Sans le coup-franc stratosphérique de Liénard nous serions...

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Par il-vecchio
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... probablement en L2, car gagner à Nantes relève de l’impossible exploit (1971). Marquer CE coup-franc à la 94e également me direz vous.

Ah quel pied! Quel pied ce coup-franc! Ah, quand on a vu ça on peut mourir tranquille. Le plus tard possible, mais tranquille. Parodie de Thierry Roland qui s’était lamenté en 1966 de voir la Coupe de France quitter la France.

Il fallait les avoir bien accrochées au bout du bout de ce match, de cette saison qui avait lessivé, rincé, essoré les joueurs. Il fallait avoir l’esprit clair. Mais qui l’avait? Dreosto sentait que c’était possible et s’acharnait à meubler tant bien que mal cette longue minute (ressenti à la radio) de palabres entre Liénard, Gonçalves et Da Costa. Cette balle était impossible à mettre pour un gaucher. Et Dim’ s’élança, la balle s’éleva rapidement et soudainement se mit à tournoyer et dériver toujours plus rapidement dans un maelström vers la lucarne. Dim’ marqua, la Meinau chavira laissant les Lyonnais figés, sidérés, le regard vide et Filser la voix cassée.


Elargissement du champ de vision



Mais limiter ce maintien au seul but de notre “paysan de Belfort” est pour le moins réducteur. Ce coup-franc, il fallait avant tout l’obtenir. N’est-ce pas Nuno Da Costa qui n’avait plus joué depuis la 27e journée que Thierry Laurey lança comme ultime joker à la 76e qui poussa un Lyonnais à la faute?
Ne fallut-il pas égaliser auparavant, à la 89e minute alors que tout était perdu face à l’ogre lyonnais? Encore un coup pour ce pauvre Nuno blessé serrant les dents, qui aux yeux de certains faisait preuve d’une scandaleuse attitude nonchalante. Au passage, merci à Dimitri Foulquier de lui avoir passé le ballon. Mais rien n’eut été possible sans l’ouverture du score par Stéphane Bahoken devenu un chouchou de la Meinau après avoir été conspué au moins durant sa première saison de National.

Et qui adressa la passe déc’ à Bahoken? La fiche ne le dit pas.

Un long calvaire avant l’apothéose. Exposé ……… subjectif.



La saison passée se termina sur le fil du rasoir. De larges victoires le Racing n’en offrit que deux. Que Saadi (si, si, Saadi) n’ouvrît le score à Montpellier sur une passe de Pablo Martinez, que Martin Terrier n’égalisât à la 90e+2 sur une passe de Kadou Mangane dans cette cité chère à @athor, que ne marquassent Jean-Eudes, Bakary et Dim’ pour ce nul lors de la réception des Phocéens, que Nuno Da Costa ne réussît un doublé avec la complicité de Martin Terrier et Kenny Lala à Nice, que Lala et Terrier n’assurassent le nul face à Angers, que Jérémyyyyyyy et Stéph’ ne perforassent la défense galette-saucisse, que Jonas Martin et Kader Mangane n’inscrivissent un but de plus que les joueurs du pays du cassoulet, que Jean-Eudes et Kenny n’enfilassent trois pions à Dijon, que nos désormais disparus Jean-Eudes et Jérémyyyyyyyy ne permissent au Racing de prendre le dessus face à ce club marqué “Furgland”, que Jonas Martin ne transformât le pénalty face à Angers, qu’Idriss Saadi (si, si, c’est arrivé) ne glissât l’offrande de Stéphane Bahoken au fond des filets niçois qu’aujourd’hui nous serions en Ligue 2.

Qu’afin de ne pas m’énerver et conserver une certaine sérénité sur la Stub il me soit permis de jeter un voile pudique sur le déplacement à Toulouse et la réception de Maisse.

Qu’ @il-vecchio arrête avec ses imparafaits du subjonctif!! (choeur des stubistes)
Ho les mecs, z’avez vu qui est l’auteur de l’article précédent? Donc, faut qu’j’essaye de ne pas faire trop plonger le niveau!

