Veinante et les autres joueurs français à y croire : « vous, arrières, jamais lâcher Sindelar and partners. Vous, les suivre partout. Même WC. Et vous, les avants, empoisonnez vie défenseurs Autriche. Vous, être aussi fort. Vous, pouvoir gagner ! »
A la surprise générale, c'est la France qui ouvre le score sur un centre de Keller repris par Nicolas. Mairesse en défense centrale est le meilleur Français du match, mais la France finit par céder : les Autrichiens égalisent et se voient contraints de disputer une prolongation inattendue.
L'Autriche marque un second but nettement hors-jeu comme l'admet le buteur Schall à Fritz Keller, à la fin du match : « zweite goal... abseits ! ». Finalement la France s'incline 3-2.

France 1938 : une coupe à domicile
A Colombes, la France bat la Belgique en huitième de finale sur le score de 3-1. Heisserer est aligné tout comme Emile Veinante qui ouvre le score au bout de 40 secondes de jeu, devenant ainsi le premier joueur à marquer un but au cours de la première minute de jeu.
En quart de finale les Bleus sont éliminés par l'Italie, le futur vainqueur, par trois buts à un. Oscar Heisserer avait pourtant ouvert le score sur un centre de Veinante.

Suisse 1954 : la colonie de vacances
Le match d'ouverture de cette Coupe du Monde est France-Yougoslavie : François Remetter, Robert Jonquet et Raymond Kaelbel sont titulaires, Michel Leblond est sur le banc. Sans caractère ni envie, la France s'incline 1-0 : « ils préféraient jouer à la pétanque que de s'entraîner » conclut le sélectionneur.

De son côté, Ernst Stojaspal dispute tous les matchs de l'Autriche au poste d'avant-centre. Il marque trois buts dont un lors du match pour la troisième place face à l'Uruguay (victoire 3-1). Excellent tout au long de la compétition, il a également participé à l'un des meilleurs matchs de l'histoire, le quart de finale Suisse-Autriche. Menée 3-0, l'Autriche marque cinq buts en dix minutes et s'impose finalement 7-5.

Suède 1958 : le festival offensif
Les Français arrivent en Suède en confiance : « on savait que l'équipe était bonne. Nous avions la meilleure attaque, le meilleur buteur avec Fontaine et le meilleur joueur avec Kopa » (Kaelbel).
Pour le premier match contre le Paraguay (victoire 7-3), le capitaine Robert Jonquet est aligné en défense aux côtés de Raymond Kaelbel alors que Remetter garde les buts.
Tout les trois sont à nouveau alignés contre la Yougoslavie (défaite 3-2), match après lequel François Remetter perd sa place de titulaire au profit de Claude Abbès.
Après France-Ecosse (2-1) et France-Irlande du Nord (4-0), les Bleus affrontent le Brésil en demi-finale. Obligée de jouer à dix après la grave blessure de Jonquet - une double fracture du péroné - la France est finalement débordée par les accélérations de Pelé, Garrincha, Zagallo ou Didi (défaite 5-2).
Après une dernière victoire contre la RFA six buts à trois, la France termine 3ème d'une compétition que Raymond Kaelbel a disputée de bout en bout.

Angleterre 1966 : un réveil trop tardif
L'équipe de France affronte le Mexique à Wembley. Au terme d'un mauvais match, ils arrachent le nul (1-1) grâce à une frappe de 20 mètres de Gérard Hausser.
Robert Herbin est également titulaire mais perd sa place pour le second match face à l'Uruguay (défaite 2-1). Hausser s'est à nouveau distingué, notamment en ratant de peu l'égalisation en deuxième mi-temps (frappe sur l'angle du poteau et de la transversale).
Transparents jusque-là, les Français affrontent ensuite l'Angleterre à Wembley. Malgré la défaite 2-0, Hausser, Herbin et les autres Bleus réalisent leur meilleur match. Le dernier aussi puisqu'ils terminent derniers de la poule.
Egalement présent dans le groupe français, mais sans jouer : Jean Schuth (3ème gardien) et Lucien Muller.

