Naoned delenda est

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Par jpdarky
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Pourquoi Nantes ? En effet, pourquoi ? Quel que soit le bout par lequel on essaye de prendre le problème, c'est incompréhensible. Pourquoi un 's' à la fin ? Pourquoi cette ville ? Qui sont ces gens ? Hein ?

(NDLR : cet article fait partie d'une série d'articles au ton décalé et résolument second degré. A lire avec précaution et humour !)

Procédons par ordre.

« La Géographie, cela ne sert pas seulement à faire la guerre » - Marcel Cerdan



Commençons par l'aspect géographique de la situation. En effet, Trent Reznor ne disait il pas, sur le Mont Rushmore, dans une de ses envolées lyriques nimbées de sagesse séculaire et ponctuées de « raaaah » et de « rooooh » dont il a le secret : « La Géographie est la mère des sciences » ? Oui donc, géographiquement parlant, cette ville se situe dans l'incertain département de la Loire-Atlantique, comme vous le savez tous depuis votre certificat d'étude. Quoi de plus improbable [Pascale Clark, sors de ce corps] et ridicule que la dénomination Loire-Atlantique ? Un fleuve et un océan, grotesquement juxtaposés à la va-comme-je-te-pousse, à un moment il faut se décider, un peu de sérieux.

De nombreuses recherches ayant donné lieu à de non moins nombreuses publications scientifiques, littéraires, journalistiques et même poétiques l'ont prouvé maintes et maintes fois : un fleuve et un océan ça n'a strictement rien à voir. Imaginez Les Dents de la Mer sur la Dordogne. C'est inconcevable, le grand blanc se cognant patiemment le nez dans une écluse en attendant qu'une péniche veuille bien daigner se radiner histoire que les portes s'ouvrent qu'il puisse continuer sa poursuite impitoyable en évitant les cannes à pêche, vieilles bouteilles en plastiques et autres cadavres de bicyclettes honteusement jetées par des marloufs fuyant la marechaussée. Non, c'est idiot. Géographiquement parlant, on ne peut pas justifier Nantes.

Administrativement, c'est pathétique d'incohérence crasse. Voici ce que la vénérable Encyclopedia Britannica nous révèle sur Nantes : « C'était l'une des capitales du duché de Bretagne et elle abrite toujours le château des ducs de Bretagne », alors pourquoi, je vous le demande, Nantes est elle la capitale du ridiculesque Pays de la Loire ? Hein, pourquoi ? Nous n'en sommes qu'aux prémisses de cette monographie sur la ville de Nantes, et il semble d'ores et déjà que nous avons affaire à une mascarade de ville, le fruit hideux du cerveau malade de quelques ronds-de-cuir de l'administration centrale jacobine ayant pour seul objectif de faire tourner chèvre le breton moyen. Ne me lancez pas sur la Bretagne, sinon on va pas s'en sortir.

« L'histoire est la science du malheur des hommes » - Britney Spears



Bon, soyons rigoureux, ne nous arrêtons pas là, courage, peut-être pourrons nous trouver des raisons de sauver Nantes en nous attachant à l'Histoire d'icelle ? Après tout, Christophe Rippert ne disait il pas « Justine, on a interro d'Histoire demain, on devrait réviser. L'Histoire est quand même la tante de toutes les sciences », ou un truc dans le genre ? Hé bien les amis, c'est un drame. Certes, il y a quelques moments de gloire, le plus haut fait étant probablement l'adoption du tram ainsi qu'une période assez faste pour le tourisme nordique entre 843 et 937. Mais sinon, on ne recense que mesquineries, bassesses et infâmies. Je suffoque à l'idée de dérouler ici l'ensemble des bas faits ayant émaillé le chemin de larmes qu'est le sentier de l'Histoire de Nantes. Retenons simplement que l'Edit de Nantes fut signé avec la désapprobation de la majorité de la Ville, ce qui en dit long sur l'esprit fermé du Nantais depuis la plus haute Antiquité. Non, franchement, historiquement, Nantes c'est pas mieux que géographiquement.

Peut-être pourrons nous sauver Nantes de l'avis de démolition en indiquant que l'Hôtel de Ville se situe rue de Strasbourg ? C'est sympathique, mais maigre.

« Je suis un homme. Je suis un homme. Quoi de plus naturel en somme » - Plutarque



Arrivé à ce stade du séminaire, et toujours dans le but charitable de sauver Nantes, tournons-nous vers les Nantais eux-mêmes : question ressources humaines, qu'a apporté Nantes à la France ? Je ne vais pas y aller par quatre chemins, c'est atroce : du malfaisant, du chafouin et du médiocre. Ne commençons pas tout de suite par le sommet de l'horreur, nous y reviendrons plus loin, dans le volume consacré au football nantais, concentrons nous sur le reste, c'est déjà assez difficile comme ça, où ai-je mis mes cachets de Primperan ?

