Mon match

14/10/2007 18:45
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Comme une promenade champêtre, un derby vu de l'intérieur.
Metz n'est pas une ville industrielle et grisâtre, comme nous le laissait présager nos souvenirs de cours de géographie (son fameux "Lorraine sinistrée, ruine industrielle") et le jeu miséreux de son équipe de foot local. C'est une ville bourgeoise, qui par certains aspects, comme la vieille poste, essaie de ressembler à Strasbourg. Toutefois, niveau cathédrale, c'est les alsaciens qui l'ont la plus grande. De la gare, nous laissâmes nos bagages aux baladins, un hôtel rustique où nous accueillit un type tout maigre qui devrait alimenter la rubrique fait divers un jour ou l'autre. Puis, nous nous dirigeons vers le stade, en passant par la caserne.

Nous avons eu quelques difficultés à rentrer dans le coin visiteurs, mais par la bienveillance du responsable du responsable au responsable, à défaut de notification administrative que nous venons du 67, nous avons pu montrer patte blanche et bleue. La tribune haute est pentue, me dit Elle, et je dois concéder que les petits sauts de cabri d'avant match m'ont laissé accroire que je me retrouverais en bas comme un gravier sur Cassard. J'ai empoigné les banderoles ub 90, puis j'ai regardé le match. On était en nombre, on pensait qu'on n'entendait que nous, on imaginait même pas qu'à côté il y avait une bâche géante.

La nalyse:
bonne première demi-heure où j'ai chanté, j'ai insulté, j'ai applaudi. Parfois en retard dans le timing geste/voix, je me suis démené tel un vaillant Lacour. Le dernier quart d'heure a été difficile physiquement, heureusement que les capos m'ont requinqué. Elle s'est bien investie dans son match, hormis les insultes et sa grogne contre l'immense drapeau blanc et bleu qui la gênait. "Mais on voit rien.", alors pour la faire comprendre que maintenant il fallait se retourner pour danser à l'envers.... Je confondais tout le temps Cohade et Rodrigo et j'étais pas content lorsque Dos Santos a fait un pressing haut et ne pouvait pas revenir. Je ne savais pas qui avait marqué (mauvaise connaissance de mes vignettes panini), mais j'ai bien vu le but. J'ai compris bien plus tard, que lorsqu'on scanda "Elsass", ce n'est pas "Exauce" que je reprenais sans savoir quel voeu il fallait réaliser par ses incantations criées.

Entame de seconde mi-temps calamiteuse : je suis resté coincé à la buvette et j'ai raté le but, tel un vulgaire istréen. Je suis remonté le temps des incidents, j'avais cru que des messins étaient dans notre parcage, comme quoi les informations remontent mal. Les incidents étaient divertissants. Les joueurs messins restaient au sol de longues minutes, comme des blessés, c'est ridicule, surtout avant un quart-finale de rugby. Lorsque les messins ont marqué, c'était logique. Le suspens est monté d'un cran. Habitué au malheur strasbourgeois, j'ai cru qu'ils allaient égaliser. La humba n'a pas trop bien fonctionné, c'est le seul bémol. Au final, on a gagné, j'étais content. J'ai même vu de loin Conan et Guigues, que j'aurais pu remercier pour son MP. Je crois avoir repérer Kibitz, en lonesome cowboy, mais je n'en étais pas sûr, il n'était pas nu.


https://racingstub.com/blogs/a/almendralejo/photos/metz-rcs-2.1-a...







On refait l'après-match


Nous sommes retournés en ville, fourbu de ce succès. C'est au restaurant L'instant oú nous prîmes couvert. Cuisses de grenouille, entrecôtes à la sauce maroille et moelleux au chocolat amer et un pinot noir pour arroser la victoire. Et oui, nous sommes en France.

Commentaires (2)

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  • Conan, il vaut mieux le voir de loin que l'entendre chanter de près. Un jour ça m'est arrivé. Il était derrière moi et il chantait. J'avais l'impression d'être une sorte de micro. Ca résonnait partout dans ma tête. Depuis je n'ose même plus chantonner sous la douche.
  • Euh j'ai oublié l'essentiel. J'aime bien tes billets. Je ne comprends pas toujours tout mais je crois que ça fait partie de ce que j'aime bien :)

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