L'institut de sauvegarde des mots

22/02/2006 18:08
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Mes chers compatriotes, peut-être l'ignorez-vous, ce blog quelque peu insignifiant couve le secret espoir d'une collaboration au sommet entre le Racing et l'institut de sauvegarde des mots. Il y a quelques années, J.Duguépéroux avait déclaré que l'important était la victoire et que le reste n'était que de la littérature. Nous concédons volontiers dans cette future association la victoire au racing et la littérature à l'institut de sauvegarde des mots.
Je n'ai pas besoin de présenter le racing qui dévore toutes les passions, mais je sens une certaine ignorance autour de l'institut, laissez moi donc vous en conter.
Vous n'êtes pas sans savoir que certains mots de la langue souffrent d'abandon, de mort lente, d'inutilisation regrettable. L'institut se propose chaque dimanche de les ramener à la vie et compte sur chaque adhérent pour les réinstaller dans le PSM (le paysage sonore des mots).
Cette semaine, par exemple, le foehn a été ranimé d'un souffle nouveau. Le foehn est un emprunt aux langues étrangères, contrairement à la vulgarité anglosaxonne, qui nous l'a transmis dans un usage imbécilement festif ("ouais, c'est foehn!"), tout à sa poèsie méconnue, la suisse alémanique semait, elle, un doux vent sur nos oreilles. Mais je ne peux que vous pousser vers notre guide: le professeur Rollin.

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rollin/

Commentaires (3)

Flux RSS 3 messages · 105 lectures · Premier message par jakouiller · Dernier message par Elle

  • Bravo, noble tâche, désespérée je le crains
  • Le foehn, ce n'est pas un vent chaud, auquel on conte l'histoire qu'il rend fou les gens?
    J'ai lu, dans un article des annèes 1990, que tout en haut d'un grand immeuble à Munich, lorsque le foehn soufflait, les gens devenaient fous et sautaient.
    Un nouveau film pour Spielberg?
  • Je trouve cela curieux : dans le sud de l'Espagne, l'Etroit de Gibraltar, le vent de l'est (qu'ils appellent « levante » parce qu'il vient du côté où le soleil se lève, comme dirait Francis Cabrel, mais bon, ça c'est une autre histoire...) rend le Rocher invisible et les gens fous. Au fait, les gens d'Algeciras sont nommés par leurs voisins « les spéciaux » (normalement avec l'accompagnement du doigt index sur une tempe). Il vient de quel côté, le foehn ?

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