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- 4.9 / 5 (9 notes)
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- Côté tribunes
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- Par sa3ntiago
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- 10 comm.
Impressions personnelles du match vu du Kop, à la frontière entre grévistes et chanteurs.
Après bien des mois d'absence dans le stade de la Meinau — que j'ai redécouvert comme si j'étais à l'extérieur – j'ai repris ma place quelque part à droite de la tribune Ouest, à côté des UB90 mais pas avec eux, là où d'habitude c'est un peu moins vaillant qu'au centre, mais efficace tout de même. A ma gauche la famille, divisée, les femmes ce soir-là ayant envie de chanter et les hommes décidés à ne sortir ni un chant ni un applaudissement. On n'en avait même pas parlé dans la voiture, comme d'une affaire Dreyfus taboue, et de peur qu'il y en ait encore parmi nous à croire qu'il était innocent… A ma droite, un papy sympa accompagné d'un jeune genre la fin de vingtaine. Plus à ma gauche, donc au centre de la tribune Ouest, les UB90, calmes, dignes et silencieux comme ils l'avaient annoncé.
L'avant-match eut lieu comme on mène une guerre puisqu'on comprit assez vite que Marc Keller avait sorti la grosse Bertha pour noyer le silence des UB90 sous des tonnes de bruit, de fureur du vendredi soir et de lumière. Spots qui laissent le stade dans la pénombre et rayons de lumière puissants qui le strient, sono à fond, chanteur venu chanter Johnny Däpp pour la nouvelle et haute tribune des riches et des classes moyennes-qui-veulent-en-être avec 10/10 d'acuité visuelle. On peut déjà imaginer que ça donnera à peu près ça, cette ambiance de Superbowl, quand les prolos se seront fait purger du stade. Visuellement aussi, la secrétaire de Sam Jewell avait voulu ostraciser les rebelles : petits drapeaux aux couleurs de Chelsea-Strasbourg placés en tribune Est et Sud qui s'agitaient à l'entrée des joueurs et signifiaient à la tribune Ouest qu'ils ne participaient pas à la fête (et lui chuchotaient que bientôt ils ne seront plus là).
Vint le match. J'expérimentai avec étonnement qu'il est assez facile de ne pas entrer dans celui-ci, si on s'y applique : il y avait là des bleus et blancs assez jeunes dont je reconnaissais la plupart des visages (pas tous) et des blancs et bleus-ciels que je connaissais moins, qui jouaient un beau football, technique, assez similaire, dans lequel l'équipe 'locale' n'avait rien à envier à son richissime visiteur du soir. Ambiance tranquille : une fois qu'on n'éclabousse plus le public de spectacle, celui-ci est plus calme. Pourtant, on sentait que certains essayaient de pallier la grève des UB. A sept ou huit mètres au-dessus de moi, j'entendis un kopounet faire entendre sa voix. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je m'aperçus qu'il s'agissait de quatre collégiens encore trop jeunes pour avoir de l'acné et armés d'un tambour, plus d'un trentenaire (au mégaphone qu'il n'utilisera pas souvent) qui s’étaient levés comme Kop de secours. Et, en reprenant les chansons des UB90, même les dernières, les bons élèves de cette grosse classe turbulente où on a le droit de bouger et parler, entrainèrent derrière eux les non-grévistes. Ça devait ressembler un peu à ça quand ils ont recrées en 2011 une équipe de football de bric et de broc (« — Tu as compris la règle du hors-jeu ? — A moitié, comme tout le monde… — Qualifié pour le match de samedi ! »), et tout gréviste que j’étais, j'ai trouvé l'initiative vaillante. Et fus étonné qu'aucun groupe d'une vingtaine d'années ne se fût structuré laissant à ces quatre innocents le poids de cette responsabilité, qu'ils assurèrent, insouciants, et à la mesure de leurs moyens. C'était même touchant, en comparaison des méthodes lourdement démesurées de BlueCo, de voir cette graine de ferveur populaire qui poussait telle une bonne mauvaise herbe entre les cailloux.
