Un samedi soir dans un Mr Bricolage en périphérie de la Préfecture de l’Yonne

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Après-match
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Par mediasoc
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auxerre composition.jpg

C’est un sentiment de tristesse comparable à ce genre de courses que nous inspire ce match.

Suite à des défaillances en défense, Julien Stéphan n’a emmené que 17 joueurs à Auxerre, en plus du staff, de quoi rentrer dans un petit car, mode de transport idoine dans l’Yonne. Le Racing se présente sur la pelouse avec le troisième maillot noir, marquant le deuil de la non-qualification européenne de la fin de saison dernière.

De son côté, Jean-Marc Furlan a des soucis en attaque et doit se débrouiller sans ses recrues Mbaye Niang et Nuno Da Costa. Mais qu’est-ce qui peut faire peur à quelqu’un qui osait aligner Alvaro Santos et Jacob Mulenga ensemble il y a 15 ans ?

Le Marchand est placé au centre de la défense, entre les deux stoppeurs Doukouré et Djiku (qui stoppe surtout les transferts cette saison). En attaque Ludovic Ajorque est de retour pour peser sur la défense auxerroise et tenter d'attirer les derniers recruteurs anglais qui auraient passé le week-end dans le vignoble bourguignon.
Equipe


Ça vendange en Bourgogne



Le premier frisson arrive à la neuvième minute où une récupération haute d’Ajorque permet à Liénard de s’infiltrer dans la surface et de tirer à côté, oubliant Adrien Thomasson mieux placé.

La défense strasbourgeoise panique devant les feu follets auxerrois et Matz Sels doit faire son premier arrêt à la 16ème, juste avant que Costil ait la main ferme sur une frappe de Jeanjean Bellegarde.

Kevin Gameiro fait les vendanges précoces à la 28ème minute sur une remise pivot de Ludovic Ajorque. Le raté endort la défense du Racing qui laisse déborder Gaétan Perrin sur le côté gauche. Il ne se pose pas de question face à Sels (1-0, 29ème).

Le gaucher à droite et droitier à gauche Thomas Delaine tire de loin du pied droit à la 34ème (vous avez suivi?).

En deuxième mi-temps, la rengaine est la même car le Racing panique toujours en défense. Mais au fil du temps, malgré des Auxerrois accrocheurs, le Racing reprend la possession du ballon, avant que Maxime Le Marchand ne s’explose une arcade sourcilière sur la tête dure de Ludovic Ajorque.

Le rayon tuyauterie est au fond à droite



La dernière demie heure nous donne à voir un grand moment de bricolage strasbourgeois qui passe en 4-4-2 : Le Marchand et Doukouré doivent sortir, diminués physiquement. RPG et Djiku assureront la défense, de quoi donner des sueurs froides à Emile Louis himself.

Avec l’entrée d’Habib Diallo, le Racing passe alors en 4-3-3 pour brouiller les pistes des Auxerrois de plus en plus attentistes.

A la sortie de Thomas Delaine, RPG retrouve le côté droit tandis que Diarra accompagne Alexander Djiku en défense centrale.

On n’y comprend plus rien comme si on voulait installer une VMC double flux dans une vieille maison mais on a le temps d’y réfléchir vu qu’il ne passe pas grand-chose sur le terrain, le Racing donnant des signes d’impuissance tandis que les Auxerrois attendent tranquillement que ça se passe.

Bien lancé par une balle lobée par-dessus la défense, Kevin Gameiro continue de gâcher à la 84ème, où il rate l’immanquable seul face à Costil.

Les joueurs des deux équipes finissent sur les rotules dans les dernières minutes qui ne donnent rien, tandis que Jean-Marc Furlan écrit le texte de son speech d’après match qu’il va déclamer dans un slam à faire pâlir Grand Corps Malade.

Les Auxerrois l’emportent face à Strasbourgeois assommés par un manque de fraîcheur physique et des absents toujours plus nombreux. Benoît Costil est soulagé de ne pas avoir pris de but comme lors de ses 29 derniers matchs et pourra savourer une bonne bière dans son salon la nuit tombée.

Les Strasbourgeois rentrent la tête basse et se disent qu'il y a encore beaucoup de boulot.

mediasoc

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