Bilan de la saison 2018/2019 2/3

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Par fabess67
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© bichon

Le premier tiers de la saison a été une réussite pour les hommes de Thierry Laurey. Il reste maintenant à confirmer toutes les belles choses entrevues pour se rapprocher un peu plus de l’objectif de l’équipe, un maintien confortable. Suite du résumé de la saison : de novembre à février.

Bien calé dans le top 10, le Racing se déplace dans le Nord avec pour ambition de continuer sa série en cours de 5 matchs sans défaite. La tâche s’annonce compliquée pour les coéquipiers de Jonas Martin, en feu depuis le début de saison. L’équipe lilloise, solide 2ème du championnat, n’a pas grand-chose à voir avec celle entrevue 15 jours plus tôt en Coupe de la Ligue au Stade de la Meinau. D’autant que Thierry Laurey doit innover pour sa défense. Kenny Lala, Lionel Carole et Anthony Caci n’étant pas disponibles pour ce match, il va faire confiance à Ismael Aaneba côté droit et Dimitri Liénard côté gauche. Le stub ne donne pas cher de leurs peaux face à Jonathan Bamba, Nicolas Pépé et Jonathan Ikoné qui composent le trio supersonique du LOSC. Cependant, la défense et particulièrement Matz Sels vont écœurer les attaquants lillois, permettant au Racing de repartir avec le point du match nul (0-0) et de réaliser son troisième clean sheet de la saison. Matz Sels justifiera ainsi son statut de 2ème joueur le plus cher de l’histoire du club.

Les supporters s’emballent. Pour la réception de Nîmes, le stade est plein à craquer comme à l’accoutumée cette saison. En cas de victoire, les Strasbourgeois peuvent espérer accrocher le top 5. Malheureusement, ces derniers enregistrent leur première défaite depuis 6 matchs (0-1) au terme d’un match peu convaincant.

Les joueurs de Thierry Laurey ne se laissent pas abattre pour autant. Un mois de décembre très chargé commence. Pour la première fois depuis 21 ans, le Racing va inscrire 4 buts à l’extérieur en première division. C’est Rennes qui en fera les frais (1-4) lors d’un match maitrisé de bout en bout par les Strasbourgeois. Après avoir encaissé un revers à la Meinau fin 2017 lors de sa prise de fonction rennaise, Sabri Lamouchi goûte à nouveau à la défaite face aux Bleus et Blancs pour son dernier match avant d’être licencié. Le Racing se donne ainsi de l’air avant la difficile réception du Paris SG.

Comme l’an dernier, l’ogre de la capitale est invaincu au moment de se présenter à la Meinau. Et comme l’an dernier, les Strasbourgeois vont lui donner du fil à retordre. Menés à la pause suite à un penalty de Kenny Lala obtenu grâce à la VAR, les Parisiens égalisent sur penalty à la 71ème minute. Dans les dernières secondes, le but d’Adrien Thomasson fera chavirer la Meinau... mais le bonheur sera de courte durée puisque le joueur était en position de hors-jeu pour quelques centimètres. Il n’empêche que le Racing réalise tout de même un nouvel exploit en étant la première équipe à ne pas perdre face au Paris SG lors de cette saison (1-1).

La réception des Caennais quatre jours plus tard peut permettre aux Racingmen de se rapprocher des places européennes. Mais encore une fois, ces derniers loupent le coche. Ils sont tenus en échec (2-2) et enchainent avec une défaite à Reims (2-1) quelques jours après l’attentat de Strasbourg. Le contexte de ce match étant particulier, les cœurs sont encore meurtris et le résultat restera anecdotique pour la plupart des supporters.

Noël approche... Avant de disputer le dernier match de la phase aller, c’est d’abord le Stade Vélodrome qui attend les Strasbourgeois pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Marseille n’est pas dans une bonne période et l’ouverture du score de Jonas Martin va laisser planer l’espoir d’une qualification inattendue. Bingourou Karama détourne un pénalty de Dimitri Payet avant de céder devant Luiz Gustavo. La séance de tirs au but arrive : Dimitri Payet trouve le poteau, Adil Rami tire au-dessus du but... et la légende est en marche. Le Racing accède aux quarts de finale de la Coupe de la Ligue !

L’euphorie n’est pas encore redescendue quand les Niçois débarquent à la Meinau pour le « match de Noël » qui va clôturer ce mois de décembre marathon. Tout le monde a encore en mémoire la déculottée prise à Saint-Symphorien à la même période la saison passée. Les supporters attendent donc de pied ferme ce dernier rendez-vous de l’année 2018. Les joueurs répondent présents et remportent le match (2-0) après une prestation maitrisée et un penalty détourné par Matz Sels. Cette victoire permet aux Strasbourgeois de boucler le cycle aller à la 8ème place et de passer Noël l’esprit libéré, mais pas encore délivré.