De fait, si l'ambiance habituelle de la Meinau n'était pas là, on devait être à 50% environ du bruit normal et on n'entendait pas le parcage marseillais présent en face. Le Pikopchou faisait ce qu'il pouvait, suivi par la tribune, et si aucun chant ne durait bien longtemps, ils s'enchainaient régulièrement. Un « aux aaarmes ! » fit un peu vibrer la tribune nord, mobilisée à 150% pour en montrer aux UB90, stoïques, qui devaient entendre chaque chant comme un désaveu. Le jeune vingtenaire à ma droite, 50 de QI et 50% d'alcool dans le sang, ne se gênait pas pour brandir son majeur et proposer aux UB90 d'aller tenter quelque coloscopie amoureuse. Sur le terrain ça jouait, plutôt pas mal, à l'exception du pion 16, que je ne reconnaissais pas, qui s’avéra être Paez et qui ne pesait pas lourd sur l'adversaire (d'ailleurs à la mi-temps, Rosenior l'envoya finir de pioncer aux vestiaires…)
A un moment, une banderole trop belle pour être vraie, fut sortie en tribune Est, qui se déploya longuement, maladroitement. Personne ne fut dupe du message de la provenance du message de soutien et tout le monde ricana en la voyant, y compris mes voisins non-grévistes, qui trouvèrent le truc un peu gros : même le gras boum-boum avait été plus subtil. Vivement la chanson de Sabryna à la gloire de son mari…
Puis arriva l'incroyable : l'équipe à domicile, marqua ; enfin on le crut. Mon papy de droite me prit dans les bras, me secoua. Puis on apprit qu'un demi-crampon avait dû devait dépasser de la ligne imaginaire du hors-jeu ou que la VAR avait vu que 27'54'' avant l'action un défenseur avait mis la main devant les yeux d'un adversaire et l'avait empêché de voir pendant un huitième de seconde. Bref, but refusé, et mon papy fut tout gêné de son effusion. Pas de souci, on n'a pas les mêmes valeurs mais le même maillot, viens faire câlin, c'est la magie du stade !
Plus tard, réitération de l'incroyable, mais cette fois-ci pour de vrai : BlueCo Two mena 1-0 devant les Phocéens ! J'arrivai à ne pas esquisser un geste mais l'enthousiasme était là et le bruit dut bien monter à 60% du bruit habituel du stade. Le Kop de 5ème B continuait à emmener les grands avec eux, et les regards se firent sarcastiques vers les UB90, dont les épaules durent en être lourdes comme une croix.
Mon papy me demanda si j'étais pour Marseille, je lui expliquai ma position, il la comprit, presque. Plusieurs fois je me retins de faire de la provocation lorsque j'entendais des choses qui m'agaçaient, mais refrénai mon envie : je n'avais vu personne aller enquiquiner les UB (sauf le majeur du jeune idiot, qui ne réapparut pas à la mi-temps), personne non plus n'était allé mettre la pression sur les social-traitres du collège Abd Al Malik de Bravsheim, on se respectait, alors je me tus. Ces derniers continuaient, d'ailleurs, leur animation de manière honorable, en partie suivie, et tapaient sur leur tambour comme dans une belle jeune fille devenue femme à qui ils voulaient faire plaisir pour la remercier de lui accorder ses faveurs.
A la sortie de l'actuel capitaine/futur attaquant de Chelsea, pour blessure, on scanda son nom comme un défi ostentatoire aux UB90. Lui, n'eut qu’un bref regard pour ces gens, applaudissement du bout des doigts, probablement plus occupé de sa blessure, de son nombril et de sa carrière anglaise. A Strasbourg, en cet automne 2025, la série des « je t'aime, moi non plus » se fait plus dramatique dans sa saison 2, et demeure assez triste. De son côté, l'OM fit rentrer ses meilleurs joueurs sur le terrain.
Arriva enfin l'égalisation à la 78ème. La Meinau, déçue, redescendue de son nuage, continua à donner de la voix et le M'Kopora n'en démérita pas. C'est là qu'il fallait montrer sa vigueur, reprendre son souffle, avoir un peu mal aux abdos et travailler le cardio mais continuer à donner des coups. On sentit aussi la tribune nord moins encline à en remontrer aux UB90, plus crispée, moins défiante. Joaquín Panichelli se prit un coup et surjoua en se relevant pour tituber et plonger dans un faux coma – dont il revint 3 minutes plus tard frais comme un gardon (4/10 sur l'échelle de Roudet) –, et Rosenior entra même sur le terrain pour interrompre le match, qui en voulait toujours à l'arbitre de ne pas avoir sorti un rouge en début de seconde période. C'était tendu mais ça donnait encore. Mon voisin de droite commença à critiquer le jeu et que « yoo, on joue à la baballe, kopft' mais dégagez donc ! » J'essayai de lui expliquer que c'était une volonté de l'entraineur, qu'il fallait habituer la réserve à jouer technique et sous pression pour que les joueurs soient prêts à affronter leurs vrais adversaires en Premier League. Regard éteint. Deux défaites et il rejoindra les UB90 : la foule sans colonne vertébrale ça se retourne facilement et ça ne tient à rien…
En tout cas, les Chelsea Boys de Strasbourg tenaient un nul agréable à voir jusqu'à la 90ème minute. Là, le tir de Murillo trouva le fond des filets de Penders et ce fut la douche froide sur le public. Là, il aurait fallu un dernier moment de folie, nier le réel et pousser, pousser encore pour quelques minutes à en déplacer les Vosges. C'est là, les enfants, qu'il fallait être présents ; ce n'est pas tout de satisfaire une jeune-fille fraiche qui rit de vos blagues sottes et est pleine d'avenir. Il faudra l'aimer quand elle aura pris vingt kilos et des cheveux blancs, et qu'elle en aura marre de vos conneries qu'elle connaît par cœur : une histoire d'amour, « et pour toujours », ce n'est pas 90 minutes de plaisir, ou six mois de folie, c'est aussi 119 ans de constance avec des hauts et des bas…
… à la fin du match, on entendait les chants du parcage des Marseillais résonner jusqu'à la tribune Ouest.
