Radiophonie du week end

06/08/2006 20:58
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Paul-Paul a écouté la radio et vous demande d'éteindre la télé.
Ce weekend, deux émissions de très haute volée sur France inter II, France culture, samedi matin à 9h, une émission sur Louis XVII, avec les historiens M.Ozouf et J-C. Petitfils où on apprend entre autres choses moins anecdotiques que si le procès contre le roi avait trouvé une issue conforme au souhait de son défenseur, Louis XVII aurait fini sa vie comme modeste serrurier à Philadelphie, du fait qu'il adorait les serrures et la langue anglaise, plus que le sexe, soit dit en passant par Valmy (Lorraine), c'est à croire, car les courtisans disaient de lui qu'il ne pouvait coucher que tout seul. Néanmoins, cette émission avait beaucoup de consistance et chose rare nous apprenait quantité de détails historiques. Le dimanche, à 11h, l'esprit public cuisinait T.Delpech sur les relations internationales, je ne l'ai écoutée qu'avec parcimonie car je consacrais mon attention sur la victoire de Lorient, dont j'informe la compagnie, que j'ai le short d'un des joueurs. Loin de moi l'idée de tirer ce post-it vers le bas, je crois qu'il faut même se dépêcher d'écouter via internet ces réjouissantes émissions avant qu'elles ne soient supprimées par des directions indélicates.

Sur la radio Bfm, un débat concernant les classes moyennes s'ouvre avec les analyses de Louis Chauvel. Parmi les invités de tout bord politique, le maire de Maison-Laffitte, Jacques Myard représente, le parti, du moins c'est son étiquette, qui gouverne le pays. Pourtant, il se montre le plus vindicatif, le plus critique sur le système par exemple d'accession à la propriété (l'obsession des logements sociaux font que les plafonds fixés attirent des classes qui devraient bénéficier a contrario de facilités à l'acquisition d'une propriété), il regrette la fiscalité qui fait fuir les investissements, le temps de travail dont le pouvoir d'achat des classes moyennes ont été le plus maléficiaire. Très bien, cela se tient. Les classes moyennes craignent en effet une paupérisation qui les ramènent vers les classes laborieuses en dépit de leur qualification. Ils ont le sentiment comme il le dit, de « payer pour tout le monde ». Sa virulence est convaincante, sa détermination incontestable. Mais alors qui est pouvoir ? On imagine la gorge nouée de ce professionnelle de la contestation lorsqu'il sera dans l'opposition. Il semblerait qu' « être au pouvoir » signifie seulement être au première loge du marasme.

La reprise du championnat de foot-business remet en selle une inusable vieillerie sympathique, le multiplex. Mon choix s'est toujours arrêté sur Europe1.Ils ont changé l'animateur vedette et c'est le directeur des sports qui s'est auto-promu... Dans ces choses là, je n'aime pas trop le changement. Le statisticien centenaire qui l'accompagne a moins de feeling avec son collègue du samedi soir, cela s'entend, mais il devrait moins se lâcher aussi dans la gaudriole. La direction a fait une promotion à celui qui commentait les matchs de Strasbourg et c'est tant mieux car je l'apprécie beaucoup, il était à Paris et le lendemain à Marseille. Je me souviens que c'est un des métiers que voulait faire mon petit frère. Je me suis endormi à dix minutes de la fin.

Chaque soir, sur RTL, vers 23h, il y a une émission musicale qui traite des « good ol'fifties, good ol' sixties, good ol' seventies », vous n'allez peut-être pas le croire mais je préfère mille fois ce programme à C'est Lenoir, l'émission de décibel attitude sur la radio de la bureaucratie, France Inter que je n'écoute plus depuis cinq ans. Lenoir Bernard fait des émissions peu préparées, d'un narcissisme confondant où les nouveautés de musique dite underground ne servent visiblement qu'à le mettre en valeur, lui l'accompagnateur des rockers qui se flattent d'être un inconditionnel de roland garros, de Biarritz, des voyages au Maroc et de la voile. On sent la programmation d'attaché de presse et il n'a pratiquement rien découvert de lui même, contrairement à John Peel, dont il se veut secrètement la version française. Il est assez représentatif de la subversion-subvention très prétentieuse et arrive à rendre la scène musicale d'avant-garde pénible. George Lang, lui, inclut des jingles, un rythme et de la variété, même s'il use du Elvis. C'est étonnant qu'un pilier d'une station commerciale m'apparaît bien plus sympathique qu'un type de service public.

en écoute: Louis XVII, Th.Delpech, si quelqu'un se sent d'humeur à nous en faire des résumés...

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