Nantes - RCS, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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© guigues

Cap à l’Ouest pour le Racing et ses supporteurs qui se rendaient dans une Beaujoire plus accueillante depuis notre retour dans l’élite.

Trois couleurs Rouge



Le RCS joue en bleu et blanc. A priori contre les jaunes et verts cela ne devait pas poser de problème néanmoins le club et son équipementier ont décidé de déballer le troisième maillot rouge sur ce match. Maillot qui en passant n’est pas désagréable à l’œil, simplement que l’on avait l’impression de voir 10 Matz Sels sur le terrain.

Les Nantais eux aussi voient rouge en ce début de saison, pas en raison du sportif où tout va plutôt mieux que la saison dernière, mais plus dans les relations supporteurs / police. Les supporteurs nantais et plus spécialement la Brigade Loire sont en conflit ouvert avec leur président Waldemar Kita. Cela dure depuis des années mais depuis peu la pression policière s’est accrue sur le principal groupe nantais. Ce dernier voit la SIR - section d’intervention rapide, les policiers en jogging - contrôler l’accès de leur tribune et les suivre à l’extérieur. Quand cette dernière demande à certains fans de se mettre en caleçon lors de la fouille à Bordeaux, un cap est franchi. C’est pour protester contre ce traitement qu’une grève de 20 minutes est observée au coup d’envoi. Le bas de la tribune étant vide et occupée par la banderole : « provoquer, menacer, frapper, déposer plainte : vous donnez tous les droits à la SIR et il faudrait ne rien dire ».

Ce ne sera là que l'une des nombreuses banderoles exhibées en tribune Loire lors de la rencontre. Une partie dédiée aux joueurs et supporteurs disparus il y a peu, l’autre attaquant la direction du FC Nantes.

Bleu et blanc sur les drapeaux …



Un peu rouge aussi sous le soleil breton, ce dimanche après-midi. Environ 120 alsaciens sont venus soutenir le Racing à l’autre bout de la France et ils sont en plein soleil. La première mi-temps sera caniculaire si bien que de nombreux fans se retrouvent torse nu devant le capo et derrière la bâche UB90. La Pariser section accroche aussi son oriflamme à coté de drapeaux alsaciens, le KCB est lui bien présent mais sans drapeaux. Un premier « hourra hourra les Strasbourgeois sont là » décroche une volée de sifflets, qui nous vont droit au cœur preuve que nos voix sont allées directement aux oreilles nantaises.

Au coup d’envoi le club de Nantes rend hommage à deux joueurs disparus récemment avec une minute d’applaudissement que nous suivrons également. Les 20 premières minutes sont à l’avantage des visiteurs. En tribune l’absence d’animation nantaise nous laisse le chant libre pour faire résonner les ritournelles à la gloire du plus grand club de l’Est. Sur le rectangle vert les bleus qui jouent en rouge commencent fort et touchent le poteau dès l’entame de match.

De façon concomitante, sans que l’on ne sache jamais s’il y a eu lien de cause à effet, la tribune Loire reprendre bruyamment ses activités et les canaris ouvrent le score au milieu des drapeaux et des fumigènes. Si nous sommes abattus par ce but, on ne se cache pas qu’un stade et plus particulièrement la Beaujoire est plus beau lorsqu’il est vivant. Les chants reprennent de plus belle chez nous, même s’ils sont maintenant noyés dans l’ambiance locale. Nous sommes tout de même récompensés par l’égalisation non conventionnelle d’Habib Diallo qui nous remet dans le droit chemin à la mi-temps.

Colore la foule, colore mes veines



Le soleil vient de passer derrière la tribune d’honneur et nous entamons la seconde période à l’ombre. Le Racing est sur le reculoir et encaisse logiquement un second but, moins logiquement Ludovic Ajorque est exclu en tentant de marquer. Ce double coup du sort galvanise le parcage et sur une inspiration géniale le capo ressort un chant mono syllabique (ohohoh / lalala) quasi plus chanté depuis une dizaine d’année mais dont l’air hypnotique va nous entrainer jusqu’à l’égalisation de Thomasson 20 minutes plus tard ! Ce dernier sera d’ailleurs applaudi par le public local lors de son remplacement par Dimitri Lienard.

Malgré quelques dernières frayeurs, nous finirons le match en transe et récompensés par un petit point mais une grande dose de combativité de la part de notre équipe. Ces derniers viennent nous saluer, Julien Stéphan traversant également le terrain pour nous applaudir. C’est ensuite le moment du retour par divers moyens de transport pour rallier la capitale européenne : minibus, train, avion, tout le monde sera rentré plus ou moins tard dans la nuit.

guigues

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