Crocodile ...

01/02/2006 18:14
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Un crocodile sanguinaire décime une bande de djeun's principalement composée de gourgandines écervelées et de neuneus neurasthéniques.
Crocodile.

Flim de Tobe Hooper, 2000.

http://dvdtoile.com/FILMS/4/4398.jpg

Tobe Hooper. Un nom légendaire du cinéma bis des années 70 et 80. On lui doit le cultissime « The Texas Chainsaw massacre », aka Massacre à la tronçonneuse, ainsi que le très bon Crocodile de la mort.
Autant vous prévenir tout de suite, Crocodile ne rentrera jamais dans la légende. C'est d'ailleurs pour ça qu'il mérite sa place dans les nanars à Nana.

Le pitch.

Un groupe de jeunes américains (on sait pas bien s'ils sont étudiants ou lycéens vu que dans les flims américains ils prennent toujours des acteurs de 30 piges bien tassées pour jouer des collégiens donc bon) part en vacances au bord d'un lac en Floride. Dès l'intro, on voit de suite qu'ils sont très cons : vas-y que ça boit au volant, que ça écoute du rock'fm façon Sum41 à donf, que ça hurle, et que les gourgandines écervelées de la voiture 2 montrent leur chair aux mâles en rut de la voiture 1. On en déduit tout de suite qu'il ne va pas en rester beaucoup d'ici une heure et demie, c'est une règle nanaresque d'or : plus les personnages sont cons, délurés, alcooliques, fornicateurs et drogués, plus ils vont crever. C'est mathématique.
Dans la bande, z'avez aussi l'étudiante coincée qui sait pas s'amuser et qu'on se demande qui l'a invitée vu qu'elle sait que casser l'ambiance. Elle, elle va s'en sortir, règle nanaresque d'or également.
Bref, tout ce beau monde arrive au lac où ils vont passer quelques jours. Première soirée, ça fume du chanvre indien, ça boit, ça se met minable. Là, l'héroïne qui est venue avec son mec apprend d'une gourgandine écervelée que son petit ami l'a trompée avec cette poufiasse vulgaire, qui elle au moins a choisi de ne pas attendre le mariage pour se faire fourrer à couilles rabattues par tout ce qui porte un vit dans les environs. Donc elle est très déçue et part déprimer dans le bateau. C'est plutôt bon signe pour son mec d'ailleurs, il y a une probabilité nanaresque de 90% qu'il ne se fasse pas bouffer, puisqu'il doit maintenant se réconcilier avec le frigidaire qui lui sert de copine. A part ça, le traditionnel feu de camp autour duquel y a toujours le psychotique de la bande qui raconte qu'à côté de ce lac y avait un hôtel particulier avec un type qui avait ramené d'Egypte un crocodile monstrueux, assoiffé de sang. Bien sûr le type est mort depuis belle lurette mais le crocodile rôderait toujours à la recherche de proies dans les environs. Fin de feu de camp classique, tout le monde rigole et se moque du type sauf le petit ami du Frigo Brandt qui prend ça vachement au sérieux.

Pendant ce temps, on voit deux prototypes du chasseur détestable, celui qui est beauf, sale, lourd, et alcoolique qui partent braconner autour du lac. Ils découvrent un nid avec des gros oeufs, et ne trouvent rien de mieux que de casser les oeufs et les jeter à la flotte « pour rigoler ». Ni une ni deux, les voilà transformés en apéricubes arôme kronenbourg, par une bestiole qu'on a cru deviner énorme.

