L'Atlas du Stub n°7 – Les sélections nationales à la Meinau

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Par minusgermain, kitl
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Petite pastille à l'occasion du retour de l'Equipe de France à Strasbourg.

Avec la visite de la Bosnie-Herzégovine, la Meinau accueille sa neuvième sélection internationale A différente, sans compter l'Equipe de France.

Avant la Bosnie, la Norvège était déjà venue jouer à Strasbourg dans le cadre de qualifications pour la Coupe du Monde (1970). La Finlande et l'Allemagne (RFA) étaient venues dans un cadre tout à fait amical, pour préparer un Euro (1996 et 1984).
Ce qu'il faut retenir de ces trois rencontres, en bref :

La défaite contre la Norvège en novembre 1968 est parfaitement symptomatique de la traversée du désert que connaît le football français. Ce revers ferma d'emblée les portes du Mexique à une équipe sans guide, condamnée à un sans-faute qu'elle ne réalisera évidemment pas. Louis Dugauguez, magicien à Sedan, rend son tablier. Charge à Georges Boulogne de rebâtir un collectif, tâche dont il s'acquitta avec une certaine réussite. A noter la présence à la Meinau de l'ancien Strasbourgeois Robert Szczepaniak et surtout de son ancien partenaire vainqueur de la Coupe de France 1966, Gilbert Gress, enfin libéré par le VfB Stuttgart.

Bien qu'étant amical, le match de 1984 a une portée majeure pour le stade de la Meinau, puisqu'il s'agit tout bonnement de la rencontre inaugurale, quelques semaines avant le Championnat d'Europe. Après de longues années de travaux, au cours desquelles le public alsacien eut à subir un affaiblissement constant de l'effectif du Racing, voici une affiche de rêve entre la France et la RFA. Nous sommes moins de deux ans après Séville et l'impavide Toni Schumacher se fit bombarder de sifflets durant 90 minutes. Le Haut-Rhinois Bernard Genghini marque l'unique but de la rencontre, que la France disputa dans sa mythique liquette bleue à rayures rouge et blanches. Ce match marque enfin la première sélection d'un homme appelé à devenir un héros inattendu de l'Euro, Jean-François Domergue.

Enfin 1996, premier des trois rencontres de préparation avant l'Euro anglais (l'Allemagne et l'Arménie suivront). Aimé Jacquet aligne plutôt un onze de remplaçants, parmi lesquels Frank Leboeuf. Le libero emblématique du Racing s'apprête à quitter le club et réalise un match médiocre de son propre aveu. Leboeuf est l'un des trois futurs champions du monde alignés, avec Desailly et Thuram. Victoire 2-0 face à la Finlande de Litmanen et Hyypia (mais pas de Paatelainen !). En numéro 10, Corentin Martins s'illustre et s'affiche comme une alternative possible à Zidane. Mais il ne quittera pas le banc de la compétition...


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Les autres visiteurs ne sont pas venus pour jouer contre les Bleus (de l'équipe de France) mais pour des matchs plus prestigieux et un amical très particulier.

En 1938, la France organise la troisième Coupe du monde. La compétition débute directement par des huitièmes de finale et la Meinau accueille Brésil-Pologne (6-5), l'un des matchs les plus prolifiques de l'histoire de la Coupe du Monde, marqué sous l'orage par le génie de Leonidas, qui disputa une partie de la rencontre pieds nus.

Presque 50 plus tard, la France organise un autre tournoi majeur, l'Euro 1984. Deux matchs de poule se jouent à la Meinau, dans une configuration faisant la part belle aux places "debout". Strasbourg accueille les deux finalistes de l'Euro 1980: Allemagne (RFA) - Portugal (0-0) et Danemark - Belgique (3-2).

Enfin, le Brésil est venu jouer deux fois sur les bords du Krimmeri, puisque la Seleção a joué un match contre le Racing ("Racing Pierrots Strasbourg Meinau" à cette époque) en mai 1974 pour préparer la Coupe du Monde qui allait se disputer en Allemagne (RFA) et dont il était tenant du titre. Score final 1-1, sous le déluge.

minusgermain, kitl

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