Pascal Nouma

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Par conan
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Il n'est peut être pas une légende, mais Pascal Nouma appartient à cette catégorie rare et précieuse de joueurs à la personnalité atypique. Retour sur la carrière tumultueuse d'un joueur auteur de 4 buts lors du Montpellier - RCS de 1997.

Naissance d'un mythe
Né en 1972, la même année que Zinedine Zidane, Pascal Nouma avait tout pour devenir une authentique vedette du football et collectionner titres et honneurs aux côtés du maître. Doté d'un physique impressionnant et d'une belle adresse devant le but, il est suivi depuis son plus jeune âge par la DTN. Il fait partie de toutes les équipes de France, des cadets aux espoirs en passant par les militaires et les A'. Au PSG où il est formé, il est la vedette des équipes de jeunes et sème la terreur en Coupe Gambardella, multipliant buts et coup d'éclats. A 17 ans, il est finaliste de l'épreuve, inscrivant 6 buts en 5 matchs. Deux ans plus tard, il emporte le trophée, promettant aux yeux des observateurs de devenir l'une des grandes vedettes du football français. Pourtant, il n'atteindra jamais le palier ultime. Sans doute un peu trop fou...

Ses premiers pas en pro, il les effectue donc dans le rôle de remplaçant au sein d'un PSG qui se découvre de nouvelles ambitions avec l'arrivée de Canal Plus. Difficile de faire son trou quand on est un petit jeune au milieu de toutes ces vedettes ! Le jeune Pascal Nouma fait donc ses gammes au sein de clubs moins prestigieux, comme Lille et Caen. Le public de D1 française découvre donc ce joueur fantasque, un peu lourd, mais talentueux et capable quand il veut de faire voler en éclats la défense la plus hermétique. Il découvre également un joueur au caractère imprévisible, capable de péter un plomb à tout moment, de collectionner les cartons rouges ou de chambrer le public adverse comme ce fameux soir où, sous le maillot du LOSC, il montra ses fesses au public lensois, débutant ainsi une très longue histoire d'amour avec les Sang et Or.

En 1994, le PSG récupère son joueur plus aguerri à défaut d'être assagi. Durant deux saisons, Nouma tient un rôle de joker au sein du PSG. S'il n'est pas titulaire, il dispose néanmoins d'un bon temps de jeu et marque mine de rien pas mal de buts. Il prend toujours autant de cartons et demeure toujours aussi talentueux pour chambrer. Sa magnifique imitation du canari lors d'une victoire 5-0 du PSG face à Nantes reste notamment dans toutes les mémoires... A Paris, Nouma se constitue un joli petit CV en apportant sa pierre aux glorieuses campagnes européennes du PSG et se construit un beau palmarès (Coupes de la Ligue et de France 95, Coupe des Coupes 96).

En mars 1996, le PSG affronte le Racing au stade de la Meinau. Strasbourg l'emporte 1-0 mais l'un des faits du match est l'incroyable attentat de Nouma qui se jette les deux pieds en avant sur la cheville de Philippe Raschke dans le but peu louable de l'arracher. Intéressante prise de contact avec ses futurs coéquipiers et les supporters du Racing, car à l'été 1996, Rolland Weller a la drôle d'idée de doter le Racing d'une attaque de purs psychopathes en recrutant le Parisien et en l'associant au très affable Bastiais Bruno Rodriguez. Si le Corse n'a pas fait long feu du côté du Krimmeri, nous étions alors à l'orée du mythe Pascal Nouma ! Un Pascal Nouma qui, à 24 ans, aspirait à une place de titulaire.

La période bleue
Premier match de championnat à la Meinau, le Racing affronte le PSG. Strasbourg perd mais joue bien et Nouma met du coeur à l'ouvrage. Sa tête plongeante à la dernière minute trouve le poteau. Strasbourg découvre le « spécial Nouma » et cette capacité étonnante à trouver le poteau ou la barre transversale. Il a dû toucher du bois au moins une quinzaine de fois au cours de cette saison là.

