L'adversaire : Dunkerque

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Par kitl
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Le stade Marcel Tribut © fsrcs

Vainqueur de son groupe de CFA en 2013 comme le Racing, l’USL Dunkerque reste sur deux saisons probantes en National. Cet ancien club solide de Division 2 remonte peu à peu la pente depuis son abandon forcé du professionnalisme en 1997.

Fondé en 1909 par une poignée de pionniers à l’initiative d’un certain Marcel Tribut, le club portuaire connut quelques parcours en Coupe de France avant la Seconde Guerre mondiale, dont une demi-finale en 1929. Sujet à des changements de patronyme, au gré des fusions et des oukases des collectivités territoriales partenaires, le club nordiste s’est appelé successivement Stade dunkerquois, Union Sportive Dunkerque-Malo, Olympique dunkerquois, puis US Dunkerque, avant que la communauté urbaine de la ville ne marchande l’ajout d’un L comme Littoral contre un renflouement en 1987.

En 1966, l’US Dunkerque renoue avec la deuxième division fréquentée avant la guerre. Cité totalement détruite et éprouvée par le second conflit mondial – de l’Opération Dynamo lancée par les Britanniques pour évacuer leurs troupes en mai 1940, jusqu’à la libération tardive fêtée au lendemain de l’armistice du 8 mai 1945 – Dunkerque a mis du temps avant de panser ses plaies et ce n’est qu’à la suite de plusieurs années de labeur que le football put renaître sur le versant est de la Côte d’Opale. L’opiniâtre président Jean Rouvroy tiendra fermement la barre durant toutes ces saisons de professionnalisme relatif, la Division 2 « open » mêlant des équipes issues du monde amateur et des relégués bien plus structurés.

Si elle ne s’est jamais vraiment mêlée à la lutte pour l’accession en première division, l’USD est une équipe vaillante, que le RC Strasbourg croisa souvent lors de ses saisons de purgatoire à l’étape inférieure. Capable de coups en Coupe de France (quarts de finale en 1968 et 1971), le club maritime sert surtout de tremplin pour des jeunes joueurs : l’équipe de 1976-77 entraînée par Elie Fruchart comprend notamment le futur gardien de Lens Francis Hédoire et le défenseur central Patrick Bozon, qui s’illustrera à Laval.
Dans les années 1980, plusieurs joueurs nordistes se révèleront à Dunkerque: Jean-François Péron, qui tapa dans l’œil du RCS lors des quatre confrontations entre les deux clubs entre 1986 et 1988, Nicolas Huysman, actuel directeur sportif et ancien entraîneur, qui rejoint Metz en 1990, Jocelyn Blanchard, auteur du même parcours qui finira par devenir la star du championnat autrichien, le gardien Nicolas Sachy, le futur Caennais Jimmy Hébert…

Alors que la Division 2 se structure quelque peu à la fin des années 1980, Dunkerque attire quelques anciens bons joueurs de l’élite : l’ancien défenseur lyonnais Alain Olio, le buteur martiniquais Gilbert Marguerite et surtout le mythique Tony Kurbos, dont la moustache eut du mal à frétiller lors de son passage en 1990-91.
Cette saison-là, Dunkerque termine avant-dernier et doit son sauvetage aux rétrogradations administratives d’Avignon et Chaumont. Francis Smerecki avait pourtant cédé sa place au truculent Alex Dupont, ancien joueur du club. Dupont poursuit son travail jusqu’en 1996, année où le couperet finit par tomber sur l’USLD. Ayant résisté au passage de deux groupes de deuxième division à un seul en 1993, Dunkerque est donc relégué en 1996 puis l’année d’après, victime de la compression du National 1 (passage de 36 à 20 équipes, impliquant 20 relégations !). L’ancien Strasbourgeois Jean-Luc Buisine occupait d’ailleurs plusieurs fonctions à Dunkerque lors de ces saisons chahutées.

Dunkerque commence alors une longue traversée du désert en CFA, décidément un grand classique pour de nombreux clubs. Alors que le club est tombé en CFA 2, Nicolas Husyman sonne le réveil des Dauphins : il restera entraîneur pendant sept saisons, avant de passer dirigeant et de laisser le banc à Ludovic Pollet puis Fabien Mercadal depuis 2012.
La saison 2012-13 sera la bonne pour l’USLD : avec 103 points, Dunkerque devance Chambly et Beauvais et accède au National en même temps que Strasbourg, Colomiers et Luçon. Solides mais sans grand génie, les Nordistes furent de surprenants cinquièmes pus sixièmes, leur espoir fou de se mêler à la lutte pour le podium se heurtant en avril dernier au rouleau-compresseur strasbourgeois (0-2). La saison passée fut aussi l’occasion de revoir du football de haut niveau à la faveur d’un bon parcours en Coupe de France, achevé avec les honneurs face à Rennes (1-2).

« Contre vents et marées », comme le proclame sa devise, Dunkerque peut jouer un rôle de trouble-fête cette saison en National. Certaines valeurs sûres sont restées (Stjepan Cvitkovic, Malik Tchokounté, l’ancien pro au profil à la Abdessadki Thomas Dossevi) et s’il a perdu le vaillant Antony Lecointe, le groupe de Mercadal s’est enrichi de Marc Fachan, l’ancien du CA Bastia El Hamzaoui, un jeune révélé en CFA 2, Romain Bayard, mais également un certain Kilian Valderrama, sans lien de parenté avec l’illustre Colombien.

Dans le cadre suranné et venteux du stade Marcel-Tribut, le Racing n’aura pas la tâche facile. N’oublions pas que les Dauphins ont une dentition très développée…

kitl

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