A peine les festivités passées et le foie gras digéré, l’équipe démarre l’année 2019 avec un programme chargé : un déplacement à Lyon pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue, un déplacement à Grenoble pour les 32èmes de finale de la Coupe de France et 3 journées de Ligue 1, le tout en 3 semaines. Autant dire que cela inquiète les stubistes qui craignent de vivre une deuxième partie de saison plus compliquée. Que nenni, puisque le Racing démarre avec une victoire inattendue à Lyon (1-2) et se qualifie ainsi pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue. L’élimination du Paris SG dans le même temps va enflammer la toile. Les supporters se prennent à rêver et commencent déjà à réserver leurs billets pour la finale. La plus belle période de la saison commence alors.

Les Strasbourgeois vont gagner à Toulouse (1-2) puis enchainer avec une qualification dans les prolongations pour les 16èmes de finale de la Coupe de France lors des retrouvailles avec Grenoble.
Le Racing, qui n’a plus gagné sur le rocher depuis 1979, va infliger une correction aux Monégasques réduits à 10 dès la 7e minute (1-5). Ludovic Ajorque en profite pour inscrire son premier doublé en Ligue 1 tandis que les consultants sportifs commencent à parler de Kenny Lala en équipe de France. Malheureusement, les Bleus et Blancs perdent leur maître à jouer. Sorti sur blessure, Jonas Martin sera indisponible pendant plusieurs mois. Sanjin Prcic arrive dans la foulée en prêt pour le remplacer.
Dans cette osmose collective, le Racing va alléger un peu son calendrier en allant se faire éliminer de la Coupe de France par le Paris SG (2-0). Une défaite anecdotique puisque le peuple strasbourgeois est déjà tourné vers la double confrontation face à Bordeaux.

Le premier round comptant pour la Ligue 1 est remporté par les Alsaciens au terme d’un match tendu où Kenny Lala va trouver l’ouverture en toute fin de match (1-0). Le club atteint un point historique en se hissant à la 5e place du classement.
Le deuxième round a lieu quatre jours plus tard et enverra le vainqueur disputer la finale de la Coupe de la Ligue à Lille. Rapidement mené au score à la suite d’une erreur de Bingourou Kamara, les Strasbourgeois vont chercher leur qualification en seconde période après un quart d’heure de folie. Ludovic Ajorque égalise et Lebo Mothiba marque un doublé (3-1). La Meinau exulte et chavire de bonheur. On réentend pour la première fois depuis de longues années le fameux Ce soir c’est la coupe d’Europe ! Nuno Da Costa s’empare du micro pour une communion avec le public qui restera dans les mémoires. Le soir même, la billetterie du Stade Pierre Mauroy est prise d’assaut : le stade lillois affiche complet en quelques heures.

Fin janvier, le Racing se retrouve donc 5ème de Ligue 1 et qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue... de quoi faire pétiller les yeux de ses nombreux supporters.

(A suivre…)

fabess67

Commentaires (4)

Flux RSS 4 messages · 1.122 lectures · Premier message par christou27 · Dernier message par quarantedouze

  • christou271316487682.jpg
    Modifié par christou27 ·
    christou27 • 31 ans
    Le bilan de la saison aurait mérité une petite mention pour la seule polémique extra-sportive de l'année. Le Racing a quand même été embarqué dans une mini-tornade médiatique avec la blessure de Neymar et les propos de Laurey et Gonçalves.

    Je ne crois pas que ça ait eu une influence sur la saison de l'équipe, mais d'être à la fois 5e attaque de L1 et "une équipe de bouchers" c'est punk comme le Racing.

    Edit: Ca n'empêche que ce bilan est très plaisant à lire et que je me réjouis de la partie 3
  • J'avais effectivement complétement oublié cette épisode, et ça m'aurait permis de citer Zemzemi !
  • Super article et de bons souvenir, je me rappelle d'un arrêt incroyable de Sels à Toulouse où il nous sort une horizontale (je n'ai plus le nom du tireur). ça fait partie des matchs qu'on aurait pas forcément gagné l'an passé (+)
  • Bordeaux lors de la 15e journée a été la première équipe à ne pas perdre contre le PSG, suivie du Racing lors de la 16e.
    Si on pouvait jouer Paris après leur campagne européenne nous pourrions également faire le plein de points face à des joueurs démotivés.
    On aura au moins eu le mérite de les bousculer sérieusement à chaque match depuis notre retour en L1

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