Top 10 – Les matchs les plus marquants des années 2010 (2/2)

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Par athor
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Deuxième partie de notre sélection des rencontres qui ont engendré le plus d'émotions au cours de la dernière décennie.

5. RCS 2-1 PSG 02/12/2017



De retour en L1 à l'été 2017, neuf ans après l'avoir quitté, le Racing sait qu'il risque d'avoir fort à faire pour arracher son maintien, avec un effectif encore essentiellement constitué de son ossature National/L2. Sans suprise, le début de saison est plutôt compliqué, avec une entrée en matière douloureuse à Lyon (4-0), et une série de défaites au cours du mois de septembre. Après la quinzième journée et un match nul 0-0 face à Caen, Strasbourg pointe à la 17ème place avec 15 points, un de plus que le total du premier relégable. Pas idéal avant d'accueillir le Paris Saint-Germain, véritable armada qui domine le championnat de France depuis l'arrivée du fonds souverain du Qatar à sa tête.

Les Parisiens débarquent à la Meinau avec un bilan de 13 victoires et 2 nuls, et sont également invaincus en Ligue des champions. Tout laisse donc à penser que le RCS ne sera qu'une nouvelle victime sur le chemin de cet ogre. Dans son discours d'avant match, Thierry Laurey ne se donne qu'une chance, si les joueurs adverses décident de boire quelques vins chauds au marché de Noël avant la rencontre. Dans une Meinau évidemment à guichets fermés, comme à l'accoutumée depuis plusieurs mois, le Racing ne compte pas jouer petit bras et se présente avec trois vrais attaquants sur la pelouse (Terrier, Da Costa et Bahoken). Fidèle à sa volonté de se projeter rapidement, il parvient à contenir la domination adverse et se crée quelques amorces de situations. Sur l'une d'elles, Aholou est déséquilibré par Rabiot et provoque un coup franc, tiré par Liénard. Le maître artificier belfortain dépose le ballon sur la tête de Da Costa, qui ouvre la marque. Stupeur dans le stade, avant que l'ambiance ne redécolle de plus belle. Paris tente de revenir mais, malgré Mbappé, Neymar et Di Maria, n'y arrive pas, du moins, avant cette 42ème minute, lorsque Rabiot centre pour l'attaquant de l'équipe de France, qui égalise.

La seconde période débute et il semble évident qu'elle sera bien longue pour le Racing, désormais acculé devant son but, faisant le dos rond. Mais peu après l'heure de jeu, sur un dégagement de Kamara, Da Costa dévie le ballon dans la course de Stéphane Bahoken. La Meinau se lève comme un seul homme au moment où le numéro 19 propulse le ballon au fond des filets, Strasbourg reprend l'avantage ! Cette fois, les barbelés sont de sortie, et la fin de match est interminable, d'autant que neuf minutes de temps additionnel sont accordées, à la suite du malaise de Kamara, remplacé par Oukidja. Qu'importe, le Racing remporte ce match face au PSG, et s'offre un énorme coup de projecteur médiatique. Partout dans la presse, les émissions de télé et de radio, en France et à l'étranger, on parle de ce résultat, du petit qui a terrassé le grand.
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4. RCS 2-0 Bayonne 20/05/2011



Tombé en National pour la première fois de son histoire, le Racing aborde la saison 2010/2011 dans la plus grande incertitude. Les conditions du rachat du club en décembre 2009 n’ont jamais été claires, et la direction navigue clairement à vue, avec des changements incessants à sa tête. Les deux principales composantes du club, le volet administratif et le volet sportif, évoluent quasiment en vase clos, mis à part quand le premier cherche à mettre des bâtons dans les roues du second.

A l’été 2010, Laurent Fournier est nommé à la tête de l’équipe professionnelle par Jean-Claude Plessis, le président délégué, alors même que l’état des comptes du club contraint fortement le recrutement de l’effectif. En coulisses, Jafar Hilali sort progressivement du bois et se révèle être le véritable propriétaire du Racing. A l’automne, c’est d’ailleurs lui qui prendra la présidence, pour multiplier les provocations, dans la presse ou sur le forum de racingstub.com. Pour marquer sa présence, le financier londonien décide de licencier son entraîneur au mois de janvier, après une défaite à Cannes. Le RCS pointe en effet à la 8ème place, à 7 points du podium, mais doit composer avec un effectif jeune et inexpérimenté. Mais le match de Coupe de France face à Evian Thonon-Gaillard va changer le cours de la saison : après son but, Ali-Azouz Mathlouthi se jette dans les bras de Laurent Fournier, rapidement rejoint par ses coéquipiers. Une marque de solidarité des joueurs envers leur coach, qui est aussi acclamé par le public. Hilali n’ira jamais au bout de son idée, et dès lors se joue un duel entre ce dernier d’un côté, les joueurs, le staff et les supporters de l’autre.

