L'esprit du comptoir

23/06/2006 16:34
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Paul-Paul a encore lu les journaux en ligne et cette semaine, deux ou trois ou quatre ou cinq choses l'ont irrité. Néanmoins, il est resté sur sa chaise, s'est accoudé au pilier.
Plébiscitez-le, il est timide.
Le monde n'a pas fait silence des plaintes repétées par le courrier des lecteurs sur les très nombreuses fautes d'orthographe et de syntaxe qui truffent les pages de cette publication qu'on trouve dans toutes les écoles. Devient-il étonnant, alors, qu'un article micro-trottoir pose la question de la pertinence de l'enseignement de la philosophie ? Les petits ratureux n'auront plus de gène face à des illettrés ou des incultes. Je trouve tellement scandaleux qu'on puisse émettre une interrogation sur le fait qu'un honnête homme pourrait dès lors vivre sans avoir lu ni Platon, ni Kant, ni H.Arendt, dont malheureusement les mauvais présages de la crise de la culture trouvent à se répandre sournoisement dans les pages d'un quotidien dit de référence, alimentés par des administratifs sourcilleux d'économiser des classes, des élèves comptable de leur coefficient et des médiacres qui veulent remplacer l'exercice de la pensée par des instructions civiques. Décidément, nous serons tous voués à devenir des sociologues. Sinon, Mlle Royal et sa fine équipe de Ségolaineux ont rédigé son interview vérité sur sa vision de la politique international sans qu'aucune actualité ne l'alimente.
Une petite plongée dans les escrocks peut dépayser, car on ne reconnaît plus les pages de publicités des articles, c'est à croire qu'ils n'aiment plus écrire, pas étonnant qu'ils investissent la radio. Néanmoins, le mag' a tenté de récupérer les lecteurs de feu libération par un éloge pompeux funèbre, pas mal la manoeuvre pour un petit réservoir de lecteurs.

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