Canari-ra bien qui rira le dernier

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Par christou27
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© rachmaninov

Peut-on déborder un Canari sur l’Aile ? Se faire braquer 3 points à la Meinau, est-ce un « vol » ? Les réponses à ces questions et d’autres dans une présentation de match ornithologique, même si notre intérêt pour les oiseaux est parfois très… volatil.

Ce dimanche, à l’occasion de la 34e journée de L1, le Racing joue gros. Alors que l’on entre dans la dernière ligne droite du championnat, il a l’occasion de jouer l’un des derniers « matchs à six points » de la saison en accueillant le FC Nantes. Si 9 points séparent les deux clubs, inutile de faire l’Autruche. L’objectif est le même pour les deux équipes : le maintien.

La Cigogne est essoufflée



Après quelques années de progression constante, voilà qu’arrive le Covid et Paon-Tétras ! tout s’effondre pour le Racing Club de Strasbourg. Si l’issue du championnat reste encore inconnue, une chose est certaine : cette saison aura été poussive jusqu’au bout. Les résultats en dents de scie ont permis de nous maintenir (jusqu’à présent) au-dessus de la ligne de flottaison mais le jeu proposé a été trop souvent insuffisant.
Un supporteur n’est certes jamais rassasié de points et de jeu, mais cette saison, nous sommes loin de n’avoir Puffin.

Démarrage avorté par le Covid, joueurs importants Grive-ment blessés, équipe en fin de cycle, tribunes vides : les suiveurs n’ont pas assez d’une main pour lister toutes les raisons possibles à des résultats en deçà de ce que nous étions raisonnablement en droit d’espérer.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire qu’il faut sécuriser la place en L1 dès que possible pour démarrer les gros chantiers de l’intersaison. Ça tombe bien, une victoire contre Nantes assurerait à 99% une place de barragiste au minimum. « Y a qu’à, Faucon » comme qui dirait. En effet, ce résultat n’a rien de garanti pour une équipe dont la dynamique est médiocre (4 points sur 15 possibles) et qui sort d’une prestation indigente et quasi-miraculeuse face à Nîmes. On a su faire le Dodo rond, mais Pinson nous encore pour y croire.

En plus, Thierry Laurey, à Qui-oui, il ne reste peut-être plus que 3 matchs à la Meinau, ne pourra pas compter sur un effectif au complet. Simakan, Koné, Mothiba et Waris sont en effet blessés. A cette liste s’ajoute également la suspension de Frédéric Guilbert. Le latéral élu joueur du mois de mars risque de cruellement manquer, tant derrière que devant. On peut imaginer que Caci devrait dépanner à droite, alors que Carole réintégrerait le 11 titulaire à gauche, même si tout cela reste Flou (de bassan).

« J’aligne lequel de Mes-Anges gardiens aujourd’hui ? ». Cette question a dû revenir en boucle pour Laurey cette saison. Et si Nid l’un ni l’autre n’a rassuré, voilà au moins une certitude pour l’entraîneur alsacien : Matz Sels a retrouvé sa place. Pas encore la plénitude de ses capacités, mais on imagine que c’est au Caille-hier des charges de la fin de saison.

Le milieu et l’attaque devraient être reconduits comme à Nîmes. Le pénalty transformé – pas vraiment à la Bec-ham – par Liénard devrait lui garantir sa place aux côtés du bien surnommé « Ibou » (même si SissoKo-est-lent). Devant, on retrouvera vraisemblablement l’ancien nantais Thomasson pour animer notre attaque et le duo Ajorque – Diallo. Avec 20 buts à eux deux, on peut continuer à penser qu’ils vont de Pair, OK ?

Enfin, un regard particulier sera jeté sur le jeune Moïse Sahi. Le jeune attaquant ivoirien de 19 ans, pro au Racing depuis janvier, a marqué les esprits en 3 entrées en jeu tonitruantes. S’il est encore bien trop tôt pour s’enflammer, il apporte un regain d’intérêt à cette fin de saison, sur-Toucan il bouscule le rythme lénifiant de son équipe avec son peps.

Nantes, tragédie à la Corneille



Mais si les Strasbourgeois font leurs blasés, les Nantais ont de quoi être encore plus amers cette année.

19ème de Ligue 1 à 5 journées de la fin, avec 3 points de retard sur le barragiste, le FC Nantes est plus proche que jamais de retomber en Ligue 2. Remonté en 2013, il est évident que ce club aspire à un autre destin que la deuxième division. On peut imaginer en tout cas les conditions (alb-)atroces dans lesquelles il pourrait avoir à fêter les 20 ans de son dernier titre de champion de France.

