L’équipe-type de Strasbourg – Guingamp

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Par schillou
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© Denis Beylet

Strasbourg et Guingamp partagent de nombreux joueurs emblématiques, notamment en défense. A quoi ressemblerait le onze type des joueurs ayant connu les deux clubs ?

Equipe


Entraîneur : Antoine Kombouaré, assisté d’Yvon Pouliquen

On peut également citer, sur le banc de touche :
Thierry Debès
Morten Nielsen
le bon client de jeux de mots Jean-Christophe Vergerolle
l’ami de Gilbert Gress, Steven « Stéphane » Pelé
ou encore le mystérieux Mamadou Camara


Guillaume Gauclin, le mur (formé à Guingamp, au RCS pendant 2 saisons et demi)



Plusieurs joueurs de ce top connaissent le goût de la victoire en Coupe. Peu sont ceux qui ont connu le Racing dans sa reconstruction. Guillaume Gauclin fait partie de l’équipe guingampaise victorieuse de Rennes en finale de la Coupe de France en 2009, au stade de France. Formé à l’En Avant Guingamp, il a essentiellement dû se contenter du banc en Ligue 2 et aux matchs de coupe. Après une dernière saison où il a pris le relais de Stéphane Trévisan, il ne put cependant empêcher la chute des bretons de Ligue 2 en National en 2009/2010. Repris en Ligue 2 par Vannes, il doit encore une fois subir une descente en National la saison suivante. Au repos forcé et sans club, il est contacté par François Keller pour assurer les arrières d’un Racing en difficulté en CFA après la grave blessure de Vauvenargues Kéhi. Héroïque à Grenoble, Guillaume Gauclin marque l’histoire définitivement l’histoire du Racing à Raon-l’étape Epinal, au point d’être nommé joueur de la saison. La suite sera moins glorieuse avec la saison noire qui aurait dû renvoyer le RCS en CFA.
Remplacé par Alexandre Oukidja au cours de sa dernière saison en club en National, il reste dans la région en signant au SC Schiltigheim, autre club historique de la Coupe de France, où il entame sa reconversion dans l’immobilier.


Yves Deroff, le mal-aimé (5 saisons au RCS, 3 à Guingamp)



La latéral a tout gagné en France, mais il reste toujours mal aimé dans la mémoire des supporters. Formé au FC Nantes, présent dans la rotation, le sosie de Mathieu Dubrulle gagne une Coupe de France en 1999 avant de devenir champion de France en 2001 avec les Canaris. Il rejoint le Racing avec lequel il gagne la Coupe de la Ligue 2005 et restera jusqu’à la remontée dans l’élite de l’équipe coachée par Jean-Pierre Papin. Il effectuera ensuite trois saisons à Guingamp en Ligue 2, où il remporte une nouvelle fois la Coupe de France. Joueur éminemment professionnel, il a surtout laissé le souvenir d’un « bon gars » pour les uns, d’une « chèvre » pour les autres, mais une chèvre avec une armoire de trophée pleine. A choisir…
Après une découverte de l’oenologie, du monde des assurances, il est de retour dans le football et travaille au SCO d’Angers où il gère un complexe de Futsal construit par le club.

Bakary Koné, le général (1 saison au RCS, 5 à Guingamp)



Général Bako n’aura pas marqué l’histoire du Racing avec ses 28 matchs en Ligue 1, mais il aura participé au premier maintien du Racing de la reconstruction. Arrivé en prêt comme alter-ego expérimenté de Kader Mangane, il est reparti sans avoir convaincu. C’est à Guingamp qu’il a fait sa plus grande progression avec au final, une Coupe de France et un passage du National à la Ligue des Champions en quelques mois, après avoir séduit Rémi Garde. Le pic de sa carrière semble maintenant derrière lui, il traîne maintenant ses galons en Russie, à Arsenal… Toula.

Milovan Sikimic, le guerrier (6 saisons au RCS, 5 à Guingamp)



