UJAP - RCS, côté tribunes

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Côté tribunes
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Par guigues
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5 comm.

Adrénaline et convivialité. Voici les deux ingrédients de ce match à Colombes.

Après un rallye parisien dans la même voiture que Sébastien Loeb – Il ne roule plus en C2 le Seppi ? - nous arrivons enfin dans la ville de Colombes. Le stade est rapidement repéré, la voiture soigneusement garée et le premier café trouvé : visité. Le sympathique Café du stade abrite ses habitués et la collection de maillots du patron : rugby pour les adversaires du Racing Métro mais aussi football, témoins du passage de différents recruteurs dans la région. Entre le maillot de Lorient et de Lens, trône celui du RCS saison 2009-2010. Quelques demis plus tard nous sommes quasiment à domicile. La quiétude du café est alors troublée par une rumeur qui enfle depuis la terrasse, soudain la rue se remplit de curieux et d'excités, les chaises volent. Sans que personne ne comprenne réellement ce qu'il se passe - une altercation avec des supporteurs parisiens aurait dégénéré d'après l'Alsace –, les personnes présentes au café se parent de tout ce qu'ils trouvent : lacrymogène, casques de motos, chaises, parpaings. Certains restent sur la terrasse pendant que le patron baisse le rideau métallique, d'autres reviendront un peu plus tard exténués sans avoir visiblement réellement saisi les tenants et les aboutissants. La police arrive enfin, et le calme revient peu à peu.

Nous remercions le patron et poursuivons jusqu'au stade qui ne dispose que d'une tribune ouverte, la présidentielle, l'autre latérale étant visiblement fermée. Les lieux sont chargés d'histoire, ce dont témoignent les plaques et photographies commémoratives. L'ambiance, en revanche, est digne du match de la réserve à Molsheim le samedi après midi. Nous sommes rapidement regroupés sur la gauche avec l'ensemble des supporteurs alsaciens, c'est à dire le bus arrivé de Strasbourg et les quelques exilés à la capitale qui sont friands des passages du Racing en Ile de France. Complètement absentes avant le match, les forces de police enfleront pour atteindre plus de 75 unités, soit un policier par supporteur des bleus et blancs.

Nous sommes proches du terrain et pouvons donc faire passer le message à Lolo Fournier : les trois points ! Derrière nous prend place Nicolas Belvito, qui n'est pas sur la feuille de match mais bel et bien dans le groupe. Yohan Betsch est lui aussi en tribune. Autre star, Daniel Leclerc supervise le match pour le compte du RC Lens. L'autre Racing prépare visiblement déjà sa prochaine saison en ligue 2.

Fort de notre petit contingent et de l'absence de kop local, nous décidons d'ambiancer le stade Yves du Manoir sous la houlette du capo habituel de la Meinau. Le répertoire traditionnel est exploré d'allez les bleus et blancs à Hilali casse toi. Quelques tubes sont dépoussiérés et un magnifique tendu d'écharpes sera l'occasion de réentendre le magnifique chant sur une célèbre mélodie d'Aznavour. Strasbourg fait le boulot et la victoire est alsacienne. Le Racing monte pour la première fois sur le podium et une partie des joueurs vient célébrer l'évènement avec leurs supporteurs. Sikimic, Noro, Outrebon et Brahmia offrent leurs maillots sous les hourras des Strasbourgeois. Le public local (environ 200 personnes) applaudit les deux équipes, satisfait du spectacle produit sur la pelouse.

Les supporteurs visiteurs sont exfiltrés par un impressionnant dispositif policier et ce sont les supporteurs locaux qui doivent patienter un quart d'heure. Nous mettons à profit ce temps pour discuter Hilali et Claude Le Roy avec quelques alsaciens vivant visiblement sur Paris. Ces derniers, également amateurs du stub, semblent inquiets pour l'avenir non sportif du club. Le bus des UB90 ayant quitté Colombes nous pouvons enfin sortir du stade et aller fêter dignement la victoire du RCS sur les Champs-Elysées, ou presque.

guigues

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