Le foot est un sport collectif. C’est également un jeu simple rendu compliqué par des gens qui n’y comprennent rien. (Epinal 2 juin 2013)




Les tablettes et la mémoire humaine ne conservent généralement que le nom des buteurs, mais je me suis laissé dire que le foot est un sport collectif où il faut par diverses combinaisons transmettre la balle à ces buteurs et même réaliser un travail encore plus obscur, défendre. Du match historique contre les mercenaires milliardaires à la solde du Quatar nous retenons tous la victoire, mais nos gars plutôt que de produire du beau jeu brésilien ne descendirent ils pas dans la soute à charbon défendre, défendre, défendre, peu importe comment?

Maintien, maintien chéri, combats avec tes défenseurs!

Alors oui, Liénard est un chouchou de la Meinau, chouchou que certains toutefois s’appliquent à dénigrer, mais si ce joueur malgré tous ses défauts est capital il n’est pas Jupiter (j’ai pas écrit Manu) qui à lui seul maintient le Racing et conduit l’équipe telle la Liberté guidant le peuple. C’est lui qui a marqué l’ultime but de cette rude saison, but qui demeurera à jamais dans les mémoires par sa beauté et les circonstances.

Il y a du “Keshi” dans ce but, mais ce but de Keshi, je ne précise pas lequel des neuf qu’il marqua pour le Racing, est gravé tant par le caractère exceptionnel de sa frappe de 40m que par l’émotion générée dans toute l’Alsace à l’occasion de ce match.

Mais de grâce qu’on n’accorde pas à notre Liénard chéri plus qu’il ne mérite! Qu’on ne renomme pas le stade, la route de Colmar ou le quartier! Allez, OK, qu’on inscrive au dos de la transversale coté ouest du stade "barre Dimitri Liénard" en souvenir de son show final à califourchon sur le but.

Sans eux où serions nous?


Au jeu du “sans lui nous serions”, il est possible de remonter plus loin. Sans Charles Belling le Racing n’existerait pas. Sans Adolf et les planificateurs de l’Etat-Major français le Racing n’aurait jamais décroché le titre de champion de Dordogne. Mais laissez moi fixer le départ de cette rétrospective non exhaustive au 22 août 2011.

D’aucuns regrettent le départ de Stéphane Bahoken mais n’oublient pas son égalisation à Niort en L2 qui permit au Racing de conserver l’espoir de monter en L1. A titre personnel je n’oublie pas les autres joueurs qui tout au long de cette première saison professionnelle du Racing ressucité firent fi de l’objectif “maintien tranquille” préférant chercher la lueur à l’étage supérieur.

Sans Sebastian Ribas, un gentleman à qui on n’a pas donné les bons ballons selon Jacky Duguépéroux, le Racing perdait lamentablement à domicile face à Bourg-en-Bresse lors de cette calamiteuse saison 2013/2014. Il égalisa à la 90e et prit ses responsabilités à la 90e+4 pour s’en aller marquer un pénalty. Gros coeur, nerfs d’acier, attributs taurins. Cet exploit final maintint l’espoir. Las, ce fut inutile puisqu’à Colomiers le Racing à peine promu en National fut rélégué et non retrogradé en CFA. Je tenais toutefois à rappeler cette performance.

Les anciens se souviennent



Ceux d’entre nous qui n’ont pas découvert le Racing en L1 ou L2 mais suivi les années sombres se souviennent peut-être d’Abdoulaye Coulibaly, obscur milieu défensif qui joua quelque peu sous les couleurs strasbourgeoises en CFA2 et CFA. Obscur, car cantonné au rôle de supplétif.

Ne me parle pas de Grenoble, lançait Fernand Raynaud à la cantonnade. De Grenbole il en sera question. La seule équipe en CFA que François Keller voyait supérieure, un déplacement périlleux pour un Racing décimé par les suspensions et autres blessures. Un déplacement figurant dans cette série finale de sept rencontres qu’il fallait gagner pour avoir une chance, juste une chance de monter en National.

Sans le coup de boule de Coulibaly sur une passe de Julien Perrin le Racing qui pliait sous les coups de boutoirs isérois n’aurait pas conservé sa place dans ce sprint final durant lequel une seule défaite des furieux Grenoble, Lyon-la-Duchère, Moulins, Strasbourg signifait l’élimination de la course à la montée.