Milovan Sikimic arrive en France en provenance de Serbie au milieu de la génération dorée des Drogba-Malouda qui finit 7ème en Ligue 1. De plus en plus souvent titulaire, il ne peut néanmoins empêcher la chute de Guingamp dans le ventre mou de Ligue 2 pendant plusieurs saisons. Il décide alors de retourner dans son pays natal. Milovan arrive par la petite porte au Racing en étant mis à l’essai par Gilbert Gress suite à l’hémorragie provoquée par la non-montée en Ligue 1. De retour de blessure au genou, il n’est cependant pas dans le rythme déjà faible du Racing qui s’enfonce en Ligue 2. Ce n’est qu’à partir de décembre où il devient un cadre indiscutable du Racing, où son état d’esprit proche des supporters tranche avec ses camarades, qui finissent par tomber en National. Il devient capitaine dans la saison ubuesque où Laurent Fournier essaye de remonter le club tandis que Jafar Hilali fait tout pour le descendre.
Après quelques mois de régime crétois chypriote, il est rappelé par Frédéric Sitterlé et François Keller au mois de décembre 2011 en CFA2. En CFA, il égalise dans un match mal embarqué à Mulhouse sous la pluie et le gaz de CRS. A la tête d’une défense lente et souffreteuse lors du retour en National, son déclin au Racing est consommé. Il part finalement signer au FC Mulhouse au courant d’une saison où on ne compte plus sur lui.


Felipe Saad, l’intellectuel (2 saisons au RCS, 3 à Guingamp)



Le football l’a emmené sur les terrains de régions bien marquées culturellement (Alsace, Corse) et en premier lieu la Bretagne en provenance de son Brésil natal. Après un essai, il signe à Guingamp au remplacement de Milovan Sikimic, dans une défense avec les ex-strasbourgeois Steven Pelé et Yves Deroff. Pendant trois saisons, il évolua en Ligue 2 et gagna lui aussi une coupe de France avec l’En Avant. Suite à la relégation de Guingamp en National, Saad rejoint l’Evian Thonon Gaillard qu’il aide à monter en Ligue 1 mais il perd sa place dans l’équipe. Après un passage en Corse à l’AC Ajaccio, et entre deux blessures, il rejoint Caen pour la suite de son tour de France. Expérimenté mais fragile, Felipe Saad est enthousiaste sur le projet du Racing qu’il rejoint en National. Joueur de la saison dès son arrivée, il a plus de mal en Ligue 2 où il sort de l’équipe après deux expulsions lors des dix premières journées. Après un blanc de quatre mois, il revient aux affaires et redevient cadre de l’équipe qui assure la montée en Ligue 1. A Reims, il se paie même le luxe de marquer un but et de défaire les lacets du tireur de pénalty rémois, qui le ratera… Non conservé par les Bleus malgré ce fait d’armes, il retourne en Bretagne au FC Lorient pour boucler la boucle.


Christian Bassila, le géant (4 saisons au RCS, 3 à Guingamp)



Christian Bassila est de ceux dont la trajectoire monte vite et qui ont du mal à se stabiliser. Formé à Lyon, il découvre la Ligue 1 et la Coupe d’Europe rapidement. Recruté par Rennes, il se voit prêté en Angleterre (West Ham) puis à Strasbourg en Ligue 2. Conservé lors de la montée en Ligue 1 avec Ivan Hasek, le géant aux pieds carrés ratisse le milieu de terrain avec ses grandes cannes. Lors de sa dernière saison, il perd sa place en fin de saison suite à l’essor de Sidi Yaya Keita et doit voir la finale de la Coupe de la Ligue 2005 sur le banc. Présent lors de la reprise de la saison suivante, il est pris en grippe par le public qui trouvé un nouveau chouchou et subit les sifflets lors de la première journée à la Meinau. Remplacé à la mi-temps, on ne le reverra plus sous le maillot bleu, lui qui pourtant n’a jamais triché sur le terrain. Après un tour d’Europe (Angleterre, Allemagne, Grèce), il retrouve la France en devenant le capitaine de Guingamp en Ligue 2 et remporte la Coupe de France. Il suit Guingamp jusqu’au National puis se reconvertir en consultant puis en formateur dans le club de ses débuts : l’Olympique Lyonnais.


Laurent Dos Santos, le couteau lusophone (1 saison au RCS, 3 à Guingamp)



Même dans ce top 11, il fait figure de bouche trou (et oui, il nous manquait des milieux). Formé à Guingamp, il joue 34 matchs en Ligue 1 souvent en remplacement d’un autre joueur, que cela soit au milieu de terrain ou en latéral de la défense. Joueur de devoir par excellence, il est recruté par le Racing du fait de sa polyvalence. On le voit donc régulièrement sur un côté de la défense au relais d’Eric Marester ou Abdallah N'Dour. Non conservé lors de la montée en Ligue 1, il évolue aujourd’hui à Valenciennes en Ligue 2.