Le lendemain, la bande de djeun's part justement se promener dans le coin et le clébard (oui oui y a un clébard, mais je m'attarderai pas parce que je me rappelle pas s'il se fait bouffer. C'est con parce que je me souviens que c'est un peu le fil rouge du flim : « ah il va se faire bouffer là.... Ah non ! et là c'est bon c'est son tour.... Ah non ! Caramba encore raté !») découvre le reste du nid. Faudra décidément que j'apprenne à faire des parenthèses plus courtes. Donc le chien découvre le nid, et le plus abruti de la bande trouve très intelligent de planquer le dernier oeuf intact dans le sac de la coincée qui fait toujours la gueule. Là je me permets de soulever des doutes quant à l'hygiène de la bru idéale, la seule un peu cultivée et bien élevée, parce qu'elle n'ouvrira plus son sac jusque la fin du flim.
Et donc la maman crocodile, elle va être folle de rage.
Et c'est parti pour la grande bouffe, après la mise en bouche chasseur.
Donc le soir-même, le croco bouffe le psycho endormi ivre mort sur le ponton qui menait au bateau, libérant par la même occasion le câblage du bateau qui dérive toute la nuit jusqu'au milieu de nulle part. Ensuite le croco attaque le bateau et en bouffe un ou deux pendant que les autres s'enfuient sur la terre. Puis il bouffe une famille de dégénérés (qui ressemble un peu à celle de Massacre à la Tronçonneuse) qui élève des caïmans, puis d'autres étudiants. Et là on arrive à la fin qui est magique de connerie.
Donc il reste le couple fâché, un des blaireaux j'me-la-pète du début qui en fait se révèle une vraie chiffe molle au fur et à mesure des événements, qui se trimballe tout le flim avec une bombe à moustiques parce qu'il est allergique, et peut-être le chien, mais sans garantie. Ils se font récupérer par le shérif du coin qui veut les ramener en barque à bon port (c'est une expression hein, je préfère préciser, y a pas de ville en Foride qui s'appelle bon port, bande de dégénérés). Et là, qui les attaque ? Bravo, bande de moules, vous êtes plus intelligents que vous en avez l'air : le crocodile !!! Etonnant non ? D'autant plus étonnant que j'ignorais jusqu'à ce flim que le crocodile du Nil pouvait faire des triples axels piqués au-dessus d'un bateau. Donc, il bouffe le shérif, puis le neuneu de la bande. Et au moment où il va pour bouffer la fille, le mec s'interpose, lutte comme il peut, et là, coup de théâtre, le crocodile vomit sa précédente victime, le neuneu à la bombe anti-moustiques. Oui, z'avez bien lu malgré vos synapses obstrués par le pus, le crocodile vomit, dégueule, lâche un renard, un pizza, une quiche quoi ! Et ça parce que l'autre s'était tellement mis de bombe anti-moustiques qu'il était devenu incomestible. Petite observation d'ailleurs, le croco a le vomi sélectif, puisqu'il restitue intégralement Flytox-Man, mais aucun des douze amuse-gueules précédents. Même pas une chaussure. Rien d'autre.
Et là, la gourgandine coincée ouvre son sac, découvre l'oeuf, qui éclot dans ses mains, et le petit retrouve sa môman et tous deux s'en vont. Finalement c'était une brave bête. Le plus flippant dans ce flim : le crocodile ressemblait étrangement à la mascotte de la console Amstrad, pour celles et ceusses qui s'en souviennent.

La projection mentale dans la salle de réunion crasseuse du producteur véreux est moins intéressante que pour « la Créature » ou « l'antre de Frankenstein », parce que c'était Môssieur Tobe Hooper, une référence dans le cinéma bis, donc ça facilite les choses. Il aurait pu arriver et dire « écoute moi bien espèce d'enfoiré, ça serait un métrage complètement con avec un crocodile qui fait des triples lutz au-dessus des bateaux et qui aurait le palais tellement délicat au point de ne pas supporter le Flytox », que n'importe quel producteur de série Z aurait répondu : « génial, j'achète ! »

Bonne nuit les zenfants.

Le nanaconda

PS : il reste quand même une zone d'ombre... Qui a mis la crocodile du Nil en cloque ????? Les alligators ? Ou alors elle était hermaphrodite.... Brrr, c'e'st le genre de détail qui pourrait m'empêcher de dormir.

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