Mais le grand fait d'armes de Nouma en ce début de saison a lieu lors de la 4ème journée, lors du déplacement à Metz. Il ne se déroule pas sur le terrain (comme d'habitude, le Racing sombre à St Symphorien et perd le derby) mais dans le couloir du vestiaire où, d'un coup de boule magistral, il fracasse le nez de Pascal Pierre, auteur selon lui de propos incorrects sur sa couleur de peau. Dix ans avant Zidane, les supporters strasbourgeois découvrent le délice absolu de voir l'un de leurs protégés démonter d'un coup de boule le joueur emblématique d'une équipe honnie.
Mais le plus fort de l'affaire est que, devant la commission, Nouma nie tout en bloc ! Il affirme sans rigoler que Pascal Pierre a été inexplicablement prit de frénésie et s'est soudainement tapé tout seul la tête contre le radiateur sans que personne ne sache ce qui lui est arrivé... La commission de discipline resta étonnamment de marbre devant cette brillante plaidoirie : 6 matchs de suspension, mais Nouma a mis dans sa poche les supporters du Racing.
A propos de cette affaire, Nouma dira en mars 97 « les injures ne me dérangent pas... quand elles n'ont pas un caractère raciste. Mais quand on touche à ces trucs-là ou à la famille, ce n'est pas pareil. Il y a des choses qui ne passent pas. En revanche, contrairement à ce que vous croyez, je n'ai pas pété les plombs. Je suis resté très calme. Après c'était chacun son deal. Lui m'a dit ce qu'il voulait me dire, et moi j'ai fait ce que je voulais lui faire ». Une étoile est née.

Son retour sur le terrain coïncide avec la remontée du Racing au classement. Un doublé permet au Racing de battre Montpellier, mais c'est surtout à partir de janvier que les statistiques de Nouma sont impressionnantes. En championnat il enchaîne les buts : face à Rennes, Bastia, Nice, Lille, à Marseille où son but est le synonyme d'une victoire historique au Vélodrome. Aux côtés de David Zitelli, il forme l'un des duos offensifs les plus redoutables et les plus remarqués de France. Nouma marque en tout 14 buts en championnat, pour autant de poteaux. En mars 1997, le Racing pointe à la 3e place du championnat et est finaliste de la Coupe de la Ligue.

Et Nouma participe pleinement à cette aventure en inscrivant 4 buts en trois matchs face à St Etienne, Cannes et Louhans Cuiseaux. Après avoir vaincu de haute lutte Monaco en demi finale, le Racing affronte Bordeaux au Parc des Princes. Le match est serré, fermé, crispant. Nouma rate deux balles de buts face à Bodart qui auraient offert le trophée au Racing, mais il réussit sa tentative lors de l'interminable séance de tirs aux buts, tentative qui a permis au Racing de rester en vie et finalement de l'emporter. Cette tentative n'est pas sans rappeler la Panenka de Zidane face à l'Italie, mais en version ultra violente... Bref après 18 ans d'abstinence, le Racing emporte enfin un trophée ! Et Nouma est l'une des figures de proue de ce nouveau Racing triomphant. Il se fait d'ailleurs une nouvelle fois remarquer en lançant un remarquable « Jetzt geht's los » au public de la Meinau lors de la présentation du trophée...

Deux semaines après la finale, Nouma claque un quadruplé remarqué à Montpellier (club contre lequel il a finalement marqué 6 buts cette saison là). C'est d'ailleurs à ce jour la dernière fois qu'un joueur du Racing a réussi cet exploit lors d'un match de championnat. Si Zitelli est le meilleur buteur du club, Nouma en est la vedette. La France entière peut admirer son remarquable jeu d'acteur dans une célèbre publicité pour le Loto Sportif où il déguste une choucroute garnie. Quand on y pense, ce n'est pas demain qu'on est près de revoir un joueur du Racing tourner des spots publicitaires à la télé...