Harlington Shereni, Reggae Man (1 saison au RCS, 3 à Guingamp)



Au Zimbabwe à moins de 20 ans, il dispute déjà la Champions League africaine. Il transite par la Suisse pendant quelques saisons avant d’arriver en France, à Istres puis rapidement à Guingamp et Lmigue 1. Cependant c’est en Ligue 2 qu’’il devient un joueur important dans le secteur défense grâce à son combativité et sa puissance. Artisan de la mointée en Ligue 1 à Nantes, il est prêté au Racing où il compte bien faire de même avec l’équipe de Jean-Marc Furlan, où il relaye les absents tant en défense centrale qu’un milieu et marque même une poignée de buts. Il rejoint ensuite Nantes, redescendu en Ligue 2, où il finit sa carrière.


Ladislas Douniama, Kirikou (1 saison au RCS, 5 à Guingamp)



« Kirikou » détonne par sa taille dans le monde du football (1,64m). Son parcours laisse songeur. Formé à Nîmes, il révèle ses capacités de buteur en CFA à Orléans. Recruté ensuite par Lille en Ligue 1, c’est finalement à Guingamp en National où il a sa chance. Suite à ses performances et son physique atypique, il est même prêté à Lorient… en Ligue 1. Revenu à Guingamp de retour dans l’élite, Ladislas Douniama ne trouve pas de temps de jeu et part tenter le challenge du Racing en National. Souvent associé à son opposé Jérémy Blayac, il participe au retour dans le monde professionnel. Il est libéré par Thierry Laurey qui a bien garni sa ligne d’attaque. Il a joué ensuite dans plusieurs clubs amateurs de National 2 et a fait partie de l’épopée en Coupe de Granville la saison passée.



Alexandre Mendy, le monstre (6 mois au RCS, 1 saison et demie à Guingamp)



Formé à Nice et prêté au Racing, Alexandre Mendy est passé comme une météorite dans l’équipe de la saison à oublier en National, le temps de marquer quelques buts, de faire montre de sa puissance et de casser le nez d’un columérin d’un coup de tête magistral. En prenant son envol de Nice, il signe à Guingamp où il rencontre le coach Jocelyn Gourvennec qu’il suivra à chaque mouvement, dans un premier temps à Bordeaux puis lors de son retour à l’En Avant. Victime d’une grave blessure contre Strasbourg fin 2017, barré par la concurrence redevenue nombreuse à Bordeaux, il ne retrouve les terrains à Guingamp qu’au retour de Jocelyn Gourvennec. Il aurait pu être l’homme du match de la finale de la Coupe de la Ligue 2019. Suppléant Nolan Roux, il est battu dans son duel face à Bingourou Kamara à la dernière minute du match puis envoie son tir au but dans les nuages.

Lionel Rouxel, le Guivarch du pauvre (2 saisons au RCS, 7 à Guingamp)



Formé à Guingamp et compère d’attaque de Stéphane Guivarch pendant quelques saisons, il connaît toutes les divisions du National à la Ligue 1, et même l’Intertoto et la Coupe de l’UEFA ! Son efficacité est bien moindre que son compère. A 28 ans, il part au Racing de Patrick Proisy où il fait une première saison correcte avant de disparaître dans l’auberge espagnole de l’effectif (pèle-mêle Mario Haas, Gonzalo Belloso, David Zitelli sur le retour ou Peguy Luyindula). Son passage au Racing se finit par une exclusion en coupe de la Ligue à Gueugnon, futur vainqueur de l’édition. Reconverti rapidement entraîneur, il dirige aujourd’hui l’équipe de France des U19.

schillou

Commentaires (5)

Flux RSS 5 messages · 1.886 lectures · Premier message par kitl · Dernier message par athor

  • Sachant que Guingamp a une faible durée d'existence dans le monde pro, on a pas mal de joueurs en commun. Il y avait aussi Bruno Rodriguez et Gravelaine, qui seraient disponibles pour une quinzaine d'articles du genre :D

    Milieu de terrain très technique n'empêche.
  • Effectivement, la touche Shereni-Bassila, ça rime un peu avec Xavi-Inesta.

    On remarque que nous avons quantité de joueurs ciblés par cet article, la qualité étant plus discutable. Rouxel, Douniama, Deroff, Gauclin... nous avons manqué Drogba de peu non en plus. Guingamp a de bons petits joueurs parfois mais notre marché là-bas n'est pas toujours le plus inspiré.
  • Sauf erreur de ma part, Nantes à été sacré Champion de France en 2001 et non 2000 ; comme ça je dirai Monaco en 2000 (?) 🤔
  • Oui les Nantais ont été champions de France en 2001, c'est ce qui est dit dans l'article : "(Deroff) gagne une Coupe de France en 1999 avant de devenir champion de France en 2001 avec les Canaris"
    Ce qui n'est pas précisé là c'est qu'ils ont aussi remporté la Coupe de France en 2000 ;)
  • L'erreur a été corrigée entre temps.

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