De la naissance à la renaissance, le Racing club de Strasbourg est éternel

Cet texte croise mon histoire personnelle, plus exactement celle de mon fils depuis sa naissance, et l'histoire du club, l'immortel Racing, depuis sa chute jusqu'à sa résurrection.
Mon fils est né à la fin du mois de mai 2009. Sa naissance fut un cataclysme : j’étais foudroyé par la grâce, je n’ai pas touché terre pendant une dizaine de jours. Mon bonheur et le sentiment de la chance que j’éprouvais était total : tellement grand que j’étais profondément persuadé que cette chance exceptionnelle qui soudain me tombait dessus ne pouvait que rejaillir sur le reste de ma vie, et donc sur le Racing qui en fait intimement partie ; et tout particulièrement sur ce match qui était alors à venir, le dernier de la saison où – à nouveau – tout allait se jouer.

Le 29 mai 2009, le Montpellier-HSC envoyait le Racing club de Strasbourg – pour la première fois de l’histoire de ce dernier – en national…

J’étais dévasté. La naissance de mon fils n’avait pas sauvé le Racing… comme j’en étais pourtant intimement convaincu. J’étais d’autant plus abattu que je pressentais, sur des bases pour le coup rationnelles, que la chute du club allait se poursuivre, et elle s’est en effet poursuivie. J’étais affligé de me dire que mon fils ne connaîtrait pas, au moins avant quinze ou vingt ans, le Racing que moi j’avais presque toujours connu en ligue 1 et que j’avais vu remporter deux coupes (2001, 2005).

Mais le Racing est éternel, et, miraculeusement, il renaquit de ses cendres et l’histoire s’est transformée en contes de fées : depuis ses trois ans c’est-à-dire depuis que mon fils m’accompagne au stade, soit tous les matches ou presque depuis la CFA2, il vit un rêve éveillé : le Racing gagne puis, à la fin de la saison, monte dans la division supérieure et célèbre son succès dans la liesse et un envahissement de terrain.

Cette année et alors que je m’apprêtais à préparer mon petit prince, encore âgé seulement de huit ans, au retour à la réalité, que je me préparais à lui dire que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel et que le dernier match de la Meinau ne peut pas toujours finir dans un stade en fête. Voilà que le club gagne même contre les équipes réputées imbattables de la ligue 1 – le galactique PSG, l’inébranlable OL – et qu’une nouvelle fois l’ultime match à la Meinau s’achève dans une indescriptible liesse.

Le Racing est mythique.

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