Lokomotiv Plovdiv - RCS, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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© Guigues

Une semaine après Israël, les supporteurs des bleus retrouvent l’Europe en Bulgarie, décidément supporter le Racing n’est pas de tout repos.

Tous mes copains




Moins d’une semaine pour s’organiser, en étant encore pour la plupart à l’étranger, c’est le défi logistique qui attendait les supporteurs désireux d’enchainer les deux rencontres européennes de leurs favoris. Cela explique donc la variété des villes de départ : Bâle, Bruxelles, Beauvais, Istanbul, etc. et bien évidemment Francfort comme un clin d’œil.


Une majorité de fans arrivent à Sofia le mercredi après-midi. Certains filent directement à Plovdiv. Les autres profiteront de la nuit de la capitale avant de prendre un bus commun pour se rendre au match le lendemain. L’escorte est présent dès le départ et nous suivra donc sur tout le parcours aller comme retour.

Arrivés au stade au Lokomotiv Stadium, la police anti-émeute venue spécialement nous sert de comité d’accueil et nous fait rentrer sous bonne garde. La police française est aussi de la partie, la réputation des fans du Loko n’était apparemment pas surfaite. Tout se déroule de façon conviviale, la fouille n’est pas très poussée et c’est rapidement que nous entrons en tribune. Un petit mot pour le SLO du Racing qui a bien préparé le terrain pour que tout se passe comme sur des roulettes. La buvette est sommaire, eau et soda, on ne s’y attardera pas malgré la chaleur étouffante.

Le Loco motion



Nous ne sommes pas dans le parcage habituel, qui mériterait plus l’appellation de cage mais juste à coté sur un gradin en béton auquel on a ajouté des sièges plastiques pour satisfaire l’UEFA. A notre droite, le kop local coloré et rempli, à notre gauche après le parcage donc, la tribune est vide, sûrement pas aux normes. A l’opposé les supporteurs les plus chauds dont la Lauta Army habituée des footings que ne renieraient pas Gilbert Gress. Bizarrement le tifo sur la moitié du stade, sympathique d’ailleurs, sera exécuté à la dixième minute.


Nous sommes 87, ce qui est exceptionnel mais tout de même un peu décevant, la Bulgarie étant plus accessible qu’Israël. Les UB90 se placent en bas pour donner le tempo, tenant leur bâche à la main pendant tout le match. Nous offrons le répertoire habituel du Racing, notamment un long « Laisse moi kiffer l’Europe avec mes potes » sur l’air du mambo Quien sera du Mexicain Pablo Beltran Ruiz.


Le match bascule rapidement en notre faveur avec l’expulsion / ouverture du score qui nous fait autant exulter que gronder le reste du stade. Nous continuons donc à chanter de plus belle sous les piqûres de moustiques qui sont on ne peut plus agressifs. A la mi-temps nous sommes exténués mais contents car le Racing tient le bon bout. Niveau local c’est impressionnant par à-coups quand la majorité des tribunes reprennent les gestuelles et les chants lancés par le capo, puis cela redevient calme pendant de longues minutes.

La Maritza



En seconde mi-temps les moustiques se sont calmés mais pas les ardeurs des supporteurs du RCS. Alors qu’il est souvent délicat de redémarrer après la pause, nous enclenchons la seconde, ayant conscience que ce match à des milliers de kilomètres a quelque chose d’exceptionnel. Il faut savourer ce précieux moment et c’est au son d’un chant quelque peu oublié à la Meinau ces dernières années que les cordes vocales vibrent...

« Ohhh Strasbourgeois ... Nous sommes là ... Toujours pour toi ...
Et tous ensembles ce soir on va chanter pour nos couleurs !
Et tous unis et fiers de ce club qu'on a dans le cœur ! »



Ce ne sera pas le seul de cette seconde période bien au contraire mais il résonnera encore longtemps dans la tête des présents. Un message est également adressé au coach « courage Thierry » suite à ses problèmes de la semaine. Les écharpes sont sorties sur l’air d’Emmenez-moi d’Aznavour, petit clin d’œil au bout de la terre où nous fait se rendre le Racing et les joueurs se contentent du 1-0 au coup de sifflet de l’arbitre. Qu’importe l’essentiel est assuré et ces derniers viennent « toper » leurs supporteurs. Jonas Martin envoyant son maillot. Thierry Laurey viendra lui aussi, ce qui n’est pourtant pas dans ses habitudes.

Enfin après quelques minutes Marc Keller saute au dessus de la main courante pour venir saluer l’ensemble des présents et échanger quelques mots. C’est donc dans les meilleures conditions que nous pouvons aborder le match de dimanche face à Metz, après évidemment quelques milliers de kilomètres pour retrouver la cathédrale.

guigues

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