Manuel Dos Santos : de l'expérience à revendre..

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Par manwithnoname
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Désireux de renforcer sa ligne défensive, le Racing a donc engagé pour 2 ans hier l'expérimenté latéral gauche monégasque Manuel Dos Santos qui arrive muni d'une belle carte de visite et d'une réelle envie d'encadrer les jeunes joueurs du club.

Miser sur des valeurs sûres de la Ligue 1 pour amener à maturité un groupe jeune et inexpérimenté, telle est la stratégie du nouvel entraîneur général du Racing, Jean-Marc Furlan en matière de recrutement. Les arrivées de James Fanchone et de Grégory Paisley, ainsi que celle, malheureusement compromise, de Johan Radet, vont dans ce sens et la signature, hier, d'un nouveau renfort défensif en la personne de Manuel Dos Santos ne fait que confirmer cette tendance d'ailleurs dictée par la faible enveloppe allouée par le club aux transferts. Recrutement ciblé et prudent, donc, de la part de Jean-Marc Furlan, qui explique son désir de s'attacher les services du latéral gauche monégasque, qui présente le profil idéal pour encadrer et recadrer, aux côtés d'un Paisley, une défense encore inexpérimentée, quoique pleine d'envie (Bellaïd, Vergerolle, Weber et peut-être Tritz) : « Manuel est un vrai athlète qui remplit tous les critères que l'on s'est fixés avec la cellule recrutement et le Centre de Formation. C'est un joueur d'expérience, qui connaît les exigences du haut niveau. Il va tirer le groupe vers le haut ».

L'éclosion tardive à Montpellier.
C'est au Montpellier Hérault que Manuel Dos Santos Fernandes s'est fait connaître, mais c'est pourtant à Monaco que l'enfant de Roquebrune, né le 23 mars 1974 à Praia au Cap-Vert, a fait toute sa formation au point d'arriver aux portes de l'équipe première au cours de la saison 1995-1996, et de jouer son premier match en professionnel sous les couleurs de l'ASM lors d'un derby remporté contre Nice. Cette année-là, le jeune Dos Santos joue vingt matches, mais, l'année suivante, ne fait que deux apparitions avec les pros, victime de la politique qui prévaut à l'époque sur le Rocher et qui préfère miser sur des grands noms plutôt que sur un centre de formation pourtant prometteur. Transféré à Montpellier en 1997 dans l'anonymat le plus complet, « Manu » enchaîne trois saisons pleines où il se révèle comme l'un des latéraux les plus solides et les constants de première division. Quand il signe à l'Olympique de Marseille en juin 2000, fort de ce statut, il a alors 26 ans.

Les belles années à Marseille.

A Marseille, Dos Santos va prendre une dimension supplémentaire. Après une première année décevante, où, dans le contexte troublé qui entoure alors le club olympien, le latéral gauche peine à trouver ses marques, « Manu » enchaîne ensuite deux saisons où il s'installe, aux côtés de Van Buyten, comme l'un des patrons de la défense marseillaise, au point de devenir capitaine de l'OM lors de la saison 2002-2003, qui voit le club finir troisième de Ligue 1 sous la férule d'Alain Perrin. Il développe aussi une véritable complicité avec l'exigeant public marseillais dont il est l'un des chouchous et qui n'aura de cesse de louer sa combativité. Il y gagne alors le surnom de « petit Roberto Carlos », pour sa ressemblance avec ce dernier, mais aussi pour son apport offensif. Ce petit gabarit séduit alors les observateurs par sa vivacité, sa capacité de relance, sa technique assurée, sa frappe du pied gauche et sa capacité à ajuster de véritables centres à destination de ses attaquants. D'ailleurs, cette même saison, « Manu » termine meilleur passeur de son club avec 9 passes décisives. Ses bonnes performances ne passent pas inaperçues aux yeux du sélectionneur Jacques Santini, qui le présélectionne en février 2003 pour France-République Tchèque. Dos Santos, qui avait fréquenté les catégories de jeune, est alors au sommet de sa carrière.
Malheureusement, cette lente montée en puissance est brisée le 3 mai 2003, à la suite d'un choc avec le gardien Bastiais Nicolas Penneteau. Les crampons de celui-ci ayant heurté sa jambe gauche, Dos Santos se retrouve alors écarté des terrains pendant neuf mois à cause d'une fracture ouverte sans déplacement du tibia. Il ne les retrouvera qu'en février de l'année suivante, le temps de retrouver son poste de titulaire sur le flanc gauche de la défense et de jouer la finale de la coupe de l'UEFA avec l'OM, perdue 2-0 face à Valence. En mai 2004, il est même contacté par le sélectionneur du Cap-Vert pour intégrer la sélection dans le cadre des éliminatoires de la zone Afrique de la Coupe du monde 2006.

Les épisodes portugais et monégasques

Bien qu'il n'ait pas démérité lors de ses derniers matchs avec Marseille, Dos Santos est gentiment prié de se trouver un autre club à l'intersaison 2004, au grand étonnement des supporters, afin de laisser place à la « star » Lizarazu. Il signe alors à Benfica où, après une première saison encourageante (21 matches) qui lui permet de remporter le titre de champion de Portugal en 2005, il est ensuite écarté par l'entraîneur Koeman, avec lequel le courant ne passe pas. Peu satisfait de son statut de remplaçant, Manu se retrouve sur le marché à l'hiver 2005-2006. Après avoir manqué de signer à Alavès en Liga espagnole, Dos Santos signe alors dans son club formateur, l'AS Monaco, alors à la recherche d'un joueur susceptible de prendre le relais de Patrice Evra, parti à Manchester United. Ce retour aux sources à 31 ans est une manière pour lui de « boucler la boucle ». S'il joue beaucoup les six premiers mois, ce sera beaucoup moins le cas pendant la saison 2006-2007, durant laquelle il n'est plus que titulaire occasionnel ou remplaçant de luxe. Son contrat s'achevant en juin de cette année, c'est donc en qualité d'agent libre qu'il s'engage avec le Racing.

Le défi strasbourgeois
Il est probable que le rêve de Manu Dos Santos aurait été de finir sa carrière sur le Rocher, là même où il a connu ses premiers frissons de supporter et ses premières émotions de footballeur. Les dirigeants monégasques en ayant décidé autrement, il lui était parfaitement loisible d'aller s'enterrer définitivement dans un quelconque pays du Golfe. Mais il ne l'a pas entendu de cette oreille, lui qui a encore faim de ballon et qui a encore envie de connaître le haut niveau, tout en faisant profiter de son expérience les jeunes pros. Le défi proposé par l'équipe dirigeante strasbourgeoise ne pouvait que séduire cet infatigable battant. Les supporters des différents clubs qu'il a fréquentés sont tous unanimes pour lui reconnaître ces deux qualités : un esprit club et une combativité éprouvée. Des qualités dont pourrait bien faire les frais le titulaire de l'année dernière, l'Egyptien Abou, jugé « trop dilettante » par l'équipe Furlan. Reste à savoir si l'expérience de Dos Santos (254 matches de première division, 16 en coupe d'Europe, 15 en Intertoto), tant recherchée par les recruteurs alsaciens, saura compenser une moindre vivacité que celle qui a fait sa renommée lors de ses années marseillaises.

Sources :
- Site officiel de Montpellier : http://www.mhscfoot.com
- OM Passion : http://www.om-passion.com/
- OM Planète: http://www.omplanete.com/
- Forum sur l'AS Monaco : http://asmforum.com

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