Malheureusement, le désormais célèbre « Kita Circus » est passé par là et si les choses vont de mal en Pie depuis des années, cette saison morose est le meilleur symbole des dommages que peut causer un président anarchique (et on sait de quoi on parle).
Avec pas moins de 3 entraîneurs essorés chemin Faisan (4 si on compte l’intérim d’un match de Patrick Collot), il paraissait difficile de construire sereinement cette saison. Pire, avec le choix ubuesque de la nomination de Raymond Domenech, on a le sentiment que le club a fait un Ara-kiri. On peut imaginer que l’impact médiatique a été aussi désastreux que les résultats sportifs ont été inexistants. En faisant appel au pompier Kombouaré pour sauver ce qui peut encore l’être – qui part à l’Echasse perd sa place – la direction a ensuite fait un choix plus consensuel mais pas vraiment imaginatif non plus.

Pourtant, de l’imagination, c’est ce qu’il faudrait. Malgré le coup d’éclat d’une victoire face au PSG il y a quelques journées, le club reste sur une série de 3 défaites d’affilée alors qu’on approche du « money-time ». Avec la 18ème attaque de L1, il paraît difficile d’envisager un avenir beaucoup plus radieux à court-terme.

Alors face au Racing, Antoine Kombouaré vient sans Charles Traoré en défense et avec Kalifa Coulibaly incertain en attaque. En revanche, les éléments forts de l’effectif devraient être présents, en tête desquels les milieux Ludovic Blas (7 buts), Imran Louza (5 buts) et l’attaquant Kolo Muani (5 buts et 3 passes). On Appeau respecter les adversaires, ce n’est pas non plus LiverPoule en face.

Le Stade de la Moineau sonnera toujours creux



On l’aura compris, ce match voit s’opposer deux équipes en quête de points et de confiance.

On connaît également trop bien la Ligue 1 pour savoir combien cela peut transformer les matchs en purges. Loin d’être Chouettes, ces configurations de matchs Effraient parfois les joueurs. C’est dans ce genre de rencontres qui peuvent trouver une forme d’intérêt avec les animations des tribunes. Malheureusement ce ne sera toujours pas pour ce match – les grands Pontes du gouvernement n’ayant pas annoncé de réouverture des stades cette saison.

Les nantais sont en plus de cela probablement encore vexés d’avoir été les Dindons de la farce à l’aller et de s’être faits humilier à la Beaujoire (0-4). Il y a fort à parier qu’ils voudront, à leur tour, nous éclater l’Hirondelle.

Tenir le Coucou-te que coûte.



Dans cette fin de saison tendue, le Racing serait donc bien avisé de venir voler dans les plumes des Canaris. Notamment parce que la dernière ligne droite sera plus ardue pour les Alsaciens que pour les Loirains.

Strasbourg devra encore affronter Marseille, Montpellier, Nice et Lorient. Nantes de son côté sera opposé à Brest, Bordeaux, Dijon et Montpellier. Au-delà de la qualité intrinsèque de ces équipes, les adversaires du Racing ne feront surement pas le pied de Grue, tous ayant encore des enjeux à défendre (C3, maintien). Les nantais risquent, eux, d’affronter des équipes en roue libre (Brest, Dijon notamment)

Souhaitons donc aux nôtres de trouver les ressources et qu’ils aillent jusqu’au bout de leurs Corps-mourants pour aller gratter la victoire attendue et s’offrir un final sans intérêt mais Serin.

Et peu importe ce qu’il se passe, si au bout du compte on peut célébrer nos Hérons des temps modernes.
Qu’importe qu’on ne prenne aucune balle de la tête (au contraire de Bernard Loiseau en 2003).
Qu’importe que M. Buquet mette les cartons qui s’imposent. Cheville ? Jaune. Rouge ? Gorge.
Qu’importe les scenarii Busards où on défie les l’Oies du jeu.
Qu’importe que Geai encore trop de blagues en réserve mais qu’il faut savoir s’arrêter.

Surtout, qu’importe si cela doit se faire aux dépends d’un club historique comme le FC Nantes. Pour le maintien du Racing, nous sommes prêts à sabrer le champagne (du Mouette & Chandon) et être ceux qui entonneront leur chant du Cygne.

christou27

Commentaires (5)

Flux RSS 5 messages · 1.493 lectures · Premier message par gohelforever · Dernier message par superdou

  • Coucou, J'a.. buse mais je l'ai relu trois fois. c'est perché mais c'est en corbeau.... Je passe et rapace en vue tous ces jeux de mots et ça me branche bien. c'est ce qu'on appelle avoir une belle plume.. je l'ai lu predathor, qui croit pas condor mira cet après-midi et qu'au coup de sifflet final on pourra aller au dodo serin.
  • coLPOrtons la bonne nouvelle, le Racing sera maintenu après le match :-$
  • Tant qu'on se fait pas pigeonner, et qu'on n'est pas les dindons de la farce, ça me va.
  • Quel humour avec cette belle brochette d'oiseaux et d'animaux de la basse cour
    Mais que serait notre Racing sans nos 11 chèvres qui trouvent que l'herbe est toujours plus verte et meilleure a l'exterieur !!
    Pour le moment le Cana rit encore jaune et on ne connait encore pas notre Châtiment avec la cigogne qui pique du nez.....
  • On s'est fait voler dans les plumes, nous ont canardé, puis on a joué comme des poulets sans tête.

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