L'avant-match eut lieu comme on mène une guerre puisqu'on comprit assez vite que Marc Keller avait sorti la grosse Bertha pour noyer le silence des UB90 sous des tonnes de bruit, de fureur du vendredi soir et de lumière. Spots qui laissent le stade dans la pénombre et rayons de lumière puissants qui le strient, sono à fond, chanteur venu chanter Johnny Däpp pour la nouvelle et haute tribune des riches et des classes moyennes-qui-veulent-en-être avec 10/10 d'acuité visuelle. On peut déjà imaginer que ça donnera à peu près ça, cette ambiance de Superbowl, quand les prolos se seront fait purger du stade. Visuellement aussi, la secrétaire de Sam Jewell avait voulu ostraciser les rebelles : petits drapeaux aux couleurs de Chelsea-Strasbourg placés en tribune Est et Sud qui s'agitaient à l'entrée des joueurs et signifiaient à la tribune Ouest qu'ils ne participaient pas à la fête (et lui chuchotaient que bientôt ils ne seront plus là).
Vint le match. J'expérimentai avec étonnement qu'il est assez facile de ne pas entrer dans celui-ci, si on s'y applique : il y avait là des bleus et blancs assez jeunes dont je reconnaissais la plupart des visages (pas tous) et des blancs et bleus-ciels que je connaissais moins, qui jouaient un beau football, technique, assez similaire, dans lequel l'équipe 'locale' n'avait rien à envier à son richissime visiteur du soir. Ambiance tranquille : une fois qu'on n'éclabousse plus le public de spectacle, celui-ci est plus calme. Pourtant, on sentait que certains essayaient de pallier la grève des UB. A sept ou huit mètres au-dessus de moi, j'entendis un kopounet faire entendre sa voix. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je m'aperçus qu'il s'agissait de quatre collégiens encore trop jeunes pour avoir de l'acné et armés d'un tambour, plus d'un trentenaire (au mégaphone qu'il n'utilisera pas souvent) qui s’étaient levés comme Kop de secours. Et, en reprenant les chansons des UB90, même les dernières, les bons élèves de cette grosse classe turbulente où on a le droit de bouger et parler, entrainèrent derrière eux les non-grévistes. Ça devait ressembler un peu à ça quand ils ont recrées en 2011 une équipe de football de bric et de broc (« — Tu as compris la règle du hors-jeu ? — A moitié, comme tout le monde… — Qualifié pour le match de samedi ! »), et tout gréviste que j’étais, j'ai trouvé l'initiative vaillante. Et fus étonné qu'aucun groupe d'une vingtaine d'années ne se fût structuré laissant à ces quatre innocents le poids de cette responsabilité, qu'ils assurèrent, insouciants, et à la mesure de leurs moyens. C'était même touchant, en comparaison des méthodes lourdement démesurées de BlueCo, de voir cette graine de ferveur populaire qui poussait telle une bonne mauvaise herbe entre les cailloux.
De fait, si l'ambiance habituelle de la Meinau n'était pas là, on devait être à 50% environ du bruit normal et on n'entendait pas le parcage marseillais présent en face. Le Pikopchou faisait ce qu'il pouvait, suivi par la tribune, et si aucun chant ne durait bien longtemps, ils s'enchainaient régulièrement. Un « aux aaarmes ! » fit un peu vibrer la tribune nord, mobilisée à 150% pour en montrer aux UB90, stoïques, qui devaient entendre chaque chant comme un désaveu. Le jeune vingtenaire à ma droite, 50 de QI et 50% d'alcool dans le sang, ne se gênait pas pour brandir son majeur et proposer aux UB90 d'aller tenter quelque coloscopie amoureuse. Sur le terrain ça jouait, plutôt pas mal, à l'exception du pion 16, que je ne reconnaissais pas, qui s’avéra être Paez et qui ne pesait pas lourd sur l'adversaire (d'ailleurs à la mi-temps, Rosenior l'envoya finir de pioncer aux vestiaires…)
A un moment, une banderole trop belle pour être vraie, fut sortie en tribune Est, qui se déploya longuement, maladroitement. Personne ne fut dupe du message de la provenance du message de soutien et tout le monde ricana en la voyant, y compris mes voisins non-grévistes, qui trouvèrent le truc un peu gros : même le gras boum-boum avait été plus subtil. Vivement la chanson de Sabryna à la gloire de son mari…
Puis arriva l'incroyable : l'équipe à domicile, marqua ; enfin on le crut. Mon papy de droite me prit dans les bras, me secoua. Puis on apprit qu'un demi-crampon avait dû devait dépasser de la ligne imaginaire du hors-jeu ou que la VAR avait vu que 27'54'' avant l'action un défenseur avait mis la main devant les yeux d'un adversaire et l'avait empêché de voir pendant un huitième de seconde. Bref, but refusé, et mon papy fut tout gêné de son effusion. Pas de souci, on n'a pas les mêmes valeurs mais le même maillot, viens faire câlin, c'est la magie du stade !
