Le travailleur de demain

17/08/2007 00:45
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Un magazine américain livre une série de reportage pour décrire les mutations du travailleur. Comme on a un faible pour la futurologie - et surtout comment on perçoit le futur à partir d'une époque-, on vous livre en pâture un résumé tiré des Echos. L'oeil sociologique pompe un article des Echos qui synthétise des articles anglophones d'un magazine américain, car en ce qui concerne les blogs, la parcellisation du travail joue à plein pendant l'été des années 2000.
Comment sera le travailleur de demain et le travail a-t-il encore un avenir? « Business Week », dans une série d'articles, se livre à un examen des changements intervenus dans ce début de XXIe siècle pour tracer le portrait du salarié du futur. Dans cette sorte de « back to the future », l'hebdomadaire estime que les entreprises vont devoir offrir, non plus simplement quelques compensations, mais de réels bénéfices pour retenir leurs salariés les plus brillants. « Le lieu de travail du futur vous payera pour étudier, pour déménager des montagnes afin de répondre aux objectifs et devra remplacer les retraites par des avantages en nature », écrit le magazine américain. A tout cela, poursuit « Business Week », il faut ajouter « les soins de santé pour les plus âgés sur les lieux de travail », voire, comme cela se fait déjà chez Google, à offrir trois repas par jour, un nouveau T-shirt deux fois par semaine ou, comme dans d'autres entreprises, la semaine de trois jours...

Dans ce changement, lent comme tous les changements sociaux en profondeur, qu'adviendra-t-il du patron et de la hiérarchie dans l'entreprise ? « Business Week » estime qu'ils ont, eux aussi, un avenir. « Ne croyez pas, écrit l'hebdomadaire, que l'entreprise va entrer brutalement dans le Nouvel Age d'ici à dix ans. » Même dans la nouvelle économie « créative » de demain, « la hiérarchie est indispensable pour parvenir à faire effectuer des tâches ». Car, poursuit l'hebdomadaire des affaires, dans de très nombreuses situations une entreprise bien huilée réussira mieux qu'une association de libres-penseurs.

Le journal examine aussi les nouvelles fortes tendances sur le marché mondial du travail, dans ce qui pourrait apparaître comme un petit avertissement à tous ceux tentés par les délocalisations dans les pays aujourd'hui à faibles coûts de production. L'Inde ainsi, mais aussi la Chine, font déjà face à une pénurie de main-d'oeuvre très qualifiée dans les secteurs de pointe. Ce qui oblige les multinationales à faire oeuvre d'ingéniosité pour attirer des salariés... L'autre défi est « de parvenir à faire collaborer tous ses salariés ensemble et immédiatement, pas demain ou la semaine prochaine », et cela sur plusieurs continents en même temps. « Ce qui exige rien moins qu'une révolution du management. »

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