Jean-Eudes Aholou, joueur de la saison

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Par athor
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Véritable baromètre de la saison du Racing, le milieu défensif ivoirien a connu des débuts tonitruants avant de peu à peu s'éteindre sur la fin. Il est tout de même récompensé par le titre de meilleur joueur 2017/2018.

Aholou, comme une évidence


Il est sans doute le meilleur symbole du Racing Club de Strasbourg cette saison. Comme son club, Jean-Eudes Aholou a connu le CFA (avec la réserve de Lille), le National (avec Orléans), la L2 et enfin, la L1, qu'il découvrait pour la première fois l'été dernier, dans la peau d'un titulaire indiscutable. Recruté au mois de janvier 2017, dans le cadre du premier transfert onéreux de l'ère post-dépôt de bilan, l'Ivoirien n'a eu besoin que de quelques matchs d'adaptation avant de s'imposer comme la clé de voute du milieu de terrain alsacien, au poste de n°6 si important dans le système de jeu de Thierry Laurey. Pour sa grande première à ce niveau, au Parc OL, il fut l'un des rares à surnager au milieu de ses coéquipiers, qui vivaient là un bizutage assez sévère. A l'issue de cette soirée relativement douloureuse, les observateurs ont tout de même pu assez vite se rendre compte qu'Aholou avait tout à fait les qualités et le potentiel pour passer le cap de la première division. Et le mois d'août ne tarda pas à confirmer cela : face à Lille, Montpellier et Guingamp, il est à chaque fois, et souvent largement, en tête des votes du baromètre de racingstub.com, mais également parmi les meilleurs intercepteurs de L1.

Parfois confiné aux tâches défensives, il prend peu à peu plus de responsabilités offensives, n'hésitant pas à apporter le surnombre offensivement, notamment en se positionnant à l'entrée de la surface lorsque l'équipe s'approche du but adverse. Et cela paie : face à Marseille, dans une Meinau à guichets fermés, il marque son premier but sous le maillot bleu, pas de la plus belle des manières certes, mais une réalisation qui permet au RCS d'égaliser et de reprendre confiance dans cette partie. Quatre autres buts viendront ponctuer sa saison, notamment l'ouverture du score au Parc des Princes, qui aura pu faire douter l'ogre du PSG l'espace de cinq minutes.

Comme le Racing, Jean-Eudes Aholou a lui aussi connu une seconde partie de saison plus compliquée, même s'il a encore su tenir son rang jusqu'à la fin du mois de mars, après avoir honoré ses deux premières sélections avec l'équipe nationale de Côte d'Ivoire. Sans doute émoussé physiquement et peut-être aussi perturbé par les sollicitations diverses et variées, le milieu défensif a traversé les deux derniers mois de compétition comme une ombre, n'étant plus capable d'apporter son énergie au cœur du jeu. Il n'en demeure pas moins que l'ancien Orléanais aura été sans conteste l'un des acteurs majeurs du maintien du Racing en L1, et est, à ce titre, justement récompensé par ce titre de joueur de la saison, à l'issue des votes du baromètre de racingstub.com. Ardemment suivi par des clubs français et étrangers, il ne devrait pas manquer d'opportunités cet été, mais le Racing, s'il gagnerait beaucoup financièrement au regard de la cote du joueur sur le marché, perdrait également une valeur sûre sur le terrain.

Les autres satisfactions


Dauphin d'Aholou, Kenny Lala, recruté l'été dernier à l'issue de son bail à Lens, a su, tout au long de la saison, mettre un terme à la malédiction des latéraux côté droit au Racing, un poste où historiquement, très peu de joueurs ont su convaincre. Pourtant, le joueur était arrivé avec une réputation de joueur indolent et parfois difficile à gérer. Il n'en fut rien, car dès ses premières minutes, le défenseur a séduit par ses qualités offensives, indispensables dans l'animation des différents système de jeu de Thierry Laurey, au point même de créer un mouvement de soutien pour le voir rejoindre l'équipe de France. Autre atout, sa polyvalence a permis de le voir dépanner sur le côté gauche et occasionnellement au milieu de terrain. Avec un contrat courant jusqu'à juin 2019, la gestion de son cas sera l'un des points à surveiller durant cet été, d'autant que les performances du joueur n'ont pas manqué d'éveiller la curiosité de clubs plus huppés.

