RCS - Lille, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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© kro

Le retour du kop en tribune Ouest a suscité le fol espoir que la saison du Racing allait enfin démarrer, il n’en fut rien. Retour sur des retrouvailles mitigées.

Première recrue du mercato les supporteurs les plus bruyants du Racing retrouvaient leur emplacement fétiche en Ouest Haute. Et on ne va pas se mentir, cela fait quand même du bien de retrouver sa tribune, ses amis et sa Meinau malgré le protocole sanitaire pointu mis en place par le Racing. Du gel est disponible à divers endroits et des stadiers distribuent flyers et conseils dans tout le stade. Les quasi 5000 spectateurs doivent, comme au premier match, serpenter entre les barrières et différents checkpoints pour se retrouver rapidement dans l’enceinte. Tout se passe maintenant sans souci et le passage est fluide.

Pour accéder au kop il faut présenter son billet au bas des escaliers et recevoir en échange un marquage au tampon prouvant que l’on fait partie des 1700 VIP. Ensuite, on peut reprendre ses habitudes, le masque et la distanciation en plus. Un siège sur 2 a été enlevé et globalement le public maintient les distances avec ses camarades. Les premiers chants résonnent déjà alors que je suis devant le stade, et le « allez Racing tes supporteurs sont là » revêt une importance toute symbolique. Pour le reste de la Meinau la configuration est la même que lors des 2 première rencontres. Aucun supporteur lillois présent en parcage.

Pour l’entrée des joueurs, les drapeaux sont de sortie et les banderoles également. Les UB90 ont un message pour l’équipe : « Bas les masques ! Montrez votre vrai visage ! On veut les 3 points ! ». Le kop va alors pousser les joueurs dont l’entame de match est correcte même s’ils restent relativement inoffensifs devant les cages. L’ambiance est elle relativement correcte aussi, les masques tombent également en tribune et la puissance des chants permet de se faire entendre du rectangle vert. Le pétard du lillois Celik jette un froid mais sous l’impulsion des capos, les chants repartent de plus belle et le semblant de révolte impulsée par Simakan gagne le stade terrain comme tribune. Le répertoire classique est de la partie et les bras des 1700 fans seront souvent mis à contribution pour battre la mesure. Par contre, aucun chant nécessitant de se prendre par les épaules ne sera lancé en raison des circonstances. Petite nouveauté une ritournelle « c’est les 30 ans des Ultra Boys » remixe une mélodie déjà connue à Strasbourg, car il ne faut pas l’oublier mais les UB fêtent en 2020 leur anniversaire. En espérant qu’il puisse prendre un cours normal bientôt.

Alors que l’on se désaltère sans trop d’attente à la mi-temps, on se prend à rêver d’une égalisation face à une équipe lillois certes supérieure mais attentiste. La deuxième partie du match sera une longue descente aux enfers : terrain comme tribune. Malgré les discours de motivation inspirés des deux capos, le public s’éteint doucement au fur et à mesure que les bleus tendent vers le néant total. Les joueurs viendront tout de même saluer le kop à la fin du match, conscients de la chance qu’ils ont d’avoir pu compter sur lui cet après-midi. Les supporteurs eux oscillent entre colère et résignation alors qu’ils rentrent chez eux ce dimanche en fin d’après-midi.

guigues

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