Vencel et sa Coupe de la Ligue 1997

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Par butboja
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Difficile d'oublier un joueur qui a tant fait l'unanimité. Ce Slovaque a fait briller les coeurs de tous les supporters du Racing en leur offrant des moments magnifiques, comme lors de la Coupe de la Ligue en 1997, coupe dont il fut le héros. Rétrospec

Il avait un père sélectionné en Tchécoslovaquie lors de la Coupe du Monde 1970 qui était lui aussi gardien. Alexander Vencel l'a suivi en débutant sa carrière au Slovan Bratislava. Lors du mercato d'été en 1994, il est arrivé au Racing (recruté sur VHS) avec des ambitions : être titulaire et surtout jouer le plus haut possible en championnat. Il avait aussi des ambitions en Coupe de France où il disputa la finale en 1995 et en Coupe de la Ligue où il fut vainqueur en 1997. Cette année là, il fut désigné meilleur joueur de Ligue 1.


L'histoire de la Coupe...

Tout commença par une rencontre face à Saint-Etienne en 16ème de finale, où il y avait en face de lui un grand gardien d'aujourd'hui, Grégory Coupet accompagné du grand Willy Sagnol. A cette époque, l'effectif du Racing était composé de Raschke, Baticle, Zitelli, Collet, Okpara, Ismael, Vencel, Rott, Suchoparek, Nouma, Dogon, Olivier Dacourt, M'Ghoghi, Debès... Tous ces joueurs étaient entraînés par Jacky Duguépéroux. Concernant le résultat, le Racing s'était logiquement imposé 3-0 par l'intermédiaire de Nouma (5' et 19') et de Baticle (10'). Il n'y avait pas plus d'une dizaine de milliers de spectateurs.

Ensuite, le tirage au sort désigna l'AS Cannes. Toujours au Stade de la Meinau. Un match facile, pensait tout le monde. En effet, le Racing s'était imposé sans frayeur 2-0 grâce à Baticle (10') et à Nouma (42'). Pour les 1/4 de finale, les choses sérieuses commencèrent pour toutes les équipes. Au tirage au sort, le Racing avait encore eu un coup de chance. Le tirage lui offra Louhans-Cuiseaux, encore une fois au Stade de la Meinau. Mais cette fois, le match se déroulait sans Vencel. C'est alors le jeune gardien Thierry Debès venu de Schiltigheim qui prit la relève. Les hommes de Jacky Duguépéroux croyaient se frayer le chemin de la demi-finale facilement. Au contraire, le Racing avait eu du mal, beaucoup de mal à rentrer dans la partie. Menés à la mi-temps 1-0 grâce à Chow-Yen (17'), les Alsaciens devaient réagir, et vite. Par l'intermédiaire de David Zitelli (53'), les hommes de Jacky Duguépéroux ont su remettre les compteurs à 0. Il n'y avait alors plus grand chose à signaler jusqu'à la fin du match. Juste peut-être la bagarre entre Ismael et Revelles. Tous d'eux furent renvoyés aux vestiaires par M. Chéron. Les prolongations promettaient du spectacle; et quel spectacle ! ... En effet, le Racing avait pris l'avantage grâce à Gérald Baticle sur penalty (99'). La suite fut mouvementée avec des buts de David Zitelli (107' et 113') et de Pascal Nouma (108') pour donner au Racing une large victoire 5-1. C'est alors que les Alsaciens filaient lentement vers la finale. Mais il restait encore une étape à franchir, celle de la demi-finale. Il y avait encore des grandes équipes en liste, comme Monaco ou Bordeaux.

Avec le retour de Vencel, les hommes de Duguépéroux tirèrent Monaco de l'ancien Strasbourgeois, Martin Djetou. Ce match de gala se déroulait encore et toujours au Stade de la Meinau. Les Alsaciens ne partaient pas favoris. Au fil du match, aucune des deux équipes ne se montrait vraiment. C'est juste avant de rentrer aux vestiaires que David Zitelli ouvra la marque pour débloquer le compteur. La deuxième mi-temps s'annonçait prometteuse avec un Racing dominant et une équipe de Monaco conquérante. A la 60ème minute, c'est le grand Sonny Anderson qui libéra les esprits monégasques. Alors, la fin du match s'annonçait palpitante. C'est David Zitelli qui donna finalement le coup de grâce à la 69ème minute. Devant 25787 spectateurs déchaînés, les Alsaciens trouvent le chemin de la finale.

C'est face aux Girondins de Bordeaux de Roland Courbis que le Racing joua sa finale au Parc des Princes. Le onze de départ était composé de Vencel, Raschke, Dogon, Ismael, Suchoparek, Dacourt, Okpara, Collet, Baticle (capitaine), Nouma, et de Zitelli. Devant 39878 spectateurs, ni les Alsaciens, ni les Bordelais arrivaient à débloquer la situation dans le temps réglementaire. C'était à présent la demi-heure des prolongations et malgré les encouragements du public, aucune des deux équipes n'était parvenue à trouver le chemin des filets. Alexander Vencel n'avait aucun arrêt à effectuer. A ce moment là, il n'y avait plus que les tirs au but qui départageraient les deux équipes. Il y avait d'un côté Alexander Vencel, de l'autre Gilbert Bodart. Au final, le Racing l'emporte sur un score serré de 6 tirs au but à 5. Tout le monde se souvient encore de l'arrêt de Vencel sur le dernier tir bordelais suivi de la transformation de Stéphane Collet qui donnèrent un nouveau titre au Racing.


Alexander Vencel aura laissé l'image d'un homme d'une grande honnêteté, aimable et sincère. Il nous a fait vibrer tout au long de son parcours au Racing si bien qu'il a toujours été regretté. Il a failli revenir en Alsace en tant qu'entraîneur des gardiens mais il a fait le choix de continuer sa carrière au Havre pour quelques saisons. Espérons qu'il reviendra (il a une maison en Alsace)... En tout cas, nous lui souhaitons de finir sa carrière avec encore beaucoup de bonheur.

butboja

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