Autre recrue de l'été 2017, Nuno Da Costa a connu une saison contrastée, du fait de blessures diverses et de rechutes. Durant les premiers mois, l'attaquant a démontré ses qualités de vitesse et percussion, avec en point d'orgue une véritable démonstration sur la pelouse de Nice et un doublé à la clé. Absent quasiment durant tout le cycle retour, il a toutefois le bon goût d'inscrire le but de l'égalisation face à Lyon, avant de tirer le rideau et d'aller se faire opérer des adducteurs. Après cette première saison en L1, il est évident qu'on attend de Da Costa une confirmation et une plus grande régularité.

Les déceptions


Si on tient compte des notes moyennes de ce baromètre annuel, il n'y a pas véritablement de flops, puisque le dernier de ce classement obtient une note de -0,2 (échelle de +3 à -3). Il s'agit de Stéphane Bahoken qui, après avoir débuté la saison dans le rôle de remplaçant/joker, l'a achevée comme titulaire. Si parfois, sa maladresse balle au pied, déjà vue en National et en L2, lui joue des tours, le nouvel international camerounais a tout de même pris une part prépondérante dans le maintien du RCS, avec 7 buts en championnat (et 2 en coupes). Sa présence ici tient plus du fait de son irrégularité.

Si Lala, Da Costa et Terrier ont été jugés comme des recrues satisfaisantes dans ce classement, Jonas Martin et Bakary Koné apparaissent en fin de peloton. Le premier paie sans doute les immenses espoirs que certains ont pu mettre en lui, lui dont le profil de jeu est plutôt celui d'un milieu relayeur, travaille de l'ombre, que d'un meneur de jeu clinquant. Il n'empêche que même s'il n'a jamais fait d'étincelles, l'ancien Montpelliérain a su tenir son rang. Qu'il ne se prive toutefois pas de pousser un peu plus le curseur de performances la saison prochaine. Le Général Bako quant à lui ne pourra pas tenter de faire mieux, puisque son prêt n'est pas transformé en transfert définitif. Arrivé à la fin du mois d'août dans l'optique de solidifier le secteur défensif, le Burkinabè a trop souvent laisser entrevoir ses failles, gratifiant le public de quelques interventions douteuses et folkloriques. On retiendra tout de même le but égalisateur à Toulouse.

Le classement complet


Pour rappel, les notes vont de +3 à -3. Après chaque match, les stubistes désignent les trois meilleurs joueurs de la rencontre et les trois moins bons (ce qui ne veut pas nécessairement dire que ceux-ci ont fait un mauvais match). Le joueur mis en tête de liste gagne trois points, le deuxième gagne deux points et le troisième gagne un point. Le calcul est le même pour les "flops", le moins bon joueur perdant trois points.
Sont indiqués dans ce classement les joueurs ayant disputés au moins 22 matchs (minimum 20 minutes de jeu par match), soit la moitié des 44 matchs disputés.


JoueurMatchsMoyenne
Jean-Eudes Aholou380.85
Kenny Lala350.72
Nuno Da Costa240.64
Martin Terrier230.36
Anthony Gonçalves300.36
Ernest Seka310.16
Dimitri Liénard370.13
Pablo Martinez25-0.06
Bakary Koné33-0.15
Jonas Martin37-0.15
Stéphane Bahoken28-0.2

Les différents joueurs du mois



Août: Jean-Eudes Aholou
Septembre : Kenny Lala
Octobre : Kenny Lala
Novembre : Jean-Eudes Aholou
Décembre : Landry Bonnefoi
Janvier : Nuno Da Costa
Février : Alexandre Oukidja
Mars : Benjamin Corgnet
Avril : Jonas Martin
Mai : Idriss Saadi

athor

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