Sur le terrain, le Racing enchaîne alors une série d’invincibilité de 19 matchs, avant l’ultime rencontre, porté par Stéphane Noro, recrue phare du mercato hivernal, et se met à rêver d’une montée en L2. Une performance d’autant plus méritoire au vu du climat délétère créé par Jafar Hilali et des doutes de plus en plus importants sur la viabilité financière du club. Le 20 mai 2019, Strasbourg s’apprête donc à disputer son dernier match de la saison, lors de l’avant-dernière journée de National (le RCS est exempt lors de la dernière journée), face à Bayonne. Engagé dans une lutte à quatre pour le podium, avec Bastia, Amiens et Guingamp, il doit terminer par une victoire pour préserver un mince espoir de montée. Face à des Basques combatifs mais limités, David Ledy et Stéphane Noro, encore lui, permettent de remporter la partie sur le score de 2-0. Mais plus que le match, c’est la célébration qui restera dans les mémoires. Alors que le kop s’était déplacé derrière le banc de touche face à Rodez deux semaines auparavant, pour être au plus près des joueurs et du staff, c’est cette fois-ci ces derniers qui montent dans le quart de virage pour communier avec les fans et célébrer ce lien très fort qui s’est créé. Jafar Hilali, qui avait menacé de faire disputer la partie à huis-clos et de débarquer en hélicoptère, n’est évidemment pas là.

Une semaine plus tard, sans jouer, le Racing voit ses trois rivaux s’emparer du podium, le laissant à quai. Dès lors débute la chute vers les abîmes du football français, avec des épisodes tous plus pathétiques les uns que les autres. Mais le match face à Bayonne a montré qu’un socle existait encore et toujours.
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3. RCS 4-1 Illzach-Modenheim 03/09/2011



Un été est passé entre le dernier match de la saison 2010/2011 et ce premier match à la Meinau de la saison 2011/2012. 106 jours mouvementés durant lesquels le Racing a perdu son statut professionnel, a encore connu de nombreux changements à sa tête, a été placé en redressement judiciaire avant d’être officiellement liquidé au mois d’août. Durant cet été, ce qu’il restait du club, c’est-à-dire quelques employés restés bénévolement et les supporters, se sont rangés derrière le projet porté par Frédéric Sitterlé, celui de redémarrer en CFA2 sur des bases nouvelles. Le projet tournera court quelques mois plus tard, mais à ce moment-là, l’espoir de voir repartir le Racing suffit à enthousiasmer ceux qui sont encore là.

Concrètement, mis à part le nom, le blason et quelques meubles, il ne reste plus grand-chose. François Keller, resté au centre de formation en attendant un contrat, avant de se voir proposer le poste d’entraîneur de l’équipe une, se démène pour rebâtir un effectif compétitif (près de 60h passé au téléphone durant ce mois d’août), autour d’un noyau de jeunes encore présents (Kéhi, Ursch, Benchenane et le regretté Steven Keller) et David Ledy. Arrivent alors, en l’espace de quelques jours, des joueurs de tous horizons. L’équipe est construite dans l’urgence, le match de la première journée de CFA2 est même reporté, mais le Racing Club de Strasbourg est bien debout et prêt à se lancer dans cette nouvelle saison. Une première victoire en soi.

Le premier match a lieu à Forbach le 27 août, cinq jours à peine après que le Tribunal a prononcé la liquidation judiciaire de la SASP. Au stade du Schlossberg, poussé par 120 supporters ayant fait le déplacement, ce RCS newlook l’emporte 4-0 et fait enfin parler de lui pour le volet sportif. Une semaine plus tard, c’est le premier match à domicile, face à Illzach-Modenheim, au stade de la Meinau. Et là encore, rejouer dans son antre historique est une victoire pour le Racing. Il n’était en effet pas évident qu’un club de 5ème division puisse disposer d’un tel équipement, et il n’était pas non plus évident qu’il puisse accueillir suffisamment de monde pour qu’il soit pertinent. Les collectivités ont alors fait le pari que ce nouveau Racing puisse continuer à jouer à la Meinau, un stade que les supporters sont allé jusqu’à nettoyer pour pouvoir accueillir dignement le public.