Mexique 70 : Libuda aux côtés de Beckenbauer
Au cours de la plus belle Coupe du Monde de l'histoire, Israël et Gyora Spiegel réalise trois bons matchs, en tenant en échec la Suède (1-1) et surtout l'Italie (0-0). Titulaire au milieu de terrain, Spiegel participe à tous les matchs et quitte la compétition avec une seule défaite contre l'Uruguay (2-0).

Absent du premier match de la RFA, Reinhard Libuda est titularisé en attaque avec Gerd Muller pour les matchs contre la Bulgarie (un but à la 19ème) et le Pérou. A nouveau titulaire contre l'Angleterre en quart de finale (victoire 3-2 après avoir été mené 2-0), il entre en jeu en seconde mi-temps de la demi-finale d'anthologie contre l'Italie (victoire italienne 4-3 après prolongation).
La RFA termine finalement 3ème après un match contre l'Uruguay (1-0) que Libuda joue pendant 74 minutes.

Argentine 1978 : le dur apprentissage
Contre l'Italie, la France ouvre le score dès la première minute grâce à un débordement de Didier Six (but de Lacombe), mais s'incline 2 à 1.
Après ce match éclate la polémique : les joueurs ont barbouillé d'un cirage noir les trois bandes de leurs chaussures pour masquer le sponsor de la Fédération, en représailles d'une prime jugée insuffisante (François Remetter, le représentant d'Adidas, n'ayant pas cédé aux sommes réclamées par les joueurs). C'est dans ce contexte que la France affronte l'Argentine pour son second match. Six est titulaire et manque une énorme occasion en seconde mi-temps : au final, les Bleus s'inclinent 2-1 suite à un penalty injustifié.
Eliminés, la France bat la Hongrie (3-1) pour son dernier match. Les remplaçants sont alignés (dont Dominique Dropsy, François Bracci, Olivier Rouyer mais aussi Didier Six). A la suite de ce très bon match, la presse titre le lendemain, optimiste, « Rendez-vous en 1982 ».

Espagne 1982 : Séville...
Titulaires en attaque contre le Koweit et la Tchécoslovaquie, Gérard Soler et Didier Six marquent trois buts à eux deux. La France se qualifie pour le second tour malgré la défaite contre l'Angleterre (1-3) disputée par René Girard, Jean François Larios, Six et Soler.
Ces deux derniers sont également alignés contre l'Autriche et l'Irlande du Nord, mais seul Didier Six dispute le match mythique contre la RFA en demi-finale (au cours duquel il manque un tir au but décisif).
Sur le banc allemand se trouve Thomas Allofs, qui ne joue aucun match de la compétition.
Finalement la France termine 4ème après la défaite contre la Pologne (3-2), malgré l'ouverture du score de Girard. Larios, Soler et Six ont également joué cette rencontre.

Mexique 1986 : Guadalajara...
Andrzej Jeliaskov entre en cours de seconde mi-temps du match d'ouverture Bulgarie-Italie (1-1).
A nouveau remplaçant contre la Corée du Sud, il marque un but contre son camp dix minutes après son entrée en jeu (match nul 1-1). Finalement titulaire contre l'Argentine, il ne peut rien contre Maradona et ses coéquipiers (défaite 2-0).

Jean Pierre Papin est titulaire pour le premier match de la France contre le Canada : après de nombreuses occasions manquées, il donne la victoire à la France à la 80ème minute (1-0). Perdant quatre kilos dans la chaleur mexicaine, il déclare : « par moments, c'était terrible. Le manque d'air, la gorge sèche... j'étais cuit. Mais il fallait repartir ! »
Egalement titulaire dans les deux autres matchs de poule, il perd sa place à partir des 8ème de finale et regarde du banc les succès contre l'Italie, le Brésil et la défaite face à la RFA.
Papin est à nouveau sur le terrain pour le match de la 3ème place face à la Belgique où il marque son second but (victoire 4-2).

Au cours de la demi-finale France-RFA, il a pu croiser Wolfgang Rolff, qui dispute tout le match en milieu défensif aux côtés de Matthäus. Rolff a aussi participé au match de poule contre le Danemark (0-2) et devient vice-champion du Monde après la finale contre l'Argentine.