Plus tard, réitération de l'incroyable, mais cette fois-ci pour de vrai : BlueCo Two mena 1-0 devant les Phocéens ! J'arrivai à ne pas esquisser un geste mais l'enthousiasme était là et le bruit dut bien monter à 60% du bruit habituel du stade. Le Kop de 5ème B continuait à emmener les grands avec eux, et les regards se firent sarcastiques vers les UB90, dont les épaules durent en être lourdes comme une croix.
Mon papy me demanda si j'étais pour Marseille, je lui expliquai ma position, il la comprit, presque. Plusieurs fois je me retins de faire de la provocation lorsque j'entendais des choses qui m'agaçaient, mais refrénai mon envie : je n'avais vu personne aller enquiquiner les UB (sauf le majeur du jeune idiot, qui ne réapparut pas à la mi-temps), personne non plus n'était allé mettre la pression sur les social-traitres du collège Abd Al Malik de Bravsheim, on se respectait, alors je me tus. Ces derniers continuaient, d'ailleurs, leur animation de manière honorable, en partie suivie, et tapaient sur leur tambour comme dans une belle jeune fille devenue femme à qui ils voulaient faire plaisir pour la remercier de lui accorder ses faveurs.
A la sortie de l'actuel capitaine/futur attaquant de Chelsea, pour blessure, on scanda son nom comme un défi ostentatoire aux UB90. Lui, n'eut qu’un bref regard pour ces gens, applaudissement du bout des doigts, probablement plus occupé de sa blessure, de son nombril et de sa carrière anglaise. A Strasbourg, en cet automne 2025, la série des « je t'aime, moi non plus » se fait plus dramatique dans sa saison 2, et demeure assez triste. De son côté, l'OM fit rentrer ses meilleurs joueurs sur le terrain.
Arriva enfin l'égalisation à la 78ème. La Meinau, déçue, redescendue de son nuage, continua à donner de la voix et le M'Kopora n'en démérita pas. C'est là qu'il fallait montrer sa vigueur, reprendre son souffle, avoir un peu mal aux abdos et travailler le cardio mais continuer à donner des coups. On sentit aussi la tribune nord moins encline à en remontrer aux UB90, plus crispée, moins défiante. Joaquín Panichelli se prit un coup et surjoua en se relevant pour tituber et plonger dans un faux coma – dont il revint 3 minutes plus tard frais comme un gardon (4/10 sur l'échelle de Roudet) –, et Rosenior entra même sur le terrain pour interrompre le match, qui en voulait toujours à l'arbitre de ne pas avoir sorti un rouge en début de seconde période. C'était tendu mais ça donnait encore. Mon voisin de droite commença à critiquer le jeu et que « yoo, on joue à la baballe, kopft' mais dégagez donc ! » J'essayai de lui expliquer que c'était une volonté de l'entraineur, qu'il fallait habituer la réserve à jouer technique et sous pression pour que les joueurs soient prêts à affronter leurs vrais adversaires en Premier League. Regard éteint. Deux défaites et il rejoindra les UB90 : la foule sans colonne vertébrale ça se retourne facilement et ça ne tient à rien…
En tout cas, les Chelsea Boys de Strasbourg tenaient un nul agréable à voir jusqu'à la 90ème minute. Là, le tir de Murillo trouva le fond des filets de Penders et ce fut la douche froide sur le public. Là, il aurait fallu un dernier moment de folie, nier le réel et pousser, pousser encore pour quelques minutes à en déplacer les Vosges. C'est là, les enfants, qu'il fallait être présents ; ce n'est pas tout de satisfaire une jeune-fille fraiche qui rit de vos blagues sottes et est pleine d'avenir. Il faudra l'aimer quand elle aura pris vingt kilos et des cheveux blancs, et qu'elle en aura marre de vos conneries qu'elle connaît par cœur : une histoire d'amour, « et pour toujours », ce n'est pas 90 minutes de plaisir, ou six mois de folie, c'est aussi 119 ans de constance avec des hauts et des bas…
… à la fin du match, on entendait les chants du parcage des Marseillais résonner jusqu'à la tribune Ouest.