Et ce 3 septembre 2011, après le match de lever de rideau entre l’équipe féminine de Vendenheim et celle de Lyon, la Meinau se garnit de près de 10 000 spectateurs pour assister à la nouvelle victoire 4-1 du Racing. Presque comme si rien n’avait changé en somme, même si l’avenir montrera que ces deux premiers matchs marquèrent réellement la renaissance du football à Strasbourg.
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2. RCS 3-2 Lyon 12/05/2018



Pour sa première saison en L1 depuis le dépôt de bilan, rien n'a été simple pour le Racing qui, comme prévu, lutte pour son maintien. Grâce à un excellent mois de décembre (trois victoire dont celle face au PSG) et à quelques beaux succès, mais aussi grâce à d'autres équipes plus faibles, les Strasbourgeois restent au-dessus de la ligne de flottaison durant ce printemps 2018. Mais une très longue série de onze rencontres sans victoire crée le doute et laisse entrevoir la perspective d'une place de barragiste voire d'une descente directe. Après un nouveau revers à Rennes, pour le compte de la 36ème journée, le RCS se doit de gagner au moins l'un des deux matchs restant, face à Lyon, qui lutte pour une place en Ligue des champions, et à Nantes, où Strasbourg n'a plus gagné depuis une éternité.

Face à l'OL, deuxième avant le coup d'envoi, Thierry Laurey décide de changer ses plans et aligne une équipe en 3-5-2, avec Dimitri Foulquier en défense centrale et Jérémy Grimm au marquage individuel sur Nabil Fekir. Consciente de l'enjeu, l'équipe retrouve le mordant perdu les semaines précédentes, et Stéphane Bahoken, profitant d'une maladresse du jeune Diakhaby, concrétise le bon début de match par un but. A la pause, le Racing est devant, mais Lyon retrouve son allant en seconde période, et repasse devant au tableau d'affichage, d'abord par Fekir sur penalty, puis par Aouar. A ce moment précis, Strasbourg est virtuellement dans les trois derniers du classement et clairement sous la menace d'une relégation.

Entre alors en jeu Nuno Da Costa, recrue offensive de l'été précédent, qui a souvent brillé par son inconstance tout au long de la saison et qui revient alors de blessure. Moins de dix minutes après son entrée en jeu, alors que ses partenaires poussaient de plus en plus, il catapulte de la tête un bon centre de Foulquier dans le petit filet de Gorgelin. L'égalisation en fin de match est déjà un petit exploit en soi, mais ce qui va suivre entre dans la légende. On joue la quatrième minute des arrêts de jeu quand Da Costa obtient un coup-franc à l'entrée de la surface, idéalement placé pour un droitier. C'est pourtant Dimitri Liénard qui pose le ballon, qui s'élance et qui, du pied gauche, envoie un caramel dans la lucarne opposée. Dans le stade, c'est le délire total, le Racing vient d'arracher la victoire face à une des grosses écuries du championnat. Mieux, au même moment, les autres résultats tournent tous en la faveur de Strasbourg, qui officialise son maintien en première division.
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1. Raon l'Etape 2-3 RCS 02/06/2013



Au delà d'un seul match, c'est l'ensemble du printemps 2013 qui mérite cette première place. Monté en CFA sans grand problème sportif, le Racing a connu un été 2012 mouvementé avec l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante, menée par Marc Keller, qui a comblé l'important déficit de la saison de CFA2. Sur ces nouvelles bases, l'équipe se montre inconstante, souvent incapable de dominer ses adversaires, alors que le public se montre exigeant et ne tolérera pas autre chose qu'une nouvelle montée. Seule la première place du groupe permet d’accéder au National et les concurrents sont nombreux : Raon l'Etape, Mulhouse, Lyon-la-Duchère, Grenoble voire Moulins. Début avril, le Racing concède un match nul 0-0 face à Mulhouse, devant 20 000 spectateurs, et voit Raon prendre 7 points d'avance. Quatre jours plus tard, un mercredi soir, pour un match en retard, c'est Moulins qui se présente à la Meinau. Réduit à dix après l'expulsion de Billy Modeste, le RCS sombre et encaisse quatre buts sans en marquer.

Il reste alors sept matchs à disputer et seul un sans faute permettrait de conserver un mince espoir. Par chance, le calendrier est constitué de la plupart des adversaires directs, avec le leader raonnais en point d'orgue. Première étape, un déplacement à Yzeure, 8ème du classement. Ludovic Golliard se souvient : « On est parti avec un groupe un peu rafistolé. Pas mal avaient abandonné le navire à ce moment là, et ceux qui y ont cru et qui sont allés à Yzeure se mettre le cul par terre ont eu raison. C'est ça qui a relancé la dynamique. » En effet, grâce au jeune Robin Binder, le Racing l'emporte 1-0 et garde le contact avec ceux qui le précèdent. Après une victoire 2-0 face à Sarre-Union, le déplacement à Lyon-la-Duchère tourne à la correction avec un large succès 5-1. Dans le même temps, Raon concède le match nul face à Nancy II et Strasbourg se repositionne à la deuxième place avec seulement trois points de retard. Deux journées plus tard, c'est un nouveau tournant avec le déplacement à Grenoble, qui joue sa dernière carte pour la montée. Rapidement devant au score grâce à Abdoulaye Coulibaly, le RCS plie mais ne rompra jamais, grâce notamment à un Gauclin des très grands jours. La fin de match est interminable, mais l'essentiel est fait, la montée est plus que jamais envisageable. Et il ne faut qu'un match nul lors de l'avant-dernier match face à la réserve du PSG pour que les Strasbourgeois s'offrent une finale à Raon l'Etape. Un succès dans les Vosges lors de la dernière journée, et François Keller aura réussit son pari d'une double montée.