Et sans Guillaume Gauclin, “huit mains, quatre pieds”comme l’écrivit dépité @odin38 le Racing aurait bu toute l’Isère. Ce même Gauclin qui sauva un Racing qui n’alignait que onze joueurs contre neuf pour la Bouchère, victoire (1-0).

Et sans Manuela Nicolosi. Euh, je m’égare, je m’égare mais si elle voulait s’égarer chez moi...

Tiens, combien d’années galéra Grenoble avant de retrouver le National? Combien d’années rama Moulhuse avant de réintégrer le monde professionnel? Pardon? Galère en cours depuis deux décénnies environ? Ah, j’aurais du m’informer avant d’écrire.

Binder, yzeure à rien ce mec.



Qui donc se souvient de Robin Binder? A star is born s’exclama @paolo sur Radiostub après la victoire en coupe de France à Verdun-Belleville en 2011/2012. L’étoile s’éteignit dans l’indifférence, mais marqua l’unique but à Yzeure en 2012/2013.

???? Yzeure??? Was esch das? Wo lejt dar Kaff?
Une localité de l’Allier proche de Moulins. Un match oublié sauf pour les présents et quelques autres. Le premier match de cette série finale d’Yzeure à Raon en 2012/2013.

Sans ce but de Binder.....

Le Fußballgott



Qui parmi vous se souvient de David Ledy? Tous ceux qui ont découvert le Racing avant la L2 bien sûr! Comment peut-on avoir oublié Ledy? A moins d’être atteint d’Alzheimer il est impossible d’oublier Dav’. Ledy, le Fußballgott, celui qui fit une croix sur sa carrière en signant pour cinq ans juste après la liquidation. Le seul joueur que Marco cita dans une Meinau en fusion lors de la montée en L1, un joueur chanté par la Meinau.

David Ledy marqua le troisième but à Gasser la Colombière contre Raon-l’Etape. Un but tout anecdotique je vous le concède puisqu’à cet instant le Racing menait tranquillement 2-0 et avait le match en main. Alors, gagner 2-0 ou 3-0 lorsque le seul objectif était la victoire peu me chaut.

Verdammi, qui m’a rebouché la bouteille de Crémant? Qui??? Hé oui, lecteur adoré, je ne te cache rien de mes méthodes de rédaction. Je rédige au Crémant. Entre deux paragraphes j’en bois un Schluck et maintenant je suis perturbé car il y a un Lumpaveh, un Dracksöj qui m’a rebouché ma bouteille.

François et ses gamins



Que dire de François Keller qui parvint en une semaine à monter une équipe de bric et de broc en CFA? Où jouerions nous sans lui?

Ceux qui me lisent me voient venir. Et si Vauvenargues Kéhi (19 ans), feu Steven Keller (19 ans), Joris Ursch (18 ans), Pierre Venturini (18 ans), Adel Benchenane (19 ans) et Alexandre Gisselbrecht (17 ans) n’avaient pas supporté la pression d’avoir la responsabilité de la Une leur peser sur les épaules à Forbach (0-4) lors de cette rencontre inaugurale de la saison de CFA2, s’ils avaient craqué pour leur première à la Meinau devant 9.813 spectateurs (en CFA2!!!!) contre l’ASIM, la saison du renouveau eut démarré sous un bien mauvais présage et Dieu seul sait ce qu’il serait advenu.

M’épargnera-t-on la lapidation en osant évoquer le charisme et la force de conviction de Frédéric Sitterlé au Tribunal de Grand Instance qui lui accorda de reprendre et donc relancer le Racing? A-t-on oublié ses réseaux à la FFF pour permettre au Racing de démarrer à la J2 en CFA2 au lieu de CFA pour économiser une année de punition?

Sans toutes ces personnes et tant d’autres nous n’aurions jamais eu la chance de voir Dim’ planter ce coup-franc stratosphérique.


Un dernier mot. Mon prochain article ne sera pas consacré au Racing, mais à ces villages de France où l’on honore l’oie et ............ le canard. Nous nous rendrons dans une petite localité de l’Ariège peuplée de 499 habitants.



Luzenac.

il-vecchio

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