RCS - Angers, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par elizzz
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© rachmaninov

Y’a des soirs comme ça où les planètes ne sont pas alignées. Y’a des soirs comme ça où ça sent la fin de série...

Après un mois de janvier flamboyant où les amateurs de statistiques avaient des étoiles dans les yeux et des rêves plein la tête, le Racing retrouvait son jardin et son public encore une fois venu en nombre : 11ème match de championnat à guichets fermés avec plus de 25 000 spectateurs.

Un ciel étoilé



Une équipe en quête d’un 5ème succès consécutif en Ligue 1, un stade plein, un tableau d’affichage toujours aussi généreux avec les infos météo (variant de 20 à 22°C)... Tout était réuni pour surfer sur la vague bleue qui nous emportait depuis quelques semaines un peu plus près des étoiles.

C’est justement vers les étoiles que les yeux se sont tournés avant le coup d’envoi. A travers une minute d’applaudissements, l’ensemble du stade a rendu un vibrant hommage à deux personnalités récemment disparues : Emiliano Sala et Tomi Ungerer.

Retour sur Terre



Les plus superstitieux diront que la soirée avait mal commencé au moment du tirage au sort qui désigne la répartition des camps. Comme face à Nîmes et Caen, les Bleus et Blancs ont débuté le match en attaquant côté kop face à une équipe angevine revêtue d’une tenue jaune fluo de la tête aux pieds.

Malgré un cruel manque d’efficacité devant le but pendant la première demi-heure, le mur bleu tente de faire décoller l’ambiance. Une partie du public accroche à l’air de la célèbre chanson « Johnny Däpp » en frappant des mains.
Après un quart d’heure de jeu, une banderole « Anthony, Thierry : vous avez tout notre respect » est déployée dans le kop. Une manière pour les supporters d’apporter leur soutien dans « l’affaire Neymar ».

A la surprise générale, l’ouverture du score est venue d’Angers à la 34ème minute. Un but sobrement applaudi par la petite quinzaine de supporters angevins ayant fait le déplacement.
Un peu plus tard, à l’approche de la pause, certaines décisions arbitrales font grincer les dents des spectateurs dans une ambiance plutôt glaciale. Le retour aux vestiaires de l’homme en rouge se fait sous les sifflets accompagnés de noms d’oiseaux en tout genre.

Parenthèse logistique : pendant la mi-temps, certaines supportrices ont connu un passage mouvementé aux toilettes où la présence de nombreux hommes dans une zone intitulée « WC dames » a créé une embrouille agrémentée de pitoyables propos misogynes. Eh oui, même en 2019...

Dès leur retour sur la pelouse, les joueurs bleus et blancs sont vivement soutenus par le kop. Tout le monde espère une deuxième mi-temps renversante à la sauce bordelaise. Pourtant c’est le même buteur angevin qui enfoncera le clou à la 55ème minute, laissant la Meinau dans une incroyable stupeur. Seul le mur bleu continuera à donner de la voix, lançant un « Stras-bour-geois » avec un écho relativement timide dans le stade.

Lueur d’espoir



Après avoir passé une bonne demi-heure à multiplier les efforts et les maladresses, les Racingmen vont enfin trouver la faille pour réduire le score à 5 minutes de la fin. Après avoir applaudi la sortie de l’ancien strasbourgeois Stéphane Bahoken, le public peut respirer en célébrant le premier but de Sanjin Prcic.

C’est à ce moment là que le stade bascule dans une joyeuse euphorie mêlée d’espoir et de crainte à la vue de chronomètre. Les encouragements se font entendre à chaque récupération de balle, chacun donne de la voix pour que le ballon retrouve à nouveau le chemin des filets dans les dernières minutes.
Malheureusement, y’a des soirs comme ça où ça ne passe pas, ça passe à côté, ça passe au-dessus. Y’a des soirs comme ça où l’efficacité change de camp.

Ce club qu’on a dans le cœur



Juste après le coup de sifflet final, le kop affiche son soutien à l’équipe venue les saluer. Il entonne les chants « pour notre ville, pour nos couleurs... » et « nous avons le Racing dans le cœur ». Malgré un manque de réalisme, les joueurs n’ont rien lâché.

Quelques secondes plus tard, alors que le stade se vide de ses spectateurs, le mur bleu frissonne à l’approche de Stéphane Bahoken venu remercier les habitants de son ancienne maison. Les supporters lancent le mythique « Ooohoh ohoooh Stéphane Bahokennn » : une belle ovation pour un joueur généreux. Il a visiblement emporté une partie du Racing dans son cœur. Interpellé par quelques voix en tribune populaire, il n’hésite pas à offrir son maillot à un gamin accompagné par son père qui essuie quelques larmes au passage. Y’a des soirs comme ça où l’émotion est synonyme de passion.

elizzz

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