Nantes a porté en son sein celui qui fît entrer la vulgarité dans les hautes sphères de la hiérarchie militaire glorieuse de notre Glorieuse Armée : Cambronne. Sa fameuse réaction devant l'insistance perfidement albionnesque marqua à n'en point douter le début de la décadence militaire française qui sévit depuis ce jour. J'ose le dire ici, Nantes est responsable du déclin irrémédiable de l'art de la guerre français. La honte.

Nous pourrions aussi évoquer Claire Bretécher, la satanique dessinatrice dont l'objectif est clairement d'éloigner la femme française de la cuisine et de la messe, Aristide Briand, dont personne ne peut se souvenir ce qu'il a fait mais dont le nom persiste à occuper 24.6% des noms de rues qui ne mènent nulle part (étude IGN 26/05/2006) ou bien Patrice Martin qui a plus fait pour le brushing masculin que pour la stature virile du mâle français à travers le monde. Cessons là l'énumération de l'effroyable cohorte de fourbes et pernicieux, ça pourrait durer des heures.

Bref, Nantes a essentiellement engendré des fossoyeurs de l'esprit et de l'élégance française. J'ai mal.

Musicalement, chers camarades, c'est dantesque. L'abject groupe Elmer Food Beat qui incitait la jeunesse studieuse à la débauche nous vient de là. Oui, quand Kat Onoma nous invite à la philosophie, Nantes nous propose de pratiquer le sexe débridé en groupe à l'encontre des préceptes du Pape, j'ai envie de vomir. Alors certes, il y eut Dolly, mais c'est l'arbre famélique qui cache la forêt luxuriante de la, heu, luxure et de la débauche : Katerine, Bonobo Party Club et autres Ultra Vomit. En vérité je vous le dis, rien ne bon semble venir de cette porte de l'Enfer.

Il va falloir s'y faire, Nantes est la cause de toutes les tribulations et déceptions qui jalonnent le destin français.

Et le foot dans tout ça ?



Et puisqu'il faut y venir, terminons par le FCN. Qu'est-ce que le FCN ? Le spectre dégénéré de ce que certains tenaient pour un bastion du football, rêve mythique d'un jeu chatoyant et féérique. Je pouffe. C'était quoi le jeu à la nantaise ? Une scélérate entreprise à la solde de la haine du « beautiful game », rien de moins. En effet, soyons réalistes, comment peut on ne pas déceler dans cette sarabande la haine du ballon ? Ces type qui ne pensaient qu'à une chose : posséder le moins possible le ballon, de jouer en le touchant 'une fois' ? Quand l'amoureux du ballon le caresse, dribble, multiplie les attouchements afin d'hypnotiser l'adversaire, le Nantais de l'époque du jeu à la nantaise, lui, tel Gérard Vives voyant arriver une bombasse à son comptoir, ne pensait qu'à une chose : la voir repartir très vite en l'ayant effleurée le moins possible. Désormais, le FCN a coupé les ponts avec ce passé déshonorant, mais c'est pour faire entrer un mal plus terrible, peut-être : le Pascal Praud.

Oui, il aura fallu attendre l'aboutissement final (bonjour la redondance) de cette glorieuse démonstration qui m'étonne moi-même pour convoquer la synthèse de l'abomination nantaise, le nadir de la diction, la fosse des Mariannes de l'intelligence journalistique et sportive, en bref, le Pascal Praud, donc.

Si ce n'était que pour lui, il faudrait déjà envisager un bombardement de la Jonelière et des environs. Comment le cerveau malade du Board du FCN a pu concevoir l'idée démoniaque de faire entrer au club l'homme qui restera dans les annales pour avoir été ridiculisé, la bave aux lèvres et l'oeil mouillé, à genoux devant le Sage Suaudeau les soirs de LDC 95/96 ? Souvenez vous, Pascal, bafouillant des questions ineptes (e.g. « Alors Coco, 2-0 contre la Juventus, ça va pas être facile le match retour ? ») et le Prof. Suaudeau, assis dans le ridicule siège tapissé de jaune et de vert par l'accessoiriste névropathe de TF1, répondant froidement « M. Praud, vous êtes sûr que vous êtes journaliste pour poser des questions de ce niveau ? ». Je paraphrase, mais le coeur y est. Il n'est point besoin de développer plus : tant philosophiquement qu'humainement parlant, le FCN, son corpus footbalistico-idéologique ainsi que ses divers avatars méprisables (mentionnons au passage l'idée saugrenue de s'identifier à un volatile domestiqué) sont honnis à tout jamais.

Conclusion limpide



Bref, pour le match de Lundi, n'y allons pas par quatre chemins, notre club se doit de laver des siècles d'affront au bon goût, au football et à la gloire de l'esprit français en ravageant les filets nantais.

Merci.

jpdarky

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