Mais si Nouma est impressionnant sur le terrain, ses frasques commencent à devenir fameuses dans toute l'Alsace. Il aime toujours autant chambrer le public adverse et montre son élégant postérieur au public de Bollaert pour la deuxième fois de sa carrière. On dit que Pascal Nouma est un héros sur les pistes de danse du Colysée (une boite de nuit de la banlieue strasbourgeoise) et qu'il possède une descente de bouteille de whisky redoutable. La légende prétend également qu'il aimait repérer les jolies filles dans les gradins de la Meinau pour leur transmettre son numéro de téléphone... Rumeurs amplifiées ou fondées ? Il est clair que Nouma fait partie de la catégorie des bons vivants et qu'il étrenne une silhouette bedonnante. Cet aspect de sa personnalité laisse planer un doute sur ce qu'aurait été sa carrière avec une hygiène de vie irréprochable et un professionnalisme sans faille. Peut être aurait-il été un joueur de classe mondiale et qu'il évoluerait aujourd'hui encore dans le gratin européen, à l'instar de Olivier Dacourt et Valérien Ismaël, ses coéquipiers de la belle époque...
Mais Pascal Nouma aurait-il été ce joueur aussi attachant que nous avons connu ? Aurait-il simplement porté le maillot du Racing s'il avait donné le maximum ? En tous les cas, le garçon semble très bien se fondre dans l'environnement alsacien, où il est heureux et très bien intégré. Il noue une relation toute particulière avec son Président, Rolland Weller, aux yeux de qui il est un peu le chouchou... Il n'est pas rare le dimanche de voir Nouma prendre sa moto et rejoindre Weller au bord d'un étang pour siroter une bière et refaire le monde... Au soir de son quadruplé contre Montpellier, Pascal Nouma tient, les larmes aux yeux, à rendre un hommage vibrant à celui qu'il appelle « papa » devant les caméras. Weller sera en effet, dans quelques semaines, contraint de passer la main...

En effet, si l'heure est à l'euphorie du côté du Krimmeri, cela ne va malheureusement pas durer. Le Racing à l'été 1997 sombre en effet dans les ténèbres, et ce durant 8 ans. Patrick Proisy, l'envoyé de IMG Mac Cormack, arrive et détruit consciencieusement tout ce qui avait été entrepris auparavant. Bernard Gardon, dans le rôle de Terminator, est chargé des basses oeuvres. Dans le groupe, l'ambiance est délétère et les joueurs sont écoeurés. Zitelli a le blues et veut quitter le Racing pour la Bundesliga. Il n'est que le fantôme du joueur de la saison précédente. Il quitte d'ailleurs le club lors du mercato.

Privé de son compère et dans une ambiance morose au possible, Nouma fait ce qu'il peut. Malheureusement, il n'est plus aussi habile que la saison précédente et sa lourdeur, sa maladresse ne font plus peur mais sourire les adversaires. Nouma n'est pas bien dans ses baskets. Il retombe dans ses travers. En championnat, il est expulsé à Lyon et à Rennes un mois plus tard. Quatre jours après le match de Lyon, en Coupe d'Europe face à Glasgow, il perpétue un attentat aussi terrible qu'inutile sur un joueur écossais, qui n'est pas sans rappeler celui commis jadis sur Raschke. Le commission de discipline de l'UEFA ne badine pas avec ce genre de frasque, et la sanction est lourde : 4 matchs de suspension qui privent l'attaquant de deux qualifications historiques sur les terrains de Glasgow et Liverpool et d'une victoire irréelle 2-0 face à l'Inter de Ronaldo et Djorkaeff. Cette campagne UEFA a d'ailleurs jusqu'au bout un goût amer puisque Nouma est de la lourde défaite 3-0 à Milan. Il a d'ailleurs en fin de match une balle de qualification au bout du pied, occasion ratée assez lamentablement...

Les temps sont durs pour Nouma qui est loin du rendement que l'on attendait de lui, à l'image de toute l'équipe du Racing qui s'englue en championnat, la Coupe d'Europe faisant figure de miroir aux alouettes. Le public de la Meinau commence à railler et scander des chants sur le Colysée, ou bien le fameux « je mets la balle à gauche je mets la balle à droite je mets la balle sur l'poteau ... ». Il marque finalement 8 buts en championnat, score finalement pas si ridicule que cela et qui lui permet de terminer meilleur buteur du club, mais décevant vu les espoirs affichés en début de saison et le potentiel du bonhomme. Certains de ses buts, comme son doublé face à Rennes ou son but égalisateur dans les arrêts de jeu à Bordeaux synonyme d'un incroyable 4-4, sont d'ailleurs bien précieux pour maintenir in extremis le Racing en D1.

