Rennes - RCS, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par christou27
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Jolie vue depuis la Tour © christou27

Des bleus Roy pour damer le Pion et mettre la Rennes en Échec ? Quelques Fous étaient là pour voir ça.

On pouvait s'y attendre mais la Bretagne en décembre n’est pas particulièrement la destination la plus attractive qui soit.

Il n’empêche que c’est un contingent d'une grosse soixantaine de Strasbourgeois qui est venu garnir la tribune visiteurs du Roazhon Park. Comme très souvent, un bus officiel a fait le déplacement depuis Strasbourg auquel sont venus se greffer quelques « indépendants » arrivés par leurs propres moyens depuis plus ou moins loin.

A défaut d’être attractif dans le jeu, le Stade Rennais est accueillant puisque le passage de la sécurité s’est fait sans heurt et tout le monde était gentiment prêt dans le parcage dès la fin de l’échauffement des joueurs. Le temps pour tous de prendre possession des lieux, en allant se chercher la traditionnelle galette saucisse ou en constatant que le parcage offre - pour une fois - une excellente visibilité sur la pelouse.

Vache qui pisse et taureaux dans la Rennes.




Au rayon des mauvais points, la pluie qui a redoublé d’intensité dans le quart d'heure qui a précédé le coup d'envoi. Si les UB n'ont pas eu peur de se mouiller pour aller accrocher banderoles et tambours, cet ignoble crachin va refroidir quelques ardeurs. Par malchance, seul le dernier tiers de la tribune est protégé par le toit. Donc si les plus irréductibles ont bravé les éléments pour être au plus près des joueurs, l’autre moitié est restée plus sagement en retrait, à l’abri.

Les joueurs rentrent enfin sur la pelouse dans une cérémonie foutraque mais plaisante entre sono, drapeaux et pyrotechnie. Les premières minutes de chant furent laborieuses pour les Strasbourgeois. Entre le groupe coupé en deux et Ismaila Sarr qui a refroidi tout le monde, ce fut compliqué de trouver l’allant nécessaire.

Pourtant très vite, on sent que le Racing peut faire des choses, ce qui aide à donner de la voix. L’égalisation est allée dans ce sens et le penalty de Jonas Martin nous l’a confirmé. La célébration de Martin façon « photo de classe » face à la tribune acheva de nous réchauffer. Tant et si bien que les plus téméraires ont fait tomber le haut et ont fini la mi-temps ainsi, malgré l’humidité et le vent.

A la mi-temps, personne n’a vraiment suivi le challenge où 4 bretons ont tâché de faire rentrer un ballon dans un pot de yaourt géant. Il faut dire que question yaourt, ils sont servis avec le jeu de leur équipe.

Ne faire qu’une bouchée à la Rennes




La seconde mi-temps démarre et les supporteurs se sont rhabillés. Mais Lebo Mothiba crocheté a permis à Martin de donner de l'ampleur au score et du baume au cœur des suiveurs des Racingmen. Dans la tribune, la subtilité de la double peine n'est pas encore pleinement intégrée puisqu’on fut nombreux à entonner « Rouge ! Rouge ! Rouge !»

A partir de là, Rennes reprend la main sur le match mais le Racing a parfaitement tenu avec son public dans le dos qui enchaînait les chants. En face le kop rennais est calmé depuis un moment et ce n'est pas le reste du stade qui va sauver les meubles. Encore moins au 4e but strasbourgeois.

Visiblement écœurés d'avoir pris une talonnade victorieuse d'un défenseur, quelques supporteurs bretons quittent les tribunes alors qu'il reste 15 bonnes minutes à jouer. Les fans des Bleus, eux, sont aux anges. A partir de là, c’était la fête. Tout le monde était évidemment enthousiaste et s’est fait un malin plaisir à hurler les chants à plein poumons, d’autant que le reste du stade était désormais aussi silencieux qu'une cathédrale.

Rudolph, le Rennes aux fesses rouges




Euphorie toujours, le capo en a perdu ses mots et ne retrouvait plus les paroles / l'air du chant qu'il s’apprêtait à lancer.

Ambiance festive enfin avec le premier dimanche de l’Avent célébré comme il se doit avec le premier « Vive le vent » de la saison. Et il était de circonstance vu le temps hivernal. Un Noël avant l’heure.

L’arbitre met fin au calvaire breton. En quelques minutes, des Rouge et Noir il n'y en a plus des Mas dans la stade (vous l’avez ?) mais les joueurs alsaciens se sont attardés, eux, pour jouer avec le public. Si Dimitri Liénard a semblé être le chef de file du mouvement, tous sont venus jouer le jeu pour communier.

Adieux à la Rennes




En attendant de pouvoir sortir des gradins, tout le monde était évidemment ravi. La preuve dans les discussions d’après-match. Aux classiques « On est combien-tièmes maintenant ? » sont venus s'ajouter des « Je sais pas quand c'était la dernière fois qu'on en a mis 4 à l'extérieur » ou encore les optimistes « 8èmes ? Ah bah on joue l'Europe en fait ! ».

L'avenir nous dira ce qu’il en est. Ce qui est certain c’est que les 850 kilomètres qui ont ramené les supporteurs en Alsace n'avaient sûrement pas été aussi légers depuis bien longtemps.

christou27

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