Andre Burkhard, de Benfeld au Racing.

18/04/2008 19:46
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En 1970, Andre Burkhard, natif de Benfeld, vient de remporter un second titre consécutif de champion de France en troisième division avec Vauban. Il a seulement 19 ans. Cette année-là, les Pierrots et le Racing décident d'unir leurs efforts et fusionnent pour donner naissance au RPSM, au Racing Pierrots Strasbourg Meinau. Les meilleurs Pierrots rejoignent la Meinau. Jean Pierre Stieber, Roland Debs, Richard Wintz, Paul Kohler sont du court voyage à l'instar d'Andre Burkhard. A 58 ans, l'ancien défenseur central aux 286 matches de D1 vit à Obernai. International Espoirs à 20 reprises, il est aujourd'hui chauffeur depuis 15 ans pour une entreprise lorraine. Ils sont aujourd'hui retraités du football mais chacun garde en mémoire un passage au Racing Club de Strasbourg.

"En 1970, fusion ou pas, il était prévu que j'aille au Racing avec un contrat de trois ans. La première saison ne se passe pas bien car nous sommes relégués en deuxième division. Nous perdons (6-3) le dernier match de la saison à Marseille alors que les Marseillais n'avaient pas besoin d'une victoire puisqu'ils étaient déjà certains de remporter le titre. Moi je me souviens bien, je jouais arrière gauche et je couvrais Gilbert Gress! En plus au court de cette première expérience nous avons connu trois entraîneurs (N.D.L.R: Paul Frantz, Paco Mateo et Jeno csaknady). Nous avions une bonne équipe sur le papier mais cela ne fonctionnait pas. C'était catastrophique.

Pas le grand amour.

En fait la fusion n'a pas été une bonne chose, ce n'était pas le grand amour entre les Pierrots et le Racing. La deuxième saison, avec Casimir Novotarski comme entraîneur, était trop facile car nous avons gardé le même effectif en D2. En plus Ivica Osim venait d'arriver et Gérard Hausser. On gagnait tout le temps. Nous avons terminé en tête avec 13 points d'avance. C'était normal car le Racing ne pouvait pas se permettre de ne pas évoluer en D1. Mais la troisième saison ne sera pas terrible. Casimir Novotarski était toujours l'entraîneur. Je me souviens qu'il a été remplacé par Robert Domergue à la fin de saison, un homme réputé dur. Gérard Hausser qui l'avait connu comme entraîneur adjoint de l'équipe de France à la Coupe du onde 1966 me disait: "c'est pas vrai, ils ne vont pas prendre ce type". Bref, on se maintient de justesse.

Finale bastiaise.

A la fin de l'exercice, mon contrat arrive à son terme. On me fait bien comprendre que je ne rentre plus dans les plans. Tout le monde croyait que j'allais faire toute ma carrière à Strasbourg mais je pars à Bastia à 22 ans, sans regrets mais non sans difficulté

Car en 1973, moi qui vient de la campagne ce n'était pas simple partir à 1 000 kilomètres avec deux enfants. J'ai passé sept saisons en Corse et disputé une finale de Coupe UEFA en 1978 avec Bastia contre Eindhoven.

C'est mon plus beau souvenir. Tous les deux ans je retourne sur l'Ile de Beauté voir mes amis de Biguglia près de Bastia. En juillet, nous y allons."

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