Saison 2023/2024
Racing Club de Strasbourg

9 novembre 2002 : RCS-Lens 2-0

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Souvenir/anecdote
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Par conan
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Si l'ère Ivan Hasek s'acheva sur un bilan mitigé, une rencontre restera comme le chef d'oeuvre absolu de l'entraîneur tchèque. Un match qui marqua également le réveil de la Meinau qui se transforma l'espace d'une soirée en volcan.

Fraîchement promu en Ligue 1, les observateurs s'interrogeaient à propos du comportement de ce Racing à l'orée du championnat. Le début de saison poussif (nuls à la Meinau face au Havre et à Ajaccio, déroute 4-0 à Nice) laissait entrevoir une saison très difficile. Pourtant, le recrutement effectué par Marc Keller était très malicieux et prometteur. Ulrich Le Pen, rongeant son frein sur le banc de Ipswich, fut prêté. Yves Deroff fut acheté pour une bouchée de pain. Vincent Fernandez, remplaçant à Sochaux, remplaça Chilavert dans les buts. Deux jeunes tchèques prometteurs (Kobylik et Drobny) et un buteur Brésilien (Pena) vinrent enrichir l'effectif du Racing. Mais l'évènement de l'intersaison fut sans aucun doute le retour de Valérien Ismaël, l'enfant du pays, tout frais vice champion de France avec le RC Lens.

Petit à petit, le Racing se mit à redresser la barre, signant l'exploit de la 4e journée en allant s'imposer à Bordeaux. Il confirma par quelques belles rencontres telles qu'une victoire à Guingamp, un joli spectacle contre Bastia ou un splendide renversement de situation face à Montpellier à la Meinau où le Racing, mené 2-1 à 5 minutes de la fin, l'emporta finalement 3-2 ! Mais rien ne laissait présager ce qui allait arriver face à ce Racing Club de Lens, qui montrait à ce moment là un visage très séduisant dans le groupe de la mort de la Ligue des champions, effectuant des prestations splendides face au Bayern, au Milan AC ou à La Corogne.

Près de 17 000 personnes étaient, ce soir là, présentes à la Meinau pour un spectacle qu'ils n'allaient pas oublier de sitôt. Après 30 secondes de jeu, Ljuboja, par une belle frappe, oblige Warmuz à un arrêt de grande classe. Ceci n'est que le prélude à une longue domination alsacienne, les vagues blanches et bleues se succédant sur le but de Warmuz telles les vagues sur un rocher un soir de tempête. Un jeu offensif bien léché et conquérant entièrement porté sur l'offensive, tel fut le menu proposé par les joueurs strasbourgeois qui se régalèrent de ce festin. De mémoire de supporter, le Racing n'avait plus aussi bien joué au football depuis la glorieuse campagne européenne de 1997. Sevré de beau football depuis si longtemps, surpris, n'en croyant pas ses yeux et finalement sous le charme du jeu chatoyant pratiqué, le public de la Meinau, pourtant réputé si difficile, allait se lever comme un seul homme pour pousser son équipe si séduisante. Et ce stade, pourtant réputé pour ses sifflets moqueurs, allait l'espace d'une soirée se transformer en véritable chaudron.

Poussé comme il ne l'a peut-être jamais été depuis l'arrivée de Proisy à la présidence, le Racing donna le tournis à cette solide et rugueuse équipe lensoise. Il frissonna lorsqu'une mine de Corentin Martins s'écrasa violemment sur la barre transversale. Et il explosa juste avant la mi-temps, suite à une reprise de volée foudroyante de Yannick Fischer, pourtant l'archétype du joueur de devoir peu habitué à ce genre de but spectaculaire, qui troua véritablement les filets de Warmuz.

Si la deuxième mi-temps fut légèrement inférieure au niveau du jeu pratiqué, elle fut toute aussi émouvante, car c'est grâce à des qualités de coeur que le Racing alla chercher cette victoire. C'est finalement Christian Bassila, sur un travail intelligent de Guillaume Lacour, révélation de ce début de saison, qui libéra la Meinau. Fischer et Bassila, les deux joueurs à la technique la plus frustre de l'équipe et buteurs lors du match le plus brillant joué par le Racing.

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conan

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  • takl lundi soir à la laiterie pour les fans de poésie, de reggae et de Taylor Swift : [lien]
  • takl La meilleure équipe que j'ai vu jusqu'à présent c'est l'Espagne, et ça me ferait bien chier qu'ils gagnent
  • takl La Belgique j'y crois pas une seconde en tant que potentiel vainqueur
  • arthas J'ai cru que Lukaku et De Bruyne allaient exploser vu comme ils ont donné
  • arthas Grosse débauche d'énergie par ailleurs, limite trop par moment
  • arthas Ils ont fini par y arriver et c'est mérité
  • arthas Ils ont chaud parce qu'ils loupent énormément d'occasions pour tuer le match
  • cigonhao ils ont chaud au derche aussi
  • cigonhao c'est brouillon la Belgique aussi
  • goldman Merci Arthas
  • goldman merci il-vecchio j'en aurai d'autres des comme ça
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  • kitl Il aime pas Dembélé et Doku, dans mes bras Duga <3
  • tenseur Strasbourg cherche seulement encore des pépites ?.
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