Italie 1990 : sur le chemin de la RFA
Le tenant du titre argentin démarre la compétition par une défaite contre le Cameroun (0-1), à la surprise générale. Les Sud-Américains parviennent tout de même jusqu'en finale avec leur libéro Juan Ernesto Simon, qui dispute tous les matchs. Chanceux en quart de finale face à la Yougoslavie d'Ivica Osim et contre l'Italie en demi, ils ne doivent leur qualification qu'aux exploits du gardien Goicoechea dans les séances de tirs aux buts.
En finale, ils s'inclinent contre la meilleure équipe du tournoi, la RFA qui s'était difficilement débarrassée de la Tchécoslovaquie en quart de finale (1-0). Des Tchèques menés par leur capitaine Ivan Hasek, auteur d'un but contre les Etats-Unis en match de poule (5-1) et jouant tous les matchs de son équipe.

USA 1994 : les remplaçants de luxe
Au cours de cette Coupe du Monde, les quatre joueurs passés par Strasbourg sont restés le plus souvent sur le banc de touche : Alexander Mostovoï n'a disputé qu'un seul match de poule (défaite contre la Suède 3-1) alors que Stephen Keshi n'est aligné que contre la Grèce, victoire 2-0.
Nestor Subiat entre en jeu à trois reprises avec la Suisse tout comme Jung-Won Seo, auteur du but égalisateur en match de poule contre l'Espagne, à la 90ème minute (2-2).

France 1998 : le sacre des Bleus
Naturalisé Américain peu de temps avant le début de la compétition, David Régis est titulaire en défense centrale lors des trois défaites des Etats-Unis (contre l'Allemagne, la Yougoslavie et l'Iran).

Le match Cameroun - Autriche voit l'affrontement entre Mario Haas, entré en fin de match, Joseph N'Do et Pierre N'Janka, tout deux titularisés par Claude Leroy côté africain (1-1). N'Janka réussissant à cette occasion un but extraordinaire en fin de rencontre (les deux pays étant toutefois éliminés dès le premier tour).
Eliminés, tout comme le Maroc de Gharib Amzine : entré en jeu contre la Norvège et le Brésil, il est titulaire contre l'Ecosse pour une victoire 3-0, cependant insuffisante car dans le même temps, la Norvège fait match nul avec le Brésil.

Titulaire indiscutable dans le système d'Aimé Jacquet, Youri Djorkaeff a grandement participé à la victoire finale de la France, tout comme Frank Leboeuf, appelé pour suppléer Laurent Blanc suite à son expulsion contre la Croatie.
Laurent Blanc qui a marqué le but en or face au Paraguay lors d'un 8ème de final crispant où José Luis Chilavert paraissait invincible.

Corée du Sud / Japon 2002 : l'épopée africaine
Pierre N'Janka n'effectue qu'une brève apparition avec le Cameroun, en fin de match contre l'Arabie Saoudite (1-0) alors qu'Alexander Mostovoï reste sur le banc pour les trois matchs de la Russie.
José Luis Chilavert est quant à lui titulaire pour les matchs de poule contre l'Espagne et la Slovénie ainsi qu'en 8ème de finale contre l'Allemagne (défaite 0-1). Hors de forme(s), il commet plusieurs fautes de main au cours de ses trois matchs.

Frank Leboeuf, Youri Djorkaeff et Malick Diop sont titulaires lors du match d'ouverture France-Sénégal (0-1) qui donne le ton de la suite de la compétition. Si la Coupe du Monde s'arrête dès la 16ème minute du second match pour Leboeuf (blessé), Diop joue tous les matchs du Sénégal jusqu'au quarts de finale (défaite 0-1 contre la Turquie).
Habib Beye entre régulièrement en jeu et Pape Thiaw est titulaire en 8ème de finale contre la Suède.

Un beau parcours du Sénégal en 2002... la Tunisie, la Côte d'Ivoire ou la Serbie Monténégro en 2006 ?

filipe

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