La période sang et or
Si Nouma se montre décevant en championnat, des clubs huppés croient encore en son talent. C'est le cas du RC Lens, fraîchement champion de France, qui doit remplacer son buteur Anto Drobnjak. C'est la fin de l'histoire d'amour entre Strasbourg et Nouma, le début d'une histoire plus tumultueuse avec un public qui n'a pas oublié les fesses de l'attaquant et le fait vertement savoir. Une pétition est mise en place par les supporters sang et or afin de protester contre ce transfert. Les débuts de Nouma à Lens sont donc très difficiles. D'autant plus difficiles qu'il se montre maladroit devant le but et le public, qui ne lui pardonne rien, en fait sa tête de Turc. Pourtant, Daniel Leclerc le titularise et il parvient à s'imposer au sein de l'attaque nordiste. Il marque quelques buts décisifs et montre finalement un niveau correct, ponctué d'épisodes mémorables en Champions League, avec notamment une victoire mythique face à Arsenal sur le terrain de Wembley. Rejoint par un autre ancien du RCS, Valérien Ismaël, Nouma remporte sa troisième Coupe de la Ligue en quatre ans et se pose comme un véritable spécialiste de l'épreuve.

Lors de sa deuxième saison lensoise, Ismaël et lui sont rejoints par deux autres anciens Strasbourgeois, Dacourt et Collet (malheureusement rapidement gravement blessé). Cette petite colonie alsacienne vit une belle fin de saison 99/2000, ponctuée par une épopée étonnante en Coupe UEFA. Kaiserslautern, l'Atletico Madrid et le Celta Vigo passent successivement à la trappe et c'est finalement Arsenal qui vient à bout du RC Lens en demi finale de la compétition. Jamais Lens n'est parvenu à se hisser aussi haut sur le front continental.

Le Prince du Bosphore
A 28 ans, Pascal Nouma décide de tenter une lucrative aventure à l'étranger sous le maillot du Besiktas Istanbul, l'un des clubs les plus populaires du pays. Il vit alors la saison la plus extraordinaire de sa carrière. En championnat, il inscrit la bagatelle de 18 buts en 24 rencontres ! Il réussit également en Champions League face au Dynamo Kiev le plus beau but de sa carrière. Et si sur le plan sportif, il atteint son firmament, Nouma n'est pas en reste au niveau de ses frasques. Sur le terrain, il multiplie les expulsions et les suspensions. Face à Leeds en coupe d'Europe, il flanque une gifle au très rugueux défenseur Anglais Dany Mills, coupable d'avoir insulté l'un de ses coéquipiers. Même punition à l'encontre d'un journaliste coupable de propos déplacés. Mais quel meilleur contexte que la folie turque pour qu'un fada comme Pascal Nouma s'épanouisse vraiment franchement ? D'autant qu'Istanbul est une ville très agréable et festive, où les discothèques sont réputées... Il n'est pas exagéré de dire que Pascal Nouma devient rapidement le roi des nuits stambouliotes !

Un roi véritablement adulé par ses sujets, Nouma est en effet vénéré comme un Dieu par les supporters chauds bouillants de Besiktas, friands de ses frasques et de ses exploits sportifs. Sa gentillesse et sa disponibilité vis-à-vis des supporters ne font qu'accroître cette popularité quasi fusionnelle. Nouma fait par exemple l'effort de tenter de s'exprimer dans la langue locale, chose relativement rare pour les footballeurs étrangers qui évoluent en Turquie. Il est également très médiatisé, participe a des publicités et des reportages à la télévision. Il en profite d'ailleurs pour utiliser sa notoriété pour de nombreuses associations caritatives.

Star en Turquie, Pascal Nouma retourne pourtant en France en août 2001. A cette époque, le football français marche sur la tête, des sommes pharaoniques sont mises sur la table pour le moindre joueur de seconde zone et l'OM constitue l'une des locomotives de cette inflation démentielle. Marseille casse sa tirelire pour s'offrir le héros du Bosphore... à pure perte. Les supporters marseillais aiment résumer le bilan de Nouma à l'OM par la théorie des cinq « 1 » : 11 matchs, 1 but et 11 millions dans le compte en banque. Inutile de s'étendre sur le fait que Nouma ne possède pas la même cote de popularité sur la Canebière qu'à Istanbul. De surcroît, des rumeurs circulent sur son état de santé et font état d'un kyste au cerveau. On le dit même atteint d'un cancer... Quoiqu'il en soit, Nouma ne fait pas de vieux os sur le Vieux Port et retourne à la case Besiktas, pour la plus grande joie des supporters locaux heureux d'accueillir à bras ouverts leur héros. Mais les dirigeants de Besiktas se montrent prudents et lui proposent un étonnant contrat : Nouma est en effet payé... au match joué ! Telle est la solution trouvée pour tenter d'assagir le « cas » et lui faire diminuer son temps de suspension.

