La Gantoise - RCS, le compte rendu

Note
5.0 / 5 (6 notes)
Date
Catégorie
Après-match
Lectures
Lu 5.238 fois
Auteur(s)
Par athor
Commentaires
6 comm.
gantoise3.jpeg
© guigues

Avec un effectif de plus en plus amoindri, le Racing disputait son quatrième match amical face à la Gantoise. Bilan, une défaite 1-0, un nouveau blessé, et peu d'enseignements.

Thierry Laurey va sans doute commencer à agiter son sourcil gauche, signe de nervosité de sa part : si son équipe avait déjà perdu beaucoup d'éléments avant même la reprise, voilà qu'en plus, les blessures (Benjamin Corgnet pour le dernier en date), les maladies (Idriss Saadi) et les velléités de transfert (Jean-Eudes Aholou) l'obligent à déployer des trésors d'imagination pour composer un onze de départ cohérent lors de matchs de préparation. Cette quatrième sortie, du côté de Gand (ou Gent pour les néerlandophones) en Belgique devait surtout permettre de peaufiner le jeu collectif et l'état d'esprit, tout en offrant du temps de jeu aux joueurs encore présents. Ce match, organisé après la première publication du calendrier des rencontres amicales, était surtout l'occasion pour le nouveau défenseur strasbourgeois Stefan Mitrovic de saluer une dernière fois le public de la rutilante Ghelamco Arena. Un stade ultra-moderne que la petite trentaine de supporters alsaciens a pu apprécier, jusqu'à découvrir l’extrême rigueur de la sécurité locale...

Au coup d'envoi, le Racing se présente dans un 4-2-3-1 inédit cet été, avec le seul Ajorque en pointe, et Anthony Caci qui tente de faire oublier l'absence de vrai spécialiste du poste, N'Dour étant toujours en phase de reprise.

Equipe


Face à une équipe locale qui dispute là une sorte de répétition générale avant l'ouverture du championnat belge ce vendredi, les Bleus, tout de blanc vêtus, récitent bien leurs gammes avec de belles combinaisons au milieu de terrain mais peinent à se montrer tranchants. Les locaux se montrent dangereux sur contre, notamment par l'intermédiaire de Limbombe, petit ailier droit virevoltant, qui fera énormément souffrir Caci durant toute la partie. Sans qu'il y ait de réelles occasions franches, la partie est agréable à suivre, le Racing cherchant à s'infiltrer dans les espaces laissés par son adversaire. A l'heure de jeu, bien servi par Thomasson au terme d'un beau mouvement, le remuant Gonçalves tente sa chance, mais son tir est contré par la défense et file en corner.

Mais le fait marquant de cette première période à lieu à la 39ème minute : au duel avec l'attaquant japonais Kubo, Mohamed Simakan, très bon jusque là, s'effondre en se tenant le genou. Le défenseur est alors évacué sur une civière. On espère vivement qu'il pourra rapidement revenir sur les terrains.

Au retour des vestiaires, outre le remplacement de Simakan par Youssouf Fofana, le RCS présente la même équipe, avec un Jérémy Grimm reculé d'un cran. En face, le coach Yves Vanderhaeghe a remplacé l'intégralité de ses joueurs. Et cette nouvelle équipe a semble-t-il plus d'entrain, parvenant à acculer les Alsaciens dans leur moitié de terrain. Il faut tour à tour les interventions de Martinez, Caci et surtout Bingourou Kamara pour parvenir à maintien la cage inviolée. Pour solidifier son arrière garde, Thierry Laurey lance Stefan Mitrovic à l'heure de jeu. Le Serbe, qui a passé trois saisons à la Gantoise, avait déjà été salué en avant-match et durant son échauffement de la mi-temps, mais il reçoit cette fois une véritable standing ovation, avec un chant entonné à sa gloire. La physionomie du match reste la même, Gand tente d'arracher la victoire et Strasbourg cherche à exploiter au mieux ses quelques possibilités, en s'appuyant sur les qualités de conservation et de remise de Ludovic Ajorque, toutefois trop esseulé pour être véritablement dangereux.

C'est presque logiquement qu'à cinq minutes du terme, la Gantoise obtient un penalty, après une main de Mitrovic sur une frappe de Beridze, que va conclure Andrisajevic, qui avait vu une de ses frappes toucher l'extérieur du poteau vingt minutes auparavant. Mené, le Racing tente de réagir, mais ni Jérémy Grimm, d'une frappe de loin, ni Kévin Zohi, d'une volée pleine de spontanéité, ne parviennent à égaliser.

Un peu à l'image de leur match face à Nancy, les Strasbourgeois ont, par intermittence, montré un jeu collectif plutôt cohérent, mais qui n'aboutit que trop rarement en une occasion de but. Le manque évident de rotation et l'absence de certains éléments cadres, qu'ils soient blessés ou pas encore recrutés, empêchent encore de se faire une réelle idée de la valeur de ce Racing 2018/2019. Il reste désormais trois semaines, et trois matchs de préparation, pour consolider l'effectif.

athor

Commentaires (6)

Flux RSS 6 messages · 4.277 lectures · Premier message par foxy · Dernier message par guigues

Commenter