17 octobre 1995 : RCS-Milan AC

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Par rachmaninov
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En cette saison 95/96, le Racing retrouve la coupe d'Europe après 15 ans d'absence à ce niveau, grâce à un bon parcours en coupe intertoto. Retour sur la confrontation avec le grand Milan AC, un soir d'octobre...

Depuis sa remontée en D1 trois ans plus tôt sous l'impulsion de Gress, le club est en progression constante. L'effectif strasbourgeois n'est peut-être pas taillé pour jouer le titre, mais il ne manque pas d'allure : l'équipe finaliste de la coupe de France 95 des Mostovoi, Keller, Leboeuf, etc.. a été renforcée entre autre par le buteur messin David Zitelli et par Gérald Baticle. En trente-deuxième de finale, les Racingmen se débarrassent facilement de la formation hongroise d'Ujpest. On se dit que ce Racing peut faire un joli parcours européen. Mais le tirage au sort réserve un drôle de client aux homme de Jacky Duguépéroux pour les seizièmes de finale : le grand Milan AC de Baresi, Desailly, Simone, Boban, Baggio, Maldini, Weah, etc..

A Strasbourg, les billets s'arrachent, c'est l'effervescence. (je me souviens avoir assiégé l'hôtel Hilton avec des camarades collégiens et lycéens pour tenter d'approcher les Milanais. On s'est finalement contenté d'un kiné du club lombard...)

Le mardi 17 octobre, au soir, 26 000 privilégiés se massent dans une Meinau à la capacité réduite pour respecter les normes de sécurité UEFA. Les Milanais sortent d'une éprouvante confrontation avec la Juventus de Turin et sont donc un peu émoussés. Mais ils peuvent s'appuyer sur un collectif sans faille, malgré leur constellation de stars mondiales. Le public strasbourgeois craint une déroute pour ses favoris. Pourtant les deux équipes rejoignent les vestiaires à la mi-temps sur un score nul et vierge.

En deuxième période, le match repart sur les mêmes bases, et le Racing se prend à rêver d'un improbable exploit lorsque Marc Keller se présente seul face au gardien milanais à la 78 ème minute. La Meinau hurle, comme pour porter le ballon dans les filets de Ielpo. Keller frappe, mais son tir passe de peu à droite du poteau.

Le Racing vient sans doute de laisser filer sa chance de l'emporter. En effet, dans la foulée, les Strasbourgeois vont apprendre à leurs dépens que le fameux réalisme milanais n'est pas un mythe. Rémy Garde rate sa relance. Weah récupère la balle et dans un éclair de génie talonne pour Simone qui ne se fait pas prier pour ouvrir le score.

Le Milan AC s'impose sans panache mais sans avoir vraiment tremblé. Les Strasbourgeois ont peut-être été un peu trop respectueux de l'ogre milanais. La Meinau se vide, les supporters strasbourgeois repartent chez eux en rejouant dans leurs têtes le face à face de Keller avec Ielpo...

Au match retour, dans un stade Guiseppe Meazza « désert » (seulement 13 000 spectateurs !), le Racing s'incline 2 buts à 1, sans démériter. On se souviendra du fabuleux coup franc de Franck Sauzée qui frappa deux fois la barre transversale avant de franchir la ligne de but.

Quelques mois plus tard, Bordeaux allait mettre fin au parcours européen du Milan AC de brillante manière en signant l'un des plus beaux exploits du football français.

rachmaninov

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