Les jours qui précèdent la rencontre sont une ode au n’importe quoi. Les dirigeants étant incapables d'en assurer l'organisation, face à l'importante demande de billets des supporters alsaciens, les autorités administratives décident de délocaliser le match à Epinal. Mais le maire de la ville refuse la tenue de celui-ci et la rencontre est reportée d'une semaine, toujours à Epinal. Le détail complet de cet avant-match folklorique est à retrouver ici. Arrive donc le 2 juin 2013. Au stade de la Colombière, plus de 3000 supporters strasbourgeois ont fait le déplacement et remplissent les trois quarts de l'enceinte. Avec un tel soutien, et au terme d'un sprint final haletant, le Racing ne peut que gagner. Rapidement, les visiteurs prennent les choses en main et dominent leur adversaire. Yann Benedick puis Brian Amofa peu après l'heure de jeu permettent d'entrevoir la lumière, avant que David Ledy ne parachève un large succès en toute fin de match. Mais comme pour rappeler à son public que rien n'est facile avec le Racing, les Vosgiens reviennent dans la partie en inscrivant deux buts dans les arrêts de jeu.

Heureusement, le score en reste là, Strasbourg l'emporte 3-2 et valide sa montée en National, un événement encore impensable quelques semaines auparavant. La communion entre les supporters, massés dans la petite tribune et derrière le but, et les joueurs dure de longues minutes. L'équipe est même reçue le lendemain à l'hôtel de ville de Strasbourg pour être acclamée place Broglie, la conclusion de plusieurs semaines d'émotions fortes.
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athor

Commentaires (8)

Flux RSS 8 messages · 2.682 lectures · Premier message par sebalsace67 · Dernier message par emmateo

  • Bravo @athor pour ces deux articles, des émotions nous en avons eu tellement ces dernières années, que ce fut certainement difficile d'en selectionner 10 seulement.
    En lisant cet article, ça m'a rappelé un paquet de souvenirs, et même si en terme d'émotions il ne mérite pas d'être dans les 10, je ne pourrai jamais oublier le match de Forbach ou je suis allé en voiture 1 h avant, puis ai vu tous ces fadas débarqué, j'ai compris ce club était immortel et que nous verserions d'autres larmes que celles de la tristesse un jour de nouveau...
  • Bravo et Merci @Athor .
  • 9 looongues minutes.

    On se rappelle de tous ces matches.

    Bon, on ne peut pas tous les mentionner mais on peut aussi parler du 1er match de CFA2 à Forbach avec un contingent important de supporters strasbourgeois.

    Allez Racing
  • Exercice intéressant que de penser à son propre top 10. On peut débattre sur l'ordre à l'intérieur du Top 10, mais aussi réfléchir aux matchs qui auraient pu prétendre intégrer le top 10. Je n'en vois pas beaucoup, mais effectivement il y a débat pour moi en ce qui concerne le match à Forbach et celui à Grenoble qui sont aussi capitaux chacun à leur manière. La victoire à Yzeure était aussi très importante.
    Mais quel match enlever du Top 10 pour les y faire entrer ?
  • @athor, en gros malin intégriste du détail, s’en est tenu à un top 10, mais avec tous les matchs évoqués dans le contexte (Forbach, Yzeure, Grenoble...), il tape forcément dans le mille :)
  • Bon boulot @athor
    j'échangerai juste le match RCS vs Illzach-Modenheim pour l’échanger vs le déplacement à Forbach...:)
  • Bravo @athor
    Personnellement, je trouve qu'il manque un match, celui qui a montré que le Racing est redevenu un grand club, c'est à dire la victoire 1-0 en barrage de League Europa contre Francfort, demi-finaliste de la précédente édition.
  • Comme toujours, bravo @athor.

    Que de bons souvenirs dans cette épopée mémorable que j'ai eu la chance de vivre avec mon gamin lors de déplacement mythique et exotique !

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