Nouma est toujours aussi populaire en Turquie, même s'il marque beaucoup moins que lors de son premier passage. Il semble néanmoins assagi... Pourtant son ultime esclandre met un terme définitif à son histoire d'amour avec le club de Besiktas. Dans l'ambiance sulfureuse d'un grand classique du championnat turc, Besiktas affronte l'ennemi haï du Fenerbahçe. Nouma marque et fête son but en mettant la main dans son short et simulant une masturbation devant les fans de « Fener' »...

L'affaire prend une tournure totalement disproportionnée et la polémique fait rage en Turquie. Le scandale prend même une dimension politique ! Il faut dire que dans ce pays majoritairement musulman, le geste de Nouma a choqué une partie de la population. La pression est énorme sur la direction de Besiktas qui est finalement obligée de se séparer du joueur, au grand désespoir des supporters...

Il est difficile d'imaginer depuis la France à quel point le passage de Nouma en Turquie a marqué les esprits. Pascal Nouma est, aujourd'hui encore, véritablement une personnalité dans ce pays, beaucoup plus célèbre que Nicolas Anelka ou Frank Ribery deux autres joueurs français pourtant plus huppés qui ont évolué en Turquie. Le phénomène Nouma s'étend bien au-delà du petit monde du club stambouliote puisque même les fans des équipes adverses le respectent.

Que reste-t-il de Pascal Nouma ?
Cette affaire sonne quasiment le glas de la carrière de Nouma, qui va encore ramasser quelques pétrodollars dans le championnat du Qatar avant d'achever l'aventure dans le petit club écossais de Livingstone, où il n'effectue que deux apparitions en équipe Une en tant que remplaçant...

Que devient Pascal Nouma ? Des rumeurs de maladie circulent toujours sur son compte, on dit notamment qu'il a subit une sérieuse opération du coeur fin 2005. Il est sans club depuis 2 ans, hors de forme, même s'il fait part régulièrement d'un rêve d'ultime come back à Besiktas, avec l'appui toujours aussi chaleureux du public local qui ne l'a jamais oublié. Mais les dirigeants de Besiktas ne semblent pas séduits par ces appels du pied... En tous cas, Pascal Nouma reste une personnalité de premier plan en Turquie. Quand il n'écume pas les boites de nuits d'Istanbul, il fait preuve de générosité, notamment en récoltant des fonds pour les victimes d'un tragique séisme au Pakistan. Enfin, les amateurs de nanars pourront admirer ses performances d'acteur dans le film turc « Dunyayi kurtaran adamin oglu » (L'homme qui sauva le monde, le retour), plus connu sous le nom de « Turkish Star Wars II». (http://www.dunyayikurtaranadaminoglu.com/ , il incarne le personnage de Celik.)


A Strasbourg non plus, ceux qui ont vécu la belle saison 96/97 ne l'ont pas oublié... Il n'est pas rare 10 ans plus tard qu'en tribune, dans un bus de supporters en déplacement, ou autour d'une bière, de voir son nom et ses exploits évoqués avec un grand sourire et un brin de nostalgie. Régulièrement, il est signalé à Strasbourg, on dit qu'il y passe de temps en temps rendre visite à d'anciens potes. Il se murmure qu'il était présent l'été dernier pour assister aux matchs de la Coupe du Monde aux cotés de Stéphane Collet. On peut se plaire à l'imaginer passer de temps en temps boire une bibine avec Rolland Weller au bord d'un étang... Quelle est la part de fantasme et de réalité dans toutes ces rumeurs ? Une chose est sûre : Pascal Nouma n'est certainement pas le meilleur joueur à avoir évolué sous le maillot du Racing mais en attendant, il nous a bien fait rigoler... et de temps en temps nous a même fait rêver ! En définitive, il nous a apporté du bonheur, ce qui est finalement, au-delà du nombre de buts marqués et de titres ajoutés au palmarès, la plus belle marque de réussite pour un footballeur.

Pascal, si tu passes par là, merci pour tout !

conan

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