RCS - Metz, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par elizzz
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© klaus

Retour sur le premier derby de l’Est de la cuvée 2019/2020 avec une météo capricieuse dans le rôle de trouble-fête.

Après quelques matchs européens en guise de mise en bouche, c’est le voisin messin qui se présente sur la pelouse de la Meinau pour la reprise du championnat. Un rendez-vous particulier où combativité et rage de vaincre sont des ingrédients nécessaires pour l’emporter.

Ciel bleu, ciel gris


Sur le terrain comme dans les tribunes, un Racing-Metz n’est pas un match comme les autres... surtout quand le ciel s’en mêle. Arrivé sous le soleil et/ou passé à travers quelques gouttes rafraîchissantes, le public strasbourgeois s’installe dans les tribunes dans une ambiance d’abord estivale puis presque automnale. Petits et grands semblent heureux d’entamer un nouveau chapitre de Ligue 1 dans ce contexte de derby malgré une météo plutôt variable en ce dimanche après-midi.
C’est sous un ciel mitigé que les gardiens font leur entrée sur la pelouse pour l’échauffement. Matz Sels et Bingourou Kamara sont salués par les applaudissements de l’ensemble du stade.

Comme on pouvait s’y attendre malgré un débat animé sur la toile stubiste, l’accueil réservé à l’ancien Strasbourgeois Alexandre Oukidja est tout sauf chaleureux. Dès son arrivée et quasiment à chaque balle touchée, une pluie de sifflets dévale les travées. L’avant-match est rythmé par le traditionnel chant à la gloire du voisin lorrain, les supporters alsaciens s’en donnent à cœur joie pour accueillir les 600 « ennemis » qui garnissent le virage Nord-Est.
Bien avant le coup d’envoi, de nombreuses altercations entre supporters messins nécessitent l’intervention musclée d’une colonne de stadiers et de forces de l’ordre pour tenter de rétablir le calme dans la tribune visiteurs.

Après une première averse qui aura bien arrosé l’ensemble des joueurs à l’échauffement, la composition des équipes se fait sous un ciel mi-figue mi-raisin. Pour l’occasion, la mascotte Storcki version 2019/2020 fait son apparition sur le terrain. Le sourire amusé de quelques poignées de spectateurs en dit long sur son bec de Donald, ses ailes d’aigle et ses pattes d’oie. Il n’en fallait pas moins pour que l’ambiance monte d’un cran, avec en bonus le speaker demandant au public s’il est « chaud patate ! » ...

« Le soleil se lève à l’Est... »


Pour son premier match à guichets fermés, la Meinau revêt son habit de fête bleu pétillant saveur papier alu. Le tifo géant est composé de feuilles bleues brillantes sur les tribunes Nord, Sud et Est. Côté Ouest, le logo « RCS » bleu et blanc représente un soleil accompagné de ses rayons aux couleurs du club.
Le kop envoie le message du jour : « Le soleil se lève à l’Est, mais ne brille que sur Strasbourg ». Apparemment les dieux de la météo qui assurent la permanence du dimanche n’ont pas eu l’info... Malgré le retour d’un beau ciel bleu en début de match, le soleil est peu à peu chassé par les nuages, à l’image de l’ambiance du stade qui peine à décoller.

Les premiers chants résonnent plutôt bien mais le public ne répond que timidement aux sollicitations de la tribune Ouest. Une banderole en soutien aux supporters interdits de déplacements est déployée : « 49 interdits de déplacements au mépris de la liberté de circulation ».
Les capos profitent de l’euphorie déclenchée par l’ouverture du score pour lancer un « Stras-bour-geois » bien repris par les spectateurs qui seront invités quelques minutes plus tard à sauter en scandant « qui ne saute pas est un Messin ».
A la demi-heure de jeu, les remplaçants du FC Metz installés sur le banc ont l’air de ressentir la chute des températures et tentent de se réchauffer en étalant leur maillot sur leurs jambes.

Petite pluie abat grand vent


Après avoir légèrement critiqué le nouveau look de la cigogne locale, les Cristina Cordula de la Meinau ont de quoi alimenter les débats avec les nombreux seaux d’eau qui s’abattent sur le stade au fil du match. Alors que les plus prévoyants ressortent leurs K-Ways multicolores, quelques capes de pluie à l’allure de sacs poubelles tentent de bouleverser la tendance printemps/été 2019.
C’était sans compter sur le look « tifo alu » qui fera sensation avec un geste écologique ponctuel : la réutilisation des feuilles bleues qui peuvent autant protéger de la pluie que du froid. En mode couverture de survie, cape de super-héros ou parapluie de fortune, l’utilisation de cet accessoire se démocratise largement en seconde période ainsi qu’à la sortie du stade. Merci, de rien.

Côté terrain, Alexandre Oukidja est une nouvelle fois accueilli par de nombreux sifflets au moment de prendre sa place dans le but côté kop pour la deuxième mi-temps. Des jets de projectiles complètent le message de bienvenue en terre hostile. L’égalisation des visiteurs dès le retour des vestiaires plonge le public dans un climat glacial accompagné d’une pluie tourbillonnante. Les joueurs tentent désespérément de reprendre l’avantage malgré les trombes d’eau qui déferlent sur la Meinau.
A plusieurs reprises, la tribune Ouest invite les spectateurs à y croire encore et à encourager leur équipe en espérant arracher la victoire contre vents et marées. Les minutes défilent, les maillots prennent l’eau, les shorts blancs détrempés collent à la peau.
En fin de match, on notera la sortie conspuée de l’ancien Strasbourgeois Renaud Cohade. La partie s’achèvera tristement par le partage des points dans une ambiance maussade... à l’image de la météo.

elizzz

Commentaires (7)

Flux RSS 7 messages · 1.711 lectures · Premier message par il-vecchio · Dernier message par azzu

  • Citation:
    de nombreuses altercations entre supporters messins nécessitent l’intervention musclée d’une colonne de stadiers et de forces de l’ordre

    Ce point fera l'objet d'un long article en plusieurs chapitres. Il doit y avoir le Mosellan du Nord-Ouest, un genre de Bäxer et le Mosellan complexé du Sud-Est dont les femmes se prénomment Amelle (Hé Amelle! les hèle-t-on) sans oublier la minorité visible au curieux patois le célèbre Mosellan de la Grum-Mosel.
    Ce n'est pas chez nous qu'on trouverait pareils antagonismes.

    Sinon, quelques pararaphes de ce texte pourraient faire l'objet d'une dictée. Oui, je sais, 's esch verbota, mais je suis vieux con et vieux jeu, cad tout le monde attaque - tout le monde défend.
  • On peut aussi noter que sur le but du Racing ,on a pas eu droit au traditionnel « nom du buteur , merci ... de rien »
  • On y a eu droit, mais les haut-parleurs avaient rendus l'âme côté ouest - nord-ouest, et personne n'y a entendu Filser.
  • sunflowers.jpg
    Modifié par elizzz ·
    elizzz • 34 ans
    Ceux qui entendaient la sono ont répété au moins 3 fois le nom du buteur (y'a même eu un "Tho-mas-son") + le score + le merci/de rien... la totale ;)
  • A la TV on a bien entendu le publique répondre à Filser jusqu'au merci. Personne ne lui a répondu De rien, cela faisait un peu bizarre.
  • et on a bien entendu le chant à l'entrée des joueurs.... magnifique :D
  • Eeeeeeeest ce que vous est chauuuuuud PATATE !? C'est tellement 2000 ahah
    Il y a eu un "De Rien" timide car il nous a achevé sur le tho-ma-sson et a enchainé 1 seconde trop tôt.

    Cette pluie punaise... côté sud le vent poussait tout jusque dans les couloirs du stade au niveau des pop... Je ne crois pas avoir